Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien alors on dirait que ce pervers de Malefoy (je plaisante, c'est un des mes personnages préférés de J.K.R.) a décidé de perturber quelque peu la vie de notre cher Harry. Comment va évoluer cette relation ? … Alors, bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 8 : Il est temps que tu saches

(POV HARRY)

Après les derniers jours qui nous avaient tous profondément ébranlés, le début du mois d'Août semblait plus paisible et notre vie était rythmée par des petites activités qui nous faisaient un peu oublier les menaces extérieures. Nous étions dans notre petit cocon, construisant une vie faite de discussions animées, de ballades. Oui, Ron, Mione, Drago et moi passions nos soirées et même une grande partie de la nuit à nous remémorer nos six années à Poudlard, six années faites de petites chicaneries, de bagarres, de découvertes, de rires… Assis auprès de la cheminée du salon des Balck, nous avalions chocogrenouilles et patacitrouilles, tout en médisant sur les professeurs les plus incompétents que nous avions eu. Gilderoy Lockhart, sans aucun doute arrivait dans les plus dignes représentants de cette liste, mais, Serpentard et gryffondors reconnaissaient la force soporifique de Binns, le seul professeur fantôme de Poudlard. Même Mione voulut bien l'admettre, sous la menace de Drago, certes, mais tout de même entendre Mione critiquer un enseignant m'avait estomaqué.

Ron et Drago se chamaillaient souvent, la chanson composée par Drago en cinquième année en hommage au gardien de Quidditch des Gryffi y était pour beaucoup sans aucun doute. Ils se cherchaient souvent querelles, depuis trop longtemps pour que tout s'arrête en quelques jours. Mais, dans l'ensemble, ces soirées étaient agréables, parmi mes meilleurs souvenirs. Je riais volontiers des sarcasmes de Drago à l'encontre de mes deux meilleurs amis, à leur grand désarroi et nous nous couchions repus de friandises et de Bierre-au-beurre. L'après-midi, nous quittions l'antre des Black seulement pour quelques heures. Nous nous baladions tous les quatre sur le chemin de traverse, passant de Fleury et Bott, forcément avec Mione, à la boutique de Fred et Georges pour remplir nos stocks de bombabouses et autres produits formellement interdits par le vieux Rusard, concierge de Poudlard et cracmol que je trouvais particulièrement malfaisant.

Il y avait la nouvelle boutique de balais, celle de Carrié et Smith, qui avait remplacé la boutique de Florian Fortarôme, toujours introuvable depuis maintenant plus d'un an. Ron, Drago et moi admirions sans cesse le nouveau balai révolutionnaire qui faisait de mon éclair de feu une véritable antiquité poussiéreuse : il était tout simplement prodigieux et pouvait selon l'enseigne lumineuse particulièrement bruyante : « atteindre les 500 km/h en 10 secondes… Incroyable ! Le nouveau balai : Le Tonnerre de Merlin. »

En dehors des heures de détente, je continuais à m'entraîner chaque matin pendant deux heures en moyenne avec mon professeur particulier, mon loup-garou de parrain. J'étais curieusement heureux de découvrir une vie simple, partagé entre Rem, mes deux amis et Drago. Parfois, nous redescendions tristement à la dure réalité grâce aux visites inattendues des membres de l'Ordre, mais, ce soir-là, fut un douloureux retour des menaces extérieures que j'essayais si désespéramment d'effacer de mon esprit.

Nous avions appris qu'une attaque des mangemorts avait visé le premier ministre moldu de Grande-Bretagne. Ce dernier n'avait été sauvé in extremis que grâce à l'intervention de son sorcier de secrétaire, Kingsley. Ce dernier avait été conduit à Sainte-Mangouste et devait probablement y rester plusieurs jours. Pour la plupart des membres de l'ordre présents dans la cuisine du 12, square Grimmaurd, c'était une épreuve de plus portée à notre organisation : Kingsley était un auror des plus compétents et avait des relations qui avaient permis à l'ordre de s'infiltrer au sein des plus hautes sphères du ministère de la magie. Pour moi, ce triste retour à la réalité après ces quelques jours de répit et de paix retrouvée, fut un coup terrible et je m'éclipsais discrètement pour me réfugier dans le grenier où je m'entraînais chaque jour. Je sanglotais doucement me demandant quand enfin, je pourrais faire cesser les terribles attaques de Voldemort sur le monde moldu et sorcier. Cette prophétie qui me rendait responsable du bonheur de tous et assassin m'écrasait littéralement. Je ne pouvais supporter ce poids : pourquoi tous attendait tellement de moi ? Je devais les sauver mais je me sentais si jeune, si impuissant. Pourquoi devais-je tuer ou être tué, sans aucun autre choix ?

Un grincement de la porte me fit doucement relever la tête. Drago venait de rentrer dans le grenier, il m'avait visiblement suivi après mon départ de la cuisine, il avait un air inquiet et il murmura doucement :

« Beau brun. »

Il s'approcha sans faire de bruit et s'installa juste derrière moi. Il me tira vers lui en passant ses bras autour de moi et me plaqua lentement contre son torse, tout en me berçant délicatement par un lent mouvement d'avant en arrière.

« Ca va aller, tu verras, ça va aller. »

Je restai ainsi ma tête posée sur son épaule et je continuai de pleurer silencieusement pendant de très longues minutes. Drago me murmura alors comme s'il avait tout compris, sans que je prononce le moindre mot :

« Tu n'es pas tout seul. Tu ne le seras jamais. »

Je fermai les yeux et me laissai bercer ainsi par Drago jusqu'à m'endormir profondément.

Quand je me réveillais, j'étais sur mon lit et il faisait nuit. J'avais dû dormir plusieurs heures. Drago était assis au pied de mon lit, la tête posée sur le matelas. Il s'était lui aussi assoupi après m'avoir veillé sans doute plusieurs heures. Cette fois Harry, il allait falloir agir, j'étais resté sans rien faire trop longtemps. Il était temps de reprendre la mission d'Albus et je me répétais inlassablement comme une litanie trop connue : le médaillon de Salazar, un objet de Godric ou de Rowena Serdaigle, Nagini et Tom enfin… le médaillon de Salazar, un objet de Godric ou de Rowena Serdaigle, Nagini et Tom enfin… Je me rendormais finalement, mes rêves étaient agités et sombres, peuplés de serpent et de Tom, entouré de brumes…

« Harry, Beau brun, tu ne crois pas qu'il serait temps d'émerger ? Lupin va bientôt arriver pour ton entraînement.

- 'l est quelle heure ?

- 10 heures, la marmotte. Allez, il faut vraiment que tu te lèves. Granger va encore me hurler dessus en me disant que je ne suis même pas capable de te réveiller pour ton cours.

- Humm… Il faut qu'on parle.

- Harry, sans vouloir te vexer, je crois que c'est ce que l'on fait en ce moment. »

Je m'étirai longuement en repoussant les couvertures au plus loin. Je frottai mes yeux et baillai d'une manière peu discrète.

« Bien dormi ?

- Non ! Approche, il est temps que tu saches. »

Je m'appuyai sur mon coude gauche pour me redresser et je tirai brusquement Drago vers moi grâce à ma main droite. Il s'installa au bord du lit.

« Il est temps que tu saches pour tout, la prédiction, la mission de Dumbledore et…

- Arrête ! Tu n'es pas obligé. Dumby voulait que tu arrives à vaincre Voldemort. Il t'a conseillé de le dire à la belette et à Granger mais ça m'étonnerait qu'il m'ait inclus dans ses merveilleux plans.

- Je veux que tu saches ce que tu risques. Je veux que tu aies le choix de partir ou de rester et Dumbledore n'a rien à voir avec ça, c'est ma décision.

- Tu n'as pas besoin de dire quoi que ce soit. Je te l'ai dit hier. Tu ne seras pas seul. Je n'ai pas l'intention de te laisser quel que soit le problème.

- Tu dois savoir. S'il te plaît, écoute-moi pour une fois, Drago. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)