Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Alors ça se complique… Rogue serait-il le fidèle serviteur de Dumbledore jusqu'à le tuer comme le prétend Drago ? Patience, et bonne lecture…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 5 : Quand tout va de travers
(POV HARRY)
« Bien dormi harry. »
Je m'étirai tel un félin et émergeai doucement de mon sommeil. La nuit avait été courte et agitée.
« Oui. Ça peut aller. Dis donc depuis hier, tu m'appelles Harry. C'est la quatrième fois.
- Quoi ? C'est ton prénom où j'ai rêvé.
- Oui, mais bon, disons qu'avec toi, j'étais plus habitué à Potter, saint Potter, le balafré et j'en passe…
- Hé beau brun, tu m'as sauvé la vie !
- Ouais, enfin, Rogue t'a sauvé, moi, j'ai réparé les morceaux… Si bien sûr ce que tu m'as dit hier n'est pas un mensonge.
- Tu ne me crois pas ?
- Laisse-moi le temps. Bon, allez, je vais changer tes pansements et après on descend prendre le petit déjeuner.
- Alors, je n'ai pas le droit au petit-déjeuner au lit ?
- Ne pousse pas trop ta chance, d'accord ? »
Je ne pus m'empêcher de sourire à sa remarque et Malefoy éclata d'un vrai rire, cristallin. C'était probablement la première fois que je le voyais ainsi, visiblement détendu et heureux. Comme quoi ? Même pour lui, l'espoir était permis. Je commençais par nettoyer patiemment les deux plaies les plus importantes, utilisant à nouveau le remède du Père Grinbald. La pommade jaune pâle se dissolvait peu à peu et pénétrait lentement les plaies du blond que je massais avec délicatesse. Une douce chaleur se fit au contact de ma paume sur son cou. Il souriait et s'apprêtait à faire une petite réflexion sarcastique mais finalement, il s'arrêta au dernier moment.
Après avoir remplacé les pansements, je me penchai vers Malefoy :
« Tiens-toi à mon cou pour descendre. Tu risques d'avoir les jambes un peu fragiles au début. »
Il s'accrocha en passant son bras gauche derrière ma tête et s'appuya lourdement sur moi en posant pieds à terre. J'avais raison. Il vacillait un peu. Il se concentrait pour avancer et semblait reprendre peu à peu ses forces. Nous traversâmes lentement la chambre et je m'apprêtai à ouvrir la porte lorsqu'il s'écroula littéralement sur moi me plaquant contre le mur. Son visage était à quelques centimètres du mien. Je sentais son souffle et je le vis sourire avec une étrange lueur dans les yeux, qui ne me disait vraiment rien qui vaille. J'essayais de le repousser mais il retomba encore plus lourdement sur moi. Il mesurait une bonne tête de plus que moi. En bas des escaliers, j'entendis la voix de Mione :
« Harry, le petit déjeuner est prêt, tu viens ? »
J'avais du mal à reprendre mon souffle et je finis péniblement par articuler :
« Oui, on arrive. »
Malefoy était toujours à quelques centimètres de moi et ne fit aucun effort pour se relever. Il dirigea lentement sa bouche vers mon oreille gauche tout en frôlant ma joue :
« Heureusement qu'elle n'est pas à côté de moi, je crois que je l'aurais tué pour nous avoir interrompu. »
Je réagissais enfin et repoussais violemment Malefoy contre l'encadrement de la porte.
« Interrompu quoi ? Tu te décides alors ? Tu veux manger ?
- Oui, beau brun, j'ai très faim. »
Il me lança cette phrase sur un ton que je qualifierais au mieux de sensuel ou plus sûrement d'obscène.
« Oh et puis après tout, débrouille-toi ! »
Il sembla surpris par ma réaction et se ravisa aussitôt.
« Non Potter. J'ai besoin de toi. »
Il avait dit cette phrase avec une sincérité désarmante et je ne pus m'empêcher de faire demi-tour pour venir l'aider. Il me regarda avec un petit sourire ironique, celui que je lui avais toujours connu :
« Tu peux pas t'en empêcher. Il faut vraiment que tu aides tout le monde. C'est juste plus fort que toi. Finalement, Saint Potter, ça te va bien.
- Arrête Malefoy. »
Je passai son bras par-dessus ma tête et le traînai sans ménagement jusqu'à l'escalier. Il plaqua son autre bras autour de ma taille comme pour se retenir, du moins, j'espérai que c'était là sa seule motivation et au bout de quelques minutes, nous arrivâmes enfin péniblement dans le hall des Black. A notre arrivée dans la cuisine, je ne pus m'empêcher de sentir une bonne odeur de café et de toasts grillés. Remus était ici. Mione était serrée dans les bras de Charlie.
« Bonjour tout le monde.
- Harry, alors comment vas-tu ?
- Bien, Rem.
- Et le malade ? »
Malefoy lança un regard froid et dédaigneux à Rem et je ne pus retenir mon coude qui heurta assez brutalement ses côtes. Il gémit légèrement et murmura en réponse au loup-garou, tout en me lançant un regard visiblement outré.
« Bien, beaucoup mieux… »
Alors que les autres ne nous prêtaient déjà plus attention, il se tourna ensuite vers moi et me chuchota à l'oreille :
« A quoi ça te sert de me soigner aussi agréablement si c'est pour me frapper tout de suite après. Tu sais, moi, les relations sado-maso, pas trop mon truc… Enfin, si ça te branche, on peut toujours essayer. Avec toi, ça devrait être intéressant. »
Lorsqu'il acheva sa petite tirade, je le regardai l'air totalement sidéré, je me sentis rougir et j'aperçus un petit sourire moqueur s'étendre sur le visage du blond. Il leva un sourcil et serra un peu plus son bras autour de ma taille. Je le repoussai assez brusquement et me dirigeai vers le café pour me servir une tasse. Les autres me regardaient, pour le moins surpris par ma réaction n'ayant visiblement pas entendu la tirade de Drago.
Je m'installai en face de Rem en évitant soigneusement de regarder Malefoy qui se plaça comme par hasard, à mes côtés, devant Mione et Charlie. Ces deux-là semblaient décider à concourir à une compétition d'apnée. Rem était plutôt amusé par mon énervement, mais il avait des choses à me dire car il me regarda brusquement plus sérieusement :
« J'ai contacté les autres. Ils viennent ce soir à 19 heures, pour le gardien du secret. Il faut aussi qu'on discute de la rentrée à Poudlard. Le conseil d'administration a donné son accord pour la réouverture de l'école.
- Je n'irai pas à Poudlard. »
Le blond à côté manqua de s'étouffer. Tiens. Bien fait.
« On n'en reparlera ce soir, en attendant, tu montes dans le grenier et entraînement. Allez ! En tenue ! File !
- Bien CHEF !
- Ne te moque pas de moi Harry !
- Oh ça va, rem ! Je monte et je me prépare. »
Je me retournai vers Malefoy et j'essayai de prendre le ton le plus cinglant qu'il soit :
« Quant à toi, essaye de te rendre utile et sois gentil avec les autres. Ça changera. »
Le blond s'arrêta de manger et me toisa puis il me lança sur le même ton que dans la chambre :
« Tout ce qui pourra te faire plaisir beau brun. »
D'accord. Là, c'était une certitude, il cherchait la bagarre. Même Mione s'était retournée et avait laissé respirer Charlie. Je haussai les épaules et me retournai aussi stoïquement que possible même si mes joues étaient passées en une fraction de seconde de blanc pâle à rouge écarlate.
Après une demi-heure, je pénétrais dans le grenier des Black qui avait été aménagé par Rem et Mc Go pour que je continue un entraînement en Défense Contre les Forces du Mal et en Occlumancie. Rem arriva peu après moi.
« Bien, alors raconte-moi.
- Quoi ?
- Harry, qu'est-ce que tu as appris de Drago ? »
Je soupirai et commençai alors le récit du blond. Après quelques minutes, mon pauvre Rémus me regarda l'air mi-triste, mi-affligé.
« On le savait déjà.
- Quoi ?
- Oui, le portrait de Dumbledore nous l'a dit, il y a déjà un certain temps. Rogue est toujours infiltré auprès de Voldemort pour l'ordre. Tu sais, c'est pour cela qu'on ne s'est pas pressé cette nuit. On savait qui avait déposé Malefoy au QG et que tu ne risquais rien.
- Et tu comptais m'en parler un jour ? Tiens au fait, Harry, tu me passes le beurre. Ça va ce matin. Ah, j'ai oublié de te dire, Dumbledore a demandé à Rogue de le tuer. Un peu de café.
- Ne sois pas sarcastique. Malefoy commence déjà à déteindre dur toi.
- Oui, enfin, lui, il m'a dit la vérité.
- Tu n'étais pas prêt à l'entendre.
- Ben voyons ! C'est un peu trop facile Rem et je suppose que, comme d'habitude, tout le monde le sait, sauf MOI.
- Oui.
- Laisse-moi. Je veux rester seul. Je descendrais ce soir pour la réunion mais dis leur bien que je ne veux voir personne.
- D'accord Harry. »
Remus se pencha vers moi et me serra dans ses bras mais je ne lui rendis pas son étreinte. J'étais dans une telle fureur que j'avais du mal à contrôler ma magie. Je la sentais littéralement bouillir en moi. Je restais des heures dans le grenier tantôt à faire les cent pas parcourant à vive allure toute la pièce, tantôt assis les jambes repliées sur ma poitrine. J'étais dans cette position lorsque j'entendis la porte du grenier grincer. Je ne relevais même pas la tête. J'avais parfaitement senti l'aura qui venait de pénétrer dans mon refuge :
« Qu'est-ce que tu veux ?
- Harry, ça va ?
- Non, ça t'intéresse maintenant.
- Harry…
- Ne t'approche surtout pas ! »
Le blond dut sentir qu'effectivement il ne valait mieux pas qu'il s'approche car mon aura magique était décuplée, je n'arrivais pas à la canaliser, à la calmer. Un rayon oscillant entre l'or et le blanc entourait mon corps comme un bouclier. Malefoy sembla impressionné et finalement s'installa à côté de moi sans rien dire de plus. Après deux heures passées sans un mot, sans un geste, je me retournai vers le blond.
« Tu viens.
- Où ?
- A la réunion.
- Ils ne m'accepteront jamais.
- Je n'ai pas l'intention de leur demander la permission, alors, tu viens ?
- Oui. »
Malefoy me suivit aussitôt et nous descendîmes dans les cuisines. Il était 19 heures.
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)
