Bonjour/bonsoir à tous! Voici la suite qui poursuit la transition du chapitre précédent, et qui annonce une grosse tension à venir. Mais s'il n'y en avait pas, il n'y aurait pas d'histoire.

Bonne lecture!


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Chapitre 5: L'instinct d'une mère, ça fait peur...

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Après avoir diné, et souhaité le bonsoir à son père, Miku se rendit donc dans les appartements de sa mère. Elle s'arrêta devant la porte, hésitant à entrer. Pour quelles raisons voulait-elle la voir? Et surtout, pourquoi avait-elle eu cette attitude aussi fermée? Cela ne lui ressemblait pas. Pas du tout.

La jeune fille s'inquiéta, imaginant le pire des scénarios, quand elle entendit la voix claire de sa mère: "Entre Miku", ordonnat-elle.

La jeune noble entra lentement dans la chambre; la mère, qui était assise dans un fauteuil confortable derrière son bureau, lisait un livre.

"Assied toi", lui dit-elle.

Elle obéit.

Cependant, la Duchesse ne semblait pas se décider à parler, comme si elle cherchait ses mots. Pour passer le temps, la fille regarda autour d'elle; elle n'allait pas tous les jours dans les appartements administratifs de sa mère, et chaque fois qu'elle y allait, elle ne se lassait pas de la décoration: le lit à baldaquin orange était assorti aux draps de même couleur parsemés de fleurs rouge et jaune; les meubles en chêne étaient joliment sculptées, sans aucune imperfections; il n'y avait pas de tentures accrochées aux murs mais il y avait des tableaux peint par de grands maîtres et dont certains étaient plutôt provoquants.

Dans un coin gauche du grand bureau en pommier noirci étaient empilés cinq livres de sept centimètres d'épaisseur traitant de physique et d'anatomie médicale, en bas à droite étaient alignées trois plumes de faisans pour écrire, et au milieu étaient éparpillées une dizaine de feuilles. Mais le plus impressionnant était la bibliothèque: elle allait jusqu'au plafond, ses bords n'étaient pas à angles droits mais arrondies, et les colonnes de la façade avant représentaient deux serpents s'enroulant sur eux-mêmes; de plus, les étagères étaient remplies de livres, plus ou moins gros, écrit par de grands philosophes.

La Dame c'était battue comme une lionne pour obtenir ces raretés, car elle avait toujours été une grande lectrice très désireuse de s'instruire.

Après avoir détaillé la pièce sous toutes ses coutures, Miku regarda vers la fenêtre d'où on pouvait voir les écuries et l'image de Kaito lui apparut immédiatement. La vue du visage de l'homme qu'elle aimait la fit rougir. Le cœur battant la chamade, elle ferma les yeux et pencha la tête en arrière en pensant à son bien-aimé: de ses doux yeux bleues, de ses grandes mains protectrices, de son corps fin et douillet, mais surtout de ses lèvres dévorantes. Cela lui faisait chaud au cœur.

Kaito était un homme bien, il avait beaucoup d'adresse à l'épée, s'occupait très bien des animaux et il était d'une gentillesse encore plus grande que le château de Versailles tout entier.

Même s'il n'avait pas une force physique exceptionnelle et avait un petit fond d'immaturité dans le regard, elle l'aimait quand même, plus que tout au monde.

Même s'il leur serait impossible de vivre ensemble ou encore moins de se marier. Elle était heureuse de l'amour qu'ils partageaient et espérait naïvement que cela durerait toujours.

Soudain, la voix sèche de sa mère la fit sursauter sur son siège. Celle-ci s'était penchée en avant et ses sourcils relevés montraient que ce n'était pas la première fois qu'elle l'appelait.

"Pardonnez-moi mère, lui dit Miku précipitement, qu'avez-vous dit?".

La mère soupira, se leva et fit quelques pas aléatoires. Elle s'arrêta brusquement et regarda sa fille droit dans les yeux. Ce qu'elle avait à dire lui semblait bien difficile:

"Je sais que tu ad une relation amoureuse avec l'un des gardes, annonça-t-elle de but en blanc.

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Le décor est planté. Maintenant il faut surmonter les épreuves de la vie avant de parvenir au Happy End. Première étape: la mère, ce qui est déjà une tâche assez ardue. Des chapitres plus longs apparaîtront par la suite.