Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Alors la théorie des Horcruxes, convaincante ? Bon, quant à Harry, on avance doucement, heureusement que Drago est un peu plus entreprenant sinon il serait dans un sacré problème … Alors, bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 12 : De retour à Poudlard

(POV HARRY)

Le mois d'août s'écoula paisiblement. La vie au manoir ne m'avait jamais paru aussi douce. Mione recevait très fréquemment les visites d'un Charlie éperdument amoureux de la petite préfète en chef comme nous l'avait annoncé le courrier que nous reçûmes tous le 16 août. Bien sûr, Drago était le préfet-en-chef de notre promotion. Ron et lui continuaient de se chamailler perpétuellement, s'insultant parfois copieusement au grand désespoir de la petite sorcière ébouriffée. Dans ces moments là, je ne pouvais m'empêcher de rire aux sarcasmes du blond qui partageait maintenant ma chambre. Un petit jeu s'était progressivement instauré entre Drago et moi. Ce dernier passait son temps à m'effleurer dès que les autres ne nous regardaient pas, il murmurait à mon oreille des propos pour le moins ambigus, sans jamais être trop direct et moi, je feignais la totale incompréhension et parfois la franche exaspération à ses «vaines tentatives ».

L'amitié qui nous unissait semblait profondément choquer Ron, pour qui les relations avec Malefoy aurait dû se limiter au strict minimum. C'était Malefoy, tout de même. Quant à Mione, elle était plus perplexe et je savais au fond de moi que sa faculté à comprendre tous les sous-entendus lui avait déjà fait réaliser depuis longtemps que la relation étrange entre Drago et moi était bien loin d'une simple amitié. J'étais perdu, comme jamais je ne l'avais été auparavant.

Pourtant, tout était parfait. Rémus venait chaque jour pour améliorer un peu plus mes pouvoirs en défense. Au bout de quelques jours, Drago s'était invité à mes leçons particulières. Rem avait été visiblement sidéré de le voir débarquer, surtout après avoir constaté que non seulement, je n'étais pas choqué, mais que probablement, l'idée me comblait. Il avait beaucoup de mal à se l'expliquer. Moi aussi. Il avait finalement décidé de se servir de cette intrusion pour le moins étrange et Drago était devenu mon partenaire de duel. C'était agréable et assez fascinant. On était loin de la sixième année où il avait tenté de me lancer un doloris et où je l'avais gravement blessé avec le Sectum Sempra du Prince. J'étais impressionné par sa capacité à réagir au danger. La plupart du temps, il savait instinctivement éviter les sorts que je lui lançais et je devais faire preuve d'une grande imagination pour l'atteindre. Mes cours avec Rem étaient de plus en plus intéressants et je progressais rapidement même si le contrôle de ma magie sans baguette s'avérait encore trop fluctuant. Il me fallait acquérir cette capacité pour espérer affronter Voldemort en ayant une chance face à lui.

Ce 30 août, j'étais assis au pied du fauteuil de Mione. J'étais perdu, très loin du square Grimmaurd. Je repassais dans ma tête un sort d'aveuglement que m'avait présenté Rem, il y a seulement deux jours. Je fus sorti de ma préparation par une main qui se posa sur mon épaule droite. Deux yeux gris me regardaient intensément et je vis Drago s'asseoir à mes côtés. Aucun de nous deux ne semblait décider à prendre la parole et finalement, je me décidai à rompre ce silence particulièrement pesant :

« Qu'est-ce qui se passe ?

- Je ne sais pas.

- A d'autres ! Qu'est-ce que tu as ?

- Je me disais… Enfin, demain, on repart pour Poudlard et ça va tout changer, non ?

- Changer quoi ?

- Oh arrête ! Ne fais pas semblant de ne pas comprendre, pas sur ce coup, Potty.

- Bon… Et bien, je ne sais pas ce que cela va changer lorsque nous serons de retour à Poudlard, mais je me dis qu'on verra tout simplement.

- Tu m'aides beaucoup là.

- Oui, c'est ce que je pensais. »

J'éclatais franchement de rire. Drago me regardait mi-amusé, mi en colère. Ses yeux gris me fixaient et avant même que je me rende compte de ce qu'il comptait faire, il me poussa le plus doucement du monde, me plaqua sur le sol froid du salon et se retrouva au dessus de moi. Il me regardait avec une gravité que je ne lui avais jamais vue depuis son arrivée à Grimmaurd. Il avança son visage vers le mien et je sentis son souffle sur mes lèvres. Il frôla d'abord mon front repoussant une mèche brune et dessina de son index la forme de ma cicatrice avec tant de délicatesse. Son doigt glissa ensuite lentement le long de ma joue avant de passer sur mes lèvres. Il souriait mystérieusement et ses yeux brillaient. Finalement, il déposa ses douces lèvres sur ma bouche et ne tarda pas à pénétrer mes barrières dans un baiser époustouflant. Sa langue dansait avec la mienne dans un mouvement effréné. Je sentais mon cœur battre à un rythme totalement anormal, accélérant dangereusement. Lorsque Drago rompit ce baiser et se releva doucement, il souriait, un air victorieux peint sur chaque trait de visage et il déclara fièrement :

« Juste au cas où. Tu ne devrais pas oublier trop vite. »

Il me laissa ainsi, totalement abasourdi. C'était notre troisième baiser.

Le lendemain, une voiture du ministère se gara sur la place de Grimmaurd. A la demande de Kingsley, sorti de Sainte-Mangouste depuis deux semaines, le ministre de la magie avait accepté qu'une troupe d'aurors accompagne le survivant jusqu'à la gare de King's Cross quai 9 ¾. Ron, Mione, Drago et moi nous engouffrâmes dans la voiture, chargée de nos malles et des cages d'Hedwige, Pattenrond et Coq.

Alors que Ron et Mione franchissaient la barrière magique nous permettant d'accéder au quai, je sentis une main qui m'attrapa et me fit passer derrière un des piliers. Ses yeux gris me fixèrent une brève seconde :

« Je te laisse mais rien n'a changé. »

Je n'avais même pas eu le temps de répondre que le blond était déjà loin de moi. Après avoir repris un peu mes esprits, je m'avançai vers mes deux amis et nous nous dirigeâmes rapidement vers le train. Nous poussâmes avec difficulté nos bagages dans les couloirs étroits à la recherche d'un compartiment vide, vite rejoint par Neville, Dean et Seamus, mes trois camarades de chambrée. Ensuite, arriva Luna. Alors que nous étions tous les sept dans ce compartiment, je me rendis compte qu'une personne me manquait cruellement. Gin n'était pas là, parmi nous et cette réalité me rattrapa brutalement alors que je l'avais peu à peu évacuée de mon esprit. Ron et Mione me regardaient et je sentis même s'ils ne le disaient pas qu'ils ressentaient la même chose que moi.

Au bout d'un long moment, la préfète en chef et Ron se levèrent, ils s'excusèrent brièvement mais ils devaient rejoindre le compartiment des préfets pour recevoir les premières instructions et faire une première ronde dans le train. Peu à peu, l'atmosphère se détendit, surtout après le passage du chariot de friandises. Nous avions tous acheté suffisamment de chocogrenouilles et de patacitrouilles pour être rassasiés, sauf Luna qui était déjà absorbée par le nouvel exemplaire du Chicaneur publié par son père. Après une bonne heure, la porte s'ouvrit et un blond au regard gris se trouvait dans l'encadrement lorsque je me redressais. Seamus et Dean semblaient déjà prêts à mordre lorsque Drago s'installa en face de moi, à la place laissée libre par Mione. Il était suivi par son ami Blaise Zabini, visiblement inquiet de ce qui pourrait arriver devant une scène si surréaliste. Je me retenais autant que je pouvais, je me mordais littéralement les lèvres pour ne pas pouffer de rire. Drago semblait au moins autant amusé que moi.

« Alors Saint Potter ? Quoi de neuf ?

- Malefoy…

- Oui, puisqu'il paraît que c'est mon nom.

- Très drôle Malefoy, vraiment hilarant. »

Alors que Dean et Seamus étaient prêts à sortir leur baguette pour expédier Drago à l'autre bout du wagon, Malefoy se releva, posa ses deux mains de chaque côté de mon visage et se pencha vers mon oreille. Il susurra des mots que personne ne put entendre, ayant moins même plus senti qu'entendu le « ça va beau brun ». Il s'écarta de moi et sortit du compartiment, suivi par Blaise qui m'adressa un sourire des plus énigmatiques. Je soufflais bruyamment, tremblant encore de ce simple murmure contre mon oreille. Le reste du voyage se passa le plus calmement du monde. Ron et Mione nous rejoignirent pour finir le trajet vers Poudlard.

Au bout de quelques heures, nous arrivâmes tous dans la grande salle décorée de milliers de bougies. Après la répartition des élèves de première année et le discours de la nouvelle directrice, le dîner apparut magiquement. Alors que je m'emparais goulûment d'une part de pâté en croûte, Ron et Mione se figèrent, l'un sidéré, l'autre amusée. Je sentis une main sur mon épaule.

« Tu me fais une place Potter.

- Malefoy. »

Je me poussais et Drago prit naturellement place à mes côtés, suivi par un Blaise encore plus amusé que Mione si c'était possible. La grande salle était silencieuse comme jamais. Tous les murmures des conversations s'étaient interrompus à l'approche des deux serpentards à la table des gryffondors, s'attendant à quelques esclandres entre les deux maisons ennemies. Alors que les conversations semblaient reprendre un peu partout pour commenter cet événement des plus surprenants, un « pop » sonore fit arrêter pour la seconde fois toutes les discussions. Un jeune enfant blond d'à peine cinq ans, venait d'apparaître devant la table des professeurs.

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)