Coucou les copains ! Et oui un nouveau chapitre tout neuf est enfin là. Je poste très vite et de façon très rapprochée car la semaine prochaine je ne pourrais rien écrire. En effet, je pars à Londres pendant une semaine. Il me sera impossible de poster quoique ce soit. Par contre, je check régulièrement pour lire vos commentaires. C'est un super booster pour écrire, croyez-moi. On se sent (auteur de Fanfiction) encouragés par vos petits mots, vos ressentis et votre vision sur la suite des événements de l'histoire. Donc n'hésiter pas. Je vous lis toujours avec grande attention.

Cœur sur ceux qui me laisse un petit mot et qui suivent cette nouvelle épopée Sherlolly. Je vous love.

Bonne lecture.

CHAPITRE TROIS

Pliait son maigre oreiller sous sa tête, Molly laissa un sourire de satisfaction déformer ses lèvres roses. Elle était épuisée et jugeait qu'elle avait mérité un peu de tranquillité. Elle repassait sa journée en revu dans sa tête comme chaque fois qu'elle allait s'endormir.

Immédiatement, elle sentit son estomac se contracter lorsqu'elle se remémorait sa rencontre avec cet homme si impressionnant et charismatique qu'était Sherlock Holmes.

Etrangement, la première chose qui lui vient à l'esprit en pensant à lui était sa voix grave et franche. Il avait réussit à la mettre mal à l'aise juste en la saluant. Elle roula des yeux en songeant à sa bêtise. Il avait certainement dût la prendre pour une idiote, ou pire, pour une de ses femmes qui papillonnes devant lui en espérant un regard ou une attention de sa part.

Elle se retourna vivement sur son matelas en se retenant de martelet ce dernier de son poing. Elle n'aimait pas être vue comme ses femmes. Elle n'était pas comme elles et ne voulaient pas ressembler. Pourtant une partie au fond d'elle avait vivement apprécié l'idée d'avoir un regard de cet homme.

Il avait une façon de se déplacer et une manière de parler qui l'avait fait frémir. Elle poussa un soupire en balayant cette envie naissante. Elle n'était pas faite pour ça et elle n'avait aucune envie de subir la désillusion que ce genre d'homme pouvait engendrer. Elle avait déjà vu des hommes agir ainsi, notamment lors des soirées que donnait le sénateur. Ses jeunes aristocrates lui donnaient la nausée. Bien souvent, elle se tenait très loin d'eux et observait leurs petit manège.

Elle poussait un soupir désespérer et gigotait un peu sur place avant de s'endormir lentement.

MHMHMHMHMH

— Molly ? Molly ?! Mais quelle idiote ! Molly !

La jeune femme frotta ses yeux encore endormit. Elle pouvait entendre la voix désagréable d'Irène résonnée dans son crâne. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte que la voix n'était pas le fruit de son imagination.

Elle poussa les couvertures et tituba jusqu'à la porte de sa petite chambre. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle vit la nièce de son maître la foudroyer du regard. Elle ne put s'empêcher de mentalement se comparer à cette femme qui portait des soies sur son corps, tandis qu'elle, elle portait une longue chemise en coton blanche.

— Molly te voilà enfin ! Je veux que tu ailles déposer ceci à M. Holmes.

Ecarquillant des yeux devant la demande de la nièce de son employeur. Il devait être près d'une heure du matin et elle n'avait pas encore eu le temps de raccommoder son manteau d'hiver.

— Maintenant ?

— Bien entendue maintenant, petite sotte ! déclara-t-elle les lèvres pincées. Ne me regarde donc pas ainsi !

Hésitante, Molly jeta un regard désemparé en direction de son lit avant de s'emparer de la lettre brune. Elle capitula devant le sourire satisfait d'Irène qui leva son menton arrogant.

— Parfait. Ne reste donc pas planté là, aller !

— Oui mademoiselle…

Molly s'empressa de s'habiller convenablement avant de se saisir de son manteau d'hiver à qui, il manquait plusieurs boutons. Elle haussa les épaules et rabattit au mieux les pans de ce dernier en espérant que la course se fasse vite. Il lui fallut près de trente minutes pour arriver jusqu'au 221B Baker Street.

Ses pieds et chevilles étaient trempés par la neiges tout comme le bas de sa robe de domestique et son manteau. Malgré l'épaisseur des tissus qu'elle portait, elle ne pouvait pas s'empêcher de grelotter de froid.

Elle aurait tant aimé pouvoir prendre la cabine du sénateur Adler pour venir jusqu'ici, mais Irène le lui avait interdit. Elle n'aimait pas que Molly puisse être vu dans ce qui lui servait de transport quotidien. Elle soupira de soulagement en voyant l'immense porte en bois massif se dresser devant ses yeux plissés et marqués par la fatigue. Elle gravit difficilement les marches du perron qui étaient recouverts de verglas.

Elle serra la missive d'Irène contre elle en serrant des dents tandis qu'elle sentait son équilibre devenir précaire. Elle frappa doucement à la porte et patienta quelques secondes avant qu'un bruit sourd se fit entendre. Elle se mordit la lèvre en songeant à la façon dont elle allait être accueillit. Réveiller les gens à une heure aussi tardive était loin d'être bien vu.

Lorsque la porte s'ouvrit, elle put voir une femme d'une cinquantaine d'années se dresser devant elle. Elle était légèrement plus grande que Molly et ses traits lui inspiraient une grande confiance. Emmitouflée dans une robe de chambre, la femme écarquilla des yeux en découvrant Molly qui tentait un sourire contrit. Mon Dieu, si elle avait put, elle se serrait terrée profondément dans le sol.

— B-Bonsoir Madame. Veuillez excuser ma venue si tardive, mais ma maitresse m'a demander de porter ceci à , déclara-t-elle en désignant la missive qu'elle tenait dans sa main droite dont elle ne sentait plus la circulation sanguine.

— A cette heure ?!

— C'est très urgent, répliqua Molly en flagellant mentalement Irène alors que ses propos étaient entrecoupé de claquement de dents.

La vieille femme ne dit rien et jeta des regards furtifs en direction de la rue. Ses sourcils se soulevèrent avant de se froncer. Une petite ride se forma sur son front tandis qu'une mèche blonde bouclé qui s'était échappé de sa charlotte s'y reposait.

— Mais… Mais très chère où est votre cabine ?

A cette question, Molly se sentit honteuse et baissa son regard en direction de ses pieds qui étaient trempés. L'idée sordide de salir l'intérieur de la maison lui traversa l'esprit.

— Je n'en ai pas, Madame. Je suis venue jusqu'ici à pieds. Comme je vous l'ai dis, ceci est très urgent.

— A pieds ! Mais vous allez attraper la mort mon p'tit ! Ne rester pas ici, entrer donc.

Immédiatement la femme s'effaça de l'entrée pour laisser la place à Molly qui la remercia aussi vite. Elle se permit se frotter ses mains l'une contre l'autre avant de souffler dessus pour les réchauffer. Cela lui fit grand bien tout comme la chaleur agréable qui régnait dans la maison. Elle se rendit compte à cet instant à quel point ses os étaient gelés.

— est encore réveiller, vous allez pouvoir lui apporter cette lettre, déclara la femme en refermant la porte d'une voix calme.

Grimaçant, Molly savait parfaitement qu'Irène voulait qu'elle revienne avec une réponse du détective. Mais la jeune femme n'avait aucune envie de lui faire face maintenant.

Elle n'était pas prête bien qu'elle se soit imaginer toute sorte de réplique cinglante à lui rétorquer pendant tout son chemin jusqu'ici. Son regard se dirigea vers l'escalier en chêne qui menait jusqu'aux appartements du détective et elle peina à déglutir.

— Vous êtes sûre qu'il pourra me recevoir ?

— Bien sûr, ce garçon ne dort quasiment jamais lorsqu'il est sur un cas.

Molly esquissa un sourire au ton maternel qu'employait la femme et nota une note de désapprobation dans le choix de rythme de sommeil du détective. La femme croisa ses bras contre sa poitrine.

— Vous pouvez monter, je vais préparer du thé. Je vous y rejoindrais.

— Bien… Merci Madame.

La vieille femme disparut derrière une porte vitrée qui devait sans aucun doute donner sur son propre appartement. Molly soupira en songeant qu'elle n'avait plus aucune raison de reculer.

Elle était ici et elle devait remettre cette lettre à cet homme. Eh bien c'est ce qu'elle allait faire et elle repartirait aussi vite qu'elle était venue. Elle inspira profondément en bombant sa petite poitrine pour se donner du courage tandis qu'elle s'était mise à gravir les escaliers.

Rapidement, elle se retrouva devant une porte en bois contre laquelle elle émit trois petits coups timides.

N'ayant rien entendu, elle poussa lentement la porte pour voir si le détective se trouvait là.

Personne.

Fantastique ! songea-t-elle avec amertume.

Elle qui voulait repartir le plus vite possible, elle se retrouvait dans un dilemme. Elle lança des regards timides en direction du salon et elle sentit son souffle se couper lorsqu'elle progressa dans la pièce centrale. Sa mâchoire s'était décrochée tandis qu'elle s'arrêta de marcher.

— Oh bon sang ! marmonna-t-elle dans une respiration.

Elle observa les lieux avec des yeux ronds. Elle n'avait jamais vu autant de choses aussi plaisantes regrouper en un même endroit. Elle reconnu un sextant poser délicatement près d'une carte d'astronomie. Elle voulu fondre vers cette dernière, mais elle se retient de justesse. Elle n'était pas ici pour cela. Décrochant le regard à contre cœur de l'objet, elle observa les immenses rangés de livres qui tapissaient les murs.

Ses yeux se bloquèrent sur une suite d'ouvrages de médecine qu'elle avait déjà vue. Ils étaient bien trop chers pour ses maigres moyens. Elle soupira, bien plus fortement qu'elle n'aurait cru. Absorbée par la contemplation des ouvrages elle ne vit pas Sherlock qui l'observait du coin de l'œil et qui remarqua son intérêt pour la série d'ouvrage.

— Ils me viennent de ma mère.

Sursautant sur place, Molly réalisa qu'il venait de parler. Elle détourna le regard des étagèrent pour le porter sur le détective qui avait posé ses mains dans les poches de son pantalon. Elle n'avait aucune idée d'où il venait de surgir, mais elle eut à nouveau ce sentiment de gêne lorsqu'elle croisa son regard. Sa gorge fut à nouveau sèche et elle ne sut si elle devait fermer ou ouvrir sa mâchoire.

— Je-Je suis désolée, votre logeuse m'a-m'a invité à monter… Et je ne vous voyais pas…et ses livres… Je n'allais rien faire de mal.

— Les livres vous plaisent ?

— Ils sont magnifiques, déclara-t-elle d'une traite en baissant son regard tandis que le mal aise avait prit le dessus sur elle. Je…Je ne les ais jamais lu.

— Les sciences vous intéressent ?

Elle opina. Ses yeux étaient brillants et immenses et la lumière du feu de cheminée accentua cet effet. Sherlock le remarqua et ne pu s'empêcher de la trouver peu ordinaire.

— Cela est peu commun, marmonna-t-il tandis qu'elle esquissait un sourire.

— Oui . Ma mère s'intéressait à ce genre de choses. Enfin, elle essayait. Papa, n'aimait pas ça. Il disait que les études universitaires sont inutiles pour les femmes et que le fait d'étudier n'est pas dans leur nature, voire peuvent les rendre malades. Maman ne l'écoutait pas. Elle lui disait que seule l'ignorance est le plus grand danger de la femme.

— Une femme intelligente votre mère.

— Oui, murmura-t-elle en sentant son estomac se tordre à son souvenir. Elle l'était.

Un court silence s'instaura dans le salon de Baker Street. Molly appréciait la chaleur qui régnait ici. Elle s'y sentit immédiatement bien, mais la présence du détective la troublait étrangement.

Aucun homme ne l'avait autant déstabilisé auparavant. Soudain, elle réalisa qu'elle avait fait tout ce chemin pour une enveloppe. Elle baissa son regard vers ses mains et eut l'impression que le papier lui brûlait les doigts.

— Je-je suis venue vous amenez ceci, dit-elle en tendant une enveloppe au détective. Cela est de la part de Mrs. Adler.

Sherlock arqua un sourcil et s'empara de l'enveloppe de ses longs doigts fins. Molly s'attendit à ce qu'il l'ouvre. Il n'en fit rien et il la déposa sur un petit guéridon. La jeune femme fronça les sourcils en observant la missive qui gisait près d'un tas de documents.

— Monsieur ne la lit pas ? osa-t-elle demander.

— Ceci n'est pas une urgence.

Oh mais si ! s'exclama intérieurement Molly. La panique s'empara d'elle tout comme la gêne qu'elle ressentait. Si elle ne rentrait pas au plus vite, Irène la tuerait de ses propres mains. Elle avait déjà essuyé les colères de sa jeune maitresse et la dernière était encore douloureuse pour Molly.

— C'est que mademoiselle m'a demandé de revenir avec une réponse de votre part.

— Parfait, je peux donc vous gardez quelques minutes avec moi. J'ai besoin de quelqu'un pour m'aider à réfléchir et le docteur Watson n'a pas pu se libérer.

Elle clignait des yeux, prise au dépourvu, en tentant d'enregistrer ce que venait de dire l'homme. Elle se mit à triturer ses doigts nerveusement en cherchant une solution afin de partir au plus vite. Elle n'aimait pas l'idée d'être seule avec lui et de devoir tenir une conversation avec cet homme.

Elle était certaine qu'il allait la trouvé stupide et ça elle ne le voulait pas. Elle butait déjà sur les mots habituellement, mais avec lui, cette tare semblait prendre encore plus d'importance.

— Je ne vous serais pas d'un grand secoure, M. Holmes, dit-elle paniquée.

Il ne l'écoutait pas et allait s'assoir sur son fauteuil. Lui pensait bien le contraire. Il rassembla ses mains sous son menton et fixa un point invisible devant lui. Il avait besoin de rester concentré sur ce qu'il devait faire.

Il se rendit compte qu'il n'arrivait en aucun cas à le faire lorsque cette fille mordait ses lèvres et s'empourprait. Il inclinait sa tête en avant laissant la masse de boucles qu'il avait sur le somment du crâne tomber légèrement devant son regard. Molly trouvait que cela soulignait son regard tranchant et le rendait encore plus intense.

— Il me semble que vous ayez besoin de mon aide pour pouvoir retourner dormir. J'ai besoin de la votre pour réfléchir. Je n'arrive à rien sans un cerveau qui m'est disponible. Il doit être suffisamment vif pour saisir la situation, chose difficile à trouver.

Il avait dit cela avec un tel calme que Molly se sentit désarçonner quelques secondes. Il se servait d'elle et il n'avait aucun remord à faire ça.

— M. Holmes, je ne suis qu'une domestique. Je ne pense pas être suffisamment élevée intellectuellement pour vous apportez une quelconque aide.

Sherlock leva les yeux au ciel, visiblement agacé de sa réponse qu'il balaya du revers de sa main. Main que Molly s'efforçait d'ignorer. Elle savait qu'il avait fait ça avec une grâce incroyable et elle refusait de sentir ses joues s'échauffer à cause de ça.

— Cesser votre modestie. Vous avez observé une série d'ouvrages de médecine comme un chien fixant son os. Je ne pense pas qu'une personne stupide y ait porté un grand intérêt. A présent, mettons nous au travail.

Il n'allait en aucun cas prendre sa supplique au sérieux. Elle malmena ses doigts tandis qu'elle tentait de calmer son esprit. Elle laissait un soupire de désespoir s'échapper de ses lèvres.

— Je n'ai pas le choix alors.

— Vous commencez à comprendre, rétorqua-t-il avec arrogance.

— Bien. Dans ce cas, je vous aide.

Elle resta plantée face à lui tandis qu'il lui exposait les informations qu'il avait recueillit et les déductions qu'il avait faites. Pendant tout ce temps, elle l'observa le plus discrètement possible en songeant aux traits masculins qui ciselaient son visage.

Elle fut immédiatement attirée par les lèvres pleines du détective. Elles étaient rebondit et si bien dessinés qu'elle osa songer, un court instant, à l'effet que cela ferait si elles les mordillaient. Comment s'écraseraient-elles sur les siennes ?

Jamais la jeune femme ne s'était posé ce genre de question. Elle pencha légèrement son visage en s'efforçant de pensée à la sensation de la pression des lèvres du détective contre sa bouche. Serait-il tendre ou la dévorerait-il ? Molly posait une main sur une de ses joues lorsqu'elle sentit des rougeurs se rependre sur son visage.

Honteuse de nourrir de telles idées, elle se fustigeait mentalement alors qu'elle focalisait son attention sur les propos du détective qui ne cessait de faire des allers-retours dans le salon. L'intonation de sa voix si riche captait aisément l'attention de Molly qui sentit une certaine excitation dans l'écoute du cas.

Elle s'accrochait à tous les éléments qu'il lui soumettait en essayant d'ignorer la fougueux dont-il faisait preuve en énonçant ses idées. Cela n'aurait fait que lui rendre la chose plus compliquée.

— Qu'en pensez-vous Molly ?

Elle prit quelques secondes pour songer aux différents cas qu'elle avait put lire. Elle passa en revu ses ouvrages et écarta toutes les pistes qui lui parurent inutiles. Elle fronça les sourcils faiblement, mais suffisamment pour que le détective le remarque.

Il fut étonné de trouver ce geste tout à fait charmant. Il fut étrangement fasciné par la manière dont la jeune femme s'était mise à faire le listing mental de toutes les pistes qui s'offraient à eux. Elle passa une main sur son visage pour soutenir son petit menton qu'il se surprit à vouloir prendre en coupe de ses deux grandes mains. Il serait si aisé de laisser son pouce balayer la surface de sa peau et glisser vers ses clavicules.

— Avez-vous pensé au poison ?

— Au poison ? répéta-t-il perplexe d'une voix rude.

— Oui. Vous aviez dit que le médecin légiste qui a retrouvé le corps de l'ami du sénateur Adler n'avait trouvé aucune trace d'acte de violence ? Ni strangulation, ni griffure.

— C'est exact, dit-il en butant sur les mots tandis que ses yeux se plissèrent.

— Alors, vous devez chercher quelque chose qui est trouvable, seul lorsque l'on sait là il faut chercher. Enfin, c'est ce que je ferais.

Les yeux du détective s'agrandir lorsqu'il comprit où la jeune femme voulait en venir. D'un geste, il bondit sur ses jambes et empoignait les épaules de Molly qui resta interdite à ce contact.

Cette fois-ci elle sut qu'il fallait que sa mâchoire se décroche. Ses membres s'étaient figés alors que les doigts du détective s'enfoncèrent dans les couches de tissus qu'elle portait. Elle était surprise de voir à quel point l'humeur de cet homme était changeante.

— Molly, vous êtes fabuleuse !

— Je- Je- Moi ?

— Ceci était si simple ! Il y a toujours une donnée qui m'échappe et vous venez de me l'offrir. Vous êtes fabuleuse, répéta-t-il avant de l'embrasser sur le front.

Elle sentit son cœur s'arrêter lorsque les lèvres de l'homme s'écrasèrent sur sa peau. Faisait-il cela souvent ? Elle pouvait sentir chaque parcelle de son corps fondre littéralement tandis que les mains du détective étaient toujours agrippées à ses épaules.

Lorsqu'elle levait ses yeux marron dans ceux de Sherlock elle put sentir quelque chose entre eux se passer. C'était si puissant qu'elle n'osait plus bouger. Les doigts de Sherlock se décolèrent légèrement du tissus de la robe de la jeune femme, mais sans totalement la quitter.

Il s'était sentit foudroyer à l'instant où ses lèvres s'étaient posés sur le front de Molly. A présent, il avait son regard ancré dans le sien.

— Je-Je suis heureuse de vous avoir aidez, bégayait-elle.

Il laissait ses mains retomber le long de son corps tandis qu'il fit un pas en arrière pour marquer une distance. Il se raclait la gorge alors qu'il remit un masque placide sur son visage.

Il se redressait fièrement tandis que regard redevient glacial. Molly notait dans son esprit qu'il semblait devenir bien plus grand. Elle était encore secouée de ce contact auquel elle n'avait jamais été habituée.

— Je pense qu'une autre personne vous sera redevable de m'avoir aidé sur ce sujet.

— Ah oui ? Qui donc ?

— Madame Hudson. Elle sera heureuse de me voir aller dormir.

— Qui ça ?

— La femme que vous avez vue en arrivant. Ma logeuse. Même si elle me traite davantage comme un enfant que comme un locataire.

A cette déclaration, Molly esquissait un sourire qui n'échappait pas au regard du détective qui peinait à déglutir. Il ne put s'empêcher de noter à quel point les fossettes qui se creusaient sur les joues de la jeune femme étaient adorables.

Il se giflait mentalement au mot « adorable ». Il était Sherlock Holmes. Il ne trouvait absolument rien d'adorable. Ce genre de remarques étaient si communes qu'elles le dégoutait.

Détournant son regard des lèvres de Molly, il passait nerveusement une main sur ses cheveux qui étaient plaqués en arrière. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais sa logeuse débarquait, les bras chargés d'un lourd plateau à thé.

— Ma chère ! Vous avez réussit à convaincre Sherlock à aller ce coucher ! Voilà qui relève du miracle.

— On dirait bien, asséna dans un petit rire avec douceur Molly qui n'avait rien remarqué du mal du détective. Je- Je n'ai pas fais grand-chose, vous savez.

— Madame Hudson pense que je ne suis pas assez grand pour contrôler mon rythme de sommeil.

— C'est bien le cas ! Que dirait votre mère si elle savait que vous négligez cela. Et encore ce ne serait que le sommeil. C'est que vous mangez également très peu !

— Cela ralentit ma réflexion… Oh et puis cela en est assez Mme Hudson !

— Oh ! rabroua-t-elle en plaçant ses poings sur ses hanches. Vous êtes un véritable enfant. Voyez ma chère, depuis que ce garçon est seul il est devenu encore plus insupportable ! Comment faisait John pour vous supportez tout les jours ?

Les yeux de Molly s'écarquillèrent à l'évocation du nom du médecin.

— Mme Hudson, je pense qu'il est l'heure pour vous d'allez dormir.

— Je vais y aller également, murmura Molly en serrant les pans de son manteau. Il est tard, je pense vous avoir suffisamment dérangé.

— J'aimerais vous faire une proposition, déclara le détective désireux de capter son attention sous le regard étonné de Mme Hudson.

Sherlock comprit que son ton avait été beaucoup trop empressé. Il fut heureux de voir que Molly, elle ne l'avait pas remarqué.

— Je-je… Laquelle ?

— J'ai besoin d'un assistant et vous semblez satisfaire tout les critères que j'exige pour ce poste, asséna-t-il d'une traite.

Les yeux de Mme Hudson s'agrandir à une vitesse folle et ne cessait de faire des allers-retours en direction du détective et de la jeune femme qui était aussi surprise qu'elle.

— Mais-

— Vous seriez payée, bien entendue, ajoutait-il dans l'espoir qu'elle accepte sur le champ.

Il voulait la revoir. Il voulait l'avoir pour lui seul comme ce soir. Il se giflait une nouvelle fois mentalement en rayant cette réflexion de son esprit.

— Je- Je ne sais pas trop. J'ai beaucoup de tâches à faire pour le sénateur-

— Il est nécessaire que vous m'assistiez. Watson doit se rendre au chevet de son épouse pour la naissance de leur enfant. Je ne connais personne d'aussi qualifié que vous dans les sciences à ce jour. De plus, votre présence est bien plus supportable pour moi que celle de la plupart de gens.

— je vous en pris, je ne-

— Je vous attends après-demain ici. Mme Hudson nous préparera du thé.

Elle sentit quelque chose en elle s'indigner. Cela n'était pas normal. Un homme tel que lui ne côtoyait pas une femme comme elle. Elle n'était pas une dame. Elle n'était rien d'autre que Molly. Juste Molly. Il se détournait d'elle, et alla faire face à son secrétaire pour se saisir d'un stylo. Cela ne dura que quelques minutes. Il se retourna et s'approcha d'un pas vers elle. Elle le fixait droit dans les yeux tandis que son cœur semblait avoir grimpé dans sa gorge. Il levait un papier devant ses yeux et lui tendit avec grâce.

— Votre récompense.

Elle clignait des yeux une nouvelle fois en se demandant ce qu'il avait bien pu inscrire dans la missive. Elle se permit de lui jeter un regard avant et elle vit qu'il ne plierait pas. Epuisée et sachant qu'elle n'avait aucune chance si elle se mettait à combattre, elle poussait un soupire, vaincue. Elle levait délicatement sa main pour s'emparer de la lettre.

— Merci, M. Holmes.

Il ne lâchait pas immédiatement la missive ce qui obligea Molly à le regarder droit dans les yeux. Elle penchait légèrement la tête tandis que Mme Hudson laissait son regard aller de Molly à Sherlock. Elle sentit quelque chose se passer entre eux. Un courant électrique parcourut Molly de la tête aux pieds. Elle se retient de mordre nerveusement sa lèvre et elle peinait à demander :

— Y a-t-il autre chose ?

Il ne répondit pas tout de suite. Elle pouvait imaginer les rouages dans sa tête tourné à toute vitesse. Il y avait quelque chose. Mais elle n'osait pas définir elle-même ce que cela pourrait-être. Elle ne voulait imaginer des choses qui étaient hors de sa portée.

— Non. Non, rien d'autre. Mme Hudson va vous faire préparer une cabine pour rentrée.

— Oh, cela ne sera pas nécessaire M. Holmes.

— Cela n'était pas une proposition, dit-il en tournant ses talons en direction de sa chambre la laissant seule planté au milieu du salon avec Mme Hudson.

Frissonnante, elle baissait son regard vers la missive qu'il lui avait donné et elle sentit un sourire satisfait naitre sur ses lèvres. Cela n'avait pas été si mal.

MHMHMHMHMHMHMHMH

Molly était rentrée tard après que madame Hudson lui ait fait préparer une cabine pour rentrée en toute sécurité. Pendant le trajet, elle avait remercié silencieusement Sherlock Holmes de lui avoir permit de rentrer au chaud. Elle s'était pincée à plusieurs reprises pour ne pas s'endormir dans la cabine et se promis de ne rien dire de cet épisode à Irène. Elle n'avait aucune envie de subir ses foudres.

Elle avait serré la lettre contre sa poitrine en jalousant quelque peu Irène d'obtenir quelque chose du détective, mais immédiatement après, elle songeait au rendez-vous qu'il lui avait proposé. Elle ne put empêcher le sourire niais qui étirait ses lèvres de faire son apparition.

Elle mourrait d'envie de le retrouver rapidement. Lorsqu'elle rentra, elle ne vit pas Irène. Ce ne fut que le lendemain matin que cette dernière débarqua dans la cuisine tandis que Molly préparait le petit déjeuné. Irène n'avait pas prit la peine de s'habiller et débarquait enroulée dans une robe de chambre vert émeraude qui mettait la couleur de sa peau en valeur.

— Avez-vous une réponse ?

Molly sortit la missive d'une des poches de son tablier et la tendit à Irène à contre cœur.

— Oui. La voici.

Elle s'emparait de la lettre et la dépliait avec une vitesse affolante. Molly restait immobile face à Irène qui laissait son regard émeraude balayer les lignes que lui avait adressées le détective. Ses sourcils sombres se plissèrent alors que ses lèvres se pincèrent. D'un geste rude, elle relevait son visage en direction de Molly qui se sentit soudainement nerveuse.

— Il ne ta donné que cela ?

— Oui, mademoiselle. Cela ne convient pas à mademoiselle ? demanda Molly avec anxiété.

Irène arquait un sourcil et fixait d'un regard torve la jeune femme. Elle semblait l'observée pour la première fois de sa vie, et ce qu'elle vit ne fut pas du tout à son goût. Molly Hooper avait toujours fait partie des murs de la maison de son oncle. Elle n'était qu'une fille. Une fille qu'elle avait croisée lorsqu'elle n'était qu'une gamine. Elle avait toujours dédaigné son regard candide et la pureté dont elle semblait auréolée. Elle mordit sa langue avec fureur en sentant la jalousie l'envahir.

— Tu as mis du temps à revenir hier, Molly, dit-elle d'une voix tranchante.

Nerveusement, Molly mordit l'intérieur de sa joue. Elle n'appréciait pas la tournure de la conversation et cela Irène le comprit très rapidement. Ses yeux se plissèrent et ses lèvres étaient si pincées qu'elles ne formèrent plus qu'une ligne blanche.

— Le trajet fut difficile. De plus, M. Holmes m'a demandé de l'aide.

Ceci fit frémir intérieurement de rage Irène qui serra la lettre entre ses doigts.

— De l'aide ? Pourquoi faire ?

Molly pouvait entendre de la désapprobation trahir le ton posé d'Irène.

— Monsieur est sur une enquête pour votre oncle. Il m'a demandé de l'assister. Je dois d'ailleurs l'aider demain, avouait-elle d'une voix presque inaudible.

— Il ta proposé de sortir ? demandait Irène estomaquée.

— O-Oui mademoiselle. Pour l'enquête.

Irène gloussait, mais cela résonnait aux oreilles de Molly plus comme une moquerie. Elle baissait son visage vers le sol pour ne pas foudroyer l'aristocrate du regard. Elle n'appréciait pas Irène Adler, mais cette dernière était la nièce de son maitre. Elle n'avait pas d'autre choix que de la supporter.

Elle avait toujours été méprisante et détestable avec elle. Enfant, Molly avait essayé plusieurs fois de devenir son amie, en vain. Elle ne recevait qu'en retour une ribambelle de moqueries et de répliques cinglantes.

— Cela est fort dommage que tu doives t'occuper de tes tâches toutes la journée.

Molly relevait son visage en fronçant les sourcils.

— Mais mademoiselle, j'ai demandé à votre oncle de me libéré de mes obligations demain et-

— Vraiment ? Voilà qui est fort ennuyeux car j'ai besoin de tes services. Il me faut des robes propres pour après-demain. J'ai d'importants rendez-vous.

— Annie ne peut pas s'en charger ?

— Non, asséna-t-elle d'un ton tranchant.

— M-Mais, je ne peux annuler ainsi avec M. Holmes. Je ne puis faire mes tâches plus tard dans la journée ainsi-

— J'irais à ta place, déclarait soudainement Irène.

Les yeux écarquillés, Molly sentit son cœur tomber dans son estomac. Irène Adler seule avec Sherlock. Elle sentit des frissons désagréables lui traverser le corps tandis qu'Irène souriait de toutes ses dents, victorieuse et heureuse de son idée.

— A ma place, mais-

— Il n'y a aucun « mais » très chère. Il ne serait pas poli que tu laisses ce cher M. Holmes sans aucune compagnie. De plus, vois le bon côté. Tu vas permettre à deux personnes d'un même niveau social de se connaitre. Entre nous Molly, tu ne pensais tout de même pas y aller ?

Molly ne dit rien et se contenta de pincée ses lèvres. La colère lui brûlait tout l'intérieur. Cette femme avait réussit une nouvelle fois à la rabaisser en utilisant les faits. Encore une fois. Irène la fixa en laissant un sourcil se dresser. Elle se moquait d'elle et cette pensée désola Molly. Elle n'aimait pas le conflit et cette femme semblait le rechercher ardemment. Ecraser les autres pour jubiler n'avait jamais été dans son esprit.

— Voyons Molly, toi comme moi savons que cet homme est fait pour une femme telle que moi. Une gamine qui nettoie les toilettes n'a rien d'attrayant à part pour le garçon fermier peut-être.

Elle ricanait une nouvelle fois avant de se redresser vivement.

— Un peu de sérieux. Bon, je te laisse. Il me faut me préparer pour demain. D'ailleurs, je compte sur toi pour me recoudre ma robe rouge pour demain. Je suis certaine que je lui ferais une grande impression.

Elle virevolta sur ses talons et disparut dans les escaliers sans prêté le moindre regard à la jeune femme qui se tenait dans la cuisine. Molly resta plantée quelques secondes au centre de la pièce. Ses pieds étaient épinglés tandis qu'elle jeta un regard au balais et au sceau qu'elle tenait dans ses mains.

Cette vision lui tordit le cœur. Pour la première fois de sa vie, Molly avait honte de ce qu'elle était. Irène avait raison. Comment avait-elle pu imaginer une chose aussi démente que Sherlock Holmes intéresser par la bonne ? Si cette prise de conscience ne lui avait pas fait si mal, elle en aurait rit.

Vous avez le droit de vous défoulez dans la partie review. (ça se voit que j'aime pas Irène ?)