Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : la recherche du quatrième horcruxe se précise et attention bande de petits pervers… Cette fois, Drago passe à l'attaque du beau brun (c'est mon chapitre préféré pour ce qui concerne la période « séduction »)… Alors, bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 10 : La petite souris et le chat

(POV HARRY)

Je tirai Drago aussi fort que possible. Bien sûr, il râla de mon excitation soudaine mais je m'en moquais car pour la première fois depuis des semaines, je sentais que j'approchais de mon but. Je claquai la porte de notre chambre et dévalai l'escalier sans un regard pour les petites têtes des ancêtres de Kreattur qui d'habitude me soulevaient littéralement le cœur. J'évitai de justesse le porte-parapluie en jambe de Troll et le blond derrière moi dut se retenir en me heurtant le dos de plein fouet. Je grognais légèrement mais lui se contenta d'un vague 'Excuse-moi…'

Je m'engouffrai dans l'escalier sombre qui menait aux cuisines de Grimmaurd. Ron et Mione étaient tranquillement attablés et semblèrent sidérés par notre arrivée fracassante. Drago était un peu essoufflé et surtout déconcerté et perdu devant ma précipitation énigmatique. Le temps des explications n'était pas pour tout de suite, je voulais d'abord être sûr de ce que je pensais avoir découvert. Je m'agenouillai devant la cheminée de la cuisine après avoir saisi une bonne poignée de poudre de cheminette et plaçai ma tête au centre de l'âtre en criant plus fort que je n'en avais réellement besoin : « Cheminée du loup-garou ». Mes genoux étaient solidement ancrés sur le sol froid et dur de la cuisine mais ma tête vrilla violemment, je détestais ce moyen de communication sorcière. Mes yeux virent défiler de nombreuses pièces de maisons sorcières et je finis par me stabiliser dans un petit salon très joliment décoré. Je hurlai littéralement :

« Rem, Tonks, Rem, tu es là ? Tonks ? »

Une petite et jeune sorcière aux cheveux roses, bouclés se précipita dans le salon et fixa ses adorables petits yeux bleus vers la cheminée. Elle avait l'air bouleversée en se tournant vers moi :

« Harry ? Qu'est-ce qui se passe ? Merlin, vous êtes attaqués ?

- Non, ce n'est pas ça, Mondingus… »

Elle me coupa, l'air totalement sidéré.

« Quoi, Mondingus ?

- L'an dernier, il avait volé des objets dans la demeure des Black, tu te souviens, on l'avait repéré à Pré-au-Lard, lors d'une de nos sorties.

- Oui, je m'en souviens. Pourquoi me parles-tu de ça, maintenant ?

- Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Je veux dire… Albus m'a dit qu'il comptait parler avec lui. Qu'est-ce qui s'est passé ? Albus a-t-il vu Mondingus ?

- Albus était furieux et Mondingus le savait. Je ne sais pas exactement ce qu'il lui a dit mais Fletcher a ramené tout chez les Black immédiatement, ça, j'en suis certaine.

- Tu en es vraiment sûre ?

- Oui, pourquoi ?

- Dis à Rem que je ne peux pas m'entraîner aujourd'hui, qu'il vienne demain. Au revoir Tonks, à plus tard... »

Je ne laissai même pas le temps à la jolie fiancée de mon loup-garou de parrain de me répondre. J'avais déjà perdu suffisamment de temps, je me redressai, fixant attentivement mes amis et Drago qui attendaient désespérément que je m'explique.

« Je sais … pour le médaillon de Salazar… Le quatrième horcruxe est ici. R.A.B., c'était Régulus, le frère de Siri. C'est Drago qui vient de me l'apprendre. Le médaillon, c'était le médaillon qu'on avait tenté d'ouvrir quand on nettoyait Grimmaurd pour que l'Ordre puisse y habiter en sécurité, Mondingus l'avait volé au QG l'an dernier mais Dumbledore lui est tombé dessus. Il l'a obligé à ramener ici tous les objets qu'il avait dérobés à la famille Black… Enfin à moi. Il faut le trouver.

- Harry, calme-toi. Tu crois vraiment que le quatrième horcruxe est dans cette maison ?

- Mione, j'en suis certain. Absolument certain. Il faut qu'on se répartisse les tâches. Mione, tu t'occupes des chambres du second, Ron, tu feras le grenier et la cuisine, Drago et moi, on s'occupe du premier, le salon risque de nous prendre du temps. Allez ! Dépêchez-vous ! »

Au vu de mon emportement, Ron et Mione ne préféraient pas me contrarier et se levèrent sans rien ajouter. Par contre, Drago souriait, sans que j'arrive à comprendre pourquoi. Je n'aimais pas ce sourire-là, il avait l'air victorieux, horriblement sûr de son fait et il me fixait étrangement. J'en frissonnais car quoi que le Serpentard ait eu en tête, j'étais sa proie toute désignée, cela ne me disait rien qui vaille, vraiment rien. Ron commençait à inspecter la cuisine alors que Mione, Drago et moi nous dirigeâmes vers les escaliers. Mione nous laissa devant le salon et se précipita à grand pas vers le second étage. J'ouvris la porte du salon et partis sans perdre une seconde vers la grande armoire qui se trouvait à côté de la tapisserie évoquant la généalogie des Black. Merlin, il y avait tellement d'objets et de cachettes dissimulées dans cette vieille armoire que j'en soupirais. La tâche allait être longue, vraiment très longue. Drago rentra dans la pièce à ma suite mais sans aucune précipitation et il affichait un plus large sourire encore, si c'était possible. Il s'approcha de moi lentement et je le regardai complètement interloqué.

« Qu'est-ce que tu attends ? Commence par la commode du fond. Je m'occupe de l'armoire.

- J'ai quelque chose à te proposer, beau brun.

- Quoi ? Mais, enfin, Drago, tu crois vraiment que c'est le moment. Dépêche-toi !

- Non, non, non, beau brun. Tu acceptes mon marché d'abord. »

Il s'était rapproché de moi et sa main frôla le bas de mon dos. Mais, qu'est-ce qu'il fabriquait encore ? Il le faisait exprès comme si c'était le moment pour… Pour quoi d'ailleurs ? Je n'en avais pas la moindre idée.

« Alors, tu acceptes ?

- Je ne sais même pas en quoi il consiste, ton marché. Tu ne crois tout de même pas que je vais te dire oui sans savoir à quoi je dis oui.

- Je vois, bien, alors, disons beau brun que si je trouve le médaillon, tu me promets de ne rien dire et de me laisser faire tout ce que je veux pendant, disons, cinq minutes.

- Quoi ? Tu ne peux pas être plus clair. Je ne comprends rien.

- Non, non, non, beau brun. Tu fais tout ce que je veux sans rien dire pendant cinq minutes si je trouve le médaillon le premier.

- Ouais, si tu veux.

- Tu acceptes alors ?

- Bon sang… Oui Drago, mais que je sache, il faudrait d'abord que tu cherches pour le trouver le premier.

- Beau brun, beau brun… enfin, je croyais que tu me connaissais mieux que cela. Je l'ai déjà. C'est bien un médaillon vert, non ?

- Tu l'as déjà. Tu plaisantes, là ?

- Est-ce que j'en ai l'air ? »

J'étais absolument interdit. Il s'était encore rapproché de moi et je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Je sentais mon cœur battre à la chamade dans ma poitrine, j'avais un peu trop chaud de cette soudaine proximité. Il me regardait avec un air totalement effrayant, comme si j'étais une petite souris entre les griffes du chat le plus affamé qui soit :

« Beau brun, tu te souviens du soir où j'ai demandé à Mc Go de métamorphoser le vieux fauteuil bordeaux en un lit pour que tu puisses dormir confortablement…

- Oui, quel rapport ?

- J'y viens, j'y viens. J'ai découvert qu'un médaillon avait été glissé sous le coussin de ce fauteuil, un médaillon vert avec un serpent gravé au dos… Serpentard, je présume. »

Il souriait encore plus, il était réellement aussi effrayant que magnifique et il poursuivit naturellement, sans prêter la moindre attention à mon air affolé :

« J'ai récupéré le médaillon, enfin l'horcruxe pour être exact et tu as accepté le pacte, tu me dois cinq minutes, sans rien dire… »

Il me poussa alors vers le mur tout doucement et se plaqua littéralement sur mon torse. Il posa ses deux mains de chaque côté de mon visage et le chat affamé plaqua alors ses lèvres sur les miennes. Je ne réagissais pas et fermais aussi fort que je le pouvais l'entrée de ma bouche. Il poussa encore un peu plus son corps contre le mien. J'aurais pu hurler tellement il m'avait fait mal et mes lèvres s'entrouvrirent aussitôt, sans même que je m'en rende compte. Sa langue s'insinua immédiatement dans ma bouche. Elle semblait furieuse comme s'il cherchait à avaler toute mon âme en parcourant intensément chaque centimètre qui lui était possible d'atteindre. Il finit par toucher ma langue et une sensation presque électrique me fit reculer instinctivement. Il ne s'en laissa pourtant pas compter et sa langue avança encore, repartant dans une lutte totale pour entrer à mon contact à nouveau. Commença alors une danse, un ballet entre nous deux, sans même que j'en ai conscience. Je sentais que tout tournait autour de moi. Je n'étais plus dans ce salon miteux du 12 square Grimmaurd. Ses mains avaient glissé inexorablement : sa main gauche jouait dans mon dos et descendait avec une lenteur torturante jusqu'à mes fesses tandis que sa main droite s'était insinuée sous mon tee-shirt. Elle était brûlante contre ma peau et je frissonnais. J'avais l'impression de suffoquer, je n'y arrivais plus. Je manquais d'air. J'allais bientôt m'écrouler. Je sentais peu à peu que son corps de détendait contre moi, puis il se retira. La bouche du chat s'étira en un long sourire et il se dégagea complètement, me laissant abasourdi. Il me regardait fixement :

« Les cinq minutes sont écoulées, beau brun. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)