Et voici le chapitre 8.
Il est un peu plus long que les autres car il contient quelques flashs back, qui apporteront un meilleur développement du personnage de Kaito.
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Chapitre 8: Les fastes d'un bal avec des personnalités importantes; les ennuies arrivent:
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Deux jours après cette "discussion mouvementée", le grand bal du Marquis de MontChevet était enfin arrivé. Des dizaines et des dizaines de carrosses se pressaient devant la porte du château des Bruchettes, créant un embouteillage monstrueux où les cochets ne trouvaient rien d'autre à faire que de s'envoyer des insultes paysannes ou poissonnières ainsi que des coups de fouets, faisant pâlir les occupants adultes des voitures, et le bonheur de leurs enfants qui passaient leurs têtes à travers les ouvertures pour ne rien manquer du spectacle.
Kaito, lui, regardait la scène d'un air totalement dépassé, avec des yeux ronds, la bouche grande ouverte et les mains crispées sur les rênes du carrosse. Les chevaux et les passagers avaient également des têtes à son image, commençant même à douter du chemin qu'ils avaient prit et qui les avait conduit dieu sait où. Le Duc ne s'était-il pas justement disputé avec sa femme au dernier embranchement, soutenant qu'il fallait prendre à gauche et pas à droite?
Kaito fini néanmoins à trouver une place pour garer l'engin. Il déposa un escabeau devant la marche pour aider la famille Hatsune à descendre. Le Duc donna galamment la main à sa femme et sa fille qui posèrent leurs pieds sur le sol avec la grâce commune aux nobles, et furent accueillit presque immédiatement par un majordome qui les pria de le suivre. Le père regarda gentiment son serviteur et lui demanda de s'occuper du reste. Kaito lui répondit par un sourire un peu forcé. Il resta regarder ses maîtres entrer dans l'immense manoir avec une douce pensée pour son aimée qui n'avait même pas posé ses beaux yeux sur lui. Il attacha les quatre chevaux bruns à des piquets dans le pré, en face de l'endroit où l'on mettait les voitures, comme l'avait fait plusieurs autres cochets avant lui, car il n'y avait plus de place dans les écuries tant il y avait de monde.
Ses camarades s'occupaient comme ils pouvaient. Certains préparaient une soupe dans un grand chaudron ou coupaient du pain et du lard pour tout le monde. D'autre sortaient plusieurs petites tables en bois où ils y mettaient des bols. Quelques musiciens amateurs jouaient déjà de leurs violons, luths, flûtes, clarinettes et espèces de tambours afin de bien s'accorder tous ensemble. Le jeune homme aux cheveux bleus préféra faire parti de ceux qui brossaient leurs chevaux et leurs donnaient à boire. En répétant le mouvement mécanique de la brosse, son esprit se perdait dans le visionnage de l'épisode qui l'avait amener à être ici. Il n'arrivais pas à comprendre pourquoi le destin s'acharnait ainsi contre lui...misèèèère...
...
Kaito était sortie par l'entrée du château d'un mouvement furieux, pestant contre tout et donnant des coups de pieds dans les cailloux de la cour, persuadé que personne ne le voyait, et décidé à faire une très longue promenade pour se calmer. Même si il faisait nuit, il marcha vivement le long du chemin à l'orée de la forêt du domaine. Cette agréable forêt dense où il aimait se balader avec Miku, où ils discutaient de tout et de rien, faisant des courses à cheval improvisées, de petits pique-niques, des parties de cache-cache, pouvant durer jusqu'au soir.
De longues ballades au soleil qu'il cachait sous un légé parasol. De longues ballades où, surpris par la pluie, ils s'abritaient sous un arbre ou sous sa veste.
De longues ballades qu'il faisaient à midi et qu'ils auraient aimés faire à minuit.
Ces doux moments de bonheur passé ensemble...ce temps était révolu. Secouant brusquement sa tête, Kaito rebroussa son chemin en courant afin d'échapper à cet assaut de souvenirs. Dans sa précipitation, il trébucha plusieurs fois contre des pierres, se blessant aux genoux et aux mains, et s'explosa presque le nez contre la grille du portail, qu'il n'avait pas vu à cause de l'obscurité et des larmes voilant ses yeux.
Voulant aller se coucher immédiatement, il entra par la porte de la cuisine pour rejoindre sa petite chambre, espérant avoir un peu de chaleur de la part de son pauvre lit. Cependant, Madeleine, la brave gouvernante, était présente, donc elle remarqua tout de suite le comportement de Kaito. Dès le premier jour où il avait commencé à travailler pour la famille Hatsune, elle l'avait pris sous sons aile, à la manière d'une mère envers son fils.
"Que t'es-t-il arrivé mon garçon? Demanda-t-elle en apperçevant son allure parfaitement négligée, son visage déformé par la colère, la tristesse, et par sa rencontre passionnée mais néanmoins expéditive avec le portail."
Kaito ne lui répondit pas, se contentant de s'effondrer dans les bras maternels qu'elle lui ouvrait pour redevenir le petit garçon fragile qu'il était autrefois. De toute façon que pouvait-il lui dire? Rien dans l'attitude de Madeleine démontrait qu'elle était au courant de quoi que se soit, mais si la Duchesse savait, il ne pouvait être sûre de rien. Dans tous les cas, il ne cessait de remercier sa mère de son bon cœur, de l'affection qu'elle lui portait, et d'être resté la même personne même si elle connaissait la vérité. Bienveillante, elle le garda enlacé jusqu'à ce qu'il soit épuisé, et qu'elle puisse l'amener à son lit, où il y tomba raide comme un piquet, déjà dans les bras de Morphée.
Le lendemain,il n'eut pas la force de se lever, à cause de son cœur qui semblait peser plusieurs tonnes. Madeleine avait eu la gentillesse de lui préparer un petit-déjeuner qu'elle avait déposé sur un petit tabouret devant sont lit, qui ressemblait à un champ de bataille à cause des mouvements qu'il avait fait durant son sommeil agité. Reconnaissant, il mangea tout malgré le sentiment que son estomac était déjà rempli par les évènements de la veille, qu'il avait d'ailleurs, toujours du mal à digérer. Il trouva finalement la force d'aller nettoyer les écuries sous le regard intrigué des chevaux qui ne comprenaient rien à sa mélancolie.
Kaito avait peut-être le statut de garde et de valet du château, il s'occupait en faisant toute sorte de petits travaux allant du nettoyage aux réparations en tous genres, en plus de ses entrainements à l'épée avec ses camarades.
En début d'après-midi, il voulu retourner faire un somme, mais Madeleine l'en empêcha en l'attrapant soudainement par l'épaule.
"Qu'est-ce qu'il y a? Demanda-t-il étonné de voir la gouvernante afficher un étrange sourire.
-Mon petit Kaito, répondit-elle, le maître m'a envoyé te chercher, il souhaite te voir dans son bureau tout de suite. Il a sûrement quelque chose à t'annoncer! Vas-y donc!"
Abasourdit, l'autre se laissa entrainer sans résistance. Rencontrer le Duc Hatsune était sans-doute le dernière chose qu'il voulait en ce moment. Avant qu'il n'ai eu le temps de dire "Hein?! Mais ce n'est pas la peine voyons!" il était devant la porte du bureau du Duc, avec un air totalement ahurie sur le visage. Prenant son courage à deux mains, il frappa quatre coup distincts à la porte.
Une voix étouffée lui parvînt de derrière:
"Entrez! Disait-elle fermement"
Kaito entra, et aperçu le Duc assis à un volumineux bureau en bois et en marbre, occupé à traiter différents tas de feuilles. Dans l'entrée, le jeune homme attendait qu'on dise ce qu'on attendait de lui. La pièce était entouré de livres empilées sur des étagères ou sur des chaises rembourrées de velours. Monsieur Hatsune ne devait pas faire parti des adeptes du rangement, si on prêtait attention à tous les papiers, livres, ceintures, bijoux et autres petites choses qui trainaient un peu partout dans la pièce. Enfin il leva les yeux de son travail et le pria de s'assoir en souriant, ce que le valet fît. Le plus étonnant chez le maître était son sourire qui ne prenait jamais de vacances, qu'il pleuve, qu'il vente, ou qu'il neige. Le jeune homme se demandait même comment une aussi bonne humeur était possible chez un homme où les dégâts du temps étaient bien visibles malgré la poudre, la perruque bouclée blanche, et les vêtements richement parés de soie, de fils d'or et d'argent.
Il tenta de répondre à son sourire, mais il ne devait pas être assez convainquant car le maître fît une moue qui présageait les ennuis. Peut-être que son épouse, vexé par son manque de respect, lui avait tout raconté? Dans ce cas, sa vie était fichue. Une vie qu'il avait passé à le servir fidèlement pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour lui.
...
Aussi loin qu'il s'en souvienne, Kaito n'avait aucun souvenirs de sa famille.
Depuis toujours, il travaillait comme un força à aider à décharger les bateaux de la Seine ou à garder les chevaux de ceux qui partaient boire dans les tavernes, pour un peu d'argent qui lui permettait de ne pas mourir de faim et de froid. Chaque jours était pour lui un combat qu'il refusait de perdre pour l'amour de la vie. Tout avait changé le jour où il dû garder les sublimes montures d'un seigneur et de son majordome qui devaient s'arrêter en urgence dans une boutique et qui lui assuraient une belle récompense si il acceptait.
Intéressé, il avait dit oui sans attendre. Mais peut après que l'homme eu tourné les talons, des bandits l'abordèrent pour le convaincre de leur donner le cheval, et de se partager le prix qu'ils en tireraient. Si jamais ils se montraient agressifs, ils attireraient l'attention dans une rue pleine de monde, et ils finiraient entre les mains de la milice, car une beau cheval ne passe pas inaperçu. Mais ce qu'ils ignoraient, c'était que le jeune Kaito, quinze ans et des poussières, était un homme de principes qui accomplissait son travail jusqu'au bout, peu importe le temps ou les menaces! Irrités devant autant de mauvaise volonté, les truands avaient décidés de se débarrasser de lui et de s'enfuir le plus vite possible.
Non, rien à faire! Le garçon refusait avec entêtement de lâcher les chevaux malgré les coups, de plus en plus violents, qu'on lui portait, d'abord avec les poings, puis avec des bâtons, déchirant sa pauvre chemise sale. Si le seigneur, accompagné de son majordome, n'était pas revenus à ce moment-là, ils l'auraient laissé pour mort. Plein de compassion, le Grand releva le petit courageux et essuya son visage du mieux qu'il pouvaient avec son mouchoir blanc, en répétant avec un petit sourire:
"Hé bien! Courageux, téméraire, mais totalement inconscient!"
Puis après s'être concerté quelques minutes avec son majordome, il pria le jeune de le suivre jusqu'à une autre boutique, ce qu'il avait fait sans rien dire. Là-bas, le seigneur s'absenta un petit instant dans un magasin de tissus. Quand il ressorti, il avait quelque chose caché derrière son dos et s'adressa au garçon d'une voix tendre et solennelle:
"Je pense, jeune homme, que maintenant je te dois deux récompenses après ta démonstration de force et de courage. Alors voici pour toi."
Sans attendre une réponse, il enroula autour du cou de Kaito une magnifique écharpe aussi bleu qu'un ciel dégagé, et aussi douce qu'un petit chat. La matière devait coûter une fortune, ce qui le fît rougir de gène devant un tel cadeau. Il ne pensait pas en mériter autant, mais la suite du discourt du noble allait finalement l'achever.
"Dis-moi, demanda-t-il, comment t'appelles tu?
-...Kaito Shion...répondit timidement le garçon.
-C'est un nom peu banal, souligna le majordome.
-C'est juste le nom d'un beau bateau que j'ai aidé à décharger un jour d'orage quand j'avais six ans. Pour me remercier, le capitaine a accepté que l'identité de son navire devienne la mienne."
Les deux hommes éclatèrent de rire à l'écoute d'une telle histoire.
D'un seul coup le seigneur tendit la main au jeune garçon qui plissa les yeux de méfiance.
"Bref, KaitoShion, si tu n'as rien qui te retient ici, et si tu est prêt à accepter un travail pour le restant de tes jours, ce sera ma deuxième récompense. A moins que tu ne désires autre chose?"
Surpris pas autant de bonté, le jeune tremblait, ne savait quoi dire. Rectification, il n'y avait qu'une seule chose à dire pour quelqu'un comme lui, qui attendait ce genre de miracle depuis toujours.
"Oui, répondit-il simplement en empoignant la main qui allait changer sa vie."
Voir un gamin en haillons enroulé dans une écharpe clairement au-dessus de ses moyens, en train de chevaucher en croupe sur le cheval d'un noble avait de quoi en surprendre plus d'un. Surtout ledit gamin qui rougissait de honte devant les regards surpris des passants. Sa surprise s'agrandi quand il se rendit compte que les bestiaux qu'il avait protégé n'étaient que des locations, que leur voiture les attendait, et que ça n'aurait rien changé que les montures se fassent dérober. Sur le chemin qui l'amenait dans son nouveau foyer, son maître lui parlait de ses futures fonctions de valet et de garde tandis que le majordome dirigeait les chevaux. Futures fonctions et aussi de tout son domaine et de sa famille. Mais Kaito gardait l'esprit évasif. Plus tard, il fit la connaissance des autres employés, et bien plus tard de celle qui allait faire chavirer son cœur.
...
Le seigneur bailla bruyament, ce qui tira le jeune homme de sa rêverie. Ramené à la réalité, celui-ci baissa les yeux en attendant ce que sont maître avait prévu pour lui.
"Voyons Kaito, pouffa gentiment le Duc, tu n'as pas besoin d'être gêné en ma présence! Après tout, je ne suis qu'un homme! Donc il n'y a rien d'étonnant à me voir bailler."
Kaito se retînt difficilement de lui dire que là n'était pas la question. Il se contenta de lui répondre:
"Je suis votre serviteur monsieur. Et quand le maître veut voir un valet sans attendre, il se demande ce qu'il a fait de mal...
-De mal? Mais tu n'as rien fait de mal enfin! S'esclaffa-t-il. Dois-je obligatoirement avoir une raison pour savoir comment tu vas? Surtout que depuis quelques temps, j'ai l'impression que tu es plutôt distant avec moi."
Etait-il sincère, ou usait-il de mots pour confondre le garçon et l'amener à parler de lui-même? Kaito jouait avec ses doigts sous le bureau, pour calmer sa circulation sanguine, qui devenait dangereusement rapide, surtout au niveau de ses joues. Soudain, le Duc devînt plus préoccupé et plissa les paupières.
"Pourtant mon garçon, dit-il, je dois avouer que je ne suis pas tout à fait honnête avec toi. Le seul problème est que je ne sais pas par où commencer."
Kaito pris une grande inspiration.
"En fait, continua-t-il, c'est Madeleine la gouvernante qui est venu me trouver ce matin, en me disant que tu avais une humeur pluvieuse."
Kaito serra les dents.
"J'étaisplutôt embarrassé, car je ne voyais pas vraiment ce que je pouvais faire. Mais ça m'a fait prendre conscience que, même si je suis très occupé par la fête qui s'annonce, je ne dois pas pour autant négliger mes domestiques la veille d'un départ, que je devais prendre mes responsabilités en main."
Kaito sentait les siennes devenir toutes moites.
"Et je suis donc allé demander conseils à mon épouse, lâcha soudainement le seigneur Hatsune en illuminant son visage d'un sourire radieux."
Kaito manqua de s'étouffer en reprenant son souffle. Si la chaise du jeune homme n'avait pas eu de dossier, il serait tombé à la renverse, dans les pommes. Tant de naïveté dans la voix de son maître ne pouvait exister! Il était forcément au courant de tout! Kaito senti le sol s'ouvrir sous lui. Il était fichu. De longues minutes s'écoulèrent à la même cadence que la pendule de la grande horloge. Le jeune homme sentait des larmes lui monter aux yeux tellement il était malade d'inquiétude. Si son maître était au courant pour sa relation avec Miku, pourquoi semblait-il aussi détendu?
"Je sais que tu as 18 ansKaito, mais je ne peux m'empêcher de revoir en toi le garçon que j'ai rencontré il y a des années. Cependant, tu es un homme maintenant, et je dois te considérer comme tel. J'ai demandé à ma femme si elle savait quelque chose sur ton comportement, mais elle ne m'a pas donné plus d'informations."
Intrigué, le garçon se redressa. Pourquoi la Duchesse avait-elle gardé le silence?
"En fait, poursuivit-il, elle a souligné un point très important. Elle a soupiré en me disant que tu étais adulte, et qu'en tant que personne normalement constituée, tu avais des besoins naturels et virils que tu devais assouvir. C'est là que je me suis rendu compte que je t'avais toujours donné des tâches ennuyeuses et sans grand dynamisme. J'ai compris qu'il te fallait de l'action, du mouvement, que c'était ce manque de liberté qui te rendait si maussade."
Kaito savait surtout que son maître avait interprêté de travers les paroles de son épouse.
"Alors, j'ai décidé de faire de toi notre cochet quand nous nous rendrons au bal. Cela te fera prendre l'air et sortir du domaine. Alors qu'en penses-tu?"
Le dénommé se leva de sa chaise. Il en avait assez entendu. Il s'inclina profondément devant le Duc en disant qu'il acceptait avec grand plaisir. Au moment où il allait sortir, celui-ci le retînt une dernière fois.
"Kaito, je suis un homme moi aussi, et j'ai eu ton âge. Je sais que les femmes ne te laisseront pas indifférent. Alors si une venait à te plaire, sache que si tu souhaites l'épouser, cela ne me dérangerait pas. Si possible, je lui proposerai bien un travail ici, car je n'ai aucune envie de te voir partir ailleurs."
Le jeune homme sentait que l'attitude innocente de son maître commençait à lui taper sur les nerfs.
Mais pouvait-il seulement lui en vouloir d'être aussi gentil?
"Ce n'est pas la peine monsieur, soupira-t-il, je vous suis entièrement dévoué, donc je n'ai pas de temps à consacrer aux femmes."
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Kaito posa la brosse et tapota gentiment les flancs des chevaux. Il n'arrivait toujours pas à comprendre une chose. Si le Duc comprenait le fait qu'il puisse tomber amoureux d'une jeune fille, pourquoi n'avait-il pas songé que sa fille puisse être cette jeune fille? Après tout, ils avaient la même tranche d'âge et ne pouvaient pas ne pas se connaître, vu qu'ils habitaient dans le même château. Il devait sans doute encore considérer Miku comme sa petite princesse chérie, et ne devait pas avoir conscience qu'elle pouvait sérieusement tomber amoureuse d'un homme.
Le garçon à l'écharpe bleu rangea ses affaires et partit se chercher un bol de soupe. Toute cette chevauchée lui avait mine de rien ouvert l'appétit. Un homme au ventre bien rebondit et d'un âge respectable lui tendit une assiette de lard et un bol de soupe à la pomme te terre. Mais même assis avec de sympathiques compagnons, il ne pouvait détacher son regard des grandes fenêtres brillantes du château où de la musique s'en dégageaient. Plus il les regardait, plus il sentait que l'envie d'aller discrètement y jeter un coup d'œil devenait de plus en plus forte.
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Si Kaito a très envie, comme tout le monde d'aller voir ce qui se passe à l'intérieur, il faut garder à l'esprit qu'une autre scène est en train de se jouer simultanément. Et cette scène arrivera dans le prochain chapitre!
