Hello z'amours,

ça y est je suis reparti, avec mes bébés Jean et Marco qui ne demandait qu'a connaitre une suite pour leur histoire tourmenté (parce que oui, c'est pas non plus le monde des bisounours pour une fois!)

Merci a ceux qui me suivais déjà et bienvenue à ceux qui débarque !

Je vous aurais bien donner une playlist mais en ce moment, j'ai les musiques de Descendants et de High School Musical dans la tête (oui une envie subite de marathon de musical disney, faut pas chercher xD) si vraiment vous voulez un petit air, l'album Badlands de Halsey est pas mal, surtout Control, Gasoline et I walk the line pour ce chapitre ou dans la categorie plus metal Five Finger Death Punch - Remember everything ou I Apologize. Sur ce, bonne lecture a vous tous!


La lumière perça a travers les volets entre ouverts, le réveil avait déjà sonné depuis plusieurs minutes mais la masse humaine sous la couette ne daignait pas se lever. Il n'était pas vraiment endormi, pas réellement réveillé non plus, il restait dans un état second, se repassant quelques souvenirs en tête, se racontant des histoires à lui même. Peut être à ce moment là, il avait déjà pressenti que cette journée allait être différente, qu'elle allais bouleverser encore une fois sa vie. Peut être aussi ne pensait-il a rien d'autre qu'à ses rêves pour oublier ses cauchemars.

il était sept heure et demie passé quand on toqua légèrement à la porte, une voix douce l'appela plusieurs fois avant de rentrer dans la pièce. Un instant après il sentit son lit s'affaisser sous un poids différent du sien. Puis une main passa sous la couette, caressant avec douceur ses cheveux.

"-Jean... Si tu ne veux pas y aller je ne te force pas mais c'est tout de même le deuxième jour de cours depuis la rentrée des vacances... Tu devrais au moins essayer de ne pas rater la première semaine..."

Le blond grogna un peu, puis repoussa la douce chaleur qui l'avait entouré toute la nuit. Avec douceur, sa mère posa ses lunettes sur son nez avant de l'embrasser sur le front. Le temps que Jean n'arrive à se lever, elle avait déjà quitté la pièce, descendant les escaliers silencieusement.

Il faisait presque jour dans la chambre alors il ne prit pas la peine de rajouter une lumière supplémentaire pour s'habiller. Après tout, il n'avait pas vraiment besoin de vérifier si son pull allait bien avec son jean. Comme tous les matins, il passa rapidement à la salle de bains, essayant de remettre ses mèches rebelles en arrière. En vain. Il finit par prendre son bonnet qui traînait afin d'avoir un semblant d'allure.

Au vu de son retard, le jeune homme se décida à prendre sa planche de skate. Elle était encore vaguement bleu sur le dessous, possédait de multiples égratignures sur le bois qui se souvenait de tant de choses et les roues auraient bien du être changé il y a des mois de cela, mais malgré tout c'était sa planche. Un des seuls souvenirs de son ancienne vie, de ses jours heureux et sans anxiété.

Pour une fois, il fut a l'heure en cours, presque en avance même, ce qui laissa Sasha et Connie bouche bée, bien que Sasha avait déjà la bouche ouverte avant qu'il n'arrive, il fallait bien qu'elle finisse son petit déjeuner.

Encore une fois, il ne prêta attention a rien, pourtant si il n'avait, ne serait-ce qu'une seconde levé les yeux de ses baskets, il aurait pu comprendre, ou au moins se préparer un peu mieux a ce qui allait arriver. Ainsi il ne vit pas le principal discuter avec un couple qui ne pouvait s'empêcher de lui jeter des coups d'œils furtifs, il ne vit pas l'ascenseur se mettre en marche, ni les roues abîmées qui rentrèrent à l'intérieur.

Quand il rentra dans sa salle, il ne pensa a rien, il ne ressentait rien. Il était juste la, assis au fond de la classe, contre le radiateur, sous le regard toujours un peu attristé de Connie qui aurait aimé pouvoir l'aider.

Quand leur professeur de maths, aussi professeur principal, rentra dans la classe en présence du directeur. Le silence se fit. Une annonce important selon eux, un nouvel élève. Mais Jean le savait déjà et ne s'en préoccupait pas. Rien ne pouvait changer sa vie désormais, pensait-il au fond.

La porte s'ouvrit une nouvel fois et un léger couinement se fit entendre, le bruit de roues en caoutchouc sur le carrelage de la pièce. Se fut ce qui alerta le brun, avant même d'entendre les chuchotements de ses camarades.

Alors, enfin, il daigna lever la tête. Ses yeux se posèrent d'abord sur les roues du fauteuil, puis sur les jambes fines du nouveau venu. Sur ses cuisses, ses mains s'agitaient nerveusement et Jean ne put s'empêcher de reconnaître cette mimique. Il entendait son cœur battre plus rapidement tout en essayant de se raisonner, ce qu'il pensait n'était pas possible. Et pourtant, il continua de remonter, laissant ses yeux s'accrocher sur des épaules qui l'avaient soutenus tant de fois, des clavicules qui lui semblaient plus prononcés qu'avant, un cou fin parsemés de taches de rousseurs et enfin un visage bien trop familier qu'il pensait avoir presque oublié.

Comme avant, il se mordait les lèvres, arrachant de temps en temps sa peau, comme avant ses joues et son nez étaient rosis par le froid, et comme avant, son regard était fixé sur Jean qui se plongea avec nostalgies dans ses yeux noisettes qu'ils ne pensaient jamais revoir ouverts.

Son cœur rata un battement, peut être même plusieurs, quand il dut s'admettre la vérité. Marco était face à lui. Marco n'était pas mort, Marco était handicapé. Et c'était sa faute.


Un instant plus tard, Jean était hors de la salle, il s'était levé brusquement et enfui par la porte de secours sans un mot. Les professeurs présents s'échangèrent un regard attristés, ils savaient que Jean Kirschtein n'était pas l'adolescent le plus stable du lycée et malgré leurs nombreuses demandes, il n'avait jamais voulu se rendre auprès de la psychologue scolaire.

Se fut donc simplement par un regard entendu vers Connie qui lui demanda silencieusement de retrouver Jean. Bien sûr personne ne s'attarda sur le nouveau, trop préoccupés par la sortie de classe magistrale de leur camarade, et personne ne vit s'affaisser la tête du jeune homme, attristé et déçu de la réaction de celui qu'il avait toujours considéré comme son meilleur ami.

Se fut dans les toilettes du personnel que Connie retrouva son ami. Bien qu'il fut enfermé dans une cabine, sa respiration saccadé le trahissait. Il semblait marmonner quelques phrases d'une voix tremblante et émit un petit hoquet de surprise quand Connie lui adressa finalement la parole.

"-Jean? qu'est ce qui se passe, je ne t'avais jamais vu dans cet état, tu sais que tu peux tout me dire. C'est le nouveau qui te fais cet effet là? Je sais bien qu'il est pas moche mais quand même." Osa-t-il avec une pointe d'humour dans la voix. Malheureusement cela n'eut le mérite que d'aggraver la situation et il entendit clairement Jean sangloter de l'autre côté de la porte

"-Désolée c'était stupide, ouvre moi s'il te plait, dis moi quelque chose..."

Après de longues minutes, le blond accepta enfin d'ouvrir la porte, essuyant rageusement l'humidité de ses joues.

"-Je rentre chez moi. Dis au prof que je suis malade"

Il n'ajouta rien et planta Connie au milieu des toilettes, courant presque pour s'enfuir du bâtiment. Il en oublia même sa planche, ne désirant plus que retourner dormir et tout oublier.


Pas besoin de remerciements, je sais que j'ai illuminé votre journée!

Ah ah, non pour de vrai j'ai passé un bon moment à enfin écrire une suite à cette histoire, je n'y ai pas passé beaucoup de temps, tout me semblait assez évident, je suis désolée si j'ai laissé des fautes ou des tournures de phrases un peu bizarres!

Comme je le disais avant, les reviews nourissent l'auteur et l'encourage a se mettre au boulot et poster plus rapidement alors n'hésiter pas! (Et si vous êtes sur l'application téléphone, je sais qu'on ne peut plus en laisser, c'est naze mais bon, voila quoi QAQ)

Merci a vous d'avoir lu et je vous dis à très bientôt pour une suite