Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : et voilà, la triste vérité vient de tomber. Vous savez qui a perturbé le mariage de Fleur et Bill, et surtout qui en a été la victime, Ginny… Alors, bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 7 : L'âge de la majorité

(POV HARRY)

Quinze jours s'étaient écoulés depuis le mariage de Fleur et Bill. Treize jours que Kingsley avait retrouvé le cadavre à peine reconnaissable de Gin dans une ruelle adjacente à l'allée des embrumes. Elle avait été torturée par Bellatrix, jusqu'à la mort, et son seul et unique tord : elle avait été ma petite amie pendant deux mois lors de ma sixième année à Poudlard. Voilà la vérité : elle était morte à cause de moi, comme tous les autres. Elle était une personne importante pour moi car elle était la sœur de Ron et que j'avais souvent l'impression de la connaître depuis toujours. Drago avait énoncé lors de cette réunion la triste vérité. Ceux qui comptaient pour moi devenaient les cibles de Tom, mais ce n'était même plus parce qu'ils essayaient de me protéger, non, c'était devenu un choix délibéré dans cette guerre entre Voldemort et moi.

Je ne croyais pas il y a encore 24 heures que ma vie aurait pu me paraître plus misérable et pathétique qu'elle ne l'était déjà. Perdu encore une fois. J'avais l'impression de toucher le fond et un frisson me parcourut en pensant que la prochaine victime serait peut-être mon second parrain ou l'un de mes meilleurs amis. Je m'étais retiré sans dire un mot de la réunion et j'étais remonté au salon des Black. Les jambes repliées sur ma poitrine et me balançant doucement d'avant en arrière, je regardais un très long moment le feu crépité et mon regard se perdit ensuite sur la tapisserie des Black et sur le nom maudit de Bellatrix. Je crois que je voulais sa mort au moins aussi fort que celle de Tom. Je ne savais pas depuis combien d'heures j'étais ici, trois peut-être quatre heures. Bientôt on serait le 31 Juillet, dans une heure tout au plus, j'aurais 17 ans, la majorité pour les sorciers. Et moi, au lieu de penser à m'amuser à cette bonne nouvelle, je pensais que j'étais le gardien de l'Ordre, que j'allais devoir trouver le médaillon de Salazar, le cinquième horcruxe qu'Albus n'avait pas su déterminer, Nagini et enfin je pourrais voir disparaître Tom. Merlin, faites que j'arrive jusque là sans que d'autres personnes innocentes ne se retrouvent face au rat, Bellatrix ou Greyback. Qu'il n'y ait plus d'autres Ginny à pleurer. Comment vivre en étant responsable de la mort des autres ?

Je commençais à avoir froid. Il fallait que je me couche, que je dorme enfin. Je me levai et me dirigeai vers ma chambre. Malefoy était là, assis sur le rebord du lit et attendait visiblement mon retour :

« ça va ?

- A ton avis.

- Excuse-moi. Au fait, j'ai demandé à Mc Go de métamorphoser ton fauteuil en lit. Tu pourras au moins dormir convenablement cette nuit.

- J'en déduis que tu continues à squatter mon lit.

- Tu ne croyais tout de même pas te débarrasser de moi aussi facilement, pas après ta grande scène.

- Quoi ? De quoi parles-tu ? »

Il se releva et prit un air faussement tragique qui lui allait à merveille, en imitant bizarrement ma voix :

« Et pour finir, je sais qu'il ne me mentira jamais…

- Désolé de t'avoir mêlé à ça, je voulais leur clouer le bec, surtout à Rem et ses manies de vouloir me surprotéger comme si j'étais fait de porcelaine.

- Alors, tu ne le pensais pas ?

- Si… Bien sûr que si. Ecoute, je suis crevé. On parlera demain. Bonne nuit.

- Bonne nuit, beau brun. »

Je me couchais et sombrais immédiatement dans un profond sommeil…

« Beau brun, tu dors encore ?

- Arrête de m'appeler comme ça, Malefoy.

- Ne me dis pas que tu préfères le Balafré, je ne te croirais pas.

- Humm. Tu m'énerves. Tu ne pourrais pas me ficher la paix, juste un peu.

- Et la marmotte, il est 11 heures et d'après ce que j'ai compris, ils t'attendent tous avec impatience pour te souhaiter un bon anniversaire.

- 11 heures… et merde. »

Je m'étirai longuement, poussant au pied de mon lit drap et couverture. Après un long bâillement, je me redressai et me retrouvai assis sur mon nouveau lit. Je frottai doucement mes yeux pour les laisser s'adapter à la lumière un peu trop vive du soleil qui rentrait par la fenêtre de la chambre. Lorsque je commençais enfin à y voir plus clair, mon regard se posa sur Drago qui me regardait avec un air des plus étranges. Ces yeux gris souriaient de malice.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a encore ?

- Bon anniversaire, beau brun. »

Et sans que j'ais le temps de faire le moindre geste, Drago s'était approché de mon visage et avait juste effleuré mes lèvres d'un doux baiser.

« Merlin, mais ça va pas ? Tu m'énerves, Malefoy ?

- Ah bon, toi, tu m'excites !

- Je… Quoi ? »

Et ma seule réponse fut de lui lancer mon oreiller au visage. Il riait aux éclats et se dirigeait vers la porte :

« Dépêche-toi la marmotte, ils t'attendent tous »

Il claqua la porte et je ne pouvais que maugréer. Mais qu'est-ce qui lui prenait à la fin ? Ce petit manège ne durait que depuis 24 heures et il commençait sérieusement à m'exaspérer… Je le maudissais intérieurement et priait pour qu'il se calme enfin sinon je ne répondais plus de rien et Drago allait regretter amèrement les bons soins de cette folle de Bellatrix en comparaison de ce que je prévoyais de lui faire subir. Et puis, d'abord, depuis quand je l'appelais Drago dans mes pensées… MALEFOY, MALEFOY, MALEFOY. D'un geste presque machinal, je passai mon index sur mes lèvres.

Je m'habillai aussi rapidement que possible avec un vieux jean moldu rapiécé et une chemise blanche. Un coup de peigne dans mes cheveux même si cela ne servait pas à grand-chose et je descendais dans les cuisines du manoir des Black… Enfin, Potter, désormais. Il fallait s'y faire, après tout.

Tout le monde était là. Molly et Mione avaient dû passer une bonne partie de la matinée à décorer la cuisine avec des ballons et des banderoles variées. Une montagne de cadeaux était posée sur le centre de la table et de délicieuses odeurs s'échappaient des fourneaux, en particulier l'odeur de la tarte à la mélasse, mon dessert préféré. J'embrassais chacune des personnes. Rem me fit une étreinte si longue que j'eus l'impression de suffoquer, il faut dire qu'on ne s'était pas réconcilié hier soir et on n'était jamais resté fâché plus d'une demi-journée. Ron était ravi d'être ici et ne pouvait s'empêcher de rayonner en me disant qu'il passerait quelques jours avec nous. Tout se passa remarquablement bien. Le repas fut chaleureux et joyeux. J'avais du mal à croire que la veille, nous nous étions rassemblés pour de si terribles nouvelles. Même Maugrey avait pris quelques minutes laissant sa dernière mission auprès du ministère pour m'apporter un cadeau, enfin, un cadeau très « fol œil », un miroir à l'ennemi.

Malefoy s'approcha de moi à la fin du repas alors que je tenais le miroir :

« ça sert à quoi au juste, Harry ?

- Miroir à l'ennemi… J'y aperçois toutes les personnes qui veulent me nuire. En fait, tant que mes ennemis ont le regard transparent, c'est qu'ils sont loin de moi. Si leur regard devient « normal », c'est qu'ils s'apprêtent à m'attaquer.

- Humm, heureux de voir que je ne fais plus parti de tes ennemis, beau brun. »

Il m'adressa alors un de ses regards indéfinissables. Puis, sous le prétexte de voir un peu mieux le miroir, il se pencha délicatement par-dessus mon épaule. Je sentais son souffle sur ma nuque et sa main dans le bas de mon dos. Il déposa ensuite un très léger baiser, à peine une caresse dans ma nuque. Je me retournai stupéfait de son audace. Devant tous les autres, il agissait comme si nous étions seuls. Objectivement, il n'avait pas complètement tord. Personne ne semblait le moins du monde se soucier de nous.

Maugrey était en pleine discussion avec les Weasley et Rem autour de la cheminée. Hermione, Charlie et Ron parlaient ensemble autour de la table. Fred et Georges s'étaient volatilisés, sans doute pour rejoindre leur magasin pour sorciers facétieux. Drago me fit un sourire des plus, oui, sans aucun doute, charmant et charmeur et là, je ne pus retenir un profond soupir d'exaspération. Il me fixait intensément et l'instant suivant, ses yeux s'éteignirent immédiatement. Il avait vraiment l'air triste, déçu, il retira sa main de mon dos pour s'éloigner. Et moi, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'avais été odieux avec lui. Mais comment avais-je pu passer du statut de Saint Potter le balafré, ennemi attitré de Malefoy depuis ma première année à Poudlard, à Harry, beau brun, ami et même un peu plus si j'étais honnête, et cela en à peine quelques heures ? Je le regardais partir, et comme hier matin, pris de remords quand j'avais fait demi-tour pour l'aider à descendre aux cuisines pour le petit-déjeuner, je tendis mon bras vers lui et le retenais par l'épaule.

« Désolé. »

Mais pourquoi est-ce que je m'excusais ? Je n'étais vraiment pas dans mon état normal. C'était lui qui faisait n'importe quoi depuis son arrivée mouvementée à Grimmaurd et moi, je m'excusais platement. Il semblait sidéré par mon attitude ce que je pouvais aisément concevoir, étant moi-même totalement perdu, mais presque aussitôt, il me répondit d'un sourire encore plus brillant que celui qu'il m'avait adressé quelques secondes plus tôt. C'en était trop. Je sortis de la cuisine et remontai doucement vers le salon des Black. Faites qu'il ne me suive pas. J'avais besoin, vraiment besoin de faire le point. Je m'installai, mon dos calé sur le fauteuil où était lové Mione il y a deux jours seulement, les jambes repliées sur ma poitrine. Je ne savais pas quel jeu Malefoy voulait instaurer entre nous mais je n'aimais pas ça, pas ça du tout. Après quelques minutes, je finis par m'assoupir, ma tête posée sur mes genoux. Lorsque je m'éveillai, Mione et Ron étaient autour de moi et ils m'avaient apparemment fait léviter et déposer sur le fauteuil qu'occupait ma meilleure amie avant que Drago ne vienne tout chambouller.

« Alors, comment vas-tu ?

- Bien, Ron, ça va.

- A d'autres. Tu es parti toute à l'heure sans que personne ne comprenne pourquoi et vu que la dernière personne à qui tu as parlé, c'est Malefoy, j'en déduis qu'il a dû sérieusement dépasser les limites.

- Non pas du tout. Tu te trompes. Tout est normal, tout va bien.

- Ouais, pas convaincu. Enfin, je suis tellement content de rester avec Mione et toi au Q.G., ça me changera les idées. J'ai hâte de passer la nuit à discuter avec toi dans ta chambre, histoire de savoir les derniers potins sur l'ordre. Tu sais avec maman au terrier, ce n'était pas facile et je n'ai pas trop suivi les derniers rapports de Tonks, Kingsley et Maugrey.

- Euh, Ron, il faudra que tu prennes la chambre de Sirius, Drago est avec moi.

- Je ? Quoi ? Ouais, bien sûr, tu as raison. Tout est normal, tout va bien. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)