Eyh !

Voilà la seconde partie. Toute chaude. Juste pour vous !

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Pause the memories.

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La porte du bunker claque dans son dos, et Sam arrête.

Les monstres. Les démons. La chasse. Tout ça n'a plus aucune importance enfermée entre les murs de leur maison. Tout ça n'a aucune importance. Le soleil pourrait exploser, brûler ce caillou qui leur sert de planète, arracher chaque vie dans un hurlement insoutenable ; Sam n'en a rien a faire.

Il descend, soutenant un Jack qui se réveille à peine de sa sieste express, tout en discutant avec Castiel du film qu'ils vont regarder. Sans doute un énième classique que Dean aura juger important d'ajouter au répertoire du gamin. Sans doute un film d'action, parce qu'ils aiment tous la façon dont ses yeux brillent devant l'écran.

Ils font sauter les pop-corns, sortent les bières et les chocolats chauds, s'enroulent dans les plaids avant de tirer les coussins.

Les pixels de couleurs dépeignent les histoires de héros qui sauvent le monde sans vraiment perdre grand chose. Une histoire d'amour plus niaise que les regards de son frère et de l'ange. Une fin heureuse qui se joue en perspective.

Mais Jack s'endort avant la fin, roulé sur lui-même, sa joue sur la cuisse de Dean.

C'est le fils de son cauchemar. L'enfant de ses pires pensées. De chaque sursauts qui naissent à la lisière de sa personne. C'est le fils du Diable. Mais c'est tellement plus. C'est tellement Jack.

Lucifer n'est que l'explosion de matière qui irradie le ciel, qui brûle et tue. Jack est sa résurgence. Une boule de chaleur qui flotte au dessus d'un monde pour le réchauffer dans la paume de sa main. Jack est douceur. Jack est tendresse.

Jack n'est pas le fils du Diable.

C'est le sien.

Une main dans les boucles blondes, Sam pose sa tête sur l'épaule de son frère. Ramène le plaid. Et fixe les images. Une siècle enfermé dans la Cage n'est rien comparé à ce qu'il ressent maintenant. A ce qui nait dans le creux de son cœur.

Parce que c'est ce visage endormis qui hantera les rêves de Sam cette nuit.

Celui de cet ange.

Et plus jamais celui de son monstre.