Salut les gens :D
Nous voila pour cette suite de "Double".
Au fait, maintenant je m'en rends compte, on va finir par penser que j'ai un problème avec les nombres vu mes titres de fictions... bref
Cette suite est pour l'instant assez calme mais ça ne compte pas toujours être ainsi.
Comme je disais dans le premier chap, si Triangle est plus "détente", Double va essayer d'être un peu plus "réaliste".
Mais bon, faut bien faire dans tous les genres, non X3?
Merci à Sushi-sempai et eykie pour leurs gentilles reviews. J'espère que la suite vous plaira tout autant.
Sinon, bonne lecture ;D
-Que veux-tu dire par là ?
-Eh bien, Junpei m'a appris que Riko était amoureuse… de moi.
-Refuses ses avances si elle t'en fait, simplement.
-Ce n'est pas si simple. Je connais Riko. Elle ne renonce pas si facilement. Et, j'ai pas envie de lui faire de la peine. Le regard étonnamment inquisiteur de Tetsuya m'intimidait, je l'évitais. Je fixais vaguement ailleurs, en me grattant la nuque
-Je comprends, mais dans ce cas là, tu dois lui avouer pour vous.
-Mets-toi à notre place, se mêla Junpei, tu crois que si c'était aussi facile, on t'en parlerait et on s'inquiéterait autant?
-Oui, je sais, Hyuga-senpai.
-De toute façon, c'est hors de question d'en parler pour le moment, Trancha-t-il. Bon, tentons d'oublier ça et tâchons de profiter la soirée.
L'étreinte chaleureuse de sa main se voulait maintenant trop ferme. Au point qu'il me faisait mal. Mais je ne me suis pas senti de lui dire, en vue de sa frustration certaine.
-D'accord, Junpei.
Une fois chez moi, mon amant se décontractait paisiblement dans le canapé. Je le rejoignis tout sourire, rassuré par l'air apaisé qu'il affichait. Peut-être que nous nous inquiétions inutilement. Peut-être que cette affaire sera classée sans suite. Néanmoins, j'avais besoin de lui parler.
-Junpei, ce qu'a dit Kuroko tout à l'heure, ça m'intrigue.
-Quoi donc?
-Le fait que nous devrons un jour nous dévoiler au yeux du monde.
-Impossible pour le moment. Les gens comme nous sont encore très mal vus. Un jour, un élève de deuxième année, à Seirin, a fait son "coming-out".
-Et alors…?
-Les menaces de mort ont fusé dans son casier, il se faisait agresser régulièrement. Bref, il était devenu le souffre-douleur de sa classe. Puis un jour, il n'était plus à l'école. Les jours, les semaines, les mois passaient.
-Et depuis.
-Plus aucune nouvelle. Personne ne sait ce qu'il a fait, il n'avait pas d'amis. Je faisais juste partie des élèves qui ont entendu la rumeur.
-Je n'en avais pas connaissance.
-Maintenant tu comprends mieux ma réticence ? Il serrait mes deux mains fermement, se collait à mon visage, trop près. Son souffle effleurait ma peau, la chaleur de sa main caressait ma joue Je tiens à toi, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur. Teppei, je t'aime, et rien ne nous séparera.
Malgré ses mots poignants et la sincérité qui émanait de sa voix rauque, je ne pouvais m'empêcher de m'esclaffer de cette atmosphère ridiculement lourde.
-Hahaha.
-Pourquoi, tu rigoles. Tu te fous de ma gueule?
-Nan, pardon. Soufflais-je. C'est juste cette phrase. C'était mignon et drôle.
-Oï! Tu t'fous vraiment d'ma gueule là.
-C'est pas vrai. Je lui baisais son front tiède.
Puisque je pense la même chose.
Mon amour se délectait du peu de temps qu'il lui restait en ma présence. Nous étions vendredi matin, à peine préparés pour une lourde journée de cours d'été. J'ignorais ce qu'il allait advenir aujourd'hui avec Riko qui allait certainement nous coller plus que d'ordinaire. Alors je profitais de ce petit moment de sérénité avec l'amour de ma vie. Quelque part, je pensais que ça allait avoir quelque chose de distrayant, cette double vie. J'aparentais presque ça à un jeu.
Sauf que les enjeux n'étaient pas du vent…
-On va pas tarder à y aller. Me souffla Junpei.
-D'accord. Soupirai-je, déçu de ne pas avoir plus de temps avec lui.
Une fois arrivés dans l'enceinte, je distinguais clairement Tetsuya qui s'apprêtait à nous aborder, mais Riko apparut de l'autre côté et plus rapidement. Elle est déjà aussi motivée dès le matin ?
-Bonjour, Teppei, Junpei. Débuta-t-elle.
-Salut. Réponse synchronisée de nous deux.
-Vous êtes libre, ce soir?
Je détestais mentir à Riko, ça me donnait l'impression de la trahir. Mais je n'avais pas le choix.
-Oui, on comptait voir un match de basket.
-Ah bon?
-Oui.
-Contre qui et qui?
-Indépendants. C'est juste que des équipes de rue.
-Je peux venir avec vous?
-Non, va y avoir pas mal de monde et tout.
-Je vois, bon bah à plus tard alors.
-Ok. Terminais-je. Elle s'en allait dans la direction opposée de sa venue. Ça me pourfendait le coeur. À ce rythme, j'allais rapidement craquer.
-T'es con ou quoi? Un match indépendant… elle va se renseigner, abruti! Me savonna Junpei.
-Pardon. J'ai fait du mieux que j'ai pu.
Tetsuya arrivait finalement
-Je vous ai vus discuter avec la coach. Il s'est passé quoi?
-On va devoir trouver un match de street dans les coins. Sinon ça va merder et Riko va se douter qu'on lui cache quelque chose.
-D'accord. Comment vous allez faire?
-Aucune idée. Soupira mon amant. Je le regardais se lamenter à contrecoeur. Ca me donnait l'impression que c'était de ma faute. Je détestait être un fardeau pour lui. Je voulais affronter les choses avec lui, pas les empirer.
-Je vais voir ce que je peux faire. On va trouver une solution ensemble. Relativisa notre cadet. Sinon, rien de spécial pour les cours. Tout se déroula d'une simplicité flagrante. Mis à part quelques fois, Riko que je surprenais à m'observer. Mais nous gardions plus ou moins nos distances, Junpei et moi, durant les cours. Et ceux avant même Riko.
Le soir, après la fin des cours, nous rentrions ensemble, sans se tenir la main, évidemment.
Le crépuscule était la chose que j'aimais le plus voir quand je sortais du lycée, avec mon Junpei. Sur le trottoir, Tetsuya semblait nous attendre. Ses traits semblaient étonnamment sereins.
-Kuroko. Qu'est ce que tu fais ici?
-Nous n'avions pas un match de streetbasket à regarder?
-Mais, c'était un men…
-... Pardon, nous AVONS un match de street à regarder. Insistait-il. Aurait-il réussi à dégoter une solution?
-Ah… rentrais-je dans le jeu. Oui, je vois. Alors, on y va comment?
Il désigna le coin du bâtiment, une limousine flamboyante en surgissait. Impeccablement lustrée, un chauffeur s'en échappa et vint à notre rencontre, ce qui attisait certainement des curiosités.
-Kuroko, tu peux expliquer? J'étais paumé. Tetsuya n'avait nullement les moyens pour nous faire apparaître une limousine de luxe sortie de je ne savais où, avec un chauffeur.
-Messieurs, si vous voulez me suivre. Demanda le chauffeur en uniforme.
-Je vous expliquerai en chemin. Termina le bleuté.
La limousine disposait de sièges d'un moelleux divin. C'était comme si mes muscles se détendaient naturellement une fois assis dans la voiture de luxe.
-Alors Kuroko, demandais-je, toujours accompagné de Junpei et Kuroko. Racontes-nous.
-Et bien, j'ai parlé du problème à un de mes contacts.
-Akashi? Ironisa Junpei.
-Oui, c'est ça. Et il a accepté sans lésiner. Je suis vraiment heureux pour vous. Maintenant, vous avez votre couverture.
-Il fait pas les choses à moitié, l'Akashi. S'étrangla mon homme.
-Et tu lui as expliqué concernant…
-Non, j'ai seulement précisé que vous aviez besoin d'une couverture mais je n'ai rien justifié. En revanche, je pense qu'il commence à s'en douter.
-T'es pas sérieux, quand même. Demanda Junpei.
-Il m'a simplement demandé de vous dire que si si ça me fait plaisir, alors il fera tout pour vous deux, peu l'importe pour quelle raison. C'était ses mots.
-Je vois. Tu pense vraiment qu'il est au courant.
-Du moins il l'a deviné. Mais je connais Akashi-kun, c'est quelqu'un de vraiment bien.
-Tu l'aimes? Demandais-je à notre cher cadet.
-Je pense. Se confessa-t-il en rougissant. Vous pensez que c'est réciproque?
-Sûrement, vous êtes toujours ensemble et il tient sincèrement à toi.
-Mais le problème, c'est que je ne saurais jamais tant qu'il ne l'aura pas avoué. Et je sais pertinemment qu'Akashi est très fermé concernant ses secrets. Les larmes coulaient lentement sur son visage pâlot.
-Tetsuya, lui dis-je. On va se promettre une chose. Le jour où nous nous assumerons, tu te confesseras à lui, d'accord?
Il séchait ses yeux et affichait une mine plus heureuse.
-Hai!
Voili, voilou, une tite review?
A la prochaine ;D
