Bonsoir, me revoilà. Je n'ai pas pu poster régulièrement ces temps-ci en raison du peu de temps dont je dispose et de mon état de santé assez précaire. Je vous remercie pour vos alertes et favoris, et la dernière et non la moindre : Swangranger pour avoir pris la peine de commenter, je suis ravie que ça te plaise.

Pour ceux qui attendent la suite de mon autre fic « Un serpent dans le dortoir ! » , je risque de vous faire patienter encore longtemps, j'ai pu rédiger une grande partie du second chapitre mais c'est sans compter sur mon PC qui m'a littéralement lâché. Je n'ai pas de copie de la fic ailleurs donc je dois attendre que l'ordi soit réparé. Désolé.

Voilà, bonne lecture !

OoOoOoOoOoOoOoO

II

Ce… ce n'est pas possible, ne cessait-elle de répéter, les yeux démesurément agrandis.

Le téléphone sonnait mais il lui fallut un certain temps avant de comprendre qu'on cherchait à le joindre.

D'un geste automatique, elle décrocha.

-Allô ?

-Allô, Hermione? Ici Mme Figg…

-Qui?

-Mme Arabella Figg ! C'est moi, mon petit… Vous ne reconnaissez pas ma voix ?

Si, bien sûr! Mme Figg, leur vieille voisine… Hermione avait promis de faire ses courses en même temps que la sienne.

-Vous êtes bizarre, Hermione. Seriez-vous souffrante?

-Mais non ! Je…

Elle s'interrompit. Souffrante ? Oui, elle se sentait très mal. Mais pouvait-elle avouer à cette pauvre Mme Figg que son fiancé venait de lui annoncer la rupture ? Parce qu'il en aimait une autre…

Un sanglot sec la secoua.

-Je… Je vais très bien! Assura-t-elle avec véhémence. Je… Je viens seulement de me réveiller.

Elle s'efforça ensuite de rire. Un rire qui sonna pitoyablement à ses propres oreilles et qui n'abusa pas la très aimable Mme Figg.

-Vous venez de vous réveiller? Mais d'habitude vous êtes une lève-tôt, même quand vous ne travaillez pas. Que se passe-t-il mon petit ?

-J'ai trop dormi, voilà tout ! Mentit à nouveau la Granger.

-Il est déjà 10h du matin ! Insista la vielle femme.

Hermione n'était toujours pas habillée. Qu'avait-elle fait depuis qu'elle avait reçu cette horrible lettre? Elle était restée assise, comme groggy. Et les heures s'étaient écoulées…

-Je vais me préparer puis j'irais faire les courses, promit-elle. Que voulez-vous que je vous rapporte ?

-Avez-vous un crayon et un papier à portée de main?

-Oui…

-Alors je vous dicte ma liste…

Après avoir raccroché, la jeune fille prit Patterond dans ses bras et le considéra longuement.

-C'est une erreur… C'est forcément une erreur! Ron m'aime toujours…

Mais la vie continuait. Elle alla prendre une tasse de café. Elle devait s'habiller, aller en ville, faire les courses pour Mme Figg…

L'habitude aidant, elle réussit à accomplir les gestes de tous les jours malgré son évidente fébrilité.

Après s'être préparé, elle alla attendre l'autobus. C'était ce même autobus qui, tous les matins, la conduisait au bureau. Aujourd'hui, elle descendit à une station plus tôt, – au centre commercial.

Ce fut dans un état second qu'elle arpenta les rues. Il pleuvait à grosse goutte mais elle n'en avait cure, trop engourdie par la douleur. Elle ne sentait même pas l'eau glisser sur ses cheveux, couler dans son cou. Le vent glacé de mars fit voler ses longues mèches brunes et les pans de son imperméable blanc qu'elle n'avait pas songé à fermer.

Ses immenses yeux chocolat –des yeux de gazelle, disait Ron –, ne voyaient rien. Ils demeuraient fixes et elle ne cillait pas. Comme un automate, elle se dirigea vers un grand magasin.

Sa torpeur était telle qu'elle ne s'aperçut même pas qu'elle était en train de traverser alors que le feu était au vert (ovaiiiiiire /SBAM ! \ désolé ^^').

Quelques coups d'avertisseurs retentirent. Elle n'y prêta aucune attention. Une voiture freina brusquement et s'arrêta à quelques centimètres d'elle.

- Vous êtes folle ? Rugit une voix.

Elle n'entendit rien, poursuivant sa marche aveugle…

C'est alors qu'une potière claqua.

-Quelle idiote !

Cette fois, ces deux mots parvinrent jusqu'à elle. Qui traitait-on d'idiote? Elle ? Une autre ? Elle s'en moquait. Hermione Granger ne pouvait, après tout, être une idiote.

Soudain, on la saisit par le poignet. Elle chercha immédiatement à se dégager, sans résultat.

Le feu était maintenant passé au rouge. Les piétons traversaient sur le passage clouté, heurtant dans leur hâte, Hermione et l'homme qui l'avait arrêté.

-Lâchez-moi !

Il la secoua sans douceur.

-Vous avez envie de vous suicider ?

Elle leva la tête. Il était grand, très grand… Et ses yeux avaient la couleur des mers du Nord. Jamais elle n'avait des prunelles aussi grises, froides, pénétrantes …

-Lâchez-moi ! Répéta-t-elle en cherchant à se dégager.

Elle n'y parvint pas : il la maintenait solidement.

-Vous avez envie de passer sous une voiture ? Insista-t-il d'une voix teintée de mépris.

-Euh… Excusez-moi. Je… Je n'ai pas fait attention. Murmura Hermione, confuse.

Il crispa ses doigts encore plus forts sur le poignet de la jeune fille. Elle réprima une grimace de douleur. Il se pencha et elle se détourna, incapable de soutenir ce regard intense. Comme dans un rêve, elle détailla les traits harmonieux de ce visage bien dessiné, avec un front haut, des yeux d'un gris hypnotisant, un nez pointu et droit… Une peau d'une blancheur immaculée… et une mâchoire très volontaire. Des gouttelettes de pluie brillaient dans ses cheveux blonds platine, lui donnant une allure céleste.

-Si cela vous amuse d'errer comme un spectre, à votre guise! Lança-t-il sans aménité. Mais choisissez un autre endroit! Pas le centre de la ville…

De nouveau, il la secoua.

-Vous n'êtes pas seule au monde, figurez-vous! Si vous voulez vous tuer, cherchez un autre moyen, mais ne vous jetez pas sous ma voiture ! Je n'ai pas envie qu'on m'accuse d'avoir écrasé une stupide passante!

-Laissez-moi partir…

-A condition que vous me promettiez de faire attention.

-Oui…

A cet instant précis, elle aurait été incapable de répondre si on lui avait demandé son nom. Elle se sentait dans un état second… Ce n'était pas elle vraiment qui se trouvait là, sur ce passage clouté, avec cet homme en colère. C'était une autre, une inconnue. Un fantasme, peut-être…

Il la laissa enfin partir. Hermione se dirigea vers le rayon alimentation du grand magasin et fit les achats pour Mme Figg et pour elle-même. Elle avait pensé à emporter les deux listes, heureusement! Le reste était affaire de routine. Presque automatiquement, elle se dirigeait vers les rayons où elle savait trouver ce qu'elle désirait.

Après avoir réglé ses achats à la caisse, elle s'arrêta devant les rayons où elle savait trouver ce qu'elle désirait.

Carte pour Angelina, avait-elle écrit à la fin de sa liste. Sa meilleure amie allait avoir vingt-deux ans –tout comme elle -, et elle tenait à lui envoyer un petit mot pour l'occasion.

Laquelle ? Se demanda-t-elle en laissant son regard errer sur les cartes gaiement colorées et porteuses de messages parfois tendres, parfois gais… parfois aussi de mauvais goût.

Elle haussa les épaules.

« Oh c'est si peu important… ».

Elle en choisit une au hasard. Puis elle rejeta ses cheveux en arrière e t- sursauta. Elle venait de se heurter la tempe avec le solitaire de sa bague de fiançailles…

Elle avait glissé celle-ci à son doigt comme tous les autres matins. Mais cette bague, elle n'avait plus le droit de la porter ! Ses fiançailles étaient rompues… Ron ne voulait plus d'elle, il en aimait une autre !

Jamais ils n'achèteraient ce joli cottage dont elle avait rêvé. Jamais ils ne choisiraient ensemble les meubles pour le décorer, ni les interminables étagères de livres, ni les rideaux, ni les bibelots, ni…

-Miss ?

Elle sursauta. Un adolescent se tenait devant elle et lui tendait un panier.

-Ce n'est pas à vous?

Ce panier lui paraissait vaguement familier. Etait-ce le sien ?

-Vous l'avez oublié à la caisse…

-Oh, merci !

Avec un soupir de soulagement, elle se dirigea vers la porte. Elle avait hâte, maintenant, d'échapper à l'atmosphère confinée de ce grand magasin. Il y faisait toujours trop chaud, et aujourd'hui, elle avait vraiment eu l'impression d'étouffer.

Une fois dans la rue, elle regarda autour d'elle d'un air égaré. Elle était dans un tel état qu'elle ne parvenait même pas à retrouver la station d'autobus.

Une main s'abattit brusquement sur son épaule.

-Hé là, vous! Fit une voix rogue.

L'espace d'un instant, elle crut que l'homme à la voiture était revenu. Ou bien s'agissait-il de l'adolescent blond qui lui avait rapporté son panier ? Ou bien…

« Qu'ai-je encore fait comme bêtise ? » se demanda-t-elle.

Elle pivota sur elle-moi et se trouva en face d'une femme d'une cinquantaine d'année toute vêtue de rose et au regard glacial.

-Mais que…

L'inconnue coupa la parole.

-Suivez-moi, je vous prie!

Elle voulut protester mais cette femme bâtie en force l'entraînait vers le magasin dont elle venait de sortir.

-Voyons ! Je…

-Si vous ne me suivez pas, j'appelle la police ! Il me suffit de siffler et nous saurons immédiatement entourés d'une dizaine de policiers. C'est ce que vous voulez?

-Mais…

-Ne discutez pas : je vous ai vue emporter des articles sans les payer! Rétorqua sèchement la femme.

-Vous vous trompez ! Jamais je n'ai volé de ma vie! Je…

Une peur panique submergeait la jeune fille. Dans quel nouveau cauchemar se trouvait-elle plongée ? Elle voulut se débattre mais les forces étaient inégales. La surveillante la tirait en direction en magasin et déjà, les curieux faisaient la haie.

L'humiliation et le désespoir d'Hermione étaient à leur comble. On la montrait du doigt comme une voleuse …

-Je vous emmène chez le directeur. Il tient à voir lui-même tous ceux que nous prenons sur le fait…

Hermione se souvint des affiches surmontant chacune des caisses : Les voleurs seront poursuivis.

Déjà, elle se voyait en prison… devant un tribunal. Et pourquoi ?

Elle avait réglé tous ses achats! De quoi l'accusait-on exactement?

« Mon Dieu! La carte d'anniversaire… J'ai oublié de la payer ! »

-J'y suis! S'exclama-telle tout haut dans l'ascenseur qui l'emmenait ainsi que l'inspectrice vers les bureaux du dernier étage. C'est à cause de cette carte? Elle la prit dans son panier et la montra. Le visage de la surveillante demeurait de marbre.

-C'est à cause de cette carte? Insista Hermione.

-Ces cartes, voulez-vous dire.

La jeune fille s'aperçut alors qu'elle se trouvait en possession de deux cartes au lieu d'une : la cellophane qui les enveloppait s 'était collée.

-Ce n'est pas sérieux ! Vous n'allez tout de même pas me poursuivre en justice pour si peu !

Elle secoua la tête.

-Je viens de dépenser une grosse somme au rayon alimentation ! Regardez, j'ai encore le reçu…

-Assez!

Désespérément, Hermione s'efforçait de plaider sa cause mais elle avait l'impression de s'adresser à un mur.

-Tout le monde peut se montrer étourdi ! S'agaça la jeune femme. Ecoutez, je vais les régler, ces deux cartes. Et n'en parlons plus !

-Je fais mon métier. Je vous ai vue prendre deux articles sans les payer. En conséquence, je vous conduis auprès du directeur du magasin. C'est le règlement !

-Vous croyez que le directeur a du temps à prendre ?

C'était invraisemblable ! Allait-elle devoir passer en justice parce qu'elle avait oublié de payer deux malheureuses cartes d'anniversaire ?

Les portes de l'ascenseur coulissèrent. L'inspectrice la poussa dans un couloir tapissé d'une épaisse moquette. Le cliquetis des machines à écrire se faisait entendre derrière les portes closes. Des sonneries çà et là, et des employés allaient d'un bureau à l'autre d'un air affairé.

Hermione n'essayait plus de résister. Elle suivait l'inspection, tête basse, un peu comme une poupée de chiffons. Même la curiosité dont elle était l'objet avait cessé de la faire rougir.

Elle se retrouva bientôt assise dans le bureau d'une secrétaire. Cette dernière écouta les explications de la surveillante.

-Un instant, je vous prie. Je vais demander à Mr. Snape s'il peut vous recevoir maintenant.

Elle disparut et revint quelques instants plus tard.

-Par ici.

Elle emmena Hermione et l'inspectrice dans un vaste bureau donnant sur la rue où la jeune femme avait failli se faire écraser une heure auparavant.

La secrétaire haussa les sourcils.

-Mais où est passé Monsieur Snape ?

Elle eut un geste indifférent.

-Il va revenir tout de suite, je l'ai prévenu de votre visite. Voulez-vous attendre un instant ?

Elle indiqua les deux fauteuils de cuir faisant face à l'imposant bureau. Hermione s'assit sur le bout du siège. Elle crispait nerveusement ses mains l'une contre l'autre. De tout son cœur, elle espérait que le directeur de cet important centre commercial se montrerait plus indulgent que la vielle toupie stupide et bornée qui l'avait arrêtée…

Derrière elle, la porte s'ouvrit et elle se retourna.

Aussitôt elle blêmit. Non, ce n'était pas possible ! Le cauchemar ne se terminerait donc jamais ?

Sur le seuil se tenait un homme aux cheveux blonds et aux yeux gris… Un homme qui ne lui était pas inconnu! Car c'était celui qui, un peu plus tôt, l'avait toisé avec suffisance tout en lui assénant vertement d'une voix forte ce qu'il pensait…

L'espace d'un instant, elle crut- ou du moins, espéra qu'il ne la reconnaîtrait pas. Mais comment l'aurait-il oubliée. Lui avait tous ses esprits au moment de la rencontre. Si elle se souvenait, il allait sans dire qu'il en était de même pour lui, forcément…

-Excusez-moi, murmura-t-il. Où est Sever… euh, Mr. Snape? Il était ici voici deux minutes…

La surveillante le fixa droit dans les yeux. Elle n'avait pas l'air de le connaître.

-Nous l'attendons. Vous devriez vous adresser à sa secrétaire.

Un soupir de soulagement s'échappa des lèvres sèches d'Hermione. Ainsi cet homme n'était pas le directeur, le fameux Mr. Snape comme elle l'avait craint! Auprès de n'importe qui, elle se sentait capable de plaider sa cause. Mais sûrement pas devant lui!

Il l'examina sans mot dire de son éternel regard condescendant, puis il secoua la tête.

-J'ai l'impression que vous vous êtes encore mise dans des ennuis ! Lança-t-il avant de disparaître.

Hermione crispa les poings.

« Voilà une réflexion qu'il aurait pu s'épargner ! Songea-t-elle avec colère. Maintenant l'inspectrice va s'imaginer que je que je suis une coutumière du vol à l'étalage ! »

Mr. Snape arriva quelques minutes plus tard. C'était un homme d'une quarantaine d'année au visage froid, la peau cireuse, les cheveux d'un noir de jais et au sourire inquiétant.

La surveillante et Hermione se mirent à parler toutes les deux à la fois. Mr. Snape n'écoutait pas la jeune fille. Il ne la regardait même pas. Par contre, chacun des mots prononcés par son employée semblaient porter :

-Je la surveillais depuis un moment déjà. Elle allait d'un rayon à l'autre. Elle a même touché à plusieurs articles de bijouterie et je dois dire qu'elle les a remis à en place… Puis elle s'est emparée de deux cartes d'anniversaire et est partie sans payer.

Hermione secoua la tête avec stupéfaction. Non mais elle allait se taire oui ! Comment osait-elle l'accuser de la sorte! C'était aberrant ! Certes les éléments légaux et matériaux était là. Elle avait pris deux cartes mais en matière pénal, l'élément moral n'était-il pas un élément déterminant ? L'intention de chaparder n'était pas là! Elle avait pris les deux cartes par mégarde, c'était tout! Nul besoin de faire tout un esclandre pour si peu!

Cette femme poussait visiblement son vice jusqu'à insinuer qu'elle avait tenté de mettre des bijoux dans sa poche! La Granger ne se rappelait même pas être passée par ce rayon… Mais elle était dans un tel état de commotion que cela n'était guère surprenant!

-Monsieur le directeur, commença-t-elle, agacée, je voudrais vous expliquer…

Il l'interrompit d'un geste.

-Un instant je vous prie.

Et, à l'adresse de l'inspectrice :

-Voulez-vous nous laisser, madame Unbridge ?

-Bien…

Elle regarda la jeune femme d'un air méfiant avant de prendre congé, un sourire satisfait étirant ses lèvres écarlates.

Après son départ, Mr. Snape se tourna vers la malheureuse demoiselle.

-Donnez-moi votre nom et votre adresse.

Cette fois, il la regardait…et elle ne se trompait pas : il lui souriait! A elle, la prétendue voleuse! Une lueur amusée semblait éclairer ses iris noirs. Son sourire était narquois…

-Vous… vous n'appelez pas la police?

Il balaya l'idée d'un leste mouvement de main méprisant.

-La police a d'autres chats à fouetter. Je ne vais pas -contrairement à Dolores- faire un drame pour deux vulgaires cartes d'anniversaire!

Voilà ! Enfin quelqu'un de sensé !

Sans hésiter, Hermione lui donna son nom et son adresse. D'une voix hachée, elle lui expliqua qu'elle avait reçu de terribles nouvelles le matin même.

-Je… Je ne savais plus très bien ce que je faisais… avoua-t-elle. Elle aurait expliqué la même chose devant la barre au cours d'un éventuel procès dirigé contre sa personne et aurait assuré elle-même son plaidoyer sans l'aide d'un quelconque avocat. Elle avait des preuves! Le reçu venant du caissier ainsi que la lettre de son fiancé faisaient foi. Elle ne doutait pas de leur force probante.

Le brun souriait toujours.

-Vous pouvez partir, Miss Granger.

-Je… Je peux m'en aller ?

Elle joignit les mains avec un long soupir de soulagement.

-Merci ! Oh, merci !

Elle se leva et déposa les fameuses cartes sur le bureau. Puis elle s'empara de son lourd panier. Enfin, elle allait quitter cet endroit inhospitalier !

-Merci… ne cessait-elle de répéter.

-Vous pouvez les garder, vous savez. Fit-il d'un ton moqueur, les sourcils haussés. Vous vous êtes, après tout, donnée tant de mal pour les acquérir.

-C'est fort aimable de votre part, mais offrir le soi-disant fruit d'un honteux vol à l'étalage à une de mes proches pour son anniversaire n'est pas vraiment dans mes habitudes.

-Je le conçois aisément. Sourit le ténébreux directeur. Au moins j'aurais essayé… Soupira-t-il en se saisissant nonchalamment des deux cartes, les roulant en boule et les jetant négligemment dans la corbeille attenante à son large bureau.

-Je n'aime pas m'encombrer de choses inutiles expliqua-t-il face à l'air surpris de la jeune femme. Bon maintenant que tout est réglé, que diriez-vous de rentrer chez vous et de me laisser enfin travailler ? Et si vous voulez mon avis, quelques heures de repos ne pourraient que vous être… Bénéfique. Passez une excellente journée, Miss Granger. Termina-t-il avant de s'attaquer à l'immense paperasse qui trônait sur son bureau… Lisant… Signant… Tamponnant… Répondant à des appels, convoquant et réprimandant quelques rares employés incompétents.

-Vous de même, Mr Snape, passez une bonne journée…

Au fond d'elle-même, cependant, Hermione savait bien que jamais elle n'oublierait cet épisode. Jamais!

A suivre…

OoOoOoOoOoOoOoO

Piouf, ce chapitre m'a donné du fil à retordre, j'ai dû supprimer pas mal d'éléments, modifier et rajouter pleins d'autres … allant jusqu'à apporter de grandes modifications côté description et traits de caractères des personnages. Notamment en ce qui concerne Hermione pour une adaptation on ne peut plus satisfaisante.

J'ai adoré rédiger la partie dans le bureau de Snape, donner un peu plu de profondeur au personnage, étendre son champ d'intervention et enfin et surtout, mettre en exergue les problèmes juridiques soulevés par le vol. ^-^ C'est dire, je suis assez satisfaite.

Bon je m'arrête ici, me remerciant mentalement pour cette presque auto-review.

A la prochaine.