Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Le moment des révélations pour Drago : il va enfin tout savoir sur la terrible destinée d'harry. Pour la première fois, c'est une POV Drago (et vous allez voir que les hormones travaillent sérieusement le beau blond) … Alors, bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 9 : Prédiction et Horcruxes

(POV DRAGO)

Je fixais Harry. Ses deux yeux verts émeraude étaient tout simplement fascinants. Il me tenait la main, avec une évidente douceur, presque avec innocence et candeur, ce qui le rendait encore plus irrésistible, à mon grand désespoir. Il semblait tellement convaincu qu'il devait absolument tout me dire, comme si je pouvais envisager sérieusement de le laisser seul une fois qu'il m'aurait appris tous les détails de la mission que lui avait confiés Dumbledore. Comment pouvait-il être si naïf ? Comment pouvait-il ne pas voir que je luttais de toutes mes forces pour ne pas le repousser contre ce matelas ?

S'il continuait à me dévisager ainsi, je n'étais pas sûr de pouvoir me retenir et pourtant, il fallait impérativement que je garde mes distances, autant que possible. Harry n'était certainement pas prêt. Il n'était absolument pas prêt. C'était une telle évidence qu'il lui fallait du temps, un peu plus de temps. Sans même qu'il ne réalise dans quels troubles ce geste anodin m'avait plongé, il venait de lâcher ma main, me laissant complètement perdu. Mais qu'est-ce que j'espérais ? Franchement ! Qu'est-ce que j'attendais au juste ? Je me trouvais tellement pathétique devant lui. C'était impensable, juste impossible d'avoir des lèvres aussi sublimes, des mains aussi sensuelles… Ne surtout pas penser à ce que ses mains pourraient me faire si elles glissaient sur mon corps pour l'apprendre enfin ! Surtout pas ! Je devais rester calme ! Maître de moi-même, un parfait Serpentard, aucune expression, d'aucune sorte ne devait être lisible sur mon visage. Je tentais une nouvelle fois de me concentrer sur son discours, il avait l'air tellement sérieux brusquement.

« Tu m'écoutes ?

- Oui, Oui. Bon alors, vas-y. Je suis tout à toi.

- Arrête ! Tu ne peux pas être sérieux deux minutes.

- Hé, mais je suis très sérieux ! »

Je lui fis un sourire malefoyien, sûr de lui. Il soupira profondément, presque déçu, ce qui me pinça le cœur. Il fallait vraiment que je me concentre.

« Bien, d'abord, tu te souviens certainement que ton cher père a été envoyé à Azkaban après l'attaque du ministère aux ordres de Tom.

- Oui, ça, j'aurai dû mal à l'oublier, vu les conséquences que ça a eu pour moi.

- Bien, est-ce que tu sais pourquoi il était là-bas ? »

Je hochai la tête de gauche à droite. Curieusement, je n'avais jamais su le fin mot de toute cette sombre histoire, pourquoi tous les mangemorts avaient organisé une petite réception au cœur du ministère. Même ma mère ne m'avait jamais rien dit à ce propos.

« Visiblement, non, et bien, sache qu'ils étaient au département des mystères dans une salle immense où sont conservées toutes les prédictions faites de par le monde. Tom voulait en récupérer une, une qui me concerne et le concerne. Elle a été faite il y a plus de 18 ans par la vieille Trelawney à Dumbledore… »

J'éclatai de rire, alors c'était ça le grand secret de Monsieur Potter… Une stupide prédiction de Trelawney…

« Une prédiction de Trelawney. Alors laisse-moi deviner. »

Je poursuivis contrefaisant la voix mystique de la vieille folle :

« Il a le sinistros… Il va mourir avant la fin de cette année dans d'atroces souffrances pour la 119ème fois. »

Cependant, d'un regard, je compris que sa réaction n'était pas celle que j'attendais.

« Arrête. Tu crois vraiment que Tom, les mangemorts auraient tout risqué pour récupérer un des stupides délires de Trelawney. Non, elle avait eu une sorte de transe, c'était une vraie prédiction. »

Je le regardais longuement, il avait l'air malheureux. Il avait l'air tellement triste. Je venais de lui faire de la peine sans même en avoir conscience. J'avais l'impression qu'un léger voile s'était formé sur ses deux émeraudes. Je me retenais difficilement de l'enlacer à nouveau, de l'embrasser. Je me sentais tellement misérable, désolé d'avoir blessé inconsidérément mon beau brun… Ce n'était vraiment pas mon intention pourtant…

« Pardon Harry.

- Non, ce n'est pas grave. La plupart du temps, je suis d'accord avec toi sur les prétendues révélations de la vieille folle, mais, enfin, ce jour-là, elle a fait une vraie prédiction. Voldemort n'en connaissait qu'une partie : il avait su grâce à Rogue qui avait espionné Trelawney et Dumbledore que naîtrait à la fin du septième mois de parents qui l'avaient par trois fois défié un enfant qui serait pour lui une menace et pourrait le faire tomber.

- Humm, toi. C'est pour cela qu'il t'a attaqué et a tué tes parents, il y a 16 ans.

- Oui, seulement, il ne savait pas qu'en m'attaquant, il me marquerait comme son égal. »

Harry frotta machinalement la cicatrice sur son front. C'était pour moi un supplice inhumain. Je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il le faisait exprès, s'il me cherchait délibérément. C'était simplement impossible. Chaque geste qu'il faisait était un appel au crime et je n'étais plus certain de me contrôler encore s'il recommençait si innocemment. Quand bien même il était le plus puissant des sorciers que je connaisse, j'étais à bout de nerf rien qu'à son regard émeraude posé sur moi.

« Ca va, Drago, tu es tout blême.

- Oui, oui, continue beau brun.

- Bien, la fin de la prédiction est… »

Il s'arrêta, semblant chercher le courage de poursuivre ce qui ne manqua pas de m'inquiéter encore davantage. Je priais intérieurement pour qu'il continue ou qu'il m'achève, les deux probablement, je redoutais tellement ce qu'il voulait m'annoncer.

« La fin de la prédiction est que ni lui ni moi ne pourront vivre tant que l'autre survit. Quoi que je fasse, Voldemort me cherchera toujours pour me tuer car il ne peut pas vivre tant que je suis là. Je n'ai pas d'autre choix… »

Il s'interrompit à nouveau. Je suppliais intérieurement pour qu'il ne le dise pas, que ses paroles ne soient pas réelles. Il soupira et reprit, en dépit de mes prières muettes :

« Pas d'autre choix que d'être tué ou de le tuer. »

Un lourd silence retomba dans notre chambre. Il avait baissé les yeux et s'acharnait à regarder ses mains. Je n'arrivais pas à y croire, je ne pouvais même plus parler. J'avais la gorge tellement serrée, l'impression d'étouffer. Alors, c'était donc cela : il devait vraiment le tuer, il était celui qui était élu par une sorte de destin ignoble, condamné. Je me rapprochai de lui et le serrai dans mes bras. Il fallait que je lui fasse comprendre ce qui ne pouvait sortir de ma bouche par des mots, qu'il sache, qu'il comprenne… A quel point j'étais désolé pour lui. L'idée même de le perdre était une torture, il ne pouvait pas mourir, jamais, je ne le laisserais certainement pas partir aussi facilement… C'était trop, j'avais mal. Comme jamais. Je ne pouvais pas le lâcher. Il dut sentir que j'étais profondément ébranlé car il me rendit mon étreinte pour la première fois. C'était si bon, si terrifiant en même temps. Mais pourquoi est-ce que cela devait se passer ainsi ? Nous restâmes ainsi de nombreuses minutes et je me détachai progressivement de lui.

« Et la mission ? Quel est le rapport avec la prédiction ? »

Il soupira et me regarda avec une telle douceur :

« Tu sais peut-être que Tom a tout fait depuis son adolescence pour trouver l'immortalité, pour atteindre la vie éternelle. Pour cela, il a usé du plus horrible procédé de magie noire : les horcruxes.

- Les quoi ? Horcruxes ? Jamais entendu parler.

- Lorsque tu tues une personne, ton âme se déchire. Tu peux alors placer cette partie de ton âme dans un objet et ainsi, ton âme survit même si ton corps est détruit.

- C'est pour ça que même si son corps a été détruit la nuit de la mort de tes parents, son âme a survécu… dans un horcruxe ?

- Non, pas un mais sept en tout. C'est un chiffre magique très fort.

- Merlin, sept, mais, Harry…

- Je sais. Sept horcruxes. Ma mission est de détruire les six horcruxes avant de pourvoir détruire le septième bout d'âme, Tom lui-même. Nous en avons déjà trouvé et détruit trois : le premier, c'était le journal de Jédusor que j'ai anéanti lors de ma deuxième année à Poudlard avec le crochet du basilic dans la chambre des secrets. Le second, c'était une bague, la bague des GAUNT, un objet qui appartenait à la famille de la mère de Tom depuis des générations, descendant de Salazar Serpentard lui-même. Dumbledore l'a trouvé dans la vieille masure des Gaunt et il l'a détruite. Tu te souviens de sa main brûlée… C'était suite à cela. Mione et moi avons trouvé le troisième à Godric's Hollow, la coupe de Poufsouffle. Il nous reste à découvrir les trois autres. Le jour où tu as fait entrer les mangemorts à Poudlard, Dumbledore et moi étions partis chercher le médaillon de Serpentard.

- Vous ne l'avez pas trouvé ?

- Non, un certain R.A.B. l'a récupéré, il y a des années. Il y avait un message dans le faux médaillon que nous avons ramené. Merlin, si seulement, je savais qui c'est…

- Qui ? R.A.B. ?

- Oui, aucune idée. Il a pris le médaillon. Mais, il faut qu'on le retrouve pour être sûr qu'il l'a détruit.

- Tu vas avoir du mal. Il est mort depuis longtemps, tu sais.

- Quoi ? Tu le connais ?

- Bien sûr, et toi aussi probablement. Ma mère me parlait sans cesse de son cousin.

- Son cousin ? Sirius ?

- Non, son frère Régulus Alphard Black, R.A.B. C'était son surnom. »

Harry semblait médusé. Ses yeux brillaient et il sembla calculer à toute allure les possibilités qui s'offraient tout à coup à lui. Merlin, il était encore plus captivant, simplement fascinant. Tout à coup, il planta ses deux émeraudes dans mes yeux.

« C'est Régulus, il avait donc ramené le médaillon ici, dans la maison des Black. On l'avait trouvé dans le salon quand on remettait la maison en état lors de l'été, il y a deux ans. Merlin, Mondingus a dû le voler l'année dernière.

- Ici ? Mondingus ? De quoi parles-tu ?

- Viens, la cuisine…»

Harry se leva, m'attrapa la main et me tira brusquement… direction les cuisines…

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)