Salut tout le monde ! Me revoilà avec le chapitre 2 de « Il faut qu'on parle » qui n'était pas du tout prévu mais que je fais à la demande de beaucoup de personnes. En effet, on m'a dit que la fin semblait laisser place à une suite. Alors voilà ! En espérant que ça vous plaise !
PS : Je ne sais pas si je continuerais avec un chapitre 3 : tout dépend de vous.
Clarke Griffin se tenait devant la porte de l'appartement de sa mère, n'osant pas bouger. Elle regardait fixement les chiffres sur le mur comme si le code d'entrée allait se composer lui même.
« Aller Clarke » se motiva-t-elle.
Elle respira profondément avant de taper successivement les chiffres 7, 6, 2, 9. Un petit « bip » se fit entendre et le boîtier de code s'illumina en vert avant de voir apparaitre sur l'écran du dessus « CODE ACCEDPTED ». La porte s'ouvrit alors sur le logement qui fût à une époque celui de la famille Griffin.
-Bonjour chérie, l'accueilli Abby calmement.
-Salut maman… Salut Kane, répondit l'adolescente en refermant la porte derrière elle.
Les deux adultes étaient assis l'un contre l'autre sur le canapé de l'appartement, le talkie-walkie posé sur la table basse, souriant à Clarke debout face à eux, qui n'osait que faire ou que dire.
-Je t'en prie Clarke, assis toi. On va pas t'inviter dans ton propre chez toi, indiqua sa mère.
-Ancien….répondit Clarke tout en prenant place sur la chaise face au couple.
- Pardon ?
-Ancien, maman. Ancien chez moi…ancien chez nous.
Silence. Ces derniers mots ont visiblement été pris personnellement par Marcus Kane ce qui fit tourner Clarke vers ce dernier :
-Désolé, c'était pas contre…
-Non ça va Clarke ne t'en fais pas. On est ici pour ça non ?
-C'est vrai : la conversation gênante….
Sa mère la regarda en souriant visiblement amusée de la gêne de sa fille.
-Tiens, lui tendit-elle une assiette qui était placée sur la table, prends des cookies ce sont tes préférés. Tu veux boire quelque chose ?
-Je te remercie mais sa ira.
Clarke semblait perturbé par le comportement de sa mère. « Elle pense que je suis là pour prendre le thé ? » se demanda la blonde. Mais cela ne l'empêcha de prendre un cookie : ils étaient au chocolat, elle ne pouvait résister.
-Tu as dis qu'il fallait qu'on parle… Nous voilà, prêts à discuter, aborda finalement le médecin.
Sa fille posa alors son cookie dans lequel elle venait de croquer, prit le temps d'avaler le morceau et une fois la bouche vide elle lâcha :
-Vous êtes en couple.
-C'est une question ou... ?
-Vous êtes en couple, notre peuple tout entier était au courent sauf moi. Pourquoi m'avoir gardé dans le secret ? Maman tu aurais pu me le dire ! Je sais pas moi je suis ta fille non ?
Le couple se regarda longuement comme une sorte d'hésitation dans le regard mais Kane finit par se lancer :
-Ta mère n'y est pour rien Clarke. C'était mon idée. Je ne voulais pas que tu saches, du moins pas maintenant, parce que je ne voulais pas que tu te sentes blessée…
-Je vous remercie de vous préoccuper de l'état de mon petit cœur, mais j'ai plus 5 ans Kane.
Elle avait dit cela si froidement et de façon si sarcastique, évidement, que le chancelier baissa les yeux conscient que cette conversation risquait d'être houleuse.
-Tu es sûre de ça chérie ? Parce que je crois que ru l'as mal pris tout à l'heure à l'infirmerie, lui rappela Abby.
Clarke leva les yeux au ciel et souffla. « Evidement, elle devait en parler à ma mère….Du Raven tout craché ».
-Je vous conseille de faire vos adieux à Raven Reyes durant la dîner parce que j'ai l'intention de la tuer juste après.
-C'est Jackson qui me l'a dit mais peut importe. Le fait est que tu nous a vus et tu n'as pas apprécié ça.
-Voir votre mère embrasser le meilleur ami de votre défunt père n'est pas un spectacle plaisant.
Gêne. On ne pouvait entendre que le bruit de l'agitation de la population d'Arkadia derrière la porte d'entrée. Marcus Kane regarda droit dans les yeux la jeune femme face à lui mais n'arrivait pas à lire les sentiments qu'elle éprouvait à ce moment là. Peut être bien parce que elle-même ne savait pas ce qu'elle ressentait et ce qu'elle pensait de cette situation.
-C'est à propos de Jake ? demanda-t-il .
-Oui ! Cria Clarke en se levant d'un bon, fit trois pas vers la chambre puis cria une nouvelle fois. Enfin non ! Elle revint sur ces pas, passa une main sur ces cheveux, s'arrêta face aux adultes et finit. Enfin je sais pas…Je sais pas, j'en sais rien !
Elle se rassit à sa place, les joues rougit par Dieu seul sait quel émotion, croisa les bras et souffla. Puis reprit :
-Quand je vous ai vus, j'ai, comme qui dirait, péter un plomb ok ? J'étais en colère dans un premier temps, en colère de ne pas l'avoir su, puis j'ai été prise par une vague de tristesse… à cause de papa…
Une larme menaçait de couler, elle l'essuya de sa manche le plus rapidement possible : elle refusait que quiconque la voit pleurer, elle voulait se donner l'image d'une jeune femme forte, dominatrice, intouchable, inatteignable.
- Comprends-moi maman, je n'aurais jamais pensé te voir avec un autre homme que papa.
-Je n'ai aucune intention de remplacer ton père, et même si cette folle idée me passait par la tête : sa serait tout simplement impossible. Jake est irremplaçable.
L'homme lui avait parlé avec les yeux rougis de larmes, les gens l'oubliaient souvent mais Jake Griffin n'était pas que le mari d'Abby et le père de Clarke il était aussi son ami d'enfance et peut importe ce qu'il s'était passé, il n'avait jamais cessé de l'aimer tel un frère.
-Je sais Kane. Et c'est pour ça que j'ai été prise de rage. Parce que vous étiez amis et j'avais l'impression que tout deux vous le trahissiez indirectement. Tout ces ressentis se sont bousculés en moi, alors pour me calmer et éviter de faire une bêtise, je me suis isolée au bar et je me suis bien alcoolisée…
-Excuses-moi Mademoiselle ? Tu oublies peut être que tu n'as que 17 ans !
Le visage de mère d'Abby venait de réapparaître et elle n'avait pas l'aire contente que sa fille consomme la boisson jusqu'à en être soûle. Son petit ami lui prit la main :
-Calmes toi, ce n'est qu'un détail et je pense que si Clarke est assez mature pour être notre leader, elle est assez mature pour réglementer sa consommation.
Sa compagne le regarda les yeux écarquillés, elle ouvrit la bouche prête à le contredire quand sa fille reprit afin de faire oublier ce sujet :
-Je disais donc que je me suis isolée, c'était sans compter sur Raven qui est butée et qui avait finit par me retrouver. On a longuement parlé….sachez que vous avez un excellant avocat, cette fille vous adore et est totalement excitée par votre histoire….
Le médecin et le chancelier se regardèrent d'un air complice et rirent avant que Kane expliqua à la blonde :
-Raven est celle qui nous un peu beaucoup poussés l'un vers l'autre. Je l'adore cette jeune fille, finit-t-il par dire en souriant.
Clarke ria en songeant à son amie, tout le monde l'aimait et y'avait de quoi. Elle la jalousait même parfois d'être aussi aimée de tous, de n'être en conflit avec personne.
-Qui peut ne pas l'aimer ? Demanda-t-elle de façon rhétorique.
Un silence s'installa, Clarke prit son biscuit, Kane se leva et se dirigea vers la cuisine, il revint avec deux verres de jus pour lui et Abby qu'il lui tendit. Cette dernière l'attrapa, le remercia mais à aucun moment elle détacha son regard de son enfant : elle voulait savoir la suite afin de pouvoir rapidement en finir avec cette fameuse « conversation ».
-Et donc ? Qu'est-ce que t'as dis Raven pour que tu finisses par ne plus être en colère ? Questionna sa mère.
-Elle m'avait vu…plus tôt dans la journée…à infirmerie. Elle a voulu savoir le pourquoi du comment de ma réaction. Et avec son aide, je me suis rendue compte que je n'étais pas en colère contre vous. Je suis effrayée…
Ils ne s'attendaient pas à cela c'est évident, on peut le lire dans leur regards. Surtout, ils ne comprennent pas ce que la peur venait faire là-dedans. Kane plissa des yeux, comme pour essayer d'y voir plus clair dans les paroles de l'adolescente et lui dit :
-De la peur ? Je comprends pas…
-Vous êtes en couple. Cela veut dire plus de liens, ce qui veut dire plus à perdre. Vous suivez ?
Visiblement non puisque tout deux l'observait comme si elle parlait une autre langue.
-Chérie, tu veux bien être plus…plus spécifique s'il te plait ?
Cette dernière se leva, roula des yeux au ciel et finit par crier :
-J'ai peur pour vous ! On vit dans un monde dangereux et imprévisible ok. Si demain Kane il vous arrive un truc je sais pas ce qu'elle va devenir et donc ce que je vais devenir et vice versa ! Si demain maman il t'arrive malheur qu'est-ce que nous allons devenir ? En sachant que pour lui tu es tout ce qui le rattache à la vie ! Il n'avait plus rien à perdre en arrivant sur Terre, il attendait que la Mort lui tombe dessus…et puis après il y'a eu…il y'a eu votre truc. Et depuis on a eu la Renaissance d'un Marcus Kane dont notre peuple ne peut se passer.
Elle avait fini de crier, Abby se leva.
-Sans être méchante Kane bien sûre à propos du truc sur vous avant… Enfin bref.
Clarke n'avait pas remarqué que pendant qu'elle s'adressait à Kane, sa mère s'était rapprochée d'elle. De sa main gauche elle prit la main de sa fille et de son autre main, elle lui caressa la joue et murmura :
-Chérie, nous sommes de grandes personnes, on peut prendre soin de nous-mêmes, tu n'es pas responsable de nous.
-C'est fou ce sont exactement les mots de Raven, remarqua-t-elle. Juste après quoi elle m'a dit qu'on ne serait jamais sûre du futur, et que le fait de vivre dans un cadre dangereux et incertain comme le nôtre renforce l'envie de vivre chaque instant comme si c'était le dernier.
Kane, qui était toujours debout près du canapé son verre de jus à la main, finit par rire avant de dire :
-Quelle philosophe cette Raven ! Mais elle n'a pas tord.
Clarke lui jeta un œil par-dessus l'épaule de sa mère.
-Je sais, elle lâcha Abby et se rapprocha de Kane pour se trouver à égal distance des deux adultes. C'est pourquoi je suis venue vous dire que vous n'avez pas besoin de ma bénédiction. Aimez vous autant que vous le pouvez…on ne sait pas ce qui peut arriver. Croyez-moi je sais de quoi je parle…
Tout trois ne dirent rien pendant un instant, se souriants seulement. Puis l'adolescente avança et pris le couple dans un câlin collectif dans lequel elle susurra à leurs oreille :
-Je vous aime…tout les deux je vous aime.
Marcus n'en revenait pas, les larmes lui coulaient automatiquement : Clarke l'aimait telle une figure paternelle, à vrai dire tout les 100 l'aimait de cette façon mais venant d'elle, ces mots étaient puissants et importants.
Ils entendirent les « bip » des numéros du code d'entré, la porte s'ouvrit et Raven apparut. Face à la scène elle ne pût s'empêcher de sourire bêtement et applaudis telle une enfant au spectacle.
-Et bah voilà ! C'était pas si compliqué finalement ! Surtout n'hésitez pas à me remerciez généreusement pour avoir contribué à vous aider avec Clarke, c'était pas du gâteau !
Ils détachèrent leur étreinte et la fixèrent en souriant.
-Bon aller, fini de me regarder avec des cœurs dans les yeux, lâchez-vous et bougez-vous : Abby, Jackson m'a demandé de te dire de venir l'aider avec les dernières vérifications sur les patients pour pouvoir arriver à l'heure au dîner. Kane et Clarke, c'est Bell qui m'envoie pour vous : on a reçu un émissaire de la part de Roan.
A ces mots, Clarke, Abby et Marcus se mirent à s'agiter : chacun regroupant les affaires dont ils avaient besoin, se préparant à sortir.
- Pourquoi personne ne nous a prévenus ? Depuis combien de temps l'émissaire est-il à Arkadia ? Demanda Clarke à Raven.
Cette dernière était près de la table basse à grignoter les cookies.
-Mmmm, essaya-t-elle de parler la bouche pleine. Vous faites des cookies et vous faites pas goûter ?
-RAVEN !
- Aucun de vous deux ne répondait ! Il doit être là depuis une demi-heure environ …
- UNE DEMI-HEURE ?! Hurlèrent les Marcus et Clarke.
Ils sortirent tout les quatre de l'appartement se retrouvant dans un couloir plutôt peuplé de ce coin là de l'Arche.
-Ok on se retrouve au dîner. Dit Abby caressant la joue de sa fille.
-A tout à l'heure maman.
Puis le chancelier s'approcha de sa compagne.
-On se voit plus tard. Lui murmura-t-il avant de l'embrasser tendrement.
-Ok…Va falloir que je m'y habitue…et vite. Conclut la blonde à son amie.
-Je te le fais pas dire, ils peuvent pas s'empêcher de se toucher et quand ils s'y mettent, ils ne se lâchent plus…jusqu'à en devenir dégoûtant, fit-elle avec une expression de dégoût.
-On peut t'entendre Raven tu sais ? Lui lança Abby. Aller j'y vais !
L'ingénieure voulait ajouter quelque chose mais une voix l'interpella depuis son talkie-walkie.
-Oui Bell, j'ai Kane et Clarke avec moi : on arrive le plus vite possible.
Elle reposa l'appareil à sa ceinture et regarda les deux intéressés.
-Aller go, on y va.
Ce à quoi ils pressèrent le pas en direction de la salle du Conseil pour faire ce qu'ils font toujours : sauver et protéger leur peuple.
Voilà ! Je suis désolé du retard mais je trouvais pas l'inspiration et je pense que ça se sent. Malgré cela, j'espère que ça vous a plût. Comme dit en intro, je ne sais pas si je ferais un chapitre 3, cela dépend de vous seulement si vous m'en réclamer un.
N'hésitez pas à me laisser un review surtout !
Merci d'avoir pris le temps de lire mon travail et désolé pour les fautes que vous verrez qui vous feront saigné du nez.
A bientôt !
-Zaza
