Voici le chapitre 3, où on entre plus dans le vif du sujet, mais ça reste soft.

Bonne lecture ^^


.

Chapitre 3:La promenade

Plus tard, le soleil approchait de son point culminant. Il allait bientôt être midi. La fille du Duc chevauchait une magnifique jument crême. Elle n'avait aucune crainte d'aller vite car la brave bête était docile et gentille. A quelques pas derrière elle, un jeune homme d'environ 18 ans montait un cheval bai. Il portait un gilet en couleur bordeaux, une chemise de lin, un pantalon marron et des bottes en cuir noir. Une petite épé était accrochée à sa ceinture, elle-aussi en cuir, à une boucle d'acier, brillante comme une étoile. De plus, il abordait une jolie et fine écharpe bleue autour de son cou soulignant la coupe de ses cheveux raides lui chatouillant le bas de la nuque, eux aussi de couleur azur. Il observait la jeune fille d'un oeil doux et bienveillant. Elle était venue en trombe dans l'écurie où il brossait son cheval afin de lui demander de l'accompagner pour une promenade. D'abord surpris, il avait finit par accepter. Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il n'entendit pas une voie lointaine l'appeler:

"Kaito...Kaito...vous m'écoutez?"

Miku avait ralenti sa jument pour être à sa hauteur. Le dénommé Kaito se redressa, embarrassé:

"Pardonnez-moi mademoiselle, j'avais la tête ailleure."

Elle fronça les sourcils puis se remis à sourire.

"Ce n'est pas grave, dit-elle, je voulait juste vous dire que nous étions arrivés à la rivière."

Ayant un peu marché à cheval, ils décidèrent de les laisser se reposer et d'aller marcher le long de ce bras de la Loire, agité par la brise. Celui-ci, d'ailleur, étincellait au soleil. Il y avait des oies sauvages, des hérons, des loutres et des poissons de toutes les couleurs. Autour, la forêt était maître et les milliers d'arbres semblaient la rendre sans fin. Mais quel que soit la beauté du paysage, Kaito contemplait un autre spectacle, encore plus beau à ses yeux. Il ne pouvait les détacher de Miku, de sa silhouette fine et svelte, de ses long cheveux soyeux, de son visage simple et de ses yeux verts. Elle aussi le regardait en le détaillant profondément, son corps un peu musclé, ses grandes et douces mains, ses cheveux et ses yeux. Trop absorbés par leurs regards mutuels, les deux jeunes gens ne remarquèrent pas qu'ils s'avançaient l'un vers l'autre jusqu'à ce que leurs mains, puis leurs bustes, leurs fronts et leurs nez se touchent. Se regardant les yeux dans les yeux, ils approchaient puis reculaient timidement leurs visages, dont les joues étaient teintées d'un rouge vif. Enfin, leurs lèvres se rencontrèrent doucement, leurs provoquant un plaisir immédiat.

Approfondissant le contact, les deux inconcients oublièrent tout, du paysage jusqu'à ce qu'ils étaient en train de faire, car leurs castes sociales ne perméttaient pas un pareil acte. Mais voilà, ils l'avaient fait, et ce n'était pas leur premier baisé. Bien que le jeune homme soit un employé de la maison depuis environ trois ans, ils s'était rencontrés face à face pour la première fois huit mois auparavant, à l'écurie, quand Miku était venue admirer les nouveaux chevaux de son père. Au début il n'y avait rien eu entre eux, puis, après maintes discussions, ils avaient appris à se connaître et, malgré leur volonté réciproque de ne pas céder, ils étaient tombés amoureux l'un de l'autre. Ils avaient bien essayés de ne plus se voir mais c'était plus fort qu'eux. D'ailleur, leur premier baisé s'était passé exactement comme celui-ci, doucement puis passionnément, se donnant la preuve de leur amour commun. Après s'être séparés, ils se regardèrent tendrement, revenant à la réalité et prenant conscience de ce qu'ils avaient encore fait. Ils restèrent silençieux un bon moment. Chacun savait qu'ils ne devaient plus entretenir cette relation, mais ils n'osaient se le dire tant la douleur de l'épreuve était grande.

Enfin, Kaito brisa le silence:

"Nous devrions rentrer Miku, il se fait tard et votre père pourrait s'inquiéter."

-Oui, murmura-t-elle le regard dans le vague.

C'était une excuse, ils le voyaient tous les deux. Mais que pouvaient-ils faire d'autre. Ils récupérèrent leurs chevaux et rentrèrent le plus simplement du monde sans penser que quelqu'un puisse s'étonner du rouge qui était resté collé à leurs joues.