HEEEEELLO !

Un chapitre qui a peiné à arriver car, j'ai eu beaucoup de boulot. Vraiment une tonne et la seule chose qui me motivait le soir était de dormir. Mais je reviens reposer avec ce nouveau chapitre. Merci aux personnes qui m'ont laissé une petite trace de leur passage. C'est génial de savoir que vous attendez la suite de la fiction. J'espère qu'elle vous plaira !

CHAPITRE SIX

La nuit s'était passée plus ou moins correctement pour Molly. Elle avait apprécié d'avoir un lit aussi grand. Si grand qu'elle pouvait étendre ses bras et ses jambes, écartés sans aucune difficulté.

Lorsqu'elle était rentrée dans la chambre, ses yeux s'étaient écarquillés de surprise. Elle avait posé son sac au sol le plus proche possible de son lit. Elle craignait encore de ne trop s'étendre. Le sol était recouvert de moquette rouge alors que de lourds rideaux rouges encadraient la fenêtre immense de la chambre laissant la lumière du clair de lune pénétrer dans la pièce. Elle esquissa un sourire en songeant à la sensation agréable de ses pieds nus qui effleurait le sol. Les caresses des petits bouts de moquettes lui procuraient une sensation agréable.

Quand elle s'était assise sur le matelas, elle avait été surprise du confort du matelas. Il n'était ni trop mou, ni trop dur. Il épousait les formes de son corps menu. Elle se sentait incroyablement bien. Elle se laissa tomber en arrière, les bras écartés tandis qu'un petit rire amusé s'échappa de sa gorge.

Elle se mordit la lèvre en savourant le calme qui régnait ici. Elle ne risquait pas de voir Irène arriver comme une furie dans sa chambre pour lui demander un quelconque service.

Le dernier service n'avait pas été si quelconque, songea Molly.

Son sourire disparut à cette pensée. Demain, la tranquillité et le calme auront disparut pour de nouveau courir partout. Elle poussa un soupire. Un soupire qui sortait du plus profond d'elle comme pour s'encourager à soutenir une charge lourde. Le même souffle que l'on faisait pour maintenir son rythme cardiaque pendant un rude et complexe effort physique.

Elle tenta de détendre chacun de ses membres en s'efforçant de penser qu'elle devait apprécier ce moment. Elle était certaine que cela serait la première et la dernière fois qu'elle pourrait jouir d'un lit aussi confortable. Pourtant, à chacune de ses pensés, à chacun de ses encouragement, elle n'arrivait pas à se sortir de l'esprit que tout cela était éphémère.

Elle agrippa la couverture qui recouvrait sont corps tandis qu'elle continuait de fixer le plafond blanc crème au dessus d'elle. Elle caressa du bout des ongles sa main gauche distraitement alors que ses pensées se tournaient vers l'homme qui se trouvait dans le salon juste à côté d'elle.

Sherlock.

Elle clôtura brièvement ses paupières lorsqu'elle sentit son cœur cogner dans sa poitrine en voyant l'image du détective derrière ses dernières. Elle pinça doucement le dos de sa main en songeant qu'elle se permettait de temps à autre de l'appeler par son prénom.

Ce soir, elle l'avait découvert sous un nouveau jour et cela l'avait touché. Il lui avait parlé avec franchise et sans la rabaisser une seule fois. Certes, elle n'était pas toujours d'accord avec lui, mais elle avait pu en débattre sans être effrayée de donner son avis. Il ne l'avait pas jugé. Cette pensée était incroyable. Un homme comme lui avait toute les raisons de l'ignorer et de la regarder de haut, mais il ne l'avait pas fait.

Ses lèvres s'étirèrent légèrement à cette idée.

Cette soirée avait été incroyable pour Molly Hooper. Elle se promettait de raconter tout cela à Annie dès son retour. Il lui f allait oublier aucun détail. C'était beaucoup trop important pour elle et aucun oubli n'était tolérable.

BANG ! BANG !

Molly dans l'immense cocon moelleux sursauta en s'agrippant fermement à la couverture à l'entente des coups de feu. Son cœur avait raté un battement et son cerveau avait balayé toutes pensés cohérentes. Ses yeux étaient grands ouverts alors que chacun de ses membres restèrent figés sous le drap.

Il n'eut que le silence. Juste le silence. Que s'était-il passé ? Allait-il bien ? Devait-elle se lever pour aller le voir ?

Peut-être aurait-elle dut le faire, pourtant elle était pétrifiée dans son immense lit. Elle resta silencieuse et attentive au moindre bruit. Ses yeux immenses ne clignèrent que très peu, de peur de ne pas voir quelque chose surgir devant elle. Elle s'empêcha de lever la couverture jusqu'à l'arrête de son nez.

Des bruits de pas. Ce fut le bruit suivant qui vient à ses oreilles. Elle se redressa lentement en fixant la porte. Elle releva les couvertures contre sa poitrine en sentant son cœur cogner un peu plus fort dans sa poitrine. Elle se mordit nerveusement la lèvre, trépignant d'impatience de savoir si Sherlock Holmes allait frapper à la porte de sa chambre.

Lentement, elle poussa les couvertures, sans lâcher du regard la porte de la chambre. Elle sortie du lit et se dirigea doucement vers la porte en entendant les bruits de pas qui se stoppèrent devant cette dernière.

A son tour, elle s'arrêta et fixa la porte avant de baisser son regard en direction du bas de cette dernière. Elle clôtura ses paupières en soupirant d'aise. Elle pouvait ouvrir cette porte. Elle pouvait le voir à nouveau.

Cette pensée la fit frissonnée de plaisir et l'effraya également. Elle rougissait en songeant qu'il pourrait entrée dans cette pièce pour la voir. Il la découvrirait en robe de nuit, planter devant la porte de sa chambre en plein milieu de la nuit.

Quelque part en elle, l'envie que Sherlock Holmes passe le seuil de cette porte était si forte qu'elle espérait de tout cœur que cela arrive. Elle posa une main sur la surface de la porte, patientant qu'il se passe quelque chose.

Mais rien. Elle n'entendit qu'un soupire, maigre et étouffé. Elle sentit ses jambes mollir en songeant que Sherlock Holmes était juste derrière cette surface de bois. Elle entendit les pas à nouveau. Sauf qu'ils ne furent plus aussi proche qu'il y a quelques secondes, mais loin.

La déception s'empara d'elle alors que sa main glissa le long de la porte. Elle recula d'un pas en fixant encore et toujours la porte de sa chambre avant de soupirer à son tour et de retourner se coucher, le visage marqué par la déception.

Le lendemain, Molly Hooper s'était éveillée tôt avec une forme olympique. Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Elle s'était étirée avec plaisir en savourant l'obscurité qui régnait dans la pièce. Elle n'avait pour une fois pas besoin de masser sa nuque endolorie pour se soulager.

Elle s'étira comme un chat en souriant de toutes ses dents alors qu'elle se redressa pour sortir de son cocon moelleux. Elle s'approcha de sa fenêtre et s'empara de ses rideaux pour les écartés. Il faisait encore nuit, mais lorsqu'elle ouvrit la fenêtre, elle ne pu réprimer le frisson de bien être qui la traversa.

Elle s'enroula de ses bras en s'appuyant contre un côté de sa fenêtre. Elle aimait le matin lorsque le soleil n'était pas encore levé. Elle inspira fortement en observant la rue qui était déserte. Elle se décolla du cadre de la fenêtre pour aller se changer. Elle ôta sa robe de nuit et alla dans la faire sa toilette. Elle enfila la tenue habituelle, déçu de ne pas pouvoir porter autre chose pour une fois. Elle coiffa ses cheveux en un chignon avant de se rendre au salon.

Sur le chemin, elle lissa son tablier en observant chaque coin de l'appartement. Il était indéniable que Sherlock Holmes était un homme de la haute société. Les tentures ainsi que les livres et les objets qui étaient répartis dans l'habitation l'indiquaient clairement.

Elle pénétra dans la cuisine et se permit de regarder les provisions qu'avait son hôte. Elle pouvait bien lui préparé quelque chose pour le déjeuné. Elle posa une de ses mains contre sa hanche et l'autre devant sa bouche lorsqu'elle songea qu'elle ne connaissait pas ses préférences en terme de petit déjeuné. Elle remarqua que les courses avaient été faites il y a longtemps car peu de nourriture était présente dans la cuisine. Elle récupéra le maximum de choses et commença à œuvrer.

Ce ne fut qu'au bout d'une heure qu'elle entendit la démarche lente du détective arrivé jusqu'à elle. Elle avait eu le temps de dresser la table ainsi que de mettre e évidence une série de plat pour le détective. Lorsqu'il arriva dans la salon, elle put voir la surprise déformer les traits de son visage.

— Que se passe-t-il ici ?

— Oh ! Monsieur est réveillé.

— Qu'est-ce que tout cela ? réitéra-t-il en balayant la table de la main.

Instinctivement Molly fixa ses pieds, trop timide pour regarder cet homme dans les yeux.

— Je… Hum… Le petit- déjeuner. Madame Hudson n'était pas encore levé et j'ai pensé que préparer le petit-déjeuner était une bonne façon de vous remercier pour votre accueil. Je ne savais pas ce que vous aimiez alors, j'ai préparé plusieurs petites choses.

Il resta ébahit par les odeurs qui se jouaient dans la pièce. Cela sentait délicieusement bon. Il ne put s'empêcher de laisser son regard ahurit balayer la table de long en large. Son estomac grogna.

— Cela ne vous convient pas ? demanda Molly avec une pointe de panique dans la voix.

— Si. C'est parfait, murmura-t-il en songeant à ce que serait sa vie si Molly Hooper était présente chaque matin et chaque nuit à ses côtés.

Oh non, il ne devait pas songer à ça. Elle avait suffisamment occupé ses pensées durant la nuit. Cela l'agaçait autant que ça le fascinait.

— Je- Je vous ai monté le journal. Je pense que cela vous plairait de lire les nouvelles, dit-elle en lui servant une tasse de thé.

Il haussa ses sourcils surprit de cette attention et encore plus surprit d'être touché par cette dernière. Il accueillit l'initiative de la jeune femme d'un léger mouvement de tête.

— Oui. Merci Molly, c'est parfait.

Elle lui offrit un sourire satisfait qui fit bondir son cœur une nouvelle fois. Il se réprimanda intérieurement d'avoir une réaction aussi ridicule et primaire. Il n'était qu'un sourire, aussi éblouissant qu'il soit, il n'était qu'un sourire.

Détourne ton regard, songea-t-il en notant à quel point ses yeux avait accroché la jeune femme qui lui se tenait non loin de lui. Il planta sa fourchette dans le délicieux bacon encore fumant pour le porter à sa bouche.

Dieu, si Madame Hudson goutait à cela, elle risquerait de devenir jalouse, pensa-t-il avec amusement avant de se saisir de son journal.

Il le déplia et l'étendit devant son regard, cachant son visage. Il tenta à plusieurs reprises de lire les informations de la journée, mais ce fut vain. Il n'arrivait pas à se concentrer derrière son journal. Toutes ses pensés étaient tournées vers Molly Hooper.

Il fallait qu'elle cesse de rester planter dans son salon. Il fallait qu'elle ne soit plus dans l'attente de ses désirs. Cela serait beaucoup trop dangereux.

— Installez-vous, asséna Sherlock en continuant sa lecture tandis que Molly restait planté sur place.

Elle n'osa pas bouger et fixait le détective avec de grands yeux. Il remarqua l'immobilisme de la jeune femme et cela l'agaça au plus au point.

— Vous n'avez pas entendu ce que j'ai dis ? demanda-t-il avec une pointe d'agacement tout en laissant ses bras retomber sur la surface de la table.

— Si, monsieur. Ma-mais en réalité… Je n'ai jamais… Manger-

— Des œufs brouillés ?

— Non à table, avoua-t-elle honteuse en jouant avec ses doigts nerveusement.

Il ne put s'empêcher d'hausser ses sourcils, surprit par les propos de la jeune femme.

— Le sénateur refuse que vous mangiez à table ?

— Non… Hum… Irè… Mademoiselle Adler n'aime pas que je mange à table. Elle dit que cela ne serait pas correct.

Sherlock ne dit rien. Il se contenta de regarder la jeune femme en sentant quelque chose d'étrange dans son estomac.

— Je peux manger dans la cuisine, si vous le souhaitez. Ou par terre, dit-elle en évitant le regard du détective.

Il ne répondit pas immédiatement car il s'était rendu compte qu'un nœud s'était noué dans sa gorge. Comment cette femme arrivait-elle à tenir avec un tel traitement ? Ses parents avaient des domestiques et il n'en avait jamais traité aucun de la sorte. Raclant sa gorge, Sherlock releva son journal avant de dire :

— Installez-vous à table. Vous avez préparé des œufs et du bacon. Servez-vous autant que vous le souhaitez. Je ne risque pas de tout manger.

Molly resta debout quelques secondes avant de se glisser timidement sur une chaise qui faisait face au détective. Elle se sentait si bizarre. Elle était raide sur son siège alors que son regard peinait à parcourir l'ensemble de la table tellement elle se sentait gênée. Elle déposa délicatement ses mains sur la table en remuant ses doigts.

Qu'est-ce qu'elle devait bien pouvoir faire ?

Manger très certainement. Elle mourrait de faim, c'était une évidence. Pourtant la boule qu'elle avait dans la gorge l'empêchait d'avaler quoique ce soit. Elle n'arrivait pas à faire comme si la situation était tout à fait normale. Ce n'était pas normal. Jamais personne ne l'avait invité à table car ce n'était tout simplement pas sa place.

Elle se remua sur l'assise. En songeant qu'il fallait qu'elle dise quelque chose pour ne plus être face à un journal. Elle était nerveuse et cela ne l'aidait pas à se concentrer. Elle savait pertinemment que sa voix allait être tremblante et tendue mais elle ne pouvait pas faire autrement.

— Vous… Je… J'ai entendu des coups de feu dans l'appartement hier, souffla-t-elle en se rendant compte que sa voix était molle.

Elle le vit tendre le journal, signe qu'il avait cessé sa lecture. Il clôtura ses paupières derrière sa barrière de papier en songeant les motivations de cet acte. Il replongea par ce souvenir dans les visions que son esprit avait construit de la jeune femme. Une mauvaise idée. C'était certain. Il se racla la gorge avant de murmurer :

— Oui. J'avais besoin de réfléchir.

Elle observa le papier journal avec scepticisme, la mâchoire légèrement tombante.

— Vous tirez au pistolet pour réfléchir… Dans votre appartement ?

Cette fois-ci, Sherlock baissa la page de son journal du jour pour lancer un regard étrange à la jeune femme. Il pinça ses lèvres, légèrement gêné par le regard de Molly. Il ne put que lui offrir un sourire tendu en signe de réponse.

— Il semblerait. En effet.

Elle allait me prendre pour un idiot, songea-t-il amèrement.

— Mme Hudson ne dit rien ?

Cette fois-ci, le sourire tendue du détective devient réel.

— Diriez-vous rien si vous étiez à sa place ? demanda-t-il d'une voix moqueuse.

— Beaucoup de choses je pense, osa-t-elle répondre dans un sourire timide.

A sa réponse, il ne put réprimer le petit rire qui menaçait d'échapper de sa gorge. Puis, ce fut de nouveau le silence pendant quelques secondes. Molly ne l'avait jamais vu rire.

C'était un spectacle incroyable et elle s'efforça de graver dans son esprit cette image pour la rejouer en grand nombre dans sa tête. Il lui fallait bien ça pour supporter son retour à la maison. Elle inspira profondément alors qu'un sentiment de tristesse s'insinua en elle à l'idée.

— All-Allez-vous à la morgue aujourd'hui ? demanda soudainement Molly d'une petite voix avant d'engloutir un morceau de pain.

Sherlock fut surprit de la question de la jeune femme car il dut cligner des yeux à diverses reprises pour comprendre. Il était rare qu'on lui pose ce genre de question, surtout venant d'une femme. Bien souvent lorsqu'il abordait ce genre de chose avec le beau sexe, il avait le droit à un regard de dégoût. Molly était différente. Ses yeux pétillaient de curiosité et d'intérêt. Elle était demandeuse.

— Je ne pense pas.

— Oh.

— Et vous ?

Elle fronça ses sourcils bruns avant de dire :

— Moi ?

— Qu'allez-vous faire aujourd'hui ?

Ce fut au tour de la jeune femme d'être surprise. On ne lui avait jamais demandé ce qu'elle allait faire aujourd'hui à part Annie. Bien souvent, c'était les autres qui lui disaient quoi faire. Elle cligna à plusieurs reprises des paupières en songeant que le détective attendait une réponse de sa part :

— Je… Eh bien mes corvées.

— Vous ne faites pas que ça. Lorsque vous avez du temps libre, que faites-vous ?

— Il m'arrive de lire. Il m'arrive aussi parfois de dessiner.

— Des portraits ?

— Non. Non pas vraiment. Cela concerne davantage des croquis et des schémas.

— De quel ordre ?

— Vous allez trouver ça étrange, marmonna-t-elle avec une légère grimace.

— Après ce que nous nous sommes dis hier, je ne pense pas que vous puissiez dire ça.

Elle fit un sourire tordue avant de dire :

— Je dessine mes recherches. C'est souvent de l'ordre de la déduction, je n'ai pas ce qu'il faut pour la pratique.

— Voilà qui est intéressant, annonça-t-il avec sincérité tandis qu'il la vit baisser son regard.

Elle lui adressa un sourire heureux qui fit bondir son cœur avant qu'il se fane lentement.

— Papa n'aimait pas que je fasse ça, dit-elle en fixant son assiette avec tristesse.

— Parce qu'il trouvait ça trop étrange.

Elle opina brièvement de la tête.

— Oui. Et, il ne voulait pas que les autres enfants disent des choses horribles sur moi. Enfin… Je crois que ce vœu était perdu d'avance.

Elle laissa un petit rire maladroit résonner avant de reprendre.

— Vous savez, ce qu'à dit mademoiselle Adler au repas le soir dernier.

Sherlock se tendit à l'évocation du nom d'Irène. Il ne voulait pas parler d'elle, ni entendre son nom alors qu'il pouvait être seul avec Molly. Il se contenta d'opiner brièvement de la tête.

— C'était vrai.

Elle rassembla ses mains rapidement sur ses genoux sous la table pour y jeter un regard nerveux avant de reprendre :

— C'était vrai. Je ne suis pas… Oh seigneur, murmura-t-elle ne sachant pas vraiment où elle-même voulait en venir.

Sherlock se contentait de l'observer de son regard perçant analysant la multitude de mots qui flottaient autour d'elle comme à chacune de ses déductions.

Désespérée, innocente, apeurée, seule, douce, honnête, tendre, triste et…

Il détourna son regard pour ne pas lire le dernier mot. Il sentit son cœur se comprimer dans sa poitrine. Cela arrivait bien trop souvent. Il voulait se lever, faire le tour de la table et prendre son visage en coupe. Comme lors de son altercation avec Kinston. Il pouvait encore sentir la chaleur des joues de la jeune femme contre la paume de ses mains. Il remua ses dernières pour les dégourdir. Il avait remarqué à cet instant à quel point elle était petite et menue comparé à lui.

Il inspira profondément avant de se mettre à parler. Il savait que sa voix serait enrouée et chargé d'émotion. Grand Dieu, lui aussi en avait du mal à l'admettre, mais cela était vrai. Pourtant, au grand jamais il ne le dirait à quelqu'un d'autre.

— C'est votre mère qui vous a apprit à lire, dit-il pour lui offrir une porte de sortie.

— Oui.

— C'est une chose rare.

— Elle a toujours voulu m'apprendre ça. Elle disait qu'une fois que j'aurais à mon tour des enfants, je pourrais leur apprendre. Malheureusement, je crains que cela ne risque pas d'arriver, conclua-t-elle dans un sourire tendu.

Sherlock ne répondit rien et se contenta d'analyser les propos de la jeune femme pour les ranger dans le dossier Molly Hooper.

— Comment votre mère a-t-elle réussit à apprendre à lire et à écrire ?

— Le sénateur Adler. Il a toujours été très gentil avec ma famille. Il lui apprenait lorsqu'ils étaient plus jeunes. Ils étaient amis je crois.

Un nouveau silence résonna dans la pièce. Molly ne put s'empêcher de mordre nerveusement sa lèvre inférieure. Elle parlait trop. Elle ne devait pas. Cela lui donnait l'impression de devenir beaucoup trop proche de lui.

Nerveusement, elle rabattit une mèche derrière son oreille en songeant qu'elle allait très certainement devoir disparaître. Allait-elle le revoir ? Allait-elle de nouveau lui parler une fois parti d'ici ?

Elle n'en était pas certaine. Bien que jusqu'à maintenant il se soit toujours présenté comme un homme avenant et gentil, elle se souvenait des propos du sénateur. Jamais personne, à part Annie et le sénateur, ne s'était montré généreux avec elle de façon totalement désintéressé.

Après tout, elle était Creepy Molly.

Le petit sourire qu'elle affichait, s'écroula rapidement à cette pensée. Irène se chargeait bien de lui rappeler chaque jour. Elle se sentit soudainement minuscule et si insignifiante. Elle leva son regard de l'assiette et elle observa les environs. Elle avait vu cette pièce jusqu'à maintenant, plongée dans la pénombre. Maintenant qu'elle été éclairée par le soleil, Molly trouvait le salon de Sherlock Holmes magnifique. Les murs étaient recouverts de tapisseries grises à motifs et de longues étagères en bois sombre.

Les yeux de Molly s'illuminèrent lorsqu'elle vit des rangées de livres. Des livres de sciences, de médecines, de botanistes. Elle n'en avait jamais vu autant. Les yeux verrouillés vers ses derniers, elle mourrait envie de les feuilletés.

Sherlock remarqua l'intérêt de la jeune femme pour les ouvrages qui se trouvait dans la pièce. Il ne put s'empêcher de laisser un rictus relever ses lèvres devant cette scène. Il poussa lentement sa chaise pour sortir de l'enclot que formait les pieds de cette dernière et de la table.

Avec grâce, il se leva et se dirigea en direction des étagères que Molly dévorait du regard. Lorsqu'il passa devant elle, la jeune femme ne put s'empêcher de sursauter quand il tendit sa main droite vers la ranger de bouquin. S'en saisissant d'un, il virevolta sur ses talons et retourna vers Molly qui fronçait les sourcils quand il lui tendit.

— Je vous conseil de débuter par celui-ci, asséna Sherlock d'une traite.

— Qu'est-ce que c'est ?

— Je pense que cela est évident, dit-il avec une pointe d'arrogance.

— Ce-Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais… Pourquoi me tendez-vous ce livre ?

— Parce que vous devriez le lire.

— Mais je-

— Je vous le prêt, asséna-t-il en remuant légèrement le livre devant son visage.

A cet instant, les yeux de Molly Hooper furent si grands qu'ils ressemblèrent à deux soucoupes. Sa mâchoire tomba et ses cils bâtèrent à une vitesse folle. Elle leva une main pour saisir l'ouvrage, mais elle arrêta son mouvement et laissa sa main retomber sur sa cuisse.

— Oh ! M. Holmes c'est très gentil mais…Je ne peux pas.

Ce fut à Sherlock d'être surprit. Il fronça ses sourcils avant de demander avec confusion.

— Vous ne le voulez pas ?

— Si. Bien sûr que si. Mais M. Holmes. Ce livre. Il est d'une valeur inestimable, murmura-t-elle les yeux brillants. Je ne peux pas y toucher…

— Pourquoi ?

— Parce qu'ils sont… Et puis je…

— Prenez le, Molly, dit-il d'une voix implacable. Cela me fera plaisir d'avoir votre avis dessus.

La jeune femme ne dit rien sur le moment. Trop choquée des derniers mots du détective.

Son avis ?

Elle fixa l'ouvrage avant de soupirer et de tendre lentement sa main dans sa direction pour s'en saisir. Elle fixa l'ouvrage qu'elle tenait entre ses deux mains. Elle n'en revenait pas de tenir cet objet. L'émotion qu'elle ressentait à cet instant la saisit à la gorge. Jamais personne ne lui avait fait un tel cadeau. Elle sentit quelque chose dans sa poitrine exploser. Elle voulait serrer le livre si fort contre sa poitrine pour être pleinement consciente du cadeau que venait de lui faire le détective. Elle releva son regard vers lui et sentit un frisson la parcourir.

— Merci. Merci, monsieur.

— Je vous dois bien cela, dit-il en passant une main dans ses cheveux.

Il la fixa longuement en pensant que cela était également un bon prétexte pour qu'il puisse voir à nouveau la jeune femme.

MHMHMHMH

Le chemin du retour avait paisible pour Molly Hooper. Son cœur était toujours gonflé de bonheur alors qu'elle serrait contre ce dernier l'ouvrage que Sherlock lui avait prêté. Un sourire sincère étirait ses lèvres rosées tandis que son esprit rejouait les scénarios qu'elle avait vécus.

Elle soupirait de temps à autre alors que son esprit était envahit par l'image du jeune homme. Il avait été si gentil avec elle. Non, il avait été plus que cela. Il avait été incroyable.

Elle ne comprenait pas pourquoi le sénateur lui avait tenu un tel discours avant son départ. Elle n'avait eu aucune raison de se méfier. Sherlock Holmes s'était montré accueil et agréable. Certes, il semblait avoir des difficultés avec le relationnel, mais elle était beaucoup trop mal placé pour le juger sur ce point. Elle avait apprécié déjeuné avec lui.

Elle avait apprécié le silence naturel qui s'était instauré jusqu'à la fin de son petit déjeuné. Elle avait pu le lorgner en catimini en buvant lentement le thé fumant qu'elle avait préparé pour lui. Un sourit à cette pensée en se promettant de se rejouer ce souvenir dans son esprit Lorsqu'elle sortie de la cabine de Sherlock Holmes, elle eut l'impression de flotter. Elle sentit son cœur dans sa poitrine explosé de bonheur lorsque son regard se posa sur l'ouvrage.

Elle allait le conserver précieusement jusqu'au moment où elle allait le rendre à son propriétaire. Elle était impatiente d'aller s'enfermer dans sa chambre pour dévorer l'ouvrage en songeant aux retours qu'elle pourrait faire au détective. Il serait capable de lui demander un retour.

Oh ! Il sera donc nécessaire de lui faire une lettre à ce propos. Ceci serait peut-être audacieux de sa part. Elle mordit sa lèvre en songeant que les peu de fois où elle l'avait été c'était à cause de cet homme. C'est lui qui la poussait par ses questions et son attitude à être hors du cadre de sa condition.

Elle lui écrirait. C'était décidé.

Lorsqu'elle franchit le bas de la porte, elle s'efforça de faire disparaitre le sourire satisfait qui s'était planqué sur ses lèvres. Elle ôta son manteau et l'accrocha à la penderie du grand hall. Lorsqu'elle se dirigea vers les escaliers, une ombre apparut soudainement la stoppant dans élan.

— Où étais-tu ?

— Euh… Madamoiselle est déjà levée ?

— Où étais-tu ?!

— J-je… J'étais entrain de…

— De quoi ? Aboya Irène si fort que Molly ne pu s'empêcher de faire un pas en arrière.

— De faire… Des courses, mademoiselle, bredouilla-t-elle d'une voix peu assurée tandis que les yeux d'Irène devenaient deux fentes.

— Où sont tes sacs dans ce cas ?

— Je… Je les ais déposés en cuisine, mentit-elle avec plus de conviction qu'elle n'aurait cru possible.

L'inspectant avec suspicion, Irène ne répondit pas immédiatement.

— Hum… Je ne t'ai pas vu hier soir.

— J'étais épuisée alors votre oncle m'a autorisé à aller me coucher plus tôt, déclara-t-elle étonnée de mentir aussi facilement. C'est pour cela qu'Annie est venue s'occuper de vous.

— Oh, dit-elle légèrement déçue de la réponse de Molly.

Irène cherchait dans son esprit une réflexion perfide et blessante à sortir à Molly Hooper. Mais rien ne vient. Elle pinça ses lèvres, frustrée de ne pas réussir à trouver quelque chose.

Lentement, elle releva la tête avec dédain. Son nez pointait vers le haut alors qu'elle lui jetait un regard hautain comme elle avait l'habitude de faire. Ceci rassura Molly qui serra l'ouvrage contre elle dans l'espoir qu'Irène ne l'attaquerait pas sur ce point.

— Eh bien maintenant que tu es revenue parmi les vivants, j'ai des tâches à t'octroyer. De plus, je souhaite que tu m'aides dans une tâche qui est la plus importante.

— Laquelle, mademoiselle ?

Elle claqua ses mains l'une dans l'autre en affichant un sourire surfait et calculateur. Molly eut un mouvement de recule à cette vision. Elle n'aimait pas lorsqu'Irène faisait ça. Cela n'annonçait généralement rien de bon. Jamais. Elle se voyait déjà faire quelque chose qui allait porter préjudice à quelqu'un.

— Je dois réussir à obtenir un temps avec M. Holmes. C'est un homme si occupé et qui est si réservé sur ses sentiments. J'y ai réfléchi toute la nuit.

Arquant subtilement un sourcil, Molly s'efforça de ne pas laisser ses lèvres se tordre.

— Je veux l'avoir rapidement, asséna Irène comme une enfant réclamant un nouveau jouer. La dernière fois qu'il est venu, je n'ai réussi à rien. Il me faut le surprendre, songea-t-elle à haute voix en réalisant de léger aller-retour devant la jeune domestique.

Molly la suivait du regard sans rien dire, soucieuse des nouveaux plans d'Irène qui n'allait certainement pas lui plaire.

— Comment mademoiselle va s'y prendre ?

— Je suis considérée comme une des plus belles femmes de la ville, pour ne pas dire la plus belle, déclara Irène avec fièreté. Cela ne risque pas d'être compliqué. Il aime les enquêtes. Cela est une chose que je peux faire jouer en ma faveur. Même si cela risque d'être compliqué. La visite à la morgue avait été horrible. Seigneur comment peut-on aimer ce genre de chose immonde. J'ai dus me laver à plusieurs reprise pour ôté cette horrible odeur dans mes cheveux.

— Mais… Hum… Mademoiselle n'a pas besoin de moi.

— Es-tu idiote ? cingla-t-elle en la foudroyant du regard. Je ne connais rien à tout ce qui touche ses choses de meurtres et de cadavres qui semble le fasciner. Mais toi si ! Je veux que tu me fasses un détail de toutes ses choses qui me permettrait de l'impressionner.

Molly fronça ses sourcils en tentant d'ignorer la douleur qui le traversa.

— Mais-

— Je veux une liste de toutes choses susceptible de me mettre en valeur à ses yeux. Après tout, il faut bien que tes bizarreries servent à quelque chose, ricana-t-elle. Maintenant, il me faut de nouvelles robes. Oui de nouvelles robes. Les miennes sont si quelconques et ridicules ! Comment cela se fait-il d'ailleurs que je porte encore des horreurs pareilles ? Nous devons immédiatement remédier à ça. Je vais aller Chez Kenisting. Tu viens avec moi, pour une fois, tu seras utile.

— Oh… Mais… Quand allons-nous chez le couturier madame ?

— Immédiatement.

— Mais-

— Je vais me préparé. Soit prête dans le hall dans 5 minutes, déclara-t-elle avant de disparaitre dans les escaliers.

Molly poussa un soupire en songeant qu'Irène n'allait pas oublier Sherlock Holmes de si tôt et que quelque chose en elle en mourrait de jalousie.

MHMHMHMHMH

Sherlock Holmes était comme à son habitude en pleine réflexion dans le canapé du 221B Baker Streets. Il était immobile, logé dans son palais des esprits à songer aux éléments qu'il avait récolté sur le sénateur en allant au club de son frère.

Mycroft avait rassemblé un grand nombre d'informations qu'il s'agisse des déplacements du sénateur ou bien de ses dépenses. Rien ne semblait suspect pour l'instant.

Il s'était éveillé et avait quitter son palais mental pour boire le thé avec John Watson et sa compagne Mary qui étaient face à lui dans le salon de Baker Street.

— Posez moi donc vos questions ridicules, siffla Sherlock en se positionnant correctement dans son siège.

— Aucune question n'est ridicule, rectifia Mary une de ses mains posé sur son ventre arrondit. Vous attendiez vous à ce que l'on vous pose des questions ?

Les yeux de Sherlock ne formèrent plus que deux fentes tandis que Mary affichait un sourire innocent. Il détourna son regard de la femme Watson pour se retourner en direction de son meilleur ami.

— Qu'est-ce que ta femme insinue ?

Watson ne put retenir le petit rire qui fit vibrer son corps.

— Elle n'insinue rien. Il est juste que nous venions entendre le récit de ta nuit avec la jeune Hooper.

— Ma nuit. Diable Watson la tournure de votre phrase insinue qu'il se soit passé quelque chose ? Maugréa Sherlock avec une pointe de dégoût dans la voix.

— Est-ce le cas ? S'enquit rapidement Mary, les yeux brillant de curiosité.

— Non !

Elle écarquilla les yeux tout comme John qui sut que le non du détective était bien trop précipité pour être honnête. Il fronça les sourcils avant de demander d'une voix plus autoritaire :

— Que lui avez-vous fais ?

— Rien. Que voudriez que je lui fasse. J'ai été correct, dit-il en évit ant de songer aux pensées inavouables qu'il avait eu hier à l'égard de la jeune femme.

— Oh Seigneur, Holmes ! Nous avons tous combien vous pouvez être blessant et désagréable lorsque vous choisissez de l'être.

— J'ai été tout à fais courtois et agréable avec elle, dit-il en contractant sa mâchoire.

— Je l'espère pour vous, Molly est une jeune fille tout à fait respectable.

— Oh oui ! Elle est si gentille, surenchéri Mary avant afficher un regard triste. Elle est si seule et sous-estimée. Tout ce qui est dit sur elle est si horrible.

— Elle n'a pas été analysé par votre radar ? s'enquit John avec méfiance.

Sherlock fut vexé d'être vu comme un possible détracteur de la jeune femme.

— Non.

— Auriez vous envie de la courtiser ? demanda Mary d'une voix traduisant sa passion pour cette affaire si hors-norme.

En réponse, elle reçu un regard choqué de la part du détective qui avait pâli à ses mots. Il avait été estomaqué par la demande de son amie qui était toujours aussi franche et sans filtre. Il sentait quelque chose en lui le picoter. Seigneur, rougissait-il ?! Il sentit l'envie de creuser un trou dans le sol naître dans sa poitrine. Il n'aimait ce genre de conversation et cela semblait pire lorsqu'il s'agissait de Molly Hooper.

L'impliquer dans une romance avec cette jeune femme semblait étrange et malvenue. Il ne voulait pas y penser.

— Seigneur !

— Oh Dieu Holmes, il est visible que cette femme vous attire, déclara Mary sous le regard amusé de son époux qui était impatient de voir la tournure qu'allait prendre les choses. Molly est une jeune femme incroyable. Ne soyez pas idiot avec elle !

— Je n'ai aucune envie d'entretenir une… une espère de relation romantique, siffla-t-il en balayant les propos de son amie du revers de sa main. Elle n'est qu'utile à l'enquête.

Mary pencha la tête sur le côté, cherchant la faille qui lui permettrait de mettre à terre Sherlock Holmes.

— Elle n'est qu'un outil pour votre enquête, c'est cela ?

Au ton amusée de la voix de Mary, il plissa ses yeux son la fixant avec méfiance.

— Exactement.

Un sourire mutin se dessina sur les lèvres de l'épouse de Watson.

— Parfait.

— Quoi ? demanda-t-il d'une voix tendue toujours suspicieux.

— Je vous demande pardon ?

— Vous avez dit parfait d'une manière qui me fait comprendre que cela cache des choses, grogna-t-il alors que John eut pitié du pauvre homme.

Connaissant sa femme, il savait parfaitement qu'elle avait anticipé et semer le doute dans l'esprit du détective. Il la vit hausser des épaules avant de siroter son thé avec plus de temps que cela était nécessaire. Cela l'agaçait autant que cela l'effrayait.

— Vous êtes trop soupçonneux mon ami. Je suis heureuse pour vous, si vous êtes au clair vis-à-vis de votre relation, non pardon, de votre interaction avec Molly Hooper. Cela ne vous dérangera donc pas si Miss Hooper se fait courtiser par un jeune homme.

Sherlock fronça durement des sourcils :

— Courtisée ?

— Hum Hum, en effet, dit-elle avant de tremper ses lèvres dans le thé de sa tasse. Il me faut d'ailleurs aller la voir à ce sujet.

John était impatient de voir la réaction de son meilleur ami lorsqu'il le vit enfoncé ses doigts dans le rembourrage de son fauteuil pour se contenir. Il remua mal à l'aise dans son cocon de tissus, analysant les mots.

— Par qui ?

— Cela vous intéresse-t-il ?

— Répondez.

— Pourquoi ?

— Je…

Il inspira profondément avant de dire :

— Je ne m'en préoccupe aucunement. Mais, si ce garçon s'intéresse à Miss Hooper, cela est-il par intérêt amoureux pour approcher le sénateur.

— Sur ce point mon ami, vous pouvez me croire sur parole, la seule préoccupation que ce jeune homme a est d'approcher Miss Hooper afin d'obtenir ses faveur. Le sénateur n'est aucunement impliqué dans cette histoire.

Sherlock ne put cacher sa déception ce qui fit sourire Mary Watson qui jeta un regard complice à son époux. Tout deux savaient combien il était important d'être minutieux avec l'approche qu'ils devaient exécuter.

— Dans tous les cas, reprit John, ce garçon a bien choisi.

Il posa une main sur l'épaule de sa femme pour la presser avec amour. Elle la saisit brièvement sans rien dire. Elle ne lui adressa qu'un regard plein d'amour et de tendresse.

Cela n'échappa pas à Sherlock qui sentit une pointe de douleur dans sa poitrine. Il ne l'aurait jamais reconnu, pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir une pointe d'envie. Mais il se contenta de rester silencieux. Il raffermit sa prise sur les accoudoirs de son fauteuil.

— Je vous serais gré de limiter votre étalage de sentiments.

— Il est vrai que la romance ne vous étouffe pas mon ami, déplora John.

— Cela est si dommage. Je suis certaine que vous feriez un époux aimant.

Aux mots de Mary, le détective se tendit.

— Je n'ai aucune envie de me marier.

— Cela nous le savons, soupira Mary désespérée. C'est si triste.

— Oh pitié, j'ai suffisamment de Madame Hudson pour m'attaquer sur ce point. Cela devient épuisant.

— Nous ne vous attaquons pas ! s'exclama cette dernière en apparaissant derrière lui les bras chargés de thé. Oh mon garçon, soupira-t-elle comme une mère prête à réprimer son fils. Pourquoi êtes vous tant sur la défensive dès que la conversation s'oriente vers votre futur.

Le détective roula des yeux en signe d'agacement.

— Madame Hudson je vous serais reconnaissant si vous cessiez d'être aussi intrusive.

— Oh mon garçon ! Comment voulez-vous convoler avec une telle attitude ?

— Convoler ?! s'exclama-t-il avec horreur. Je n'ai aucune envie de convoler !

Madame Hudson planta ses poings sur ses hanches en foudroyant le jeune homme du regard. Voilà vingt huit ans qu'elle mourrait d'envie que Sherlock trouve une jeune femme avec qui l'unir. Elle voulait le voir heureux. Le voir entrain de profiter la vie.

— Qu'il est malheureux de vous entendre dire de telles choses. Je suis certaine que vous avez déjà rencontré une jeune femme qui a fait bondir votre cœur.

Pitié, songea Sherlock au bord de l'agonie.

— Madame Hudson, les sentiments-

— Oh épargnez nous votre tirade ridicule, siffla-t-elle en balayant les propos de l'homme de la main. C'est tellement loin de vous tout ceci Sherlock. Votre frère a réellement une mauvaise influence sur vous.

La mâchoire de Sherlock se crispa à l'évocation du nom de son frère.

— Mycroft n'a aucune influence sur moi. Ne soyez pas ridicule dans vos propos. Il serait une grande avancé pour l'humanité si chacune des personnes présente dans cette pièce cessait de s'efforcer de s'immiscer dans ma vie privée. Je suis parfaitement bien et le besoin d'une compagne est loin de mes ambitions.

A ses mots, Mary jeta un regard à John dans l'espoir que les choses soient bien différentes lorsqu'elle fera en sorte qu'il retrouve Molly Hooper aussi souvent que cela nécessaire pour qu'il comprenne l'ampleur de ses sentiments.

Verdict les copains ?!

VERDICT.