Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : alors le lemon vous a plu… et cette rentrée, comment Harry va-t-il assumer cette relation qu'il a refoulée depuis le début ? Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 16 : Un nouveau jeu commence

(POV DRAGO)

« Bonjour beau brun !

- Humm… »

Souriant comme jamais, je regardais depuis plusieurs minutes mon petit lion couché à mes côtés. Enfin ! Il me semblait si beau. Ses paupières s'entrouvrirent légèrement et se refermèrent presque aussitôt. J'avais à peine eu le temps d'apercevoir ses deux sublimes prunelles émeraude. Elles étaient presque noires hier lorsque nous avons fait l'amour si passionnément. Il lui en avait fallu du temps, toujours à vouloir refouler ses sentiments. Même avec notre petit Raphaël sous les yeux, il s'acharnait encore à nier l'évidence, à prétendre qu'il n'y avait strictement rien entre nous. Si je n'étais pas si désespéramment amoureux de lui, j'aurais pu lui lancer un avada tellement il m'avait exaspéré la veille.

« Pourquoi tu souris ? »

Son grognement ensommeillé était des plus adorables. Je me rapprochai de lui et avant même qu'il ne le réalise, j'étais au dessus de son corps, une jambe de part et d'autre de ses hanches fines et je posai mes lèvres sur les siennes. Merlin ! Elles étaient si douces, si délicieuses. J'adorais l'odeur de mon beau brun, délicate, un parfum entêtant qu'on ne pouvait oublier. Je dessinais avec ma langue le contour de ses lèvres et il me laissa immédiatement une entrée pour son paradis. Je pénétrai doucement dans sa bouche et je cherchai impatiemment sa langue. Lorsqu'elles se frôlèrent enfin, commença un ballet frénétique que je me forçais à interrompre avant de perdre tout contrôle.

Il gémissait adorablement, apparemment il aurait préféré que je continue ainsi jusqu'à la fin des temps. J'en profitais pour descendre tout le long de son corps, embrassant avec dévotion chaque parcelle de sa peau, je ne souhaitais qu'une chose à présent : pouvoir l'apprendre par cœur et lorsque j'arrivais finalement à hauteur de son bas-ventre, son sexe était déjà tendu de désir. Pour quelqu'un qui considérait encore la veille que cette relation n'était tout au plus qu'un jeu, je trouvais qu'Harry était bien excité…

Je n'avais pas envie d'attendre. Je souhaitais juste le prendre et ma bouche s'empara immédiatement de son membre. Il se cambra, demandant plus, dans un étrange et fascinant grognement. Mes va et vient lui faisaient perdre progressivement tout sens commun. Il n'était plus Potter, il n'était plus ce gamin en qui tous avaient mis leur espoir. Il n'était plus que beau brun, mon beau brun, mon petit lion. Je sentis qu'il se libérait enfin en moi et sa semence si âcre se répandit dans ma bouche et ma gorge. Je remontais doucement vers son visage. Son visage était transfiguré par l'orgasme, si doux. Je déposai un léger baiser sur sa bouche et repoussai une mèche brune pour caresser sa cicatrice.

« Allez debout la marmotte !

- Quoi, tu plaisantes là ?

- Non beau brun, il est presque sept heures et je te rappelle que nous avons un petit garçon à lever et à préparer… Il faudra que tu te réveilles plus tôt si tu veux un peu plus de moi…

- Tu m'excites et tu t'arrêtes comme ça ! J'avais rien demandé.

- Et oui, Harry, le jeu est parfois si cruel ! »

J'éclatai de rire et me levai avant qu'il n'ait le temps de réaliser quoi que ce soit. Lorsque je m'apprêtai à franchir la porte, un oreiller me frôla… Apparemment, Monsieur Potter était frustré. Bien. Après tout, cela faisait plus d'un mois que je mourais d'envie devant lui, que je le maudissais de me tenter par des petits gestes anodins et cette espèce d'innocence qui le rendait simplement irrésistible. Il était bien normal que je lui rende l'appareil, au moins une fois… Je n'étais de toute façon pas sûr d'avoir assez de volonté pour m'arrêter une seconde fois si je me retrouvais encore confronté à ses beaux yeux suppliants. Il était tellement craquant et j'étais tout sauf de marbre à ses côtés.

« Je réveille Raphaël. Va prendre une douche. Pas trop glacial, je n'ai pas envie que tu sois malade… Sinon travaux pratiques… comme tu préfères ! »

Alors que je refermais la porte, il hurla un « Putain Malefoy » qui me fit éclater de rire. J'étais assis sur le canapé, Raphaël sur mes genoux lorsque Harry me rejoignit finalement dans le salon. Apparemment, la douche avait calmé les ardeurs de mon petit gryffi qui me lança un regard courroucé tandis que Raphaël, voyant arriver son papa, se précipita vers lui.

« Tu t'occupes du petit bout. Je prends ma douche rapidement.

- Humm. »

Alors que je me dirigeai vers la salle de bain, je posai un baiser sur la tempe d'Harry et je laissai les deux hommes de ma vie ensemble. Au bout d'une heure, nous étions tous les trois fins prêts.

« Raphaël, tu vas chercher ta veste dans ta chambre et on y va.

- D'accord papa Drago. »

Je ne pus m'empêcher de sourire au petit bout qui sortit en courant du salon. Harry me regardait, il était visiblement gêné et voulait me dire ce que j'avais déjà compris à son regard fuyant. Il se rapprocha de moi, tortillant adorablement ses mains, avant de bredouiller :

« Drago, je me demandais…

- Oui, beau brun. »

S'il pensait réellement que j'allais lui mâcher le travail, c'était bien mal me connaître, je comptais bien le torturer un peu, en parfait serpentard.

« Je me demandais, si, enfin, je ne veux pas, tu vois, c'est…

- Oui, c'est très clair, là.

- Tu arrêtes un peu, c'est déjà suffisamment dur ! »

Je n'en pouvais déjà plus, il était tellement craquant que je cédais à mon corps défendant… Deux secondes dans ses yeux verts et je ressemblais à une pauvre marionnette sans aucune volonté propre.

« Tu veux du temps, donc, on continue à faire comme avant. Petit jeu en public. Je te hais, tu me hais et quand on est ensemble et seul, tu me sautes dessus et je te fais l'amour passionnément. »

Son visage était passé du blanc pâle au rouge cramoisi en une fraction de secondes.

« C'est à peu près cela !

- Il n'y a pas de problème, Harry. Je comprends et je m'en doutais… Ton courage de Gryffondors, je commence à le connaître ! »

Il afficha un petit sourire contrit et lança un « Accio Drago » sans baguette : je me retrouvais coller à lui. Il m'embrassa tendrement, visiblement soulagé de ma réponse.

« Hé, beau brun ! Pas besoin de magie pour que je me colle à toi et au fait, depuis quand tu fais ça, sans baguette ?

- Hier, j'étais tellement furieux que j'ai fait léviter ma malle depuis le dortoir sans même m'en rendre compte.

- Impressionnant ! Tu sais que tu commences à m'intéresser, toi ?

- Seulement « commences », mon ange, je crois qu'il y a une petite méprise dans tes propos. Je dirais plutôt que tu n'as cessé de me harceler, tu m'as poursuivi, collé comme une sangsue depuis un mois tellement je t'impressionne et t'intéresse ! »

Il souriait ironiquement et se contenta de m'embrasser légèrement lorsque le petit bout nous interrompit.

« J'ai faim.

- On y va mon bonhomme. »

Lorsque nous passâmes le petit portrait de l'enfant au ballon, nous entendîmes Mac Gonagall qui nous interpela au loin.

« Prêt à jouer, beau brun.

- Bien sûr Malefoy ! »

La directrice était déjà à notre hauteur :

« Potter, Malefoy. Bien je voulais vous voir avant que vous n'atteignez la grande salle pour mettre au point… Disons, certaines choses.

- Allez-y Professeur. »

Mon petit gryffi avait dit cela sur un ton à la limite de l'insolence… et pourtant je m'y connaissais dans ce domaine. Mon petit lion était rancunier visiblement, c'était toujours bon à savoir.

« Vous avez à charge Raphaël, tous les soirs. Pendant que vous serez en cours, Raphaël sera à l'infirmerie, nous avons préparé une sorte de crèche, comme les moldus et Pompom s'occupera du petit pendant la journée. Vous pouvez bien sûr le voir aux interclasses comme vous le souhaitez. Potter, vos cours particuliers avec le professeur Lupin auront lieu entre dix-sept et dix-neuf heures. Vous devez donc vous occuper de l'enfant seul pendant ces deux heures, monsieur Malefoy. Suis-je claire ?

- Oui.

- Est-ce que tout s'est bien passé hier ?

- Cela ne vous regarde pas, Professeur. »

Mac Gonagall semblait souffler par la réponse de mon beau brun et je devais bien reconnaître que moi aussi. Harry Potter se rebellait enfin, le gentil petit gryffi sortait finalement les griffes.

« Bien, alors descendez à la salle pour prendre votre petit-déjeuner. Une annonce sera faite dans quelques minutes sur les cours de cette année. »

La directrice de Poudlard s'éloigna de nous et je me retournai vers Harry. Mieux valait ne pas le titiller trop pour l'instant car sa magie crépitait un peu trop à mon goût en ce moment. Nous nous dirigeâmes vers le hall. Raphaël courait autour de nous, il était heureux, vraiment heureux, son rire cristallin en était le plus parfait témoignage. Au bout de quelques minutes, je me décidais enfin à rompre le silence :

« Ca va ? »

Harry me regarda et me fit son plus beau sourire. Je me retenais difficilement de l'embrasser au beau milieu du hall de l'école tant il était séduisant à cet instant :

« Bien sûr mon ange. Tu te rappelles en public, je te hais, tu me hais, j'en veux au reste du monde pour m'avoir fourré dans un tel guêpier.

- Alors tu ne faisais que jouer ? Si, tu le dis.

- Parfaitement, Monsieur Malefoy ».

Et il éclata de rire.

« Tu crois que c'est quoi son annonce ?

- Je ne sais pas. J'espère que ce n'est pas sur notre situation.

- Non, Harry, elle a parlé des cours ! Trouillard !

- Oui, et alors ? »

Le courageux petit lion me tira la langue dans un geste d'une grande maturité, sans l'ombre d'un doute… Il me parut encore plus magnifique, attirant et je le maudissais une nouvelle fois de me tenter avec cette petite langue rose, divine. Sans même nous en rendre compte, nous étions déjà devant la grande salle. Je posai un baiser sur les lèvres d'Harry et me séparai de lui pour rentrer seul.

« Eh ! Tu ne t'occupes pas de Raphaël !

- C'est ton tour, beau brun, je me suis occupé de notre enfant au réveil ! »

Je le quittai avec un sourire ironique. Quelques secondes après que je me sois installé à la table des serpentards, Harry pénétrait dans la salle avec Raphaël et se dirigeait vers la table des gryffi tandis que Blaise me rejoignait. Nous étions à peine installés que Mac Gonagall s'avança sur l'estrade. Le silence se fit aussitôt.

« Bien. Les cours vont reprendre dès aujourd'hui. Pour honorer la mémoire du Professeur Dumbledore, j'ai décidé de procéder au rapprochement des différentes maisons et les cours des sixième et septième années seront désormais tous communs. J'ai établi des binômes de travail qui seront valables dans tous les cours. Chaque équipe est composée de deux élèves de maisons différentes et aucune dérogation n'est possible. Voici les équipes. Je vous demande le plus grand silence : Septième année : Zabini Blaise – Wealsey Ronald ; Londubat Neville – Abbot Hannah ; Mac Millan Ernie – Granger Hermione ; Potter Harry – Malefoy Drago ; … »

Quel curieux hasard. La litanie des équipes continua mais mon regard s'était porté instantanément vers l'autre table. Je me concentrai sur les deux émeraudes qui me souriaient. Au bout de quelques minutes, la liste des noms de sixième année s'acheva et Mac Gonagall précisa que ces derniers devaient consulter leur directeur de maison respectif pour choisir leurs options aux ASPICS. Les cours commençaient, le jeu aussi.

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)