Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Je crois qu'on peut dire qu'Harry est perdu (trop d'informations en même temps surchauffe de matière grise) et ça va pas s'arranger… Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 14 : Une nouvelle organisation
(POV HARRY)
Le passage menant au bureau de Mc Gonagall s'ouvrit sans qu'aucun d'entre nous ne prononce le moindre mot de passe. Nous nous installâmes rapidement sur la première marche magique qui commença sa douce montée avant de s'arrêter juste devant la porte de chêne où nous attendait déjà la directrice, elle avait apparemment retrouvé son flegme habituel. Elle nous toisait d'un regard glacial.
« Bien, je ne sais pas ce qui se passe mais ce garçon, enfin, il …
- nous ressemble, acheva malicieusement Drago.
- Oui, c'est certain. Bien je ne veux pas que l'on se précipite. J'ai demandé au professeur Lupin de nous rejoindre. Vous allez attendre ici qu'il arrive pendant que je reste avec Raphaël. Lorsque le professeur Lupin arrivera, il procédera au sort de dissimulation. Cet enfant ne doit pas voir ses parents immédiatement. Cela pourrait causer un grave traumatisme. Les voyages dans le temps peuvent être extrêmement perturbants pour lui. Il ne faut pas que vous preniez cela à la légère. Je vous laisse, vous avez bien compris tous les deux ?
- Oui, professeur. »
Je ne pus retenir un profond soupir alors que la vieille dame se dirigeait déjà vers son bureau. Je n'en pouvais plus. J'avais tellement mal à la tête. MERLIN, c'était simplement impossible. Je regardais Drago qui était absolument hilare face à la situation. Il m'exaspérait, non, mais ce n'était décidément pas possible. Son attitude me paraissait totalement déplacée, était-il inconscient à ce point ?
« Tu peux arrêter de t'amuser. La situation n'a strictement rien d'amusant ou de drôle ou alors tu as un sens de l'humour très particulier.
- Eh beau brun, tu te calmes, tout va bien se passer.
- Tout va bien se passer. Tout va bien se passer… Mais tu n'es pas croyable !
- Je sais, irrésistible, n'est-ce pas Harry ? Enfin, il va falloir qu'on accélère un peu les choses… si tu veux qu'on passe à la vitesse supérieure… »
Il se rapprocha de moi avec un petit sourire pervers, comme s'il cherchait à me pousser dans mes derniers retranchements.
« Oh arrête Malefoy ! Ce n'est vraiment pas le moment. Merlin, c'était un jeu. Bon, on s'est embrassé, enfin tu m'as embrassé… »
Drago se rapprocha de moi et semblait, cette fois, furieux. Il me poussa rudement contre le mur, aussi violemment qu'il le pouvait.
« Un jeu, c'est ça Potter.
- Oui parfaitement, Malefoy !
- PUTAIN, tu fais chier, Potter. C'est quand tu veux pour regarder la réalité en face ?
- Regarder la réalité en face, Malefoy. Tu t'es écouté récemment parler : toi et moi, une réalité ! Non, mais tu délires complètement. Il n'y a rien entre nous.
- Ouais c'est ça, le rien mesure un mètre et s'appelle Raphaël.
- Arrête. Mc Gonagall voit une légère ressemblance et ça y est, tu prends tes désirs pour une réalité. On n'est pas ensemble et on ne le sera jamais.
- Je vais… »
Alors qu'il s'apprêtait à m'envoyer une gifle, Rem arriva en haut des escaliers et se plaça instinctivement entre nous deux. Il me regardait sans comprendre ce qui avait bien pu se produire avant son arrivée.
« Vous jouez à quoi là ?
- Tiens, tu vois Malefoy, même Rem le dit, c'est un jeu.
- Ferme-là où je te jure que…
- Bien, alors ça suffit. Je ne veux plus vous entendre. Nous allons rentrer dans ce bureau et la vie d'un petit garçon dépend de votre attitude. Je vais procéder au sort de dissimulation. Si un seul d'entre vous parle avant que je lui en donne l'autorisation, il aura des heures de retenues jusqu'au mois de juin. C'est clair ? »
Je lançai du ton le plus dédaigneux possible un « Oui, professeur », mais Rem ne sembla pas s'en offusquer et il murmura le sortilège magique :
« Dissimulato totalus »
Je sentis alors un courant froid en moi et mon corps se confondait déjà avec les pierres grises du mur de ce petit vestibule. Drago disparaissait lui aussi. J'étais sincèrement furieux et mon aura crépitait malgré le sort lancé par Rem tout autour de moi. Le loup-garou tapota légèrement le sol de son pied droit, symbole de sa crispation mais il reprit avec sa douceur habituelle :
« Harry si tu voulais bien te calmer un peu et rentrer ta magie, ce serait tout de même mieux.
- Je fais ce que je peux. »
Rem me répondit alors sur un ton pour le moins ironique :
« Mais bien sûr, c'est ce que je vois. »
Au bout de quelques minutes, nous étions enfin prêts et nous suivîmes Rem, pénétrant dans le bureau de Mc Gonagall. L'enfant se retourna à l'arrivée du loup-garou :
« Tonton Rémy, tonton Rémy. »
Le petit bonhomme se précipita sur mon parrain et sauta dans les bras de ce dernier, ce qui compliquait davantage encore notre situation. Je soupirai ostensiblement alors que le portrait d'Albus accroché derrière le bureau de Mac Gonagall m'adressait un clin d'œil complice et un sourire approbateur. C'était forcément un mauvais rêve, je devais impérativement me réveiller… Merlin, par pitié, tout pour que je sorte enfin de ce cauchemar.
Finalement, je me tournais lentement vers l'enfant et l'observais attentivement. Il était vraiment beau, si beau, un véritable ange et malgré ma colère, son aura me paraissait réellement apaisante, d'une douceur troublante. Ses petites boucles blondes encadraient un visage pâle et il avait… Non, non, non tout mais pas cela ! Je fermais les yeux si forts que j'aurais pu en pleurer, j'espérais seulement que tout ce qui était autour de moi aurait magiquement disparu quand je les ouvrirais à nouveau. Lorsque je me décidais enfin, après un long moment, tout était parfaitement identique. Il y avait Mac Gonagall, Lupin, le portrait de Dumbledore et ce petit garçon aux yeux émeraude, si semblables aux miens. Je sentis une autre aura, celle de Drago qui se rapprochait de moi et il serra ma main dans la sienne. Je le repoussais assez violemment cependant.
Rem s'était assis et avait pris Raphaël sur ses genoux. Il repoussa les jolies boucles blondes du visage angélique et sourit à l'enfant. Il lui parlait d'une voix si douce et réconfortante :
« Raphaël, il va falloir que tu nous expliques des choses pour que l'on comprenne ce qui se passe. C'est important, tu comprends ?
- Oui, tonton Rémy.
- D'accord, alors, d'abord, je veux que tu me dises ton nom ?
- Raphaël Malefoy, mais tonton, tu le sais bien.
- Non mon ange, ton tonton Rémy du futur le sait, moi, je ne le sais pas encore. Je sais que c'est un peu compliqué mais il faut que tu me croies. Alors ma deuxième question si tu veux bien : est-ce que c'est moi qui a fait en sorte que tu viennes ici ?
- Oui.
- Et est-ce que tu sais pourquoi ?
- Oui, pour que je rencontre mes parents.
- Et c'est tout ?
- Ben oui et non. Je sais qu'il y a quelque chose d'autre mais tu ne voulais pas que j'en parle. Alors, tu m'as dit que tu allais bloquer ma mémoire pour mon bien en me disant que je la retrouverais à mon retour.
- Je vois et est-ce que tu sais quand tu dois repartir dans le futur ?
- Oui, ça je sais, tu me l'as dit : le 24 juin 1997, à minuit.
- D'accord, écoute, j'ai encore une chose à te demander.
- Oui, tonton Rémy.
- Raphaël, tu as dit que tu devais rencontrer tes parents. Vu que tu t'appelles Raphaël Malefoy, je suppose que ton père est Drago Malefoy. Est-ce que tu peux me dire qui est…
- Mon second papa, c'est Harry, Harry Potter.
- Je vois.
- Oui et tu m'as dit que j'allais vivre avec eux jusqu'au 24 juin ici à Poudlard, qu'il faudrait que je demande à une dame aux cheveux gris qui s'appelle…euh… Minerva et qu'elle s'occuperait de tout.
- Bien, écoute Raphaël. Je vais te demander de m'attendre bien sagement dans le couloir. Tu ne bouges pas, promis ?
- D'accord, tonton. »
Le petit garçon se dirigea aussitôt vers la porte de chêne et le silence retomba lourdement dans le bureau.
« Reapparitio totalus »
Une sensation de chaleur se répandait lentement dans tout mon corps. J'étais dans ce bureau, totalement anéanti. Je n'arrivais pas à penser, à parler, à bouger. J'avais mal, si mal à la tête. Mais qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour mériter cela ? Je me sentais épuisé, anéanti lorsqu'une voix me sortit de mes pensées :
« Ca va ?
- Fiche moi la paix, Malefoy.
- Tu me parles sur un autre ton Potter.
- Je te parle sur le ton que je veux, tout ça c'est à cause de toi.
- Oui, bien sûr, j'ai …
- ça SUFFIT ! »
Rem venait de hurler si fort que j'avais du mal à le croire, cet homme était d'habitude si calme, si serein :
« Vous vous calmez où je mets ma menace à exécution et votre première retenue sera un nettoyage des cages des scroutt à pétard d'Hagrid avec eux à l'intérieur, suis-je suffisamment clair ? Minerva, qu'est-ce que l'on fait ?
- Eh bien, je crois que tu, enfin, toi dans le futur a été clair. Il faut que Potter, Malefoy et Raphaël vivent ensemble jusqu'au 24 juin.
- Non mais vous n'êtes pas bien…
- Potter, je ne tolèrerai de personne une telle insolence, alors calmez-vous immédiatement. Bien, je vais faire préparer un appartement…
- Non, vous…
- Avec trois chambres et vous aurez bien sûr à veiller ensemble sur cet enfant. Suis-je suffisamment clair ?
- Oui, professeur. »
Je regardais Malefoy qui n'avait pas prononcé un seul mot, il semblait furieux, plus contre moi que contre cette situation ridicule, ubuesque. Mac Gonagall ne prêta pas attention à notre duel visuel et continua de son ton directorial :
« Vous allez récupérer vos affaires dans vos dortoirs et vous les installerez dans vos nouveaux appartements, en face de vos appartements, professeur Lupin, si cela ne vous dérange pas ?
- Bien sûr Minerva. Je vais conduire l'enfant là-bas et Harry et Drago nous rejoindront dès que possible avec leur malle. »
Rémus se dirigea sans perdre une seconde vers la porte et sortit. Je me tournai vers Mac Gonagall espérant la faire changer d'avis.
« N'y comptez même pas Potter et une dernière chose, il va falloir vous comporter en personne civilisée. Il y va de la vie de cet enfant. Suis-je bien clair ?
- Oui, Professeur. »
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)
