Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : alors PRETS, c'est le moment attendu par tous, Harry va enfin succomber…J'espère que le lemon vous plaira. Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 15 : Merlin Harry
(POV HARRY)
Je n'en revenais toujours pas. J'avais été trahi, trahi sans doute par une des personnes que j'aimais le plus au monde. Rem m'avait lâchement abandonné. Je reprenais ma malle dans mon dortoir devant les yeux médusés de Ron, Nev, Dean et Seamus, sans leur dire un mot. Je n'étais de toute manière pas en état pour parler… vraiment pas. Mon aura magique était tellement forte et perturbée que des rayons d'électricité blancs et or s'échappaient de mes doigts.
Je fis léviter ma malle sans même avoir recours à ma baguette ce qui sembla impressionner mes compagnons de chambrée. Je traversai rapidement la salle commune des gryffi et fit un petit signe de la main à ma petite Mione avant de disparaître derrière la tapisserie de la grosse dame. Je me dirigeais tel un condamné vers la tour ouest où devaient se trouver mes appartements pour ma septième année à Poudlard, mes appartements et ceux de Malefoy et de notre « Fils »… ô Merlin… Mais ce n'était simplement pas envisageable ? Pourquoi moi ? Pourquoi moi ? Est-ce qu'une fois, une seule fois, ma vie pourrait être ordinaire, calme, sans soucis ? Non, bien évidemment, ce que je demandais là, était beaucoup, beaucoup trop ! Alors que j'arrivais enfin à notre point de rencontre, j'aperçus Drago et Mac Gonagall. Ils m'attendaient devant la peinture représentant un petit enfant jouant avec un ballon.
« Bien vous voilà ! Le professeur Lupin et moi allons vous présenter officiellement à Raphaël. Il risque d'être choqué, surpris. Je vous en prie, soyez attentifs à lui. Il n'a que cinq ans. »
Mac Gonagall se tourna ensuite vers le portrait et prononça le mot de passe. J'aurais pu le parier « Raphaël », au moins, il y avait bien peu de chance que je l'oublie. Malefoy entra à la suite de Minerva, sans m'adresser un regard, et je fermai la marche. Nous nous retrouvâmes dans un salon au canapé rouge. Rem s'était installé dans un fauteuil, assorti au canapé, il tenait Raphaël, assis sur ses genoux. Lorsque l'enfant nous vit, il se figea. Il me regardait, non me dévisageait.
« Raphaël, je te présente tes deux papas, Harry et Drago. »
Le petit garçon se précipita vers moi et manqua de me renverser. Ma colère retomba alors que ses deux petits bras enserraient farouchement mon cou.
« Bonjour Raphaël. »
Drago se dirigea ensuite vers moi. Le petit bonhomme se jeta au cou du blond avec la même joie innocente que pour moi.
« Bien, nous allons vous laisser. Harry, Drago, faites attention ! C'est important. »
Je ne pouvais m'empêcher de soupirer et je m'écroulais lourdement sur le canapé. Rem et Mac Gonagall sortirent de la pièce, non sans m'avoir adressé un dernier regard pesant et lourd de reproche, ce qui m'exaspéra grandement. Je savais me tenir tout de même. Raphaël sauta sur le canapé. Il semblait fatigué. Drago se rapprocha de moi et s'installa confortablement à mes côtés. Je me relevai aussitôt pour m'éloigner de lui. Je ne pouvais pas supporter de le sentir aussi proche de moi, pas après cette soirée infernale.
« Harry, fais un effort.
- Je fais un effort.
- Oui, bien sûr, d'ailleurs, tu as tenu au moins deux secondes.
- Ne me cherche pas, malefoy ! »
J'avais déjà oublié que Raphaël se trouvait à mes côtés et apparemment Drago aussi.
« Oh, mais oui, bien sûr, j'avais oublié que monsieur Potter ne veut pas subir ma présence. Jouer un peu oui, mais il ne faudrait pas que cela devienne ou paraisse trop REEL pour toi.
- Trop réel. Je t'en prie. Il n'y a rien. Tu m'entends. Il y a un mystère dans toute cette histoire et quand je l'aurai découvert, tout rentrera dans l'ordre.
- Tout rentrera dans l'ordre : oui, toi d'un côté et moi à l'autre bout du monde. Tu sais, ça va être compliqué pour jouer ensemble.
- Parce que tu crois que je veux encore JOUER avec toi après cette journée. Tu pourrais redescendre sur terre. Il va se passer pas mal de temps avant que je puisse seulement supporter ta présence à moins d'un kilomètre de moi.
- Supporter ma présence ! Je te rappelle qu'on va vivre ensemble pendant UN AN ! Il va bien falloir que tu me supportes Saint Potter… »
J'entendis tout à coup des sanglots. Raphaël s'était blotti dans un coin du canapé. Il avait ramené ses pieds contre sa poitrine comme je le faisais si souvent au square Grimmaurd. Il pleurait doucement et je compris immédiatement la raison de ses larmes. Je me précipitai vers le petit garçon. Je le pris aussitôt dans mes bras et commençais à le bercer pour le calmer. Drago avait aussi réalisé ce qui venait de se passer et lorsque les hoquets du petit bonhomme s'espacèrent légèrement, il se pencha vers lui en caressant ses boucles blondes :
« Qu'est-ce qu'il y a, Raphaël. Dis-le nous.
- Tonton Rémy m'a menti, Tonton Rémy m'a menti.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Il m'a dit que quand je vous rencontrerais, je serais heureux, que vous vous aimiez très fort. C'est pas vrai. »
J'étais livide, et Drago aussi. Ce gosse n'était avec nous que depuis cinq minutes et nous l'avions déjà traumatisé.
« Raphaël, écoute-moi. Drago et moi, on se disputait, mais, c'est normal pour les grandes personnes. Ça ne nous empêche pas…
- de nous aimer, finit Drago. »
Après de longues minutes, Raphaël finit par s'endormir. Je le déposai dans mon lit et revint vers le salon. Drago m'y attendait, avec impatience, vu le regard qu'il m'adressa à mon retour :
« Bien, on fait la paix.
Je ferai des efforts, pour Raphaël, c'est tout et puis… »
Alors que je m'apprêtais à lancer une tirade des plus virulentes contre Drago, ce dernier se précipita vers moi et me poussa violemment contre le mur.
« Putain, ça suffit, Harry ! »
Il me bloqua les mains au dessus de ma tête et se trouvait si près de moi que je sentais son souffle sur ma bouche. Il plaqua sans attendre ses lèvres sur les miennes. Je ne voulais pas. Je lui en refusais l'entrée, obstinément. Il mordit alors ma lèvre inférieure. Merlin, j'avais mal, si mal que je voulais crier. Je saignais légèrement. Je sentais le goût métallique de mon sang et il en profita pour pénétrer ma bouche. Son baiser était rude, violent. Il me cherchait frénétiquement et lorsque nos deux langues se touchèrent enfin, je ressentais une violente secousse dans mon corps. Je me battais pour l'écarter mais il revenait, toujours, encore plus vite, plus fort.
Je savais que j'allais bientôt céder, lui céder. Définitivement. Je manquais d'air. Je priais intérieurement Drago pour qu'il arrête, qu'il cesse tout, immédiatement. Il plaqua encore plus son corps contre le mien sans jamais lâcher mes mains. Je sentais son entrejambe contre la mienne. Merlin, qu'il arrête, qu'il arrête ! Tout de suite ! Je commençais à glisser le long du mur, mes jambes devenaient cotonneuses, fragiles, faibles. Il devait s'en être aperçu car il me tirait vers lui encore plus fortement. Sans que je comprenne comment, je cédais enfin, ma langue répondant à ses appels, mes jambes s'écartèrent instinctivement pour le laisser se rapprocher encore davantage de moi. Il relâcha alors mes mains qui serrèrent immédiatement sa nuque. Ses mains descendaient dans mon dos jusqu'à mes fesses. Il me souleva et naturellement, mes jambes se nouèrent dans ses reins. Il me plaqua une nouvelle fois contre le mur et rompit brutalement notre baiser, à bout de souffle :
« On joue toujours Harry ? »
J'étais trop heureux pour répondre à son sarcasme et je repris possession de ses lèvres dans un baiser époustouflant, magique, vital. Je m'accrochais à lui, désespéramment, comme si ma vie dépendait de l'air qu'il m'insufflait. Je ne voulais plus le lâcher, plus jamais. Il continuait à m'embrasser passionnément et amoureusement. Je le sentis me porter vers la chambre voisine, il me posa sur le lit, juste quelques secondes plus tard. Il souriait contre mes lèvres. Il se détacha finalement de moi :
« Prêt cette fois.
- Oui. »
Il se retrouva assis sur moi, une jambe de part et d'autre de mon corps. J'étais tendu comme je ne l'avais jamais été. Il commença par déboutonner délicatement ma chemise et sa langue descendit doucement de ma bouche à mon menton puis s'attarda délicieusement dans mon cou, dessinant des arabesques fascinantes. Il remonta ensuite lentement vers mon visage, ses yeux gris plantés dans les miens et comme il l'avait fait la veille, son index suivit le trajet en forme d'éclair de ma cicatrice. Ce que je pouvais lire dans ses yeux était indescriptible. Il frôla ma joue avec une douceur infinie et s'attarda sur mes lèvres, la chaleur de ses doigts me faisait littéralement frissonner.
Son visage disparut à nouveau de mon champ de vision. Il me mordilla violemment chaque parcelle de ma peau fine descendant lentement vers mon bas-ventre et je n'en pouvais plus, je suffoquais, désespérant de ne plus jamais pouvoir respirer convenablement. Il se redressa satisfait de me voir répondre à chacune de ses attaques par un gémissement plus profond. Il passa enfin sa main sur mon pantalon. Je ne pus m'empêcher de sursauter à ce geste, surtout lorsqu'il frôla le tissu qui cachait encore mon membre tendu par l'excitation qui m'engouffrait. Il retira brusquement mon pantalon, enlevant dans le même mouvement mon boxer. Je sentais son souffle sur ma virilité. J'étais si douloureusement tendu et un cri rauque s'échappa de ma gorge quand je me sentis pris, emporté par une douce cavité humide. Il imprimait un lent mouvement puis peu à peu, son va et vient se fit plus rapide, plus insistant. Sa langue était une caresse, elle glissait délicatement d'un bout à l'autre de mon membre. Merlin, c'était si incroyablement bon, je me sentais enfin pleinement heureux. J'allais bientôt m'envoler et je réalisais seulement à cet instant que Drago portait toujours ses vêtements, que j'étais seul à partir dans les délices de cet emportement passionné.
Je me soulevai brusquement et rompis le contact pourtant si doux de sa bouche et avec la force de mes hanches, je basculai et Drago se retrouva sous moi. Il sembla abasourdi mais j'étais bien décidé à lui faire comprendre que moi aussi, je pouvais jouer à ce jeu dangereux. Ses yeux gris paraissaient si sombres. Sans lâcher une seule seconde son regard, je déboutonnai lentement, diaboliquement lentement sa chemise, déposant de-ci de-là, un baiser, mordillant chaque parcelle de sa peau découverte. Il gémissait sensuellement à chaque succion sur sa poitrine et je descendis ainsi jusqu'à son nombril. Je voulais cependant tellement plus, je désirais tout de lui et je ne voulais plus attendre. Sans que je sache comment son pantalon et son boxer avaient disparu magiquement. Il parut surpris l'espace d'un instant, il gémissait un peu plus et je m'emparai de lui, complètement. C'était si bon de le sentir ainsi. Ma langue glissait sur lui dans un va et vient doux puis violent. J'avais l'impression qu'il m'appartenait autant que je lui appartenais.
« Merlin Harry ! »
Il profita du fait que je relève la tête pour le regarder pour me faire basculer. Je me retrouvais sous lui une nouvelle fois. Il reprenait difficilement sa respiration et finalement, il murmura dans un souffle rauque :
« Tu es prêt.
- Oui. »
Mes jambes se nouèrent instinctivement à son torse et avant même que je réalise, un doigt se glissait dans mon intimité. C'était douloureux mais sincèrement, j'étais au-delà de toute souffrance et je ne pouvais même pas y penser. Un second doigt progressait déjà en moi. Cette fois, je grimaçais. Il le savait et s'interrompit quelques instants pour que je puisse m'habituer à sa présence.
« Ca va ?
- Oui, continue. Continue… Surtout ne t'arrête jamais… »
Un troisième doigt me fit hurler. Je n'en pouvais plus. J'étais à bout de tout, de lui.
« Drago !
- Ca va ?
- Viens, tout de suite. Je veux te sentir en moi. »
Le blond me regardait, ses yeux étaient troublés, si sombres. Il me souriait, c'était juste sublime. Il déposa ses lèvres sur les miennes dans un baiser profond et passionné. Je sentis qu'il retirait ses doigts et je gémissais de frustration dans sa bouche. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, je le sentis enfin en moi. Il hésitait, il avait probablement peur de me voir souffrir mais je resserrais encore mes jambes pour le forcer à entrer complètement en moi. Ses mouvements furent d'abord si doux, si prévenants, et comme répondant à mes désirs que j'étais bien incapable de formuler, il devint plus rapide, il était de plus en plus en moi. Frénétique. C'était une merveilleuse sensation. On ne formait qu'un corps, un tout et nos flux magiques se fondaient et se confondaient, nous englobant dans une douce chaleur parfaite. Dans un dernier élan, il entra encore plus profondément en moi, touchant un endroit inconnu qui provoqua des sensations inouïes dans chaque parcelle de mon être, je crus mourir et nous nous libérâmes tous les deux dans la même seconde.
Il retomba sur moi lourdement, sa respiration était tellement saccadée comme la mienne et je sentais sa sueur sur mon corps. Il se rapprocha de mon visage et m'embrassa à nouveau furieusement, passionnément, avant de s'écrouler à mes côtés. Il me serrait doucement contre lui et nos corps s'emboîtaient dans une parfaite harmonie. J'étais si las, si fatigué, si comblé. Il déposa un léger baiser sur ma nuque alors que je m'endormais entre ses bras.
« Merlin, Harry. »
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
