Auteur : Yoruhime
Titre : Démon
Couple : Sterek
Série : Teen wolf
Rappel : Je suis dyslexique et dysorthographique
Disclamer : Rien ne m'appartient à par l'histoire.
Note de l'auteur : J'ai écrit ceci en trois jours. Je me suis corrigé en même temps. Je n'ai pas demandé l'aide d'une bêta mais j'espère que ma correction ira. Merci à l'acceuil que vous avez fait pour la première O.S. j'espère qu'elle vous plaira aussi !
P.S: J'ai répris l'écriture de Chaton pour ceux que ça intéresse :3
Réponse pour les guests :
Mc : Non pas de suite désolé :)
Juju : Merci ^^
Samsi : Voilà avec pas mal d'attente voilà une autre O.S qui n'était absolument pas prévue xD Mais de rien. Merci à toi de laisser ton avie:3 j'espère que cette histoire te plaira aussi !
Guest : Merci !
Et merci à toutes les autres reviews !
Sur la route
La nuit était tombée depuis quelques minutes. L'air était encore chaud. Le vent rapportait les bruits que faisait l'autoroute qui passait juste à côté. Un poids lourd avait quitté cette dernière pour s'engager sur la route qui menait à une aire de repos. Il y en avait beaucoup dès comme elles au Etat-Unie. En général, il y avait un restaurant et au-dessus un hôtel. Le tout était tenu par la même personne en général. Il y avait des douches aussi, des WC. Ainsi que parfois de petites supérettes. Il y avait de tout. De quoi remplir le frigo d'un routier pour encore quelques centaines de kilomètres. Car il était difficile de s'arrêter dans une ville et de pouvoir se stationner sur un parking de supermarché.
Le véhicule avait rapidement trouvé une place entre deux camions. Une fois garé, il avait mis le point mort, avait serré le frein à main et avait coupé le contact. Il avait ensuite pris ses clés. Son trousseau était bien garni. Il y avait celle de voiture, de son appartement en Californie qu'il avait loué plus pour faire plaisir à sa mère qu'autre chose. Il y avait les clés de la maison de ses parents, celle de sa grande sœur. Il avait les clés de sa boîte aux lettres. Qu'il ne regardait jamais. En général c'était sa mère qui lui relevait le courrier. Il avait aussi les clés du local à ordure de sa résidence…
N'observant pas plus son trousseau dépourvu de porte-clés en peluche ou autre accessoire pour le personnaliser, l'homme se mit en marche. Il avait passé une longue journée sur la route et rêvait d'un plat chaud et d'une bonne douche. Ensuite il se mettra au lit. Ne dormira pas beaucoup. Mais c'était une habitude chez lui. Et quand il se lèvera, après avoir pris son petit-déjeuner, il ira sûrement faire un peu de sport. Comme tout les matins avant de reprendre la route.
Il commencera par courir autour de l'aire d'autoroute. Trop tôt pour qu'on le remarque. Puis il ferra une série de pompe. Dehors, près de son camion parce qu'il n'avait pas assez de place dedans. Et puis il repartira.
Mais avant cela, il était entré dans le bâtiment. La façade était vieillotte et l'on voyait bien qu'elle en avait connu des hivers. L'endroit n'était pas accueillant, mais n'accueillait presque que des routiers qui n'en avaient rien à faire de l'aspect extérieur.
En entrant dans l'établissement, tous les regards s'étaient posés sur lui. C'était une habitude et lui même faisait ça. Leurs regards étaient cependant plus insistants. Il ne passait jamais inaperçu et bien des serveuses avaient cru qu'il s'était perdu.
Derek Hale n'avait pas la tête de l'emploi. Pas que l'on dénigre les routiers. Loin de là. Mais lui semblait tout droit sortie d'un magasin de sport ou quelque chose dans le genre. Il était grand et musclé. Malgré sa veste en cuir, on distinguait sa belle carrure. Le fait qu'elle soit ouverte sur un t-shirt moulant aidait à visualiser son torse.
Marchant d'un pas sur jusqu'au comptoir, l'homme à la barbe de trois jours bien taillé sentait les regards des autres. Le jaugeant. La serveuse, une femme qui devait avoir plus de 40 ans, s'était approchée de lui. Son pas était lent et traînant. L'on voyait bien que son travail la pesait, l'ennuyait.
-Que puis-je pour vous ?
-Je vais commander le menu du soir s'il vous plaît.
-Installez-vous, ça arrive bientôt.
Derek hoche la tête avant de partir s'installer à une table. De préférence loin et dans l'ombre. Son chemin fut étudié de près, mais il n'avait pas attention à eux. Les autres routiers avaient fini par se lasser de lui et étaient repartis à leur petite occupation.
Son repas arriva rapidement. Il était constitué d'une entrée ( du pâté en croûte), d'un plat principal ( steak avec des pommes de terres) et d'un dessert ( yaourt nature). C'était simple, mais assez efficace.
*w*
Au moment où il entame son yaourt, un nouvel arrivant passe le pas de la porte. Encore une fois, tous les regards se posèrent sur le nouvel arrivant et restèrent fixés sur lui. Un gamin venait tout juste d'entrer dans la pièce. Il ne semblait pas avoir plus de 15 ans et pourtant l'on pouvait voir une certaine assurance dans sa démarche. Il approche du comptoir et demande quelque chose. La serveuse ne peut s'empêcher de hausser les sourcils. Elle a probablement remarqué, comme tout le monde ici, son jeune âge. Derek sut qu'il avait visé juste quand la femme lui fait sortir ses papiers. Elle avait regardé ses derniers et avait soupiré. Elle s'était ensuite retournée et avait attrapé un des jeux de clé qui était accroché au mur. Le gamin venait de prendre une chambre pour la nuit. Et aussi de prendre son repas.
*w*
Derek était à présent devant le comptoir pour régler l'addition. Non loin de lui il y avait le gamin qui venait lui aussi de finir son assiette. Ainsi qu'un de ses routiers qui ne donnait pas une bonne image du métier. Cet homme était dans la quarantaine, avec le bon gros ventre de celui qui buvait pas mal de bière. Il était si important qu'il dépassait de son t-shirt pourtant taillé grand. Il animait la conversation avec sa boisson à la main et le brun voyant bien que le gamin était mal à l'aise. Et vu ce qu'il entendait de la conversation, il n'avait pas de mal à comprendre pourquoi.
-Alors mon p'tit gars, qu'est ce que tu fais ici ?
-Hum… longue histoire ?
-Et tu vas où ?
-Je vais sur la côte Est…
-Oh ! Ça tombe bien je vais dans cette direction. L'homme avait repris joyeusement une gorgée. Si on faisait du chemin ensemble.
-Non ça ira, mais merci !
-Soit pas timide.
-Non. Je n'ai pas assez d'argent pour vous payer le trajet. Derek devina que c'était une excuse. Après tout les routiers n'avaient pas besoin d'argent. Leur métier étant de rouler, tant qu'il n'avait pas à faire de détour, il pouvait emmener avec eux des passages. Ce n'était pas rare de voir des aventuriers faire un bout de route avec l'un d'entre eux. Ça permettait de voir du pays à moindre coût.
-Tu n'auras qu'à me payer en nature si tu veux.
Le poing de Derek se serre automatiquement. Il en était sur ! Il savait que l'homme allait rebondir sur l'excuse du gamin. C'était comme lui tendre une perche. Et le pire dans cette histoire était sûrement le ton qu'il avait pris. Celui d'un vieux et vil pervers. Qui utilisait la faiblesse des gens pour satisfaire ses plus bas instincts.
-Non je vous assure, ça ira.
Le jeune homme s'était mis à paniquer. Il cherchait du regard quelqu'un qui pourrait l'aider. La serveuse d'abord, qui avait l'âge d'être sa mère, mais qui avait détourné le regard. Elle ne semblait pas vouloir se mêler de cette histoire. Son regard se posait sur les autres hommes dans la pièce. Ces derniers avaient soit les même pensé que se salle type, soit ils n'en avaient rien à faire, soit ils étaient trop peureux ou quelque chose du genre pour intervenir. Il y avait bien une femme qui semblait vouloir intervenir, mais son compagnon l'en empêchait. Au final, Derek prit une grande inspiration, il attrapa l'un des poignets du jeune homme pour le tirer vers lui. Avec habilité il le fit passé derrière lui pour faire office de bouclier.
Se redressant pour surplomber l'homme de toute sa hauteur, ce qui n'était pas bien compliqué, il bomba aussi le torse pour paraître plus impressionnant.
-Il t'a dit qu'il déclinait ta proposition.
-De quoi je me mêle ? Avait demandé l'homme qui puait l'alcool. Derek pouvait le sentir par le souffle qu'il recevait en plein visage dès que l'homme parlait.
-Vous allez bien gentiment finir votre bière, l'oublier et reprendre votre route.
-Ou sinon quoi ? Avait t'il demandé. Jubilant sans aucune raison.
-Ou sinon je vous mets un direct du droit qui va vous coucher et vous faire dormir toute la nuit.
-Mais voyez-vous ça ! Quel frimeur celui l…
L'homme n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se prit effectivement un coup de point dans le visage. La puissance de coup l'avait envoyé au sol avec une facilité déconcertant. Couchant l'homme qui était tombé dans l'inconscience. Le jeune homme avait remercié Derek du regard et ce dernier s'était contenté de hausser les épaules et de payer ce qu'il devait.
-Tu as besoin que je t'emmène ? Avait demandé le brun. Je roule vers New York. Je ne te demanderais pas de me payer. Enfin sauf ta bouffe.
-Merci ! Avait dit le jeune homme reconnaissant. Peu m'importe votre destination, tant que je m'éloigne de la Californie…
Derek avait été tenté de demander pourquoi le jeune homme semblait fuir… En faîte non, ce n'était pas une impression. Il fuyait la Californie et semblait que la distance qui le séparait de l'autre état n'était pas encore suffisante. Il faut dire qu'il était en Arizona, près de la frontière entre les deux états et il pouvait vivre à quelques kilomètres. Derek se mit alors à douter. Est-ce qu'il avait pris la bonne décision ? Le gamin devait avoir des parents morts d'inquiétude et ça ne devait être qu'une fugue comme une autre. Et pourtant… Et pourtant il le voyait dans son regard que c'était plus une question de vie ou de mort qu'une crise d'ados.
-Je pars à 8 heures.
-Où je vous rejoins ?
-Sur le parking. Mon camion est noir avec sur la porte du côté conducteur un loup qui hurle à la lune. Tu ne devrais pas le louper.
Le jeune homme avait hoché la tête. Puis les deux hommes s'étaient séparés. Derek était reparti à son camion pour prendre ses affaires de toilette et était allé prendre sa douche. Ensuite, il était rentré dans son camion et s'était installé sur son lit.
*w*
La cabine de Derek était plutôt grande quand l'on comparaît avec d'autre modèle et bien agencé. Quand l'on passait le cap des sièges qui semblaient particulièrement confortables, on avait d'un côté un plan de travail posé sur un mini frigo avec un meuble de rangement en hauteur. De l'autre côté, il y avait un micro-ondes encastré dans un autre meuble de rangement qui faisait toute la hauteur de la cabine. Il y avait ensuite un lit double. Ce dernier était installé de telle façon que la partie la plus large soit contre le fond de la cabine. Enfin pas exactement puisque le mur du fond était recouvert entièrement de placard. Laissant à Derek de quoi mettre ses affaires. Il y en avait certains qui étaient réservés à la nourriture, à l'eau aussi. Il y avait aussi un placard où il avait son ordinateur ainsi que sa tablette qui lui faisait office de liseuse. Il préférait les livres, mais ces derniers prenaient trop de place. Derek avait dû vite faire un choix. En dessous de son lit, il y avait encore un rangement qui coulissait. Il y avait mis toutes ses affaires. Et voilà, le tour de sa tanière était fini. Mais ça lui suffisait.
*w*
Derek s'était réveillé et comme tous les matins il allait courir. Il avait pas mal transpiré et si d'habitude cela ne le gênait pas, il allait pendant un petit temps vivre avec quelque d'autre. Il se dit alors qu'il pouvait se payer le luxe de prendre une seconde douche. Ensuite il avait refait le plein de nourriture. La supérette étant ouverte 24 heures sur 24, il n'eut aucun problème quand il rentra dans la boutique.
Quand il eut fini de faire ses courses et de payer, il partit remettre tout ça chez lui en remplissant de façon méthodique les placards. Il n'avait pas envie de perdre de la place et son boulot lui avait appris à être un minimum organisé.
À 7 heures 30, il vit arriver le jeune homme d'hier. Ce dernier avait un sac à dos que Derek n'avait même pas remarqué. Il ne semblait pas avoir grand-chose de plus sur lui.
-Tu n'as que ça comme bagage ?
-Je suis partie en coup de vent. J'ai pris ce qui était le plus important pour moi. Avait il répondu un peu géné.
Le brun avait haussé les épaules puis avant montré de la main le chemin à suivre. Il fit rentré Stiles en premier qui eu dû mal à monté. On voyait que ce n'était pas un habitué des camions. Derek l'avait suivi de près. Indiquant au jeune homme où il pouvait poser ses affaires.
-J'ai qu'un lit. Alors soit tu dors sur le siège passager, soit avec moi soit on fait un roulement.
-ça ne me dérange pas de dormir avec toi. J'ai l'habitude avec mon meilleur ami on… Enfin voilà.
Le jeune homme avait fini sa phrase en se mordillant les lèvres. Il avait peur d'avoir trop dit et savait que s'il entrait dans un monologue, il pouvait partir très loin. Et il ne voulait pas embêter son colocataire. Derek avait bien sûr noté le comportement de l'autre, mais n'avait rien dit. Ils ne se connaissaient pas encore assez.
-Je m'appelle Derek au fait.
-Moi c'est Stiles.
-Stiles ? C'est un nom ça ?
*w*
Stiles avait un sommeil agité, ça, Derek l'avait bien remarqué. Pas une nuit le routier ne s'était pas réveillé à cause de Stiles. Ce dernier se tortillait dans les draps et se débattait. Donnant parfois des coups dans le vide. Le brun prenait sur lui. Il ne savait pas trop pourquoi. Peut-être parce que le garçon lui rappelait sa jeune sœur, Cora, qui était victime de terreur nocturne. En tout cas, le plus vieux avait pris l'habitude de se réveiller en plein milieu de la nuit. Il ne cherchait même pas à réveiller l'autre, l'enfermant simplement dans ses bras dans une étreinte serrée. Ça avait le don de calmer le jeune homme qui arrêtait progressivement de se débattre. Puis une fois le garçon calmé, Derek s'autorisait à fermer les yeux et à se rendormir.
*w*
Vide… Tout semblait vide autour de lui. Son corps était lourd. Son esprit brumeux. Et la voix qui l'accompagnait toujours se faisait de plus en plus présente. Parfois elle lui laissait un peu de répit. Mais c'était rare. Elle était toujours là. Cette voix avait des intonations malsaines. Elle s'était mise à chantonner. Un sourire menaçant défigurait le visage qui flottait autour de lui... Son visage...
-Tic tac tic tac…~ L'heure approche…~ Et j'ai faim ! Terriblement faim ≈
Alors il fut propulsé dans ses souvenirs. Comme à chaque fois qu'il s'endormait. Il avait bien tenté de se soustraire. De ne pas dormir. Mais quand le sommeil venait à lui, la punition était telle que le jeune homme préférait ne pas louper ce rendez-vous malsain. Et même s'il ne dormait pas pendant plusieurs jours et que son état de fatigue était important, ce n'était jamais assez pour sombrer dans un sommeil sans rêves. Ce n'était jamais assez pour ne pas se rappeler… Se rappeler de ce qu'il avait revécu.
Il avait dix ans… Il avait dix ans et venait de rentrer de l'école. Son père aurait dû être là. Mais une fois de plus il était en retard. De trois heures. Il avait l'habitude, le chemin, il le connaissait par coeur. Il savait quels étaient les chiens qui aboyaient à son passage. Quelles étaient les ruelles à emprunter et celle à éviter. À qui dire bonjour ou bonsoir. Il avait l'habitude… Après tout… cela faisait deux ans qu'ils rentraient seuls. Même ses professeurs n'y voyaient rien à redire. Peut-être parce qu'ils n'avaient pas envie de se mêler de ses problèmes… Oui sûrement.
Quand il avait ouvert la porte de chez lui, après avoir récupéré la clé sous le paillasson, un étrange silence s'était emparé de la maison. Le garçon avait tout de suite remarqué que quelque chose n'allait pas. Son père avait l'habitude de boire quand il rentrait du travail. C'était l'une des raisons qui expliquaient que l'homme l'oubliait tout le temps : l'alcool. Il vous faisait tout oublié.
Il s'avance doucement, cherchant à entendre le moindre bruit. Mais la maison semblait belle et bien vide de toute présence. Et tout était plongé dans le noir parce qu'il faisait déjà nuit dehors et que le réverbère en face ainsi que quelques autres de sa rue était en pane. La lune ne s'était pas montrée, il y avait trop de nuages. Alors Stiles, le ventre vide, était monté dans sa chambre. Se roulant en boule, tout habillé mis à part ses chaussures, dans son lit. Et il attendait. Il attendait d'entendre du bruit. Celui que son père était rentré. Sûrement ivre, mais qu'il était là.
C'était étrangement quand l'homme était bourré qu'il semblait être le plus affectueux avec son fils. Même s'il ne se rappelait jamais de son prénom.
Le lendemain matin, il n'y avait eu aucune trace de son père. Si bien que le jeune garçon n'était pas allé à l'école. Il s'était installé sur les marches de l'escalier qui était devant la porte d'entrée et avait attendu le retour de son père… Qui n'avait jamais franchi le seuil de la maison.
Alors après cette journée, Stiles avait décidé d'aller dans la chambre de ses parents. Là encore, il faisait nuit. Aucune lumière ne provenait de l'extérieur et il était si tard que l'enfant s'était endormi à peine avait-il posé la tête sur l'oreille. Le ventre vide et la même tenue que le jour d'avant. C'était à peine s'il avait été aux toilettes.
Le lendemain… Le lendemain matin il avait enfin retrouvé son père. Il ne l'avait pas vue la veille parce qu'il faisait trop noir et qu'il était dans un coin de la pièce, là où naturellement il faisait plus sombre. Son père s'était pendu… Simplement… Et il s'était senti nauséeux. Il avait bien senti une odeur étrange la veille, mais son angoisse lui tordait bien trop le ventre pour cherchait d'où venait cette odeur. Mais à son réveil, elle s'était intensifiée et il n'avait pas pu se retenir de vomir.
-Allo police secours j'écoute ? Avant demander la voix au bout du fil. Il avait pensé à appeler quelqu'un.
-Je fais quoi ? Avait-il demandé.
-Je vous demande pardon ?
-Mon… Mon papa est dans sa chambre il…
-Oui ? L'avait-elle encouragé
-Je crois qu'il est mort… Je crois qu'il sait pendu. Il est accroché à la poutre. Il bouge plus.
-Oh mon dieu ! Réalisa la voix. Je vous envoie une ambulance. Où habité vous ?
Machinalement il avait donné son adresse. Et puis il s'était mis sur les marches du perron. Attendant que les secours arrivent. Ses derniers, une fois arrivés, avaient attiré les rares voisins qui n'étaient pas au travail. C'est-à-dire les grands-pères et les grand-mères. Mais aussi les femmes au foyer et quelque jeune qui n'était pas en cours.
On détacha le corps de son père qu'on avait analysé comme mort depuis avant hier. Il semblerait qu'il s'était suicidé après avoir déposé son fils à l'école. C'était un acte prémédité, car il avait pris des vacances qui avaient été accordées au policier parce qu'il n'avait pas pris de jour de congé depuis longtemps. Cependant personne n'avait retrouvé de lettre adresser à son fils ou quelque chose qui expliquait les motivations qu'il avait eues pour se pendre. Il s'était juste suicidé.
*w*
Les deux hommes étaient passés près de Phoenix sans pourtant s'arrêter dans la ville. En effet il n'avait fait que la contourner grâce à l'autoroute et continuait leur chemin vers le nouveau Mexique. Stiles s'était montré un peu plus bavard ces derniers jours, mais n'évoquait jamais ses cauchemars. Ni ses parents, ses amis… En réalité, il parlait plus de choses qu'il avait lues ou vues dans des livres, des reportages. Et Derek n'était pas le plus social des hommes. Préfèrent l'écouter et parfois émettre des grognements pour montré qu'il écoutait qu'autre chose. Et puis s'il n'avait pas peur de mettre les pieds dans le plat en posant une question, il se serait peut-être risqué à l'exercice. Il avait décidé que si le plus jeune voulait se confier à lui, il le ferait bien tout seul.
-Tu voyages toujours tout seul ?
-Ouais.
-Mais… Je veux dire… Tu arrives à vivre dans la solitude.
Le brun avait simplement haussé les épaules de façon à montrer que ça lui était égal. Il venait d'une grande famille. Il avait des sœurs et des frères. Pas mal de tante et d'oncle. Une ribambelle de cousins et de cousines et était déjà tonton. Après avoir vécu dans une telle famille pendant les vingt premières années de sa vie, la vie en solitaire aurait dû peser l'homme. Pourtant c'était le contraire.
Derek avait toujours cherché la solitude. Déjà enfant il ne cherchait pas particulièrement à obtenir l'attention de ses parents comme d'autre le faisait. Pendant ses jeunes années, il n'était jamais allé embêter son oncle qui n'était pas bien plus vieux que lui ou sa sœur Laura. Préfèrent le calme et la tranquillité de sa chambre. Quand il avait eu l'âge d'aller à l'école, Derek n'avait pas fait de crise pour rester à la maison comme Laura des années auparavant. Pourtant il n'était pas non plus excité par cette nouvelle expérience. Il semblait indifférent et faisait tout pour être seul.
Quand Cora, sa jeune sœur, était née, il avait été ravi. Pas spécialement d'avoir une sœur, mais plus du calme que lui apportait cette dernière. Ses parents et le reste de la famille voyaient leur monde tourné autour de la petite dernière qui réclamait beaucoup d'attention. Ses parents avaient un moment culpabilisé d'avoir laissé Derek derrière. Ce dernier avait toujours soutenu que ça ne le dérangeait pas.
Son besoin de solitude n'avait pas changé si bien qu'au lycée sa mère lui avait pris rendez-vous chez le Psy. Le garçon avait continué à être solitaire sans pour autant être la rise des autres enfants. Les filles étaient en admiration devant lui. Devant son calme olympien, devant sa maturée. Il avait un côté mystérieux lié au fait qu'il ne parlait à personne. Et elles étaient aussi toute folle de ses sourcils. Qui était à peu près le seul moyen de communiqué avec lui. On pouvait ainsi savoir si il était en colère, exaspéré, si quelque chose l'ennuyait… Les garçons de son lycée étaient jaloux. Il était naturellement bon en sport, n'importe quel sport et avait de bonnes notes dans toutes les matières. Et il était le centre d'attention de toutes les filles. Si bien que certains avaient cru judicieux de se venger de lui. Ce qui avait été une belle erreur.
Parce que peut être que Derek avait été ridiculisé, mais eux avait été humilié publiquement. Et tout le monde avait su qu'on ne s'attaquait pas à lui comme ça.
Quand il avait eu son diplôme avec une mention et avait fait quelques années à la fac. Il aimait bien la fac parce qu'il y avait tellement de monde qu'il était facile de se noyer dans la masse. Malheureusement son physique n'échappait à personne. Ayant commencé très jeune la musculation, car il adorait se dépensait, il avait rapidement obtenu un corps de rêve. Ajouté à cela qu'il avait aussi porté assez jeune la barbe, il avait été la proie de bien des personnes. Et chacune s'accordait à dire qu'il ne faisait pas son âge, qu'il paraissait plus vieux.
Au final, c'était en faisant des recherches sur le net qu'il était tombé par hasard sur la fiche métier des routiers. La possibilité d'être une partie de son temps seule dans sa cabine lui plaisait. Parce qu'il avait regardé pas mal de métier et que beaucoup demandaient soit du travail de groupe soit de fortes interactions sociales. Et le fait même de se réveiller chacun matin dans un lieu différent était aussi quelque chose qu'il n'avait jamais envisagé, mais dont la possibilité lui semblait très agréable.
Alors il en avait parlé à sa mère qui n'était pas trop pour. Mais Derek ne lui avait pas laissé le choix et avait tout plaqué pour se lancer dans l'aventure. La mère de famille avait réussi à lui faire prendre un appartement en Californie pas trop loin de la demeure familiale ainsi que quelque objet technologique. Surtout pour pouvoir parlé avec son enfant via Skype. Il avait accepté les termes du contact satisfaisant.
-Ta famille ne te manque pas ? Avait demandé Stiles en sortant l'homme de ses pensées.
-Pas vraiment.
*w*
Derek avait dit à sa mère qu'il avait un passager avec lui qui ferait probablement une bonne partie de la route avec lui. Le jeune homme s'était rapidement présenté. Madame Hale avait été bien trop contente que son fils ait un peu de compagnies pour remarqué que le jeune homme en question paraissait jeune. Trop jeune pour être sur la route avec un inconnu alors qu'il devrait être avec ses parents quelque par dans le pays et allé tous les jours au lycée.
*w*
-Tic tac tic tac…~ L'heure approche…~ Et j'ai faim ! Terriblement faim ~ ~
À huit ans, il avait déjà vu la mort. Ce n'était pas lui que la faucheuse visait, mais sa mère. Il n'avait pas bien compris, à l'époque, ce qui lui arrivait. Il était trop jeune et on ne lui avait pas expliqué. On ne lui expliquait pas grand-chose d'ailleurs. Tout ce qu'il savait c'était que sa mère était malade. C'est pour cela qu'elle était à l'hôpital. L'endroit où il passait beaucoup de temps. On lui avait dit de rester calme. De faire des coloriages ou d'autres activités, mais qui était silencieuse, discrète. C'est probablement comme ça qu'il avait appris à aimer lire. Il pouvait alors lire pendant des heures sans faire de bruit. C'était bien le seul moment ou son hyperactivité semblait se calmer.
Il avait compris que bien plus tard que la maladie de sa mère lui faisait avoir de violente crise de démence. Et pendant nombre d'entre elles, sa mère le prit pour le diable. Elle hurlait parfois qu'il n'était pas son fils. Et quand enfin elle finissait par se calmer et reprendre pied avec la réalité, elle s'excusait auprès de son enfant qui ne savait plus comme réagir. Devait-il pleurer ? Demandé du réconfort ? De l'affection ? Ou juste se taire et patienter dans un coin qu'on le remarque ?
Pendant toute la durée de l'hospitalisation de sa mère, Stiles n'avait que très peu vu son père. Il l'emmenait à l'école où il mangeait le midi à la cantine. Puis quelqu'un venait le ramener pour l'emmener à l'hôpital. Là, il y restait pendant plusieurs heures avant que son père ne finisse le service et n'arrive. Cependant, l'homme de loi ne prêtait pas attention à son fils. Il était focalisé sur sa femme. Il savait qu'elle n'avait plus longtemps à vivre alors chaque instant avec l'amour de sa vie était importé. Il aurait voulu quitter son boulot pour rester après d'elle. Malheureusement l'hôpital et les soins qui allaient avec était cher. Le contraignant donc à continuer son boulot de shérif. Ce même boulot qui l'avait fait tenir deux ans de plus après la mort de l'amour de sa vie.
Stiles qui était devenu aveugle aux yeux de son père avait encaissé la douleur des hallucinations de sa mère, celle d'être ignoré par son père, de n'être qu'un poids pour lui. Il ne s'était jamais senti aussi seul de sa vie et les infirmières n'avaient pas grand-chose à faire d'un morveux comme lui. Les patients étaient nombreux dans ce service et elle n'avait qu'un temps limité entre chaque visite. Ainsi elles couraient la plupart du temps d'une chambre à l'autre. Et les vieilles rombières qui avaient la chance d'avoir moins de travail étaient trop aigries pour le remarquer. Ce n'était qu'une gêne pour elles.
Et pourtant tout ce qu'il avait déjà vécu n'était rien en comparaison avec ce qui s'était produit un jour de mai. Le ciel était gris se jour la, l'orage grondait déjà et la pluie menaçait d'explosé dans un torrent de larmes à tout instant. Peut-être était-ce un signe avant-coureur de la tragédie qu'allait vivre le pauvre petit garçon d'à peine huit ans ? Personne ne le sera jamais.
C'était donc un jour de mai. Et comme tous les jours d'école, Stiles allait rendre visite à sa mère. Ses visites lui étaient de plus en plus pénibles parce qu'il voyait sa mère souffrir ou délirer. Si bien qu'il priait tous les soirs avant de se coucher qu'elle meure. Simplement. Qu'elle soit emportée par le sommeil et qu'elle ne se réveille plus jamais. Parce que la voir ainsi souffrir était une vision pour le pauvre garçon insupportable.
Dans les rares moments où elle était lucide, la mère de Stiles essayait de rassurer son enfant. Mais les crises qu'elle subissait revenaient toujours balayant sur son passage tous les mots doux et tendres qu'elle avait pu prononcer.
Mais là encore… là encore cela aurait pu être supportable. Non, ce qui avait été terrible pour l'enfant, qui n'arrêtait pas de le hanter et qui avait brisé quelque chose en lui. Et sans le savoir avait laissé la porte ouverte à de terribles créatures. Était-ce que sa mère lui avait dit avant de mourir. Avant de rendre son dernier souffle.
Elle avait demandé à Stiles de s'approcher de lui. Les larmes lui montaient aux yeux alors qu'elle sentait la fin approchée. Elle le savait qu'elle n'allait pas vivre longtemps. Les médecins restaient optimistes, mais elle ne mangeait plus. Elle n'avait plu fin et ceux depuis un moment. On lui faisait des perfusions avec des liquides étranges pour la maintenir en vie. Mais elle savait. Elle savait que si elle n'avait plus, si son corps n'acceptait plus rien ou difficilement c'est qu'il s'apprêtait à s'éteindre. Elle avait lu quelque chose là dessus. Alors, avec les dernières forces qui lui restaient. La mère voulut dire un petit discours qu'elle avait préparé pour dire au revoir à son enfant. Malheureusement, elle ne put dire que la première phrase. La première phrase d'un long discourt. La phrase la plus horrible a écouté pour un enfant qui aimait sa mère qui n'avait pas su interpréter les signes :
-Chéri… oh mon chéri… Elle était alors en larme. Je regrette tellement de t'avoir mis au monde…
Son coeur l'avait alors lâché. Les moniteurs s'étaient affolés. Les infirmières qui étaient dans le périmètre s'étaient précipitées vers sa chambre. L'enfant fut brusquement poussé vers le mur. Il en était tombé au sol. Mais personne n'avait fait attention à lui. Le médecin était arrivé rapidement et avait tenté de la ranimer. Mais ils n'avaient rien pu faire. Elle venait de les quitter.
Et lui… l'enfant qui venait de perdre sa mère avait eu le droit comme dernier mot d'adieux qu'elle regrettait de l'avoir mi au monde. Il n'avait pas compris et ne comprenait toujours pas le sens caché. Celui qu'elle était terriblement désolée de lui avoir fait endurer tout ça. Non. Lui ce qu'il avait comprit c'est que sa mère ne l'aimait pas. Il avait pris sa phrase au premier degré. Il croyait même qu'elle était au courant des prières qu'il faisait chaque soir. Il pensait que c'était sa punition. Que sa mère ne l'aimait pas parce qu'il avait prié pour sa mort… Qu'il l'avait tué…
Personne ne sut ce qu'il s'était passé entre eux. Le shérif avait trouvé son fils anéanti sur le sol de la chambre d'hôpital. Il était arrivé trop tard à cause de la pluie et n'avait pas pu dire adieu à sa femme. Il avait jalousé son fils pour la chance qu'il avait eux sans jamais savoir qu'en réalité son fils avait entendu les pires atrocités qu'une mère pouvait dire à son enfant.
*w*
-Hum… Que j'aime cet instant. Je pourrais me le repasser en boucle des dizaines de fois. Disait la voix. Tu as cru qu'elle t'aimait… Que c'est naïf de ta part de croire une telle chose ! Tu étais le diable pour elle. Elle avait si peur de toi parfois. Et toi, toi qui priais pour sa mort. Tu l'as tué ! Tu l'as tué ! Assassin ! Tueur ! Monstre ! Fils du diable !
Cette voix… Cette voix était malsaine et semblait se repaître des sanglots étouffés du garçon. De sa douleur. Parfois cette voix était celle de sa mère, parfois de son père ou de Scott… Ou de chaque enfant qui était présent dans ce bus… Et parfois c'était la voix de la créature… Enfin c'était ce qu'il croyait. Il n'en était pas sûr. Mais il faisait comme.
-De quoi vais-je bien pouvoir me nourrir demain ? Avait repris la voix avec un ricanement sordide. À bientôt mon petit Stiles… À bientôt !
*w*
Cette nuit-là, Derek s'était réveillé. Ce n'était pas parce que Stiles donnait des coups comme à son habitude parce qu'il se débattait dans les couvertures. Mais parce qu'il sanglotait. Il était silencieux, mais les quelque reniflement qu'il laisser passé était révélateur. De plus il était collé à lui et les bruits avaient tendance à se répercuter contre les murs de sa cabine.
Le plus vieux avait pris un paquet de mouchoirs qui était rangé dans son étagère pour le donner à Stiles. Ce dernier sursauta quand il comprit que Derek était réveillé et que c'était probablement de sa faute. Il avait néanmoins accepté le mouchoir avec gratitude.
-Tu as fait un cauchemar sur quoi ?
-Ouais… Désolé de t'avoir réveillé.
-Sur quoi ?
-Ma… ma mère. Sur sa mort.
Derek n'avait rien ajouté de plus. Mais il avait enlacé le jeune homme le plaquant contre son torse. Stiles s'était immédiatement accroché à lui. Cela faisait si longtemps qu'on ne lui avait pas montré de preuve de tendresse. De tendresse sans arrière pensé.
*w*
Les deux hommes étaient arrivés dans la ville de Tucson qui se trouvait toujours en Arizona, mais qui était plus proche de la frontière du Nouveau-Mexique que Phoenix. Là, le routier du faire un arrêt. En effet, il avait plusieurs livraisons à effectué dans un ordre bien particulier, car son camion avait était remplie de façon à ce qu'il soit en adéquation avec son trajet. Il devra longer le Mexique puis remonter au niveau de la côte Est. Ensuite, il va arriver à New York où le jeune homme allait sûrement le quitter. Il remontera au Canada pour récupérer un nouveau chargement et un nouveau plan de route et redescendra sur les États unis.
Ayant un peu d'avance sur son planning, de plusieurs jours même, Derek avait décidé de faire une pause. Il allait livrer sa marchandise le matin et ne repartirait pas l'après-midi même.
À midi, tout avait été déchargé. Les deux hommes avaient pris le bus n'ayant pas d'autre moyen de se déplacer et avoir été en centre-ville. Ils y avaient flâné un peu avant de redescendre. Prenant une glace au passage. Vanille pour l'un et chocolat framboise pour l'autre.
À la nuit tombée, ils avaient regagné le camion qui les avait attendus bien sagement. Derek avait repris le volant pour reprendre l'autoroute. Il ne s'était réellement arrêté que lorsqu'il trouva une aire d'autoroute. Il était allé se garer avec d'autre camion avant de couper le contact et de se préparer à dormir.
*w*
Derek avait remarqué quelque chose d'étrange à propos de Stiles. Il arrivait à ce dernier d'avoir le regard dans le vide. Son visage était fermé et quand le brun l'appelait et que Stiles tournait la tête, le routier avait l'impression d'avoir quelqu'un d'autre à ces côtés.
Il ne savait pas trop quoi en penser et c'était peut-être la cause de son départ précipité de la Californie. Le pire c'était que Stiles ne le remarquait pas. Son visage s'illuminait à lors et il se mettait à babillé sur un sujet dont seul son cerveau d'hyperactif pour avoir le secret.
*w*
-Tic tac tic tac…~ L'heure approche…~ Et j'ai faim ! Terriblement faim ~ ~
À onze ans, Stiles avait rencontré son second ami depuis la mort de ses parents. Il s'appelait Scott. C'était un garçon de son âge qui était mignon et drôle. Ils jouaient facilement ensemble et passaient beaucoup de temps ensemble. Son oncle était bien trop comptant de se débarrasser de Stiles alors il acceptait facilement que ce dernier se rende si souvent chez les McCalls. Mélissa, la mère de Scott, était infirmière à l'hôpital de la ville. Son mari était un agent du FBI qui partait travailler tous les matins dans la ville voisine.
Leur foyer était accueillant et chaleureux. Comme celui de ses parents avant la mort de sa mère. Et ne parlons même pas de son oncle. Stiles était donc toujours très heureux de passer du temps avec son ami surtout qu'il était très bien accueilli et que les parents de Scott semblaient bien l'aimer.
Les deux garçons avaient très vite fait le souhait secret que Stiles soit adopté par la famille de Scott. Faisaient d'eux de véritables frères. Parce qu'ils sentaient que leurs pactes du sang ne suffiraient pas à sceller complètement leur amitié. Et bien que la promesse de rester ensemble pour toujours était forte, ils avaient peur de se perdre de vue. C'était si facile.
Monsieur ou Madame McCall pouvaient être mutés ailleurs, les obligeant à déménager loin. L'oncle de Stiles pouvait très bien vouloir voir du pays. Ou toute autre circonstance qu'un enfant de cet âge ne pouvait repousser.
*w*
Les deux garçons n'avaient pas eu tort. La vie pouvait si simplement les séparer. Mais aussi la mort… À douze ans, Scott fut atteint par une malade. Une de celle dont l'on a du mal à retenir entièrement le nom parce qu'il était si long et compliqué à prononcer. La maladie avait été fulgurante. Quand les médecins avaient trouvé ce qu'il lui arrivait, il ne restait déjà plus que trois mois à l'enfant pour vivre. Trois mois qu'il avait passés à l'hôpital là où les médecins avaient essayé de le maintenir en vie un peu plus longtemps en détriment de la douleur de l'enfant.
Scott était mort un soir de cours. Stiles n'avait pas pu aller le voir parce qu'il avait cours, qu'on était mercredi, et que son oncle refusait de faire le voiturier. Ce dernier pensait que le gamin pouvait bien tenir jusqu'au week-end. Ça avait été une grave erreur. Stiles ne le lui avait jamais pardonné parce qu'il n'avait pas pu faire ses adieux à son ami.
Il put se rendre à enterrement de son ami. Il y avait peu de monde. Juste la famille proche de Scott. Stiles avait l'impression de faire tache dans le paysage. Il n'était qu'un ami. Il ne faisait pas partie de la famille. Pourtant les parents de Scott avaient tenu à ce qu'ils soient près d'eux. Ils avaient pleuré ensemble la disparition de ce qui était pour eux leur fils, leur frère.
Stiles ne les avait plus revues. Il avait su par la suite que les parents de Scott avaient divorcé. Le décès de leur petit garçon avait été trop dur à surmonter. Ils avaient préféré se séparer. Et vivaient sûrement à l'autre bout du pays.
Stiles n'avait alors que les souvenirs de leur pyjama parti pour lui. De leurs expériences culinaires et de toutes ces choses qu'ils avaient pu faire ensemble.
*w*
-Je suis si déçu. Moi qui pensais retirer plus de douleur devant se souvenir. Il n'y a vraiment que la mort de ta mère qui est si délicieuse.
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Derek observait Stiles se réveiller. Il s'était redressé sur le matelas, une jambe redressée près de son torse, un bras qui utilisait ce genou relevé comme point d'appui. Il avait le regard dans le vague, ses cheveux semblaient étrangement plus longs que d'habitude et son teint bien plus pâle. L'homme observa pendant quelques minutes le plus jeune. Qui ne ressemblait plus à un gamin. Il avait l'impression de voir un homme bouffé par la vie.
Derek avait un étrange pressentiment à propos de Stiles et il avait demandé à sa sœur de faire des recherches. Il ne savait pas grande chose sur le jeune homme. Juste un nom et le fait que sa mère soit morte. Malheureusement il n'y avait aucun « Stiles » en Californie ou nul par ailleurs.
Alors l'homme continuait de surveiller le gamin, se demandant chaque jour un peu plus si ça avait été une bonne idée de le prendre avec lui. Et malgré cette pensée, il n'arrivait pas à se persuader de le laisser sur le bas-côté. Ou dans une ville.
*w*
Ils étaient arrivés à Dallas et étaient passés par El Paso. Le voyage n'était pas bien compliqué. Les routes des États unis étaient longues, droites, et sans vraiment de grands dangers. Stiles avait fait découvrir au plus vieux son univers musical. Qui était en fait un concentré de plusieurs styles. Il ne se contentait pas d'un genre. Il aimait connaître de nouveaux genres, de nouveaux chanteurs, de nouveaux groupes. Il se laissait entraîner par YouTube et sa lecture automatique. Il avait ainsi trouvé de vrais petits bijoux comme des nullités sans nom. Mais c'était à chaque fois des découverts. Comme tous ces paysages qu'il découvrait avec Derek. Ce dernier savait que le gamin n'avait jamais voyagé et qu'il n'était même pas sortie de sa Californie natale. C'était son premier vrai et long voyage.
-Tu en as pour long a Dallas ? Avait demandé Stiles avant d'arriver en ville.
-Deux heures s'ils déchargent vite pourquoi ?
-Faut que j'aille à la pharmacie pour mes médicaments.
-Il te sert à quoi ?
Le routier avait bien sûr remarqué la prise de médicament de l'autre, mais il n'avait jamais osé lui demander pourquoi il en prenait. Il n'était pas doué avec les relations sociales et avait l'impression que Stiles pouvait se braquer à n'importe quelle question. Alors quand il voulait une réponse, il attendait que Stiles en parle.
-Je suis hyperactif et j'ai des troubles de l'attention. Ça m'aide à ne pas trop me disperser.
Derek avait répondu par son habituel grognement. Stiles s'était rapidement fait à sa façon de communiqué qu'il comparait à celui des loups. Cela avait fait se crisper le brun, mais qui n'avait rien rajouté. Le gamin était tellement fier de sa théorie, comme quoi Derek descendait d'une meute de loup, qu'il l'avait appelé sourwolf. Pour ça et pour son caractère grognon.
En tout cas l'information qu'avait Derek allait lui être utile pour rechercher sa réelle identité. En effet il avait à présent plusieurs éléments à sa disposition qui rétrécissait la liste. Stiles venait de Californie, il était hyperactif et avait des troubles de l'attention. C'était un homme qui ne devait pas être majeur et qui avait au moins perdu sa mère. Parce que Derek en était persuadé, il avait perdu plus.
*w*
-Alors ? Avait demandé Derek. Regardant parfois sa fenêtre pour voir si Stiles revenait de sa douche.
-Alors il y a encore trop de noms ! Sa maladie est plutôt répandue…
-Merde. Avait juré Derek.
-Pourquoi ? Qu'est ce qu'il se passe.
-Je ne sais pas. Il est bizarre parfois .
-C'est à dire ?
-Il a comme des absences qu'il ne remarque même pas. En général, c'est quand il se réveille. Parfois, c'est quand il est perdu dans ses pensées.
-Peut être un genre de maladie ?
-Je ne sais pas… J'ai comme l'impression que ce n'est pas humain…
-Écoute. Tout ce que je peux faire pour le moment s'est demandé à Deaton.
*w*
Les deux hommes étaient ensuite repartis pour La Nouvelle-Orléans en Lousiane. Là encore, Derek leur avait fait une petite pose. C'était ça qu'il aimait le plus dans son métier, c'était pouvoir visiter un peu le coin à chaque fois. Il avait un carnet de route qu'il mettait régulièrement à jour. Il mettait chaque étape qu'il avait faite, chaque site visité et ceux qu'il souhaite visiter par la suite.
Les deux hommes s'étaient perdus le soir même dans les rues joyeuses de la ville qui célébrait quelque chose. L'alcool coulait à flots et Derek tentait de limiter la consommation de celle de Stiles. Mais ce dernier avait ce qui était sûrement de faux papiers, arrivait à commander n'importe quoi.
Derek n'avait quant à lui pas à se soucier de sa consommation d'alcool. Il tenait naturellement bien les boissons qui ne lui faisaient pas grand-chose.
Il était minuit passé et les deux hommes étaient sur la plage. Stiles ayant bien sûr entraîné le sourwolf loin de l'agitation de la ville. Il n'y avait pas mal d'autre personne sur la plage, mais cela n'avait pas semblé gêner le garçon.
-Tu penses que ceux qui sont morts nous regardent de là haut ? Avait demandé un Stiles bourré.
-Je n'en sais rien. Pourquoi ?
-Parce qu'il y a tellement de personnes qui sont au ciel.
Derek avait bien compris que ce n'était pas d'inconnue qu'il parlait. Mais de personne qu'il avait connue. Le brun n'avait pu s'empêcher d'entourer le jeune homme de ses bras pour le plaquer contre son torse. Le garçon n'avait pas vraiment réagi.
Au bout d'une demi-heure, Stiles s'était retourné vers Derek et maladroitement il l'avait embrassé. L'homme avait haussé les sourcils sans bouger. N'approfondissant pas le baiser, mais ne s'éloignant pas non plus.
-Pourquoi ? Avait simplement demandé Derek.
-J'avais envie.
Et ils n'avaient pas reparlé de ce moment.
*w*
Pourtant il s'était reproduit de nombreuses fois. C'était toujours Stiles qui l'initiait. Au début, Derek ne répondait pas et puis petit à petit il y répondait. Bien que parfois il n'en avait pas le temps simplement parce que c'était des baisés volé.
*w*
-Tic tac tic tac…~ L'heure approche…~ Et j'ai faim ! Terriblement faim ~ ~
À quatorze ans, Stiles vécut son premier accident de la route.C'était aussi un jour de pluie. Le bus scolaire revenait d'une excursion. Ce dernier était agité et avant tendance à se balader sur la route. Ce n'était pas vraiment de la faute des enfants. Mais plus à cause du vent qui s'était levé subitement. Les rafales étaient intenses et rapprocher. Le chauffeur aurait bien voulu s'arrêter. Mais il n'y avait rien pour ça. Le bas côté était en réalité un foncé caché par les hautes herbes. Alors il avait dû continuer de rouler. Il avait bien sûr diminué sa vitesse comme la plupart des gens qui roulait sur cette route.
Et malgré toutes ses précautions, l'accident était arrivé : personne n'avait su ce qu'il s'était passé. Pourquoi le bus avait freiné si violemment. Le conducteur avait braqué son volant sur la gauche si bien sûr le bus heurta de plein fouet le rail de sécurité. Avec la vitesse et le poids du véhicule, il n'avait pas été difficile pour lui d'enfoncer la protection. Le bus avait fait une chute deux ou trois mètres avant de faire plusieurs tonneaux. Il s'était finalement immobilisé par quelque chose. En regardant à l'extérieur, les quelques survivants avaient vu un arbre.
Le chauffeur était mort sur le coup, comme pas mal d'enfants. Les petits malins qui n'avaient pas mis leur ceinture de sécurité s'étaient retrouvés propulsés dans le bus et la plupart s'étaient écrasés soit vers l'avant du véhicule, soit contre les vitres. La violence de l'accident avait été telle que leur crâne, qui avait percuté les vitres, s'était brisé en deux. Du sang avait rapidement dégouliné de leur corps pour continuer leur route sur les vitres.
Dans le corps enseignant, seule la stagiaire avait survécu, mais elle était en état de choc. Elle restait prostrée. Sa ceinture de sécurité lui avait sauvé la vie, mais lui avait aussi brisé deux ou trois côtes. Elle ne se rendait pas compte, mais elle avait mal. Car l'un de ses poumons avait été perforé et elle n'en avait plus pour longtemps.
Les adolescents qui avaient survécu s'étaient réunis. Ils avaient tenté d'appeler les secours, mais la plupart de leurs portables était soit cassé, soit il n'y avait plus de réseau. Ils s'étaient alors fait une raison, ils allaient devoir attendre les secours.
Le temps semblait s'écouler lentement pour les survivants. Ils voyaient la stagiaire mourir à petit feu et aucun signe des secours. Le temps s'était pas mal dégradé si bien qu'ils ne voyaient plus rien. Tous avaient mal, avaient faim.
Stiles était celui qui était resté le plus calme. Il avait déjà affronté la mort par deux fois. Alors il était plus détaché que les autres. Ces derniers ne lui adressaient pas la parole. Le pensant en état de choc alors qu'il était simplement perdu dans ses pensées. Elle était assez fataliste, mais il voyait aussi que leur chance de survie était fine. Et lui, lui pourrait sûrement rejoindre sa mère, son père, Scott et d'Alice. Enfin, si ses parents lui pardonnaient la mort de sa mère.
La météo avait été si désastreuse que les secours n'étaient arrivés que trois jours plus tard, faisaient succomber les victimes de leurs blessures par manque de soin, de nourriture, d'eau. Le seul rescapé avait été Stiles qui miraculeusement n'avait presque pas de blessure. Juste un coup à la tête qui finalement s'était révélé bénin. Il souffrait de déshydratation et de sous-nutrition. Mais il était en vie. Et ses camarades non.
*w*
À quinze ans et demi, il l'avait rencontré. La créature qui s'était insinuée en lui à la mort de sa mère et qui s'était tapie dans l'ombre. Il l'avait rencontré pendant un de ses cauchemars. Il en avait toujours fait depuis la mort de sa mère, mais ces derniers étaient différents. Il était… Réel. Ce n'était pas de simple souvenir. Non, il semblait revivre les mêmes moments. Il revivait la scène, ressentait les mêmes émotions qu'au moment des faits. Parfois la créature lui parlait. Surtout quand il se repassait l'épisode de sa mère. Il faisait un commentaire, souvent sur à quel point s'était bon toute la souffrance qu'il pouvait en retiré.
Il ne l'avait plus jamais quitté depuis.
*w*
Ils étaient arrivés aux abords d'Atlanta depuis peu et le brun avait décidé de s'arrêter pour la nuit. Ils avaient trouvé une aire de repos avec douche et chacun leur tour y étaient allés. Ensuite ils s'étaient mis au lit.
Au milieu de la nuit, Derek avait senti Stiles se lever. Il n'y avait pas fait plus attention que ça et avait tenté de se rendormir. Mais une voix, suave, et qui n'était définitivement pas celle d'adolescente, avait résonné à son oreille.
-Réveille-toi mon petit loup ~
-Stiles ? Avait demandé Derek en émergeant difficilement.
-Stiles n'est pas là… Il… Dort… Avait ricané la voix.
Sa vision qui était particulièrement aiguisée même dans le noir lui faisait voir que Stiles était pourtant bien celui qui était sur lui. À califourchon. Mais quelque chose dans son regard lui avait fait changé d'avis. C'était le même regard que quand il était perdu dans ses pensées. Et sa sœur qui avait fait chou blanc auprès de leur émissaire par manque d'information.
-Qui es-tu ?
-Je suis le Nogitsune ~
-Ces… Ces Kitsunes qui se nourrissent du chaos.
-Hum hum ! Avait répliqué la créature visiblement ravie que l'autre sache quelque chose sur lui. Néanmoins, on ne se nourrit pas que de chaos… Mais de Sexe aussi. Et j'ai faim. Vraiment faim. Stiles me nourrit parfaitement, je ne vais pas le dénigrer. Mais que voulez-vous, je suis un gourmand dans l'âme. Et ton corps… Tu es si chaud… Si bandant… Stiles le pense. Il le pense souvent quand il te regarde. Et ce petit con m'a mit l'eau à la bouche…
La créature avait tenté de voler un baiser à Derek. Mais ce dernier était plus vif, malgré son esprit qui était encore embrumé par le sommeil, et avait assommé l'humain. Il l'avait ensuite attaché avec de la corde. C'était de la corde qu'il utilisait pour l'escalade, mais cela devrait être suffisant pour maintenir l'humain. Il l'avait replacé ensuite dans son lit puis avait appelé sa sœur.
-Laura ?
-Derek ? Bordel il est 2 heures du matin ! Ce dernier regardait sa montre qui affichait 5 heures.
-Désolé, mais j'ai plus grave là.
-Du genre ?
-Du genre un Nogitsune sur les bras.
-Oh bordel de merde ! Tu le ! Arrache-lui la gorge avec ses crocs, faisant du steak avec tes griffes !
-Je ne peux pas ! Il est à l'intérieur de Stiles.
Il y eut un long silence au bout du fil, si bien que l'homme avait cru que sa sœur n'était plus avec lui. Cette dernière avait montré qu'elle était toujours là en soupirant.
-J'ai lu pas mal de trucs. Dont sur eux. Ce sont des démons perfides. Il air sur terre à l'état d'âme et cherche un hôte. Ce dernier doit avoir subi un terrible traumatisme. Ensuite, la vie de l'hôte est perpétuellement liée à la mort. Sans forcement, mourir. Mais il voit les autres mourir. Des proches, des inconnus. La douleur que procure ses événements, le nogitsune sans nourrit. Et le refait vivre à son hôte dans ses cauchemars.
-Il m'a dit se nourrir de sexe.
-Oui. quelqu'un qui à une vie sexuelle remplie les intéresse. En général ils ne se font pas présents.
-Pourtant lui a attendu que Stiles dorme pour me faire des avances.
-Tu es tellement sexy frangin ! Avait ricané sa sœur. Tu attires même les démons.
-On peut s'en débarrasser.
-Si le démon est là depuis peu. Oui. Mais s'il est là depuis 5 ans ou plus non.
-Que peut-on faire alors ?
-Le tué ?
-Laura !
-Quoi ? Rho je rigole ! D'après ce que j'ai lu, l'hôte peut faire un pacte. Les nogitsunes sont perfides, mais n'ont qu'une seule parole.
-Espérons-le.
*w*
Derek attendait patiemment que Stiles daigne se réveiller. Ce qu'il avait fait aux alentours de 9 heures du matin. Le premier signe que l'ado allait se réveiller était le gémissement plaintif qu'il avait émis. Visiblement l'avoir assommé lui avait laissé des séquelles.
-Derek ? Qu'est-ce que …. ?
-Connais-tu le Nogitsune Stiles ?
-Eu… nan ? C'est des nouilles japonaises ?
-Non. Un démon. Un démon qui se nourrit du chaos à travers les souvenirs de ses hôtes.
Le garçon écarquille les yeux. Comprenant rapidement de quoi voulait parler Derek.
-Okay… Comment tu le sais ? J'veux dire, j'le savais même pas !
-Cette nuit, il m'a fait des avances. Visiblement le fait que tu baves sur moi lui aurait mis l'eau à la bouche.
Stiles ne savait plus où se mettre. Son visage était rouge d'embarras et de honte. Il cherchait une échappatoire ou quelque chose qui lui permettrait de comprendre. Comprendre ce qui lui arrivait.
-Et tu vas me tuer ?
-Je pourrais. Avait il dit en sortant tout l'attirail du loup-garou. Mais je préfère faire un marché avec lui et te garder en vie. Il faut que tu comprennes qu'il se nourrit de ta douleur et la provoque en même temps.
-Il… C'est lui qui a tué ma mère ?
-Est-ce la première mort à laquel tu as assisté.
-Oui.
-Alors non. Néanmoins ta douleur l'attiré. Ensuite il a fait en sort que ça se passe mal autour de toi. Je sais que tu as vu d'autres morts. Ils sont certainement liés à lui.
-Et… On ne peut pas me le retirer.
-ça dépend… À quand remonte la mort de ta mère.
-J'avais 8 ans.
-Et maintenant je suppose que tu en as 16 ?
-Oui.
-Alors il est trop tard. On aurait dû te l'enlever avant. Visiblement il lui faut 5 ans pour se lier à un hôte. Si on fait ce qu'il faut avant, il s'en va. Sinon il reste et le processus risque de tuer l'hôte. Mais on peut faire un marché. Il préféra ça que de mourir.
*w*
Derek voulait que Stiles pense que si le Nogitsune ne faisait pas ce qu'il voulait, il allait le tuer. Ainsi le démon allait le penser aussi. Bien sûr il ne le ferait pas. Pas de ses propres mains. Mais sa sœur était au courant, sa mère allait bientôt l'être ainsi que la meute au grand complète. Le démon devait se douter qu'avoir une meute à ses trousses allait être invivable. Surtout qu'ils avaient du pouvoir, mais pas assez pour s'occuper seuls d'une meute entière de loups.
Le loup avait appelé Deaton pour connaître la marche à suivre et le soir même Derek invoqua le démon. Le démon et l'humain en même temps :
-Tu acceptes enfin de t'occuper de moi ? Avait demandé le démon d'une voix mielleuse.
-Tu sais pourquoi je t'ai appel. Je te propose un contrat. C'est à prendre ou à laisser. En sachant que si tu refuses, on te tuera. Ma meute est prévenue.
-Bien bien… Quel genre de contrat ? Rumina le démon qui se sentait bête d'avoir approché un loup. Lui qui le pensait sans meute. Il l'avait observé et ils n'avaient pas croisé d'autres loups-garous depuis qu'ils s'étaient rencontrés.
-Tu n'influences pas sur le court des choses pour que les proches de Stiles meurent.
-Mouais… Okay.
-Tu ne te nourris pas non plus de sa douleur.
-Hein ? Mais je fais comment pour vivre moi !
-Tu te nourris bien de sexe non ? Le fait que je sois un loup à plusieurs avantages. Dont au lit.
-Je conteste votre honneur ! Avait alors dit l'humain. Et si moi je suis contre ?
-Vraiment Stiles ? Tu vas me faire croire que tu n'as pas envie de moi ?
Le garçon avait une nouvelle fois pris une teinte assez proche de la couleur d'une tomate. Il avait ensuite essayé de présenter un raisonnement logique. Sur le fait qu'il pouvait ne plus vouloir de lui plus tard ou que le loup-garou voudrait quelqu'un d'autre dans sa vie. Enfin, les choses banales de vie !
-Le sexe est le sexe, mon petit Stiles. Avait dit le démon. Qu'importe ton partenaire ou ta partenaire. Je m'en nourrirais de la même façon. J'accepte donc ta proposition Derek. Et j'espère que vous allez rester ensemble un p'tit bout de temps parce que je sens que vos parties de jambe en l'air vont être un vrai délice.
*w*
Stiles n'avait jamais été aussi heureux de sa vie. Les horribles cauchemars qu'il faisait avaient disparu. Parfois il avait la présence du Nogitsune dans ses rêves, mais ce dernier n'était là que pour parler. Monsieur s'ennuyait horriblement comme il n'avait plus Stiles pour le divertir. Alors il venait faire la conversation. Et avec Stiles, un grand bavard dans l'âme, il était servi.
Ce qui était particulier, s'était dit Stiles. C'était que le démon n'était pas spécialement méchant. Enfin… Si, puisqu'il se nourrissait de Chaos. Mais quand s'adressaient à vous pour faire autre chose que vous rappelez vos pires souvenirs, il était plutôt d'une compagnie agréable. Il avait un sens de l'humour particulier. Était un véritable radar sur patte et pouvait vous prédire la météo avec une exactitude terrifiante. L'ado pensait parfois qu'il contrôlait même le temps.
Il avait dû donner sa réelle identité à Derek, mais ce dernier ne l'avait pas obligé à retourner en Californie. Après tous ils avaient un démon à nourrir ensemble. Et il était actuellement en route pour la New York.
*w*
Une nouvelle vie s'offrait à Stiles. Loin des morts et des cauchemars il ne savait pas ce qu'il voulait faire plus tard, allait-il reprendre ses études ? Il ne le savait pas. Mais il savait qu'il voulait rester auprès de Derek.
Une page s'était tournée. Une nouvelle allait être écrite et Stiles avait l'impression d'être plus maître de son destin qu'il ne l'avait jamais été.
*w*
Note de l'auteur : De base l'idée m'est venue en lisant un livre de Stephen King mais n'a rien à voir avec l'histoire que j'ai lu. Il n'était pas question au début du Nogitsune. Mais je ne sais pas comment mon esprit à vue l'histoire que j'avais en tête irait bien avec mon recueil d'O.S Démon. Je ne me base pas sur le Nogitsune de la série parce que… C'est un UA et que je fais ce que je veux ?
J'espère en tout cas que l'histoire vous aura plus. Comme le premier O.S qui pouvait laisser penser à une suite, il n'y en aura pas. D'autres aventures vont leur arriver, c'est certain, mais tous se passent à présent dans nos têtes !
J'espère que ça vous à plus. N'hésitaient pas à me donner vos avis ! Ça fait toujours super plaisir. J'espère que l'orthographe n'a pas été trop mauvaise non plus ! Sur ceux à une prochaine histoire !
