Bonjour, me voilà de retour avec la suite ! Désolé pour la longue attente, avec les études qui me prennent tout mon temps, la déprime et d'autres trucs pas franchement joyeux, je ne savais plus trop où me donner de la tête. Mais en rédigeant ce chapitre et en le publiant aujourd'hui, je me rends en quelque sorte service, ça me permet vraiment de me décompresser et de me ressourcer un peu. J'espère que vous allez aimer :) . (Et même si c'est pas le cas je m'en fous ! :p. Mais nann, je déconne.

Bon trêve de plaisanterie. ^-^. Ce chapitre s'éloigne beaucoup du roman, j'ai eu suffisamment eu du temps pour le retravailler. Je m'excuse d'avance pour les fautes, je les corrigerai plus tard s'il en reste.

-Swangranger : merci pour ta review, j'ai bien aimé cette partie moi aussi. :D Eh oui, c'est le destin, et tu n'as pas encore tout vu! ;-)

-espe29 :Merci, c'est gentil :-), j'espère que la suite te plaira :-)

Sur-ce, bonne lecture!

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III

-Tu as eu de la chance !

Hermione considéra son demi-frère avec stupeur.

-De la chance ? Répéta-t-elle incrédule et le visage rouge de colère. Tu trouves que j'ai de la chance parce qu'on m'a traité de voleuse ? Quelle humiliation crois-moi !

Elle se leva du sofa et fit les cents pas dans le petit salon.

« Et… Et si on avait prévenu la police dis-moi? »

-Cela n'a pas été le cas. De toute évidence, le directeur souhaitait étouffer l'affaire… Et il avait raison de le faire. De toute évidence tu es tombée sur une inspectrice un peu trop zélée. Soupira-t-il en secouant la tête. Lui a compris par contre qu'il s'agissait d'une erreur : la preuve, il ne t'a pas fait la leçon !

Il sourit.

-C'est pour ça que je dis que tu as de la chance. Tu as rencontré un homme compréhensif…

Et étrange aussi… Ajouta la brune pour elle-même en se remémorant le sourire narquois du directeur du centre commercial.

La jeune femme avait de nouveau envie de pleurer. Elle s'était réfugiée chez son frère et sa belle-sœur pendant toute la semaine. Mai le lendemain, il lui faudrait regagner Wolverhampton. Lundi matin, elle recommençait à travailler…

Elle n'avait aucune envie de retrouver son bureau. A l'avance, elle redoutait les questions qui ne manqueraient pas de pleuvoir. Il ne faudrait pas longtemps à ses collègues de travail pour remarquer la disparition de sa bague de fiançailles. L'absence de Ron quant à lui commençait sérieusement à lui peser.

Jamais plus elle ne pourra profiter de la vision d'un beau rouquin l'attendant en bas de l'immeuble où elle travaillait, adossé à sa voiture bleue, attendant patiemment qu'elle finisse de « s'acharner » sur les dossiers comme il aimait si bien le répéter. Il avait toujours un énorme paquet de sandwich aux œufs à la main et un gobelet de soda, c'était un véritable estomac sur patte. Mais lorsqu'enfin, Hermione venait vers lui, il oubliait vite son festin et lui adressait le plus éclatant des sourires, l'attirant à elle et l'embrassant affectueusement dans le creux du cou tout en lui souhaitant le bonsoir. Elle secoua la tête pour éviter d'y repenser. A quoi bon de toute manière ?

Luna la regardait avec tendresse. Elle était aussi blonde qu'Hermione était brune. Physiquement, et émotionnellement, les deux belles-sœurs ne se ressemblaient guère mais elles s'entendaient merveille.

« Pauvre Luna ! Songea Hermione avec une certaine confusion mêlée de gêne. C'est elle qui me console alors que ça devrait être le contraire! »

Tout de suite, Luna avait deviné qu'il se passait quelque chose. Aussi, elle avait pressé Hermione de questions jusqu'à obtenir une confession totale.

En sanglotant, la jeune femme lui avait récité la lettre de Ron, qu'elle connaissait à présent par cœur…

Puis lentement, elle avait ôté sa bague de fiançailles.

-Je la portais pour… pour éviter de devoir vous avouer la vérité.

Elle s'essuya les yeux.

-Jusqu'à présent, je n'ai parlé de cela à personne…

Dès son retour à Wolverhampton, elle rendrait cette bague aux parents de Ron. Ceux-ci la lui remettraient lorsqu'il rentrerait d'Irak. Qu'en ferait-il alors ? L'offrirait-il à celle qui avait remplacé Hermione dans son cœur ?

Elle se mordit la lèvre inférieure.

« Pourquoi suis-je aussi amère ? Se demanda-t-elle. Si je continue ainsi je vais vite devenir dépressive… Il faut absolument que je réagisse!

Et, baissant la tête, elle poursuivit pour elle-même : « Mai n'ai-je pas le droit d'être amère après ce qui vient de m'arriver ? Ron et moi avions tout prévu… Et brusquement c'est l'effondrement total. Que faire maintenant ? »

Elle n'avait pas eu le courage d'avouer la triste vérité à Mme Figg lorsqu'elle lui avait confié Patterond avant son départ. Plutôt que de parler de la rupture, elle préférait arborer encore sa bague de fiançailles et jouer la comédie…

Neville et Luna comprenaient, eux. Mais ses parents, que diraient-ils quand ils reviendraient ?

Soudain, elle eut envie de fuir… Que ne donnerait-elle pas pour se terrer dans un coin ? Pour rester indéfiniment avec Neville et Luna, par exemple… Pour se laisser dorloter sans songer au lendemain, sans songer à l'avenir surtout !

« Tu es puérile ma chère ! se dit-elle. Lundi tu dois travailler et ce sera une semaine particulièrement chargée … Et puis tu ne peux pas t'imposer indéfiniment chez Neville et Luna! »

Cette dernière, une optimiste née avait déjà surmonté le choc de sa fausse couche. Un spécialiste, après l'avoir examiné, lui avait assuré qu'elle était capable de mener une nouvelle grossesse à terme – à condition toutefois de subir une légère intervention chirurgicale.

-Hermione!

La jeune fille sursauta.

-Oui, Neville! Excuse-moi, je rêvais… Soupira-t-elle en se pinçant l'arrête du nez.

-Tu es fâchée parce que je disais que tu avais de la chance?

-Mais non, voyons! Je ne me fâche pas facilement !

Elle secoua la tête.

-Comment ai-je pu mettre ces cartes dans mon panier et partir sans payer ? Cela me dépasse… L'ennui c'est que désormais, je n'oserai plus mettre les pieds dans ce magasin. C'est le plus proche de la maison. Que de problèmes en perspectives !

Le brun roula des yeux.

-Ne t'inquiète donc pas ainsi ! Comme tu es compliquée… Pourquoi ne retournerais-tu pas là-bas?

-Si le crapaud rose hum… Je veux dire la surveillante le voit, elle me suivra comme mon ombre…

Ce sera très désagréable, et puis ça ne plaît pas du tout qu'on me prenne pour une fille malhonnête. N'oublions pas qu'à l'école, j'étais connue pour être une élève modèle et particulièrement disciplinée

- Il faut toujours que tu la ramène celle-là… Se moqua en secoua la tête son frère

-La ferme Neville.

-Ouhh voyez-vous ça, l'élève modèle me dit de la fermer… Hohohoho.

Sentant l'atmosphère se détendre, Luna se permit un petit rire attendri et les observa se chamailler.

-Bon un peu de sérieux maintenant. Neville, c'est important, je ne peux vraiment plus faire mes courses là-bas au risque d'être encore taxée de voleuse… Je n'aime pas du tout ça… ça va me faire tout bizarre de faire mes courses ailleurs maintenant…

-Mais tu as ta conscience pour toi, déclara Luna d'un ton ferme. Il n'y aucune raison pour que tu ne fasses plus tes courses à cet endroit. Allons Hermione, ne dramatise pas.

Puis, un pli vertical barra son front lisse.

-Ce que je trouve plus inquiétant, en revanche, c'est l'épisode de la voiture ! Tu aurais pu être renversée…

-Oh il a freiné à temps…

Elle avait presque oublié cet incident … Les yeux gris orageux se rappelèrent à elle. Et avec eux, les lèvres vermeilles incurvées en un sourire méprisant. Elle secoua frénétiquement la tête pour occulter ces images de son esprit déjà torturé. Elle ne pensa guère, non plus, au permis de conduire qu'elle avait raté bien entendu! Elle était beaucoup trop énervée et démoralisée pour réussir une telle épreuve…

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Au cours des jours suivants, Hermione eut bien du mal à chasser Ron de ses pensées. A l'amour avait succédé la haine…

« J'espère que je ne le reverrai plus jamais de ma vie! » se disait-elle souvent.

Allait-elle devenir comme ces femmes aigries qui lançaient d'un ton plein de sous-entendu : «Ah ! Les hommes ! »

Pourtant, il n'y avait pas eu beaucoup d'hommes dans sa vie. Jusqu'à présent, seul le Weasley avait compté.

Ils étaient complémentaires… Et partageaient par-dessus tout une vision commune. Ils voulaient une jolie maison, des enfants, un foyer plein de chaleur et de bonheur. Et un amour éternel bien sûr!

Elle serra les dents. Une fois de plus elle était mièvre… niaise… C'était sans doute pour cela qu'il était parti voir si l'herbe était plus verte ailleurs…

Et une foi s de plus, elle se surprenait à songer à lui. C'était fini. Complètement fini… Terminé ! Fichu ! Mort ! Plus de Ron bon sang! Quand allait-elle enfin l'admettre? Accepterait-elle seulement un jour cet état de fait? Rien ne le garantissait…

Maintenant tout le monde était au courant. Ses voisins, ses collègues de bureau Cette pimbêche de Millicent qui ne cachait même pas sa joie… Après tout, pourquoi le ferait-elle ? Elle n'avait jamais apprécié Hermione qui était non moins une concurrente potentielle au poste de vice-président.

Poste qu'elle convoitait depuis quelques années déjà et pour lequel elle s'était beaucoup investie, s'était beaucoup surpassé, devenant aussi rapide qu'efficace, sérieuse, minutieuse. Elle faisait honneur à sa réputation d'excellent stratège, brillait durant les réunions... Ce qui lui a valu d'ailleurs à plusieurs reprises et à raison le titre d'employer du mois.

Mais poste qui risquait malheureusement de lui filer entre les doigts au vu des performances stupéfiantes de la Granger et l'engouement de ses supérieurs pour la jeune femme. Furieuse, elle clamait à qui voulait l'entendre que l'horrible castor - car c'était ainsi qu'elle l'appelait- lui avait volé la vedette. Elle la haïssait cordialement et ne souhaitait que son éviction. Même sur le plan sentimental, la brune la surpassait. Elle avait réussi à se fiancer, trouver chaussures à ses pieds malgré ses cheveux rêches, mal coiffés, ses vêtements démodés, et son physique en général qu'elle jugeait hautement banal. Millicent était seule, personne n'était assez bien pour elle. Alors l'idée que la Granger ait pu trouver l'amour… rencontrer quelqu'un qui lui correspondait, l'épouser, vivre heureuse à ses côtés dans une villa achetée en gagnant aux lotos l'enrageait d'autant plus. Elle, elle avait tout pour plaire. Elle se sentait insultée, lésée au plus profond de son être face à cette aberration. Mais maintenant que les fiançailles étaient rompues, elle ne pouvait qu'exulter. Aussi travaillait-elle, la mine réjouie, chantonnant dans les couloirs, saluant les gens sur son passage, daignant même adresser la parole au concierge. Il existait enfin une fichue justice en ce bas monde!
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Quelques jours plus tard les parents d'Hermione, ayant téléphoné pour avoir des novelles de leur fille furent informés à leur tour. Hermione avait, en effet, profité de ces échanges pour leur annoncé la fin de sa relation avec Ron… Ceci étant, ils auraient le temps de s'y habituer avant leur retour en Angleterre. Cela évitait de pénibles explications…

Et si je donnais ma démission ? Si j'allais vivre en Australie aussi? »

Mais elle aimait trop son propre pays pour s'exiler au loin…

« Si je veux quitter Wolverhampton, pourquoi n'irais-je pas m'installer à Dagenham près de Neville et de Luna ? Ils connaissent bien la région et m'aideraient à trouver un « job » et un logement… »

Sa qualification professionnelle et ses références lui permettraient de prétendre à un emploi intéressant et bien rémunéré. Dagenham plutôt que Wolverhampton, pourquoi pas? Plus elle y pensait, plus elle se sentait attirée par le changement.

Ici, elle revoyait Ron à chaque instant. Ils s'étaient promenés main dans la main le long de ce boulevard, ils s'étaient embrassé dan ce cinéma, ou à l'ombre de cette porte cochère…

Mais Ron ne l'aimait pas vraiment. Sinon il ne l'aurait pas oublié en cinq mois. Oui, il lui avait fallu cinq mois pour tomber amoureux d'une autre! L'on blâme souvent la distance mais la distance n'y est pour rien, pendant toute la durée de leur cursus universitaires, Luna et Neville avaient dû rester séparer pendant près de trois ans. Luna ayant décroché une bourse d'étude à l'académie de danse et d'Opéra national de Paris, devenant une ballerine hors pair, dotée d'une grâce immatérielle, d'une délicatesse sans nom et d'une beauté envoûtante.

L'éloignement géographique avait été pénible mais lorsqu'ils s'étaient revus, trois années plus tard, ils en étaient ressortis plus proche et plus amoureux que jamais. Tout leur réussissait, Neville avait trouvé un travail bien rémunéré dès l'obtention de son diplôme, Luna était devenue professeur de danse dans l'une des meilleurs écoles de danse de Londres. Les enfants l'adoraient et elle le leur rendait bien. Le couple s'était marié…

Et Ron… Oui, Ron au milieu de tout cela n'avait pas réussi à se retenir au bout de cinq malheureux mois, la jetant comme on jetterait une vieille chemise…la remplaçant presque aussitôt sans vergogne… sans le moindre remord … Elle ricana amèrement, sentant la jalousie et la rancœur brûler ses entrailles… Distillant leur venin comme le pin distillerait la résine.

Elle n'avait pas répondu à sa lettre de rupture. A quoi bon ? Dans de telles circonstances, le silence était préférable à tous les discours… Et d'ailleurs, qu'aurait-elle pu lui dire? Que c'était un beau salaud ? Un enfoiré ? Un traitre de la pire espèce ? Non, elle préférait garder sa dignité et se taire.

Le lundi suivant, elle remit- à la lus grande joie de Millicent- sa démission au Directeur des Ressources Humaines. Ce dernier tenta de la faire revenir sur sa décision.

« Vous souhaitez vraiment partir ? Etes-vous sûr que votre départ n'est dû qu'aux récents évènements ? Ce pourrait-il que des collègues vous importunent? »

Hermione but une gorgée de la tasse fumante qui lui était offert, secoua la tête en regardant le petit homme.

-Rien de tout cela…

-S'il vous plaît, restez, vous êtes une de nos meilleurs éléments… Que puis-je faire pour vous convaincre de ne pas plier bagage… Le salaire ne vous convient pas ? Nous pouvons vous accorder une augmentation, voire même vous offrir une promotion qui vous permettra d'accéder à un poste de haute responsabilité. J'en toucherais un mot au directeur général…

La Granger soupira intérieurement. Elle se doutait bien que poser sa démission n'allait pas être facile… Elle renonçait à tant de choses… Mais il était trop tard pour revenir sur sa décision. Dans d'autres circonstances, l'annonce alléchante d'une promotion l'aurait fait sauter au plafond… Mais elle savait que dorénavant, cela ne la rendrait pas plus heureuse. Elle serait condamnée à vivre à Wolverhampton, à voir le fantôme de Ron partout… Subir les foudres de Millicent…

-J'apprécie énormément le geste monsieur Flitwick j'ai beaucoup aimé travailler au sein de cette compagnie qui m'a si bien accueillie… Je m'y étais sentie chez moi, j'aimais mes collègues, j'aimais mon travail, je l'adorais… Hogwarts a donné une suite plus que favorable à mes perspectives d'évolutions de carrière, elle m'a façonnée. Néanmoins je ne peux pas rester. Pas quand ma vie a pris un tournant aussi inattendu et que je ressens le besoin de partir au loin, me ressourcer, oublier des souvenirs trop douloureux et fortement rattachés à cette ville. Un congé ne suffira pas, il me faudra un changement radical autrement dit un véritable sevrage avec mon ancienne vie. Je vais vivre à Dagenham.

Flitwick soupira à son tour.

-Bien, je vois que votre décision est prise. Je n'y adhère toujours pas toutefois , je comprends.

La discussion prit une tournure plus légère.

Le sourire aux lèvres, le DRH lui dit:

- j'en connais une qui va être aux anges…

Comprenant l'allusion, la brune rit à son tour.

-Donnez-lui donc ce poste dont elle rêve tant.

-Nous n'avons guère le choix…

- En espérant que cela ne lui montera pas à la tête…

Ils discutèrent encore quelques temps, Le DRH lui souhaita bonne chance pour sa nouvelle vie et beaucoup de bonheurs. Elle rangea ensuite ses effets dans un grand carton. Son bureau allait beaucoup lui manquer. Une fois ses affaires emballés et remis dans le coffre de la voiture d'Angelina, - venue la chercher pour l'occasion- elle se rendit avec cette dernière au pot d'adieu organisé par ses collègues dans un pub où ils avaient coutume de se rendre en fin de semaine. Elle tenait à tout prix à la soutenir dans cette épreuve et ne cachait pas son indignation vis-à-vis de l'attitude de Ron.

« Si je l'attrape, je lui fais sa fête à ce crétin! » Disait-elle d'un ton menaçant, on posant brutalement son verre de punch sur le comptoir. « Heureusement pour lui qu'il est en Irak parce que si je l'avais sous la main…» Elle laissa sa phrase riche de promesse en suspens et reprit une nouvelle gorgée du breuvage avant de se tourner vers sa meilleure amie-perchée sur une chaise haute à ses côtés- et de la saisir par les épaules. « Allez Hermy, on fait comme ça: moi je le tiens et toi tu le cognes!»

La jeune femme éclata d'un rire franc.

« On ne va cogner personne Angy… »

Ça lui faisait énormément du bien d'avoir sa meilleure amie à ses côtés, elle était si drôle…

« Est-ce qu'on peut… »

« Non plus. J'ignore ce que tu comptais dire mais la réponse est non.» L'interrompit Hermione en secouant la tête et retenant tant bien que mal un nouveau rire.

« Raaagh t'es pas drôle ! »

Les deux jeunes femmes étaient légèrement pompettes mais tout de même suffisamment lucides pour pouvoir rentrer en fin de soirée.

Hermione considéra son amie. Elle était si belle, dynamique, sûre d'elle… Ses cheveux tressés, et sa peau basanée lui sellaient à merveille…C'était une adepte du franc parler… Elle n'avait jamais peur de dire tout haut ce que les gens pensaient tout bas.

Adolescente, elle l'avait prise sous ses ailes. Personne n'osait lui chercher des noises ni l'insulter sans subir les assauts de la dominicaine. Depuis l'arrivée de celle-ci au collège, en tant que nouvelle élève, elles s'étaient rapidement liées d'amitié. Elle, la fille introvertie, « le castor » de bibliothèque, la « Miss-je-sais-tout » et elle, la dure à cuir.

Hermione était souvent partie en vacance avec Angelina et ses parents à Saint-Domingue, ville natale de cette dernière. Elle en gardait de merveilleux souvenirs … Comment ne pas apprécier ce séjour fabuleux dans les Caraïbes ?

Elle se surprenait à repenser à la mer turquoise, à la délicieuse ondulation des vagues sur son corps…

La douceur du sable chaud sous ses pieds… Le soleil resplendissant dans un ciel pur…

Après le lycée, elle n'avait plus vraiment eu le temps de voyager, c'était la même chose pour Angelina. Elles étaient néanmoins restées inséparables : fréquentant la même faculté, partageant le même logis au campus d'Auckland, choisissant la même spécialité. Pour Hermione, c'était vraiment une époque bénie. Elle ne subissait plus de moqueries, on la laissait enfin tranquille, on la respectait, on venait lui demander de l'aide, on se bousculait pour l'avoir dans son équipe de travaux dirigés. Elle était estimée des professeurs, comme des étudiants. Durant deux années d'affilées elle avait réussi à détrôner le major de promotion. Puis elle avait décidé de relâcher la pression et s'était contenté de faire partie des trois premiers.

C'était là-bas qu'elle avait rencontré Ron, un matin qu'elle partait à la recherche de Patterond lequel avait profité- la veille au soir- de ce qu'elle ouvrait la porte de la véranda pour filer Dieu-savait-où. Epuisée elle avait attendu le matin pour partir à sa recherche. Elle doutait de toute manière qu'il soit parti bien loin.

Vêtue d'un saut-de-lit mauve, d'un débardeur et d'un short de pyjama blanc, elle avait arpenté les couloirs, un paquet de biscuits pour chat à la main qu'elle faisait craqueter de temps à autres, espérant appâter l'animal.

Agacée de ne pas le retrouver, elle avait jeté un coup d'œil dehors par l'interstice d'un rideau mal fermé et ce qu'elle avait vu l'avait horrifié. Dans le jardin, un jeune homme à la chevelure d'un roux presque flamboyant était en train de vociférer en courant courir après ce qu'elle avait distingué comme étant un gros chat.

« Patterond!» Avait-elle crié ayant reconnu son ami poilu. Elle avait aussitôt dévalé les escaliers et avait déboulé, la seconde d'après, dans le somptueux jardin, complètement essoufflée et plus échevelée que jamais.

« Attends un peu que je t'attrape sale vermine ! »

« Hé, Vous ! » Rugit-elle en accourant vers l'homme qui tourmentait Patterond. « Que faites-vous à mon chat ? Laissez-le tranquille ! N'avez-vous pas honte ! »

Il s'était tourné vers elle et avait répliqué d'un ton irrité.

« Vous êtes donc la propriétaire de cette vilaine bête! Je vous ferai remarquer, mademoiselle, que votre chat en a après mon hamster! J'étais en train de manger tranquillement un sandwich sur le banc avec Croutard quand il a surgi de nulle part et commencé à le poursuivre malgré mes vociférations! »

« Ce n'est pas une raison pour traiter mon chat de vilaine bête et encore moins de l'effrayer de la sorte ! »

« C'est votre chat qui effraie mon hamster! Maintenant il est introuvable ! Le pauvre, il est tellement terrorisé qu'il n'ose plus sortir de sa cachette! Je vous préviens, s'il arrive quoi que ce soit à Croutard… Vous et votre horrible chat…

« Moi et mon horrible chat rien ! Je vous ai dit d'arrêter d'insulter mon chat! »

Ron observa le félin et jaugea de la tête au pied la jeune femme à la chevelure folle –qui se sentit soudain mal à l'aise, –regarda à nouveau le chat puis elle, avant de déclarer enfin d'une voix moqueuse :

« On reconnaît bien le chat à son maitre… »

« Qu'insinuez-vous ! » S'était emporté la brune.

« Qu'est-ce que je disais! »

Le rongeur sortit discrètement du buisson où il s'était terré, ayant reconnu la voix de son maître. Le roux s'était aussitôt empressé de le ramasseer.

« Croutard! Tu étais donc là! » S'étonna-t-il, soulagé, en caressant affectueusement la tête de l'animal et débarrassant son doux pelage gris des brindilles qui s'y étaient accrochées.

Puis il avait tourné les talons.

« Allons nous-en, ne restons pas avec la cinglée et son monstre à quatre pattes ! »

Rouge de colère, la jeune avait récupéré son chat et était retournée dans la maison en claquant violemment la porte derrière elle, gravissant les escaliers quatre à quatre. Et lorsqu'elle avait atteint son lit, elle s'y était allongée, s'était emparée d'un coussin et étouffé son cri de rage en son creux, réveillant dans le processus Angelina et faisant fuir le félin turbulent.

C'était ainsi que s'était passé sa première rencontre avec Ron, et si on lui avait dit qu'un jour ils tomberaient follement amoureux l'un de l'autre et qu'ils auraient eu un projet de vie commune, la jeune femme aurait sans doute ri et demandé à l'auteur de pareilles inepties d'aller se faire soigner au plus vite…

Les effusions de rire de ses anciens collègues à l'autre bout de la salle ramenèrent Hermione à la réalité. Elle soupira lourdement. C'était fini, elle n'avait plus à penser à ce genre de chose. Elle s'empara de son verre de punch et le but cul sec.

-Wow doucement jolie! Ricana Angelina.

-Barman, pourriez-vous me donner quelque chose de plus fort ? Commanda Hermione.

-Mais t'es cinglée ? Il n'en est pas question, ce sera de l'eau pour la demoiselle, Travis.

Déçue, elle se résolut à boire le verre d'eau fraîche qu'on lui offrait.

Le téléphone d'Angelina se mit à vibrer, interrompant leur conversation.

« Allô, ah c'est toi Georges, comment tu vas ? Moi, ça va, juste que tu me manques un peu… Bon d'accord, BEAUCOUP… haha. Quand est-ce que tu reviens ?

Elle haussa la voix

« HEIN QUOI ? J'ENTENDS RIEN ! Parle plus fort chéri, la musique est trop forte ! »

En attendant c'est toi qui me casse les tympans là… Se dit Hermione pour elle-même.

Elle lorgna avec envie le verre de mojito que tenait sa meilleure amie. Pour'quoi ne pouvait-elle pas boire un peu elle non plus… Elle en avait grand besoin, c'était sa soirée… Elle célébrait une nouvelle vie…

Le barman ne put résister à sa moue adorable et lui offrit ce qu'elle voulait.

Ce fut sur de longues effusions de mots d'amours, mielleux à souhait qu'Angelina raccrocha enfin.

« Oui moi aussi je t'aime, mon beau rouquin à moi ! » Elle se tourna vers la brune et secoua la tête d'un air faussement indigné.

-Espèce d'alcolo, à peine ai-je le dos tourné que tu te commandes un mojito. La gronda-t-elle, le sourire aux lèvres.

-La ferme Angy. Alors, comment il va ? S'enquit la Granger, changeant de sujet.

-Oh, bien, il revient la semaine prochaine d'après ce qu'il me dit… Oh et il s'inquiète pour toi, il me demande de te dire que tu as tout son soutien, il te fait également un bisou.

Hermione ne put qu'en être touchée. Elle pensait qu'après la rupture, naturellement elle allait couper les liens avec les Weasley mais Georges n'entendait pas les choses de cette oreille-là. La jeune femme était également ravie de constater que les choses allaient pour le mieux entre sa meilleure amie et le rouquin. Eux aussi se voyaient déjà depuis la fac. Ils étaient sortis ensemble bien avant que quoi que ce soit ne naisse entre Ron et Hermione. Hermione se souvenait du choc qu'elle avait ressenti en apprenant que sa meilleure amie sortait avec le grand frère du garçon qu'elle exécrait le plus au monde. Et ce fut pire lorsqu'elle eût été contrainte de traîner avec le couple et donc de constamment croiser Ron presque tous les jours et même lors des sortie entre amis. Georges la défendait souvent contre les moqueries de son frère. Il s'était toujours montré particulièrement protecteur envers elle et au vu de ce que venait de lui confier Angelina, il comptait le rester.

Hermione se fit la promesse de l'appeler plus tard.

Le reste de la soirée se passa dans la joie et la bonne humeur. Angelina continua à parler de Georges et de ses récentes recherches en nanotechnologie… Des hauts et des bas dans leur relation. Et même si elle ne le disait pas haut, ses craintes que leur histoire se finisse de la même manière que celle d'Hermione et de Ron.

-Tu sais bien que non. La rassura la Granger. Georges t'aime comme un fou et ce n'est pas prêt de changer.

-Je vais tout de même le surveiller de très près dit-elle en plissant les yeux. Si ça se trouve c'est de famille…

-Oui, fais ça. Lâcha Hermione en sirotant un énième verre.

Elles rirent de bon cœur

-Je te jure Hermione que s'il me trompe, je lui coupe l'oreille!

-Tu n'y songes pas sérieusement …Tu commences à me faire peur.

-Rohh tu sais bien que je plaisante… Quoique…

OoOoOoOoOoOoOoO

Le soir, de retour chez elle, Hermione téléphona à son frère et lui demanda s'il voyait un inconvénient à ce qu'elle passe quelques jours avec eux...-J'ai besoin de changement, expliqua-t-elle. Dans tous les domaines. Je pars demain matin.
-Viens donc, Wendy sera vraiment ravie, tu sais qu'elle t'aime beaucoup ?

-Oui, je sais Nev'.

-Ta voix est bizarre, tu as bu ?

-Non… J'ai pas bu, enfin oui un peu …

« Menteuse ! » Cria Angelina depuis la salle de bain, comme elle squattait chez elle pour la nuit. «Au pub, elle a bu comme un trou ! »

-Même pas ! S'écria Hermione, confuse… Je… au boulot mes collègues ont organisé un pot pour mon départ… c'est pour ça…

Cette réponse fit rire son frère.

- L'élève modèle qui se saoule… On aura tout vu…

-Arrête avec ça !

-Haha

-Bon, sinon, pour ce que je t'ai dit, est-ce que c'est OK ? je peux vraiment m'installer chez vous ?

-Puisque je te dis que oui!

- Ca ne vous dérangera pas ?

-Dis pas de bêtises voyons. Bougonna Neville. Pourquoi ça nous dérangerait?

Hermione soupira de soulagement.

-Ca ne nous dérange pas Hermione, bien au contraire… je salue même l'initiative. C'est vraiment une bonne idée que tu quittes cette maudite ville à présent que tu n'y es plus heureuse. Et rien de mieux que de rejoindre ton bon vieux frère.

La Granger ne put s'empêcher de sourire.

-Tu as raison Neville, parfois il faut faire table rase du passé…

A suivre…

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Car d'un je suis fatiguée, de deux, j'ai un compte rendu à finir. Mais bon ça, tout le monde s'en fout… Revenons à nos moutons…

Ce chapitre manque un peu de Dramione , vous ne trouvez pas ? Mais n'ayez crainte, nous allons y remédier très prochainement ;-) .

Bon, allez, à la revoyure, mes lapins en sucre! ^-^