Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Drago est visiblement dans un sale état… Quel événement semble avoir autant marqué Madame Wealsey et Ron ? Allez, bonne lecture…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 3 : Le réveil du mangemort
(POV HARRY)
Je saisis d'abord le remède du Père Grinbald, avec précaution, j'étalai délicatement la pâte de couleur jaune pâle dans ma paume. Je me rapprochai de mon lit où se trouvait étendu Malefoy. Doucement, je plaquai ma main sur sa principale blessure. Je massais la plaie en partant du cou et en remontant délicatement vers sa clavicule droite. La même sensation se produisit alors. Comme lorsque j'avais enlevé les mèches de cheveux d'or de son front quelques minutes avant l'arrivée de Ron, le contact de la paume de ma main sur sa peau était une sensation tellement forte et totalement inconnue. J'avais l'impression que ma main brûlait littéralement. Une onde électrique, un courant passant de sa chair à la mienne et revenant à lui dans un mouvement ininterrompu. Au début, c'était surprenant, même douloureux et puis peu à peu, cette chaleur sembla s'apaiser, s'adoucir. Elle était presque réconfortante pour moi et apparemment, la plaie se cicatrisait plus rapidement que je ne l'aurais cru. J'espérais naïvement que ce n'était qu'un des effets secondaires de la pommade du père Grinbald mais je n'en étais curieusement pas convaincu.
Je repris une noisette du remède que j'étalai cette fois sur l'autre plaie et le même phénomène étrange se produisit, d'abord violent, douloureux et le flux redevint doux, même apaisant. Je continuais à soigner le blond endormi. Il me semblait qu'il y avait des heures que je l'avais découvert, inconscient, dans l'entrée et Mione n'était toujours pas revenu avec Rem. C'était assez curieux car depuis la mort de Dumbledore, le maraudeur s'occupait encore plus de moi et ne me laissait pratiquement jamais seul. J'avais parfois l'impression qu'il voulait être pour moi toutes les personnes qui me manquaient : mes parents, mon parrain, mon mentor. Rem était vraiment un être exceptionnel, d'une bonté rare. Il était si calme et semblait réellement heureux avec Tonks. Je priais pour qu'ils reviennent vite à Grimmaurd car j'étais seul et si le QG était attaqué par les mangemorts, je ne pouvais espérer leur résister bien longtemps. Si Malefoy connaissait cet endroit, les autres psychopathes devaient également en avoir connaissance, probablement grâce à ce traître de Rogue, ils n'allaient donc pas tarder à rappliquer en nombre. C'était forcément ça, ils avaient prévu une attaque de Grimmaurd et j'étais seul…
Je fus brusquement sorti de mes pensées par l'arrivée d'un homme au costume marron rapiécé et miteux, suivi de près par une jolie brunette.
« Harry.
- Rem… Enfin !
- Comment va-t-il ?
- Mieux, ces plaies sont en voie de cicatrisation, mais il me reste à passer l'onguent pour les côtes fêlées.
- Bien, bien et toi, comment te sens-tu ?
- Je vais bien… Du moins autant que possible. Dès que le mangemort se réveille, je le questionne pour savoir ce qui s'est passé, comment et pourquoi il est arrivé là et après direction Azkaban pour le blondinet. »
Rem me regardait, perplexe. Il fronçait les sourcils, Mione avait le même regard triste et désolé.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous faites cette tête ?
- Harry, il n'est pas des leurs.
- Quoi ? Oh, je t'en prie. On ne va pas reprendre cette discussion stérile, Mione. Il n'a pas tué le professeur Dumbledore mais il l'aurait fait et de toute manière, c'est bien lui qui a fait pénétrer Greyback et les autres à Poudlard, non ?
- Oui, mais tu sais qu'il n'avait pas vraiment le choix et… »
Mione semblait de plus en plus livide. Elle me regardait désespéramment, comme si elle essayait de me faire comprendre quelque chose sans le dire. Rem se rapprocha de moi et posa délicatement sa main sur mon épaule. Il parla doucement, il chuchota presque, peut-être pour atténuer cette vérité qu'il s'apprêtait à énoncer :
« Regarde son bras »
Je restais silencieux, pendant un temps assez long. Oui, il me fallait du temps pour que l'information que l'on venait de me donner parvienne enfin à mon cerveau. Mes yeux se braquaient instantanément vers le bras gauche du blond que je soignais depuis presque deux heures. Je saisis son poignet violemment et passai ma main dessus à plusieurs reprises, espérant faire apparaître la triste vérité à laquelle je m'étais accroché depuis toutes ses semaines. Mais il n'y avait rien, pas de marques. Il n'était pas un mangemort. Il n'était pas un mangemort. Il n'était pas un mangemort. Mon cerveau répétait ces six mots comme une litanie, mais je ne parvenais pas à les assimiler comme vérité. Je relâchai brutalement le poignet du blondinet qui retomba lourdement sur le lit.
Après un long silence, je me forçais enfin à parler sans doute pour rassurer Mione et Rem qui me dévisageaient, l'air inquiet et perdu.
« Bon, alors je comprends encore moins. S'il n'est pas des leurs, pourquoi a-t-il fait ça en juin ? Et qu'est-ce qu'il fait ici ? Enfin, ça me rassure sur un point.
- Oui, me coupe Rem. Comme on est sûr qu'il n'est pas un mangemort, le QG n'est pas menacé immédiatement. Enfin, la question du gardien du secret devient plus réelle. Je crois qu'il va falloir y arriver.
- Je sais. Convoque tout le monde pour demain soir 19 heures ! Les Weasley, Kingsley, Maugrey, Mac Gonagall et Tonks bien sûr.
- Ne t'en fais pas Harry. Je m'occupe de ça et repose-toi. Tu es si pâle. Dors un peu.
- Oui, je finis d'appliquer l'onguent et je me repose.
- A demain Harry.
- Au revoir Rem. Mione, où vas-tu ? »
La jeune fille semblait curieusement gênée, ce qui était pour le moins inhabituel, jamais, elle ne m'avait caché la moindre chose et pourtant, c'était l'impression qu'elle me donnait, alors que ses yeux fuyaient délibérément mon regard.
« Harry, je vais à la cuisine. Charlie doit passer pour prendre des nouvelles et les communiquait à Ron et Molly. Je descends et je vais me coucher après. Je suis épuisée.
- Je sais, Mione. Ne t'en fais pas, à demain, ma petite puce.
- A demain. »
La porte se referma sur les cheveux ébouriffés de Mione et je me retrouvais à nouveau seul avec le mangemort qui n'en était pas un finalement. Je n'attendais maintenant qu'une chose, qu'il se réveille enfin car j'avais de nombreuses questions à lui poser. Je me dirigeai à nouveau vers le malade étendu et repris les soins en appliquant consciencieusement l'onguent sur les côtes fêlées. La respiration du blond paraissait de plus en plus douce au fur et à mesure des soins que je lui prodiguais. Je posai des pansements propres sur son cou et sa hanche et me laissai tomber lourdement sur le fauteuil que j'avais invoqué à l'instant, celui sur lequel je paressais, il y a encore quelques heures, avant son arrivée bruyante dans l'entrée. Je regardais pendant plusieurs minutes le visage maintenant détendu de Malefoy. Il n'avait plus rien à voir avec le fils prétentieux de Lucius que je détestais tant à Poudlard. Son visage semblait plus serein, ce qui était curieux compte tenu de ce qu'il avait dû subi cette nuit pour se retrouver dans cet état. Il était encore tellement pâle et je ne pouvais m'empêcher de penser qu'à la lumière des bougies, son visage aurait été un parfait modèle pour les anges peints par Raphaël. Après de nombreuses minutes de contemplation muette, mon regard se porta sur la table de nuit où j'avais posé la veille un album de photos.
« Accio album »
L'album au cuir noir vieilli se posa délicatement sur mes genoux. En lettre dorée, apparaissaient les mots « Mariage Fleur et Bill » suivi de la date « 15 Juillet 1997 ». Je l'ouvris délicatement et parcourus les premières photographies sorcières avec un léger sourire aux lèvres. L'union magique de Fleur et Bill. L'accolade amicale de Madame Delacour à Arthur. Le pauvre avait rougi au contact de la vélane et Molly faisait une grimace des plus expressives à l'encontre de son mari. Et puis les photos du bal, avec Fleur dansant avec Bill, tendrement enlacé, Charlie et Mione dansant à côté des mariés et puis la farandole : Ron, Gin et moi. La photographie suivante me retira toute envie de sourire. C'était la photo de groupe, la dernière : Molly, Arthur, les jumeaux, Gin, Mione, Charlie, Bill, Fleur, Ron, Rem et moi : tous souriant et faisant des signes de main, tous côte à côte. Une dernière fois. Je ne pouvais contenir mes larmes plus longtemps. Une voix me surprit alors :
« Suis… Suis désolé. »
Je relevai la tête doucement vers Malefoy, balayant d'un geste de la main les larmes qui roulaient sur mes joues.
« Quoi ?
- Suis désolé
- Ah, tu le sais.
- Oui. Severus. C'est Severus qui me l'a dit.
- Tu sais où il est… Dis-le, Malefoy !
- Je n'en sais rien. Il m'a déposé ici et il est reparti.
- C'est lui. C'est lui qui t'a amené.
- Oui. »
Je regardai à nouveau la photo du groupe et refermai brutalement l'album, le laissant tombé au pied du fauteuil. J'étais à des années lumières de cette chambre… de ce lit… loin, perdu dans mes souvenirs.
« Potter… Potter… Harry
- Oui ?
- J'ai soif.
- Ah… Je vais chercher ce qu'il te faut.
- Potter… Harry ?
- Oui ?
- Merci.
- De rien. Je descends aux cuisines. Repose-toi. Tu en as besoin. »
Je refermai la porte en me disant que c'était la première fois en six ans que je parlais avec Malefoy sans vouloir le tuer… et pourtant, il était bel et bien réveillé.
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)
