Un grand MERCI à The story oh a rabbit, Nocturnis-Lepus et Selyiam pour votre review ! Ainsi qu'à tous les gens qui ont suivi, mis en favori et commenté tout au long de cette fic' ! ça fait super plaisir, vous n'imaginez pas à quel point !

Déjà le dernier chapitre :') C'était pas bien long mais j'espère qu'elle vous a plu !

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BONNE LECTURE !

(Do svidaniya = Au revoir, en russe)


Épisode 5 : Do svidaniya


CL!CH€$

- Lâche-moi !, hurle-je, en me débattant.

- Fufufu… Pas question.

- Doflamingo !, crie Law, bouillant de rage. Qu'est-ce que tu fais là ?!

- Héhé ! Law, quelle joie de te revoir !

- Relâche-la tout de suite !, grogne Ace.

- Oh… Le rejeton de Roger s'est entiché de celui du Roux !

- Quoi… ? Tu connais Shanks ?!, me demande Luffy, choqué.

- C'est mon père…, avoue-je, une boule à la gorge.

- Mais tu m'avais dit-

- Garp m'avait envoyée dans l'autre monde pour me sauver, le coupe-je. Je t'avais raconté l'histoire de mes parents adoptifs…

- Eh bien, tu vas me servir d'otage pour ton cher papa, dit le flamant rose avec un sourire, en me caressant la tête tel un gentil toutou.

- Je le veux pas le revoir !, hurle-je, en me brisant la voix. Ce connard m'a abandonnée !

R€AL!T€

Après avoir semés les trois garçons, je tombe sur un homme avec un imposant manteau de plumes roses à qui je demande l'identité.

- Où est Portgas ?, me dit-il, avec une voix menaçante, tout en m'ignorant.

- J'sais pas… Il ne doit pas être loin, réponds-je, nonchalante. Vous l'avez acheté où, vot' manteau ?

Il lâche un rire forcé puis me prend par le cou.

- Je ne suis pas d'humeur à plaisanter, gamine. Où est-il ?

Je suffoque et tente de me débattre, en vain. Mes trois poursuivants finissent par débarquer et ordonnent au flamant rose de me relâcher.

- Gamine inutile, crache-t-il avant de planter des fils dans mon cœur et de trancher ma poitrine.

CL!CH€$

Après deux ans de terreur, Law est venu, accompagné d'Ace et des Mugiwara. Deux ans que Doflamingo m'avait retenue en otage, profitant de moi par moments. Des larmes coulent sur mes joues lorsque je vois le corps du blond s'écraser au sol. Ace s'approche de moi, l'air désolé. Sans réfléchir une seule seconde, je saute dans ses bras, en larmes.

- Ça va ?

J'hoche la tête, sanglotante. Ace plonge son regard dans le mien et finit par poser inconsciemment ses douces lèvres contre les miennes. Je me laisse faire, étonnée, mais à l'aise dans ses bras chauds. Des toussotements se font entendre près de nous, nous forçant à arrêter ce baiser.

- Law ?!, m'écrie-je, gênée.

- Que veux-tu ?, demande Ace, en fronçant les sourcils.

- Éloigne-toi d'elle…, commence le brun, menaçant.

Des flammes s'emparent du poing d'Ace. Je me mets entre ces deux là pour empêcher un nouveau combat.

- Arrêtez ça, les gars ! Je dois vous avouer quelque chose…, commence-je, d'une voix sombre. J'ai un faible pour les plans à trois.

R€AL!T€

J'ouvre les yeux, haletante et tremblante. Je me relève difficilement du lit blanc avant de remarquer la présence d'une femme habillée de la même couleur.

- Le patient de la salle 985 s'est réveillé !, s'exclame-t-elle. Vous allez bien ?

J'hoche la tête, étant incapable de dire un mot. Ma tenue habituelle a été troquée par une longue robe blanche.

- Où suis-je ?, demande-je, doucement. Et Luffy, Ace et Law ?

- Vous êtes à l'hôpital depuis l'incendie de votre appartement, me dit celle que je reconnais comme une infirmière. Après un an dans le coma, vous voilà réveillée.

- Quoi… ? Nan sérieusement, c'est pas drôle. Où est Doflamingo ?! Il a voulu me tuer !, m'exclame-je, paniquée.

- Elle fait une rechute !, s'exclame la rousse au médecin qui vient d'entrer.

- Donnez-lui de la morphine pour l'endormir, ordonne-t-il.

- J'en veux pas !, crie-je, en arrachant la seringue de ses mains.

J'arrache les fils qui me sont reliés à la peau et plante l'aiguille dans le cou de la rousse qui s'évanouit sur le coup. Le médecin, paniqué, court prévenir la sécurité, tandis que je m'enfuis dehors, effrayée. Mes yeux me brûlent lorsqu'ils embrassent violemment les rayons du Soleil. Mes pieds nus s'embrasent au contact du sol de pierre. J'ai un mouvement de recul en évitant une voiture puis tombe sur le trottoir de pierre.

- LAW ! LUFFY ! ACE ! IL Y A QUELQU'UN ?!, hurle-je, désespérée. Bordel…, murmure-je, en laissant des larmes me perler aux yeux. Si c'est une blague, elle n'est pas drôle ! Arrêtez ça !

Les passants me dévisagent et changent de trottoir, apeurés de mon attitude. J'ai l'impression d'être un chien enchaîné, exposée à la vue de tous.

- L'auteure !, implore-je d'une voix plaintive, en sanglotant. Tu fous quoi ?! Fais quelque chose ! Je t'en supplie…

Pourquoi personne ne me répond ?! Putain de merde… Où suis-je ?!

Je mets ma tête entre mes genoux et renifle dédaigneusement. Soudainement quelqu'un m'agrippe le bras pour m'immobiliser.

- Elle a été maitrisée !, annonce une personne en bleu, en m'agrippant avec ses bras musclés.

Je me débats, les joues humides, et je lui mords le bras mais il tient le coup, à mon plus grand étonnement. Je lui crie de me lâcher mais il n'en fait rien alors je lui donne un coup de pied dans le ventre qui bloque sa respiration une fraction de seconde. J'en profite pour subtiliser son pistolet alors qu'il vient de me lâcher, encore secoué, puis le pointe vers lui.

- Reculez et posez vos armes, ordonne-je, méfiante.

Ils s'exécutent et lèvent les bras au ciel.

- Reposez cette arme, disent-ils. On ne vous veut pas de mal.

- Vous mentez !, les contredis-je, agacée. Où sont-ils ?!

- Qui ça ?

- Ace ! Et Law ! Et tous les autres !

- Vous avez halluciné, dit l'un des hommes, d'une voix douce d'apparence. C'est le genre de choses qui arrivent souvent avec le coma.

- Je veux repartir avec eux…, murmure-je, les lèvres tremblantes.

Plusieurs larmes tombent par terre. J'essuie mes joues du revers de ma main, épuisée de toute cette agitation. Mais je ne dois pas désespérer. Il me reste encore une chance. Je dois la saisir ! Je ravale ma salive, une boule à la gorge, pour m'empêcher de pleurer à nouveau puis ferme les yeux et prends une grande inspiration pour me calmer. Un sourire sincère fleurit sur mes lèvres avant de murmurer :

- Do svidaniya…

Les cris des passants sont la dernière chose que j'entends. Mon corps ensanglanté git à terre, une balle de plomb transperçant mon crâne, tandis que je tombe dans un sommeil éternel.