Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Alors prêt pour la grande déclaration d'AMOUR… Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 17 : Tu es à moi, et moi, je suis à toi !
(POV HARRY)
Je soupirais légèrement. Eh bien ! Mac Gonagall semblait décider à rapprocher les maisons et au vue des réactions des gryffondors autour de moi, je me doutais que ce ne serait pas chose simple. Ron avait blêmi en apprenant sa collaboration avec Zabini. Dean avait hurlé au scandale en apprenant qu'il travaillait avec Crabble, comme si on pouvait objectivement espérer une collaboration de travail équitable avec cette montagne de muscles et de stupidité. Je préférais ne pas trop réagir car personnellement, j'aurais plutôt hurlé de joie à l'annonce du nom de mon coéquipier. Je m'occupais de Raphaël pour ne pas fixer trop intensément l'ange blond qui se trouvait à l'autre bout de la salle. Je fus sorti de mes pensées par Ron :
« Harry, dis-nous ! Qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?
- Pour résumer Ron, je dois partager des appartements avec Malefoy jusqu'au 24 juin.
- Mais, pourquoi ?
- Ecoute, c'est déjà suffisamment difficile et je préfèrerais qu'on ne parle pas de ça, maintenant. »
Il me lança alors un regard compatissant, signifiant clairement qu'il me plaignait de tout son cœur. L'idée de partager un appartement avec un serpentard, et en particulier Drago devait probablement lui donner la nausée. Alors que je tendais une tasse de chocolat chaud au petit enfant à mes côtés, je relevai la tête et mon regard se porta sur Drago qui riait, discutait et s'amusait avec Zabini. Ce dernier me semblait très proche du blond, trop, beaucoup trop à mon goût. Je sentais que ma magie s'agitait en moi, mon aura sortait de mon corps malgré moi et je regardais toujours Zabini qui suffoquait. Ô Merlin, c'était moi qui faisais cela. Drago s'était retourné brusquement vers ma table et semblait totalement affolé. Il me supplia du regard et Mione posa ses mains sur mon menton pour me forcer à la regarder.
« Concentre-toi sur moi, Harry. Ne le regarde pas. Uniquement moi et ma voix ! S'il te plaît, Harry… »
Je regardais aussi intensément qu'il m'était possible les deux yeux de ma petite frangine. Les autres gryffondors ne comprenaient pas quel drame se nouait devant leurs yeux. Progressivement, je parvenais à calmer ma magie. Nev, Dean, Seamus et Ron étaient encore un peu plus perplexes et je sentais qu'ils se posaient des questions sur ma réaction que j'évacuais par une réponse sans doute un peu facile mais ô combien efficace pour un gryffondor :
« C'est de savoir que j'allais travailler toute l'année avec Malefoy. C'était insupportable. »
Ils hochèrent tous la tête, approuvant manifestement l'excuse que je venais de leur fournir et ils repartirent dans leur vindicte contre les odieux élèves de Serpentard, sans plus se soucier de moi. Mione ne m'avait pas quitté des yeux et se pencha à mon oreille :
« Viens, on sort, il faut qu'on parle. »
J'approuvai d'un petit signe de la tête. Je me tournai vers Raphaël.
« Tu viens mon petit ange, je vais t'amener à Pompom. Elle va s'occuper de toi pendant la journée. Tu sais, Minerva est venue le dire toute à l'heure. »
Le petit garçon hocha vigoureusement la tête et se leva immédiatement. Mione me suivit et je lui murmurai :
« Après, quand Raphaël ne sera plus là. »
Elle approuva d'un geste et nous quittâmes tous les trois la grande salle en direction de l'infirmerie. Après une dernière étreinte, je laissais à Pompom le petit Raphaël qui avait bien dû mal à retenir ses larmes, je repartis finalement avec Mione. Nous avions à peine fermée la porte que Mione commença à hurler :
« Mais qu'est-ce qui t'a pris ? J'ai cru que tu allais le tuer. Non, mais ça devient n'importe quoi Harry !
- De quoi parles-tu ?
- Harry, je t'en prie. C'est moi, pas Ron ou un de tes copains de chambrée qui sont capables de gober tous tes mensonges sans sourciller. Tes salades sur la haine que tu voues à Malefoy, ne compte pas sur moi pour y croire une seule seconde. Ne m'insulte pas. Est-ce que tu vas te décider à lui dire ce que tu ressens ? C'est malsain. Tu crèves tellement d'amour que tu as failli tuer Blaise juste parce qu'il lui osait lui parler. »
J'éclatai de rire et Mione sembla totalement décontenancée.
« Oui, disons que tu as partiellement deviné.
- Quoi ? Comment ça ?
- J'ai vraiment cru que j'allais tuer Zabini, mais je te jure que je ne le faisais pas volontairement. Je ne pouvais plus me contrôler mais pour le reste, tu te trompes.
- C'est ça ! Tu ne ressens absolument rien pour Drago ! Mais, enfin, Harry, bien sûr que si ! Merlin ! 'Ry arrête de te voiler la face ! Tu ne dois pas nier ce que tu ressens comme ça ! Tu vas en souffrir ! Depuis cet été, tu as passé tellement de temps avec lui et vous êtes plus complices que jamais et…
- Je ne me voile pas la face du tout. Et depuis, hier, notre relation a largement évolué !
- Quoi ? Tu peux répéter ça ?
- Bon d'accord, on s'est franchement disputé hier mais on a fini par arriver à ce qui était inévitable. On s'est réconcilié et même un peu plus, et tout va bien Mione. Je t'assure. Par contre, on a décidé de ne rien dire aux autres pour l'instant, enfin, sauf pour toi, je savais bien que tu avais deviné, comme d'habitude, avant même que j'ai pris conscience de ce qui se passait.
- Merci de ne pas insulter mon intelligence.
- De rien, petite sœur. Il va juste falloir que je contrôle ma magie quand quelqu'un s'approche de lui d'un peu trop près, je suppose que j'étais un peu jaloux...
- Un peu et bien, je plains la personne qui se trouvera face à toi si tu es « vraiment » jaloux.
- Enfin, ça ne va pas être facile de maîtriser ma magie car j'ai déjà du mal à contrôler mon flux quand je suis calme. »
Je serrais dans mes bras la petite sorcière brune qui me rendit mon étreinte, l'air franchement soulagé.
« Je suis vraiment contente pour toi, Harry.
- Tu gardes par contre tout ça pour toi. Je le dirai quand je serai prêt, d'accord ?
- Bien sûr, Harry. »
Mione me serra à nouveau dans ses bras et je sentais à son regard qu'elle était vraiment heureuse pour moi, qu'elle approuvait mon choix, si paradoxal soit-il. Nous étions ainsi lorsqu'une voix me sortit des bras de ma frangine.
« Potter, non, mais ça va pas, qu'est-ce qui t'a pris ? »
L'insupportable blond de mon enfance semblait être de retour et il était légèrement, mais alors très légèrement en colère.
« Tu comptes tuer mes amis ? Mais, ça ne va pas ? Et pourquoi ? Qu'est-ce que Blaise a bien pu te faire ? »
Je sentais ma colère remonter brusquement car derrière le blond, Zabini était là. Mione soupira et me serra la main pour essayer de me détendre un peu.
« Rien, il ne s'est rien passé. Ma magie m'a échappé. Tu sais très bien que je ne la contrôle pas encore.
- Non mais ça ne va pas ! Ne te fous pas de moi ! Tu as failli le tuer ! Sérieux, il faut que tu te calmes. Tu n'avais même pas de raison, tu es malade, Potter !
- Depuis quand tu me rappelles Potter ?
- Drago, Harry, on se calme avant que vous ne vous envoyez des insultes au visage. Harry, tu lui expliques la vérité sinon c'est moi qui le fais. Suis-je assez claire ?
- Mais, Mione.
- Harry, je ne plaisante pas. Ta magie t'a échappé mais tu sais très bien pourquoi donc tu le dis à Drago ou je le fais. »
Je soupirai : qu'est-ce qu'elle pouvait m'exaspérer quand elle faisait cela. Elle tira Blaise par le bras pour me laisser seul avec Drago et je les vis s'éloigner, pour finalement disparaître à droite au fond du couloir pour rejoindre la salle de cours de Défense Contre les Forces du Mal. Lorsque je me retournais après de longues secondes, je croisai des yeux gris qui lancèrent des étincelles tellement il semblait furieux contre moi.
« Ô Merlin, en fait, euh…
- Bon, tu me dis pourquoi ou je te jure que je pars immédiatement demander à Granger ce qu'il en est.
- Mais, en fait, c'est…
- Merlin, mais ce n'est pas possible. Tu ne voudrais pas juste une fois avoir un peu de courage quand il s'agit de moi. Tu sais que je ne vais pas te tuer… enfin. »
Il se rapprocha de moi et me serra par la taille. Il souffla doucement sur mes lèvres et y déposa un tendre baiser.
« Alors, c'était quoi le problème ?
- Je ne sais pas ce qui m'a pris. »
Je soupirai profondément :
« J'étais jaloux de Zabini ! »
J'avais dit cela d'une seule traite et je baissais les yeux, comme une enfant pris en faute. Mes chaussures me semblaient réellement fascinantes. Oui, j'étais concentré, obnubilé par mes pieds. Je sentis brusquement la main de Drago se poser sur mon menton et il redressa doucement mon visage jusqu'à ce que mes yeux entrent en contact avec les siens. Il m'adressa un sourire chaleureux, attendri :
« Tu étais jaloux ? De Blaise. Ecoute-moi attentivement. Toi, tu m'as sauvé. J'étais ton ennemi, tu m'as soigné, fais confiance au point de m'imposer à tous tes amis contre leur volonté. Jamais personne ne m'a autant offert que toi en quelques jours. Je t'aime, Harry Potter. Je t'aime tellement qu'ensemble, on va réussir à faire cet adorable bout. Il a tes yeux et c'est la plus belle chose que j'ai jamais vue. Alors, écoute-moi, beau brun. Blaise, c'est mon meilleur ami. Il sera toujours à mes côtés. J'espère même que vous deviendrez amis. Mais, toi, tu es à moi et moi, je suis à toi ! Tu m'appartiens et je ne regarderai jamais personne d'autre et si j'ai un conseil à te donner, ne t'avise jamais de me laisser. Tu m'entends, je ne pourrais pas vivre sans toi, pas après cette nuit ! Compris, beau brun ? »
J'étais littéralement bouleversé et au fur et à mesure de la tirade de Drago, je sentais mes yeux se brouiller. J'avais perdu pied après le « Je t'aime Harry Potter » et toute la suite du discours me submergea d'une émotion inimaginable. Tout ce que je pouvais dire se bloqua dans ma gorge. Je me rapprochai de Drago et je posai mes lèvres sur sa bouche. Je ne voulais rien de plus que le sentir tout contre moi et je réalisais que je ne pourrais jamais être plus proche de quiconque que je l'étais de lui en ce moment. J'étais à lui à jamais et cette idée commençait enfin à prendre corps dans mon esprit.
« Je t'aime, mon ange.
- Mais, j'espère bien, beau brun, j'espère bien et j'espère aussi que ton cher parrain va être compréhensif car là, on est sacrément en retard.
- ô Merlin ! »
J'attrapai brutalement la main de Drago et courus en direction de la salle de DCFM traînant derrière moi le blond visiblement ravi.
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
