Bonjour ! Un nouveau chapitre tout frais !
Ça commence à devenir dure pour Kishi de s'occuper de son fils, les révélations de Garp gâchent leur quotidien... Et Garp n'a pas fini d'être le grand méchant de l'histoire... Mouahahahahahahahahahah !
Disclaimer : /!\ Attention, Kishi méchante ! N'emprunter sous aucun prétexte ! /!\ One Piece ne m'appartient pas, je joue juste avec.
Réponse aux reviews :
brinou : Je sais, le style d'écriture est pour le moins particulier, mais ça change. J'espère que tu prendras du plaisir à lire la suite.
Dthesmyle : Comment ça tu te permets d'écrire une review ? Mais ici tu peux parler et critiquer comme chez toi, alors ne te gênes surtout pas ! Je devrais peut-être le marquer dans le résumé, style d'écriture originale... Parce que t'es pas la première à me faire cette remarque ( comment ça c'est une surprise ?). En tout cas, tes propositions sont les bienvenus, je manque d'idées pour ne pas faire de trop petits chapitres...
Bon, c'est pas tout, mais maintenant je vous laisse lire le chapitre !
4 ans : Le début de la fin
- À table !
Voir les bandits s'asseoir autour du dîner, froncer les sourcils. Paniquer. Il manque Ace. Savoir que quelque chose cloche. Il n'est jamais en retard pour le repas. Comprendre qu'il a dû lui arriver malheur. Récupérer la dague offerte par Dadan, se ruer dans la forêt. Appeler Ace. Désespérer de le revoir, une boule dans le ventre. Prier pour qu'il ne lui soit rien arrivé de grave. Le voir apparaître, le visage et les poings en sang, un tuyau dans les mains. Il s'évanouit dans ses bras. Courir comme une folle à la maison, défoncer la porte qu'elle ne peut pas ouvrir, donner des ordres pour pouvoir soigner son fils. Le déposer sur son futon, nettoyer ses plaies, les désinfecter. Mettre de la pommade à base de calendula pour la cicatrisation et bander les blessures. Remonter la couverture sur lui, mettre de côté de la nourriture pour son réveil. Se ronger les ongles, inquiète. Qu'a-t-il bien pu se passer ? Elle a reconnu les marques sur sa main, il a frappé quelqu'un ou quelque chose. Savoir qu'elle n'aurait jamais dû lui apprendre à se battre malgré Garp, s'en mordre les doigts.
Tourner comme un lion en cage, attendre le réveil de son trésor. Finir par creuser le plancher avec ses passages incessants. Se faire secouer comme un prunier par Dadan pour ''dégradation du sol''. La regarder droit dans les yeux, toute sa détresse de mère dans ses prunelles. La bandit la relâche, elle comprend et partage sa détresse, mais n'arrive pas à l'exprimer.
S'asseoir et observer son fils dormir. Serrer les poings. Devoir avoir une discussion sérieuse avec son enfant la stresse, s'attendre à ce que ça tourne au pugilat verbal, comme toujours depuis qu'il sait la vérité. Mais ils ne se sont jamais disputés. Avoir peur de ce que va lui dire Ace, se préparer au pire. Inspirer. Expirer. Se sentir mal. Entendre un gémissement venant du futon.
- M'an... J'ai mal...
Prendre un verre d'eau et lui tendre avec un comprimé antalgique. Il avale le tout.
- Merci.
- Tu m'expliques ?
Il se détourne, le regard rempli de haine, de douleur. La lueur de vie dans ses yeux s'est éteinte. Son cœur se serre, elle a peur de comprendre. Demander, bégayant :
- Où étais-tu ?
La réponse ne tarde pas à arriver. Il a prit l'habitude d'aller à Grey Terminal quand elle a le dos tourné. Se sentir trahie par son propre fils, qui n'a visiblement pas confiance en elle. Le pire est ce qu'il ajoute ensuite. Il est allé à Goa, est entré dans un bar et a demandé ce qu'il se passerait si Roger avait un fils. Le serrer contre elle, il n'a pas besoin de continuer. Savoir ce que les gens ont pu dire. Et il lui pose la question maudite :
- Maman... Est-ce que je mérite de vivre ?
Envie de tuer ceux qui viennent d'enlever l'innocence de son fils. Ceux qui viennent de le faire vieillir d'un coup. Lui souffler à l'oreille.
- Chaque homme, chaque femme a le droit de vivre. Trouve quelque chose pour quoi te battre, et tu ne te poseras plus cette question, je te le promets. À la mort de mes parents, j'ai... J'ai perdu pied. Si je n'avais pas rencontré mon mari, je me serais sans doute laissée mourir. Et j'aurais eu tort. Regarde ce que la vie m'a offert : toi. Tu est une des plus belles choses qui me soit arrivée.
- Alors... Tu ne penses pas que je dois mourir ? À cause de...
- Non. Tu es toi. Tu n'es pas tes parents. Ne l'oublie pas. Et puis, je t'aime. Je te promets de ne pas t'abandonner.
- Promis ?
- Promis.
Il se laisse aller contre sa poitrine. Il lève la tête et croise le regard bienveillant de sa mère. Il doute toujours, mais tant qu'elle sera là, il tiendra bon. Il vivra sa vie, puisqu'il y a une personne qui souhaite qu'il vive. Il se le jure.
Le bercer. Vouloir qu'il puisse trouver un jour la paix, intérieurement.
Ace lui tire la manche, un trait rouge lui barrant les joues. Se douter qu'il a une question gênante mais qui lui tient à cœur à poser.
- Dis maman... C'est quoi l'amour ?
Le regarder avec des yeux ronds. Ne pas s'y être attendu, à celle-là.
- Pourquoi cette question ?
- Un homme dans la taverne, a dit qu'aucune femme n'aurait aimé Roger... Je n'ai pas compris.
Soupirer. Être très, très mal barrée avec cette demande...
- L'amour, c'est un sentiment qui relie deux ou plusieurs personnes, et il existe plusieurs genres d'amour. Comme des parents avec leur enfant, comme toi et moi. C'est l'amour familiale, le ciment d'une famille. Comme entre des amis. C'est l'amitié. Puis il existe l'amour entre un homme et une femme, ou deux personnes du même sexe, beaucoup plus fort que le reste.
- Comme entre toi et ton mari ?
- C'est ça. La personne aimée devient alors la personne la plus importante pour toi, et tu ne souhaite que son bonheur.
- Je ne comprends toujours pas, souffle-t-il.
- Ça ne s'explique pas, pas vraiment. Mais je te rassure, c'est le plus beau sentiment que tu peux éprouver pour quelqu'un. Dire ''je t'aime'', c'est donner une partie de toi-même à une personne, et faire en sorte que cela dure. L'amour s'entretient. Si je me contentais de te dire je t'aime chaque matin sans m'occuper de toi, penses-tu que ce serait de l'amour ?
- Non. Mais ce sentiment... Tu pourrais le décrire ?
- On ne décrit pas l'amour.
Mettre la main sur le cœur de Ace.
- On le ressent.
Sourire tendrement quand la petite main de son fils vient se poser sur la sienne. Le laisser s'endormir dans ses bras, comme quand il n'était qu'un bébé. Se rendre compte qu'il n'a pas demandé à manger, savoir qu'il va sans doute venir la réveiller cette nuit pour se nourrir. Penser qu'il est irrécupérable et qu'il ne changera jamais.
Jeter un œil sur le calendrier. Être frappé par la date. 20 mai. Lumia aurait eu 8 ans aujourd'hui. Sentir un nœud dans sa gorge. Reposer délicatement Ace sur son matelas, le recouvrir, puis sortir dehors, sous les étoiles. Se laisser aller, et pleurer. Ne pas pouvoir s'en empêcher. Sa fille lui manque terriblement. L'envie d'avoir un autre enfant en plus d'Ace la prend aux tripes. Savoir que ce désir n'est pas récent. Se souvenir de son souhait, à la naissance de sa petite lumière : ''Je veux pleins d'enfants, qu'ils illuminent ma vie''. Sa Lumia, puis Ace. Avoir peur. Lumia lui avait été retirée à l'âge de 4 ans. Son trésor a le même âge. Frissonner, un mauvais pressentiment dans le cœur...
Une review ? S'il vous plaît ! *yeux mouillés de cocker*
En tout cas, cela reste comme au chapitre précédent : toutes vos envies sont les bienvenues !
