Chapitre 3 : L'explication

Perceval restait là, totalement prostré. Il ne savait quoi faire. Il resta sur place à fixer son roi dans les yeux. Ce dernier prit la parole.

- Il faut qu'on parle Perceval.

Perceval dit oui de la tête et invita son roi à entrer dans sa chambre.

Une fois entrer, le roi s'exclama.

- C'était bien vous alors ? Que j'avais surpris tout à l'heur entrain de m'espionner pendant que je conversais avec Angharad ?

Perceval répondit :

- Oui Sir !

- Et puis-je savoir depuis quand vous écoutez derrière les portes ?

- Quand je vous ai vues discuter avec Angharad je savais que ça sentait pas bon. Alors je suis resté pour voir comment les choses aller tourner.

Arthur resta neutre face à cet aveu mais laissa un sourire apparaître face à l'honnêteté de son chevalier.

- Bon je ne vous en veut pas Perceval, mais que cela ne se reproduise pas.

Alors qu'il allait se retourner, il ajouta :

- Mais… Dites-moi pourquoi vous n'avez pas réagi lorsque je discutais avec Angharad.

Perceval sur le moment ne comprit pas. Pour lui la réponse paraissait évidente :

- Vous êtes le roi c'est à vous de décider, et moi en tant que votre chevalier, mon devoir est de vous obéir.

Le roi restait figé face à la loyauté de son chevalier, celui-ci reprit la parole

- Si vous permettez j'aurais une question moi aussi Sir !

- Mais je vous en prie faîtes !

Perceval ne savait pas comment formuler sa question. Mais il c'était dit qu'après tout il valait mieux être direct et ne pas tourner autour du pot. Parce que sinon le roi allé encore rien comprendre, s'énerver et lui foutre une droite en pleine tronche.

- Alors voilà, pourquoi avoir dit à Angharad de ne plus jamais me revoir ?

- Mais cela ne vous regarde absolument pas mon petit vieux !

- Si je peux me permettre Sir, sur ce coup-là ça me regarde, puisque l'on parle de mes relations personnelles.

- Mais j'ai mes raisons merde !

- Et bien dîtes-les-moi vos raisons !

- Mais non !

- Ho mais merde à la fin ! Vous me dîtes sans arrêt que je suis con, débile et j'en passe. Vous vous plaigniez constamment en disant que je vous emmerde. Et là je découvre que vous vous mêler de mes relations. Dîtes moi pourquoi Sir enfin !

Le temps s'arrêta après la tirade de Perceval. Il n'en revenait pas de ne pas s'être encore mangé une droite par son roi. Il ne lui avait jamais manqué autant de respect.

Il ne savait plus quoi faire, il s'attendait au pire, se faire virer de la table ronde, se faire enfermer dans le cachot, ou tout simplement subir des années de galère.

- Sir, je..

Mais alors qu'il s'apprêtait à s'excuser c'est tout autre chose qui se passa. Il c'était fait plaqué contre le mur de sa chambre et il avait senti les lèvres de son roi sur les siennes.

Perceval ne comprit pas tout de suite. Mais quand il sentit une langue quémander l'entrée de sa bouche. Il la laissa passer avec grand plaisir. Et c'est ainsi qu'un long baisé fut échangé entre nos deux protagonistes.

Au bout de quelques minutes d'échange de long baisé. Le roi se détacha de Perceval et dit

- Voilà pourquoi Perceval. Je ne supporte pas de vous… De te voir avec cette fille, car je suis jaloux de la relation que vous avez entretenue toutes ces années. Rien que le fait de te voir avec cette sotte m'insupporte. Donc oui, je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas et j'en suis désolé si cela t'a blessé. Mais c'est ainsi maintenant et je ne puis rien changé. Et ce baisé Perceval et bien c'est la preuve que je ne te mens pas et que mes sentiments sont réels envers toi !

Perceval n'en croyait pas ses oreilles, son roi, son Sir, son Seigneur l'aimait. Et lui il n'avait rien remarqué.

- Moi aussi je vous aime Sir.

- Pas Sir, Arthur et ne me vouvoie plus quand nous sommes tous les deux.

Perceval resta interdit, celui qui avait horreur qu'on le tutoie, lui donna la permission à lui de lui dire « tu ».

Une fois sa surprise passée il déclara.

- Moi aussi je t'aime Arthur.

Arthur se remit à l'embrasser encore plus profondément.