Bonjour, le nouveau chapitre arrive !
Pas de reviews... Je suis triste...
Disclaimer : Personne ne touche à mon OC. Et elle n'a pas réussi à "emprunter" pour moi les droits de One Piece à Eichiro Oda...
J'utilise un conte dans ce chapitre, qui a été écrit par Ann Rocard pour son livre "Le Secret Du Mont Saint Michel". J'ai changé quelques mots pour l'adapter à One Piece mais ce conte lui appartient.
Rappel : L'île de Dawn est l'île où vivent Ace et Kishi.
Bouderie : une grève de gamin.
Jules Renard
Chapitre 3 : 3 ans ; La révélation
- Maman, regarde ce que j'ai trouvé !
Ace exhibe fièrement le lézard. Ne pas crier, ne pas crier... Il est encore allé dans la forêt. Lui interdire à nouveau. Larmes aux bord des yeux, son fils boude. Soupirer. Puis lui promettre ce qu'il veut, à condition que ce ne soit pas d'aller dans la forêt, tout seul. Il dit qu'elle est méchante, boude toujours. Sourire devant cette grève de gamin. Expliquer qu'il doit encore grandir avant d'y aller sans elle. Jurer de l'accompagner la prochaine fois. Son visage s'illumine, et il lui saute au cou. Redemander ce qui lui ferait plaisir. Il réfléchit.
- Manger !
Son fils, goinfre sans fond. Sourire, amusée, et l'entraîner dans la cuisine. L'asseoir sur une chaise, sortir les ustensiles, les ingrédients. Sentir son regard sur elle. Savoir qu'il aime l'observer faire à manger. Chantonner sa mélodie préférée.
- Kishi, ça sent bon, tu prépare le repas ?
Demander sarcastiquement si elle a l'air de faire la vaisselle. Traiter le bandit d'idiot.
- Ah, ça aussi tu peux le faire si tu veux !
Se taper la main contre le front, et signifier au bandit qu'il a intérêt à déguerpir avant qu'elle ne s'énerve. Entendre Ace rire. Éplucher, couper les légumes, lui montrer comment faire.
- Dit, tu peux faire comme hier pour la viande ?
Se stopper, essayer de comprendre à quoi il fait référence puis se souvenir. Accepter. Se mettre loin de son fils, si le couteau lui échappe des mains, ne pas vouloir le blesser. Puis faire danser la lame autour de sa main, de son poignet. Découper la viande ainsi. Ses anciens réflexes sont revenus. Être un assassin vous poursuit à vie. Devenir mélancolique, poser le couteau. Ace s'en aperçoit, et quémande un câlin. Lui accorder. Entendre la porte être défoncée. Soupirer, désespérée.
- Garp, rentre normalement, tu donnes le mauvais exemple à ton petit-fils !
- Bonjour Kishi, comment va Ace !
- Papy !
Ace se jette à son cou. Se crisper. Ne pas aimer quand son trésor lui préfère quelqu'un. Se mettre une baffe mentale, se traiter de possessive. Se diriger vers le vice-amiral, être amicale. Son fils ne comprend pas l'atmosphère parfois étouffante entre sa maman et son papy. Alors faire des efforts. Voir le comportement gêné de Garp. Se douter de quelque chose.
- Peux-tu aller chercher Dadan mon ange ?
Caresser la tête de son fils, le pousser de la main pour qu'il y aille. Regarder sombrement le marine.
Cracher :
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Dire la vérité à Ace, pour ses parents.
S'énerver.
- Mais il est trop jeune ! Il ne comprendrait pas ! Il n'a que 3 ans, Garp !
Le vieil homme soutient son regard. Supporter cette épreuve qu'il lui inflige. S'interroger sur la réaction de son bébé. Dadan et son fils arrive. Prendre Ace dans ses bras, se diriger vers une pièce à part, Garp et Dadan la suivent. Ordonner aux bandits de ne les déranger sous aucun prétexte. Refermer la porte, s'installer à même le sol, serrer son trésor contre elle, l'asseoir sur ses genoux. Il joue avec sa natte rousse. Lui enlever délicatement des mains, et lui demander d'écouter attentivement son grand-père. Le vieil homme lui révèle la vérité. Le sentir agripper son bras, écarquiller les yeux, les larmes coulant sur ses joues. Il remonte sa tête vers elle. Ses yeux noirs cachent une immense détresse qu'elle ne peut pas calmer. Ne pouvoir rien faire, simplement sentir sa poitrine se déchirer, son cœur se briser. Juste hocher du menton, pour confirmer les propos de Garp. Ses petits poings martèlent sa poitrine.
- Maman, dis-moi que c'est un mensonge. S'il te plaît.
Un cri du cœur.
- MAMAN !
Ne plus pouvoir retenir ses larmes, et le regarder dans les yeux. Lui confirmer à nouveau ce qu'il vient d'entendre.
- Je... Je ne peux pas le croire... Je veux que ce soit toi ma maman ! Balbutia-t-il.
Lui promettre qu'elle l'a toujours considéré comme son fils. Se foutre de ses origines. Pour elle, il sera à jamais son enfant, son bébé, son trésor, qu'importe qui ont pu être ses parents biologiques.
Le sentir se calmer contre son sein. Le bercer tendrement, essuyer les traces de pleurs. L'endormir. S'attendrir en le voyant sucer son pouce.
Dadan ne se remet pas de ces révélations. Elle sort une bouteille.
En exiger une aussi, au grand étonnement de son amie et du marine. La vider rapidement, en vouloir une autre. Garp l'arrête.
- Ne te soûle pas, pas toi. Ace va avoir besoin de toi. D'ailleurs, j'aimerai que tu commences son entraînement.
L'envoyer aller se faire foutre, le menacer de le tuer s'il ose reparler une fois de ses vrais parents à son fils. Vouloir qu'il lui pose la question de son propre chef, pas lui imposer à nouveau. Avoir peur de perdre le Ace souriant, naïf, gamin qu'elle connaît. Avoir peur des réactions imprévisibles de son enfant après ça. Se promettre de faire plus qu'attention à lui désormais. Dadan lui pose une main amicale sur le bras.
- Tu t'en sortiras. Comme d'habitude. Tu te souviens quand tu as dû lui expliquer les règles de savoir-vivre ?
- Elles ne sont toujours pas acquises, fit-elle remarquer.
- Mais tu n'abandonnes pas, c'est le principale.
Garp prit congé. Ne pas s'énerver. À chaque fois c'était comme ça. Son fils se réveilla.
- Maman... J'ai faim...
- Je mets à cuire et ce sera prêt. Tu peux attendre encore un peu ?
Il opina. Le mettre sur ses épaules, il s'accoude sur son crâne, passe sa petite main sur ses cheveux.
- Ils sont tout doux...
Sourire timidement. Finir de préparer le repas, appeler tout le monde pour manger. Poser son fils à terre, le voir se jeter sur la nourriture. Lui donner une légère tape sur la haut du crâne.
- Qu'est-ce que j'ai l'habitude de dire ?
Il fait un grand sourire innocent. Ne pas se faire avoir, résister.
- Non, tu attends que tout le monde soit là, et tu vas te laver les mains.
Il s'exécute. Vérifier la propreté, puis lui dire, de rejoindre la table et de se servir. Le surveiller du regard pendant qu'elle sert, un accident est si vite arrivé. Le voir manger avidement, essayant de piquer dans l'assiette des autres. Le frapper avec la cuillère et le menacer, puis éclater de rire auquel il se joint. Leur petit rituel. Le coucher sur le futon, lui raconter une histoire. Pas d'amour, il n'aime pas. Alors lui conter pourquoi les souris ne mangent pas les chats.
Zoto était une souris aux dents longues. Elle les aiguisait chaque matin à l'aide d'une lime. Puis elle les frottait pour les faire briller comme des étoiles... Et enfin, elle ricanait :
« Eh, eh, eh ! Quelle belle journée ! Je vais encore croquer un chat... »
Et ce jour-là, elle ajouta :
« Le chat Podpaille peut-être ? »
Le chat Podpaille était jardinier. Ils cultivait des chalades et des chalsifis, mets préférés des chats de l'île de Dawn.
La souris Zoto traversa la forêt en sifflotant. Elle longea un champ de potirons carrés et s'approcha du jardinier, sur la pointe des pattes. Elle entrouvrit la bouche... Un éclair fit étinceler ses dents pointues. Hop ! Elle bondit sur le pauvre chat Podpaille et l'engloutit. Il ne resta qu'un vieux chapeau au milieu du potager.
Quelqu'un avait tout vu : Rivari, un petit chat gris. Horrifié, il s'écria :
« Il faut débarrasser l'île de cette souris. C'est le moment d'agir. »
Il suivit donc Zoto jusqu'à son repaire et miaula d'une voix triste :
« - Miiiiiaou... Ayez pitié d'un pauvre chat qui ne veut plus vivre.
- Ah ! Un chat laid dans mon chalet ! Sursauta la souris Zoto. Un chat gris, alors qu'il ne fait pas nuit... Que fais-tu ici ?
- Mangez-moi, je vous en supplie », gémit Rivari.
Zoto secoua la tête. Elle avait l'estomac plein et une oreille de chat dans la gorge. Elle toussota et ordonna :
« - Reviens demain, matou de malheur !
- Non, aujourd'hui, dit Rivari. Ayez pitié d'un chat malade...
- Malade ?, s'inquiéta la souris.
- Malade et terriblement contagieux, expliqua Rivari qui se mit à trembler, gigoter, sautiller. J'ai attrapé la terrible maladie du chabadabada chabadabada... Vous connaissez ? »
La souris Zoto fit un bond en arrière : un animal malade dans son repaire ? Tonnerre ! Il ne fallait surtout pas le toucher ! Elle saisit son balais et fonça droit sur le chat pour l'assomer.
« Miaou-stop !, miaula Rivari. Ne me regardez surtout pas...
- Pourquoi ?, demanda la souris en grinçant des dents.
- Le chabadabada chabadabada saute toujours dans les yeux de ses adversaires.
- Alors, que dois-je faire ?, gronda la souris Zoto.
- Tournez-moi le dos », conseilla le petit chat gris.
La souris se retourna et se blottit sur le sol. Rivari se redressa lentement. Il s'approcha de Zoto sur la pointe des pattes et n'en fit qu'une bouché. Plus de soucis! Les chats de l'île était sauvés, et le chat gris rentra chez lui.
Depuis ce jour-là, les souris de l'île de Dawn ne mangent plus les chats. Quand les chats ne sont pas là, elles dansent par-ci, par-là... Et la nuit, quand un chat gris pointe le bout de son museau, elles s'enfuient aussitôt.
- Elle est déjà fini ? Baîlla Ace. Je l'aime bien... Moi, j'aurais filé une raclé à Zoto...
- Je te fais confiance pour ça mon petit ange... Maintenant il faut dormir. Bonne nuit. Je t'aime, trésor.
- Moi aussi maman.
Remettre une de ses mèches derrière l'oreille, remonter la couverture et lui faire un bisou sur le front. Le regarder tendrement sombrer dans le sommeil. Aller se coucher dans le futon à côté, souffler la lumière. Observer dans la pénombre la poitrine de son fils qui s'élève et s'abaisse au rythme de sa respiration. Sentir son cœur se serrer. Il a déjà trois ans...
Je mets pas tellement longtemps à écrire les chapitres, j'ai les idées...
Dites-moi si vous voulez lire quelque chose en particulier, Ace qui pose une question du genre "Maman, comment on fait les bébés" et autres trucs...
