Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien, alors, on ne tue pas l'auteur (sinon, vous n'aurez pas la suite…) Où est parti Rémus ? Qu'est-il arrivé à Tonks ? Vont-ils s'en sortir ? Réponse… et non pas tout de suite !!! Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 19 : Puisque la vie reprend son cours

(POV HARRY)

Plusieurs jours s'écoulèrent ainsi sans que Rémus ne donne aucun signe de vie à l'ordre. J'étais anéanti de savoir mon parrain à la recherche de Tonks, risquant lui aussi sa vie. Je n'étais pas sûre de pouvoir supporter d'apprendre que lui aussi me laissait mais après tout, toutes les personnes que j'aimais se trouvaient à un moment ou à un autre sur la route de Tom. C'est une évidence puisque la seule direction que suivait Jédusor depuis 17 ans était la mienne. Mes parents, Sirius, Dumbledore, Ginny et peut-être Tonks ou Lupin… Combien pouvait-on encaisser de morts avant de sombrer irrémédiablement ? J'essayais pourtant de faire bonne figure auprès de ce qui m'entourait, mais, par moment au milieu d'un cours, pendant une conversation, mon esprit divaguait sur cette route brumeuse entendant au loin les voix des êtres chers qui avaient jalonné ma triste existence. Et il fallait bien l'admettre : la vie continuait toujours, elle avait continué après la chute de Sirius à travers ce rideau mystérieux du ministère, elle avait continué après la mort de Dumbledore et Gin et elle se poursuivait irrémédiablement aujourd'hui.

Le lendemain de l'annonce du départ de Rem, Blaise rejoignit Drago à notre appartement pendant que je conduisais notre fils à maman Pom. Lorsque je revins, je pus enfin parler au meilleur ami de mon amant. La phrase que j'avais entendue au cours de Rem et qui m'avait valu les foudres de mon parrain, n'était pas une invention de mon cerveau perturbé. Oui, Blaise n'éprouvait rien qu'une profonde amitié pour mon blond. Il valait mieux pour sa vie qu'il en soit ainsi, mais, il avait également, depuis sa troisième année à Poudlard, un faible pour un grand rouquin efflanqué et maladroit. Lorsqu'il m'expliqua tout cela, j'avais dû lui paraître proche d'un mollusque car je n'arrivais pas à articuler le moindre son intelligible et intelligent, et mon ange en avait profité pour se moquer ouvertement de mon stupide côté gryffondor qui fonce tout le temps sans se rendre compte des choses évidentes. Après avoir finalement digéré les informations que m'avaient confiées les deux serpentards, je pus seulement dire au pauvre Blaise qu'il lui faudrait développer des trésors de patience et de bonté car ce ne serait pas chose facile que de séduire Ronald Weasley. C'était un serpentard tout de même et Ron avait à ce sujet un avis bien tranché et catégorique. Sans doute sous l'influence de mon blond, je promettais tout de même à Blaise de tout faire pour l'aider dans sa quête amoureuse.

Cette mission plus romantique m'obligeait à penser à autre chose. Répondant par avance aux exigences de Mione, je décidais d'organiser un groupe de travail pour les ASPICS composé de ma petite frangine, Ron, Blaise, Drago et moi. J'avais promis au meilleur ami de mon ange que chaque soir, après le dîner, nous allions tous nous réunir dans notre appartement pour préparer les examens de dernière année, et le temps ferait le reste… après tout, on ne pouvait jamais savoir, j'étais bien tombé amoureux de mon ennemi de toujours.

Dans la grande salle, un phénomène étrange se produisit également. Blaise, Drago et moi en étions à l'origine. Les quatre tables qui étaient avant des frontières de royaume en guerre depuis de trop nombreux siècles, devenaient des barrières de passage. Trois jours après la rentrée, Drago décida de venir manger à mes côtés :

« Potter ! Le balafré, pousse-toi pour que je puisse m'asseoir !

- Et en quel honneur, Malefoy ?

- Dois-je te rappeler, beau brun, que je suis aussi chargé de surveiller le gamin !

- Et, tu penses que je ne suis pas capable de lui donner un bol de chocolat chaud, peut-être ?

- Je n'en sais rien, mais je préfère ne pas trop prendre de risque ! Et puis, le pauvre gosse risque gros… Je m'en voudrais s'il devenait un stupide gryffi ou pire un adepte de la secte des « je-vénère-saint-Potter »…

- La ferme, Malefoy. Si tu veux t'asseoir à notre table, vas-y, ne te gêne pas, si c'est mon accord que tu attendais… mais je me passerais de tes commentaires.

- Tu rêves, Potter, le jour où je demanderais la permission au balafré n'est pas encore arrivé ! »

Ainsi, sous le prétexte fallacieux de rester avec Raphaël et pour lui éviter de tomber sous une influence trop gryffondoresque, Drago s'imposa donc chaque matin à notre table. Comme Drago n'était jamais vu sans Blaise, ce dernier venait manger à chaque repas à la table des gryffi et se plaçait immanquablement à côté d'un certain roux.

Après une semaine, je me félicitais de mon action car les progrès étaient plus que visibles. D'une façon à peine croyable, les trois mousquetaires que nous formions avec Ron et Mione, devenaient le club des cinq. Je me souvenais de mes vieilles lectures moldues lorsque je n'étais encore qu'un enfant, ignorant tout de son passé et de ses origines sorcières. Ron était le seul à ignorer les raisons de ce rapprochement. Il n'avait toujours pas compris pour Drago et moi ou plutôt s'acharnait à ne pas vouloir comprendre ce qui se passait. Pourtant Drago était de moins en moins discret. Monsieur, je jouerais le jeu et ferais comme si rien n'avait changé, était en fait un bien piètre comédien… A peine, s'il m'insultait de temps en temps... Blaise s'en amusait et était ravi de passer grâce à nous plus de temps avec le rouquin. Quant à Mione, sa légendaire perspicacité féminine avait dû mettre à peine deux secondes avant de comprendre la raison qui m'avait poussé à créer ce groupe de travail et elle ne cessait de se féliciter de l'influence qu'elle avait sur moi.

A la fin des cours, je m'entraînais dans la salle sur demande pendant deux heures. S'il y avait une chose que j'avais comprise et réalisée, c'était qu'avec ou sans Rem, je devais devenir ce puissant sorcier que tout le monde attendait et qui avait peut-être une chance de vaincre Tom pour vivre ensuite sa vie. Après deux semaines d'entraînement chaque soir, je devais reconnaître que je commençais à savoir gérer mes émotions et à utiliser mon flux magique à ma demande. J'avais même impressionné Mac Gonagall même si elle ne l'aurait jamais admis en ma présence : elle avait appris que je lançais des sortilèges dans les cours de Flistwick du niveau des ASPICS sans avoir recours à ma baguette.

En dehors de mes entraînements, je restais avec Drago et Raphaël et nous étions simplement heureux. Je passais mes nuits dans les bras de mon amant qui n'était que douceur et prévenance. Nous faisions l'amour jusqu'à épuisement et chaque matin, un petit ange blond de cinq ans nous sortait de notre torpeur pour aller retrouver ses jeux chez maman Pom comme il se plaisait à l'appeler. En cours, je travaillais avec Drago et l'entente des maisons semblait gagner peu à peu les différents binômes.

La vie reprenait ses droits, et il se passa une, deux, trois semaines sans Rém. Tous ses moments m'obligeaient à ne pas sombrer dans un trou noir et une dépression sans fin. Ce petit monde vacilla un matin. Les hiboux se précipitaient dans la grande salle comme chaque matin et comme chaque matin, Icare, le hibou de Charlie s'engouffra et se dirigea vers Mione sans qu'aucun d'entre nous n'en soit surpris. Le grand dresseur de dragon était devenu une guimauve, envoyant un courrier chaque jour plus enflammé à ma petite frangine de peur que cette dernière ne l'oublie dans ce Poudlard si éloigné. S'il avait pu voir les yeux de la petite brune ébouriffée lorsqu'Icare entrait dans la grande salle, il aurait été rassuré car il était évident qu'elle l'aimait profondément. Elle détacha et déplia le rouleau de parchemin sans que je m'en soucie le moins du monde. J'étais absorbé par Drago qui parlait de la façon la plus sérieuse qui soit de la supériorité des serpentards sur les gryffondors à un Raphaël totalement perdu. Je pouffais de rire quand un cri me ramena sur terre.

« Merlin, Harry !

- Mione, qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est Charlie.

- Quoi ?

- Lis. »

Je saisis le parchemin et lis le message à haute voix pour que Ron, Blaise et Drago en soient aussi avisés.

« Mione chérie,

Préviens Harry. Maugrey a retrouvé Rémus et Tonks. Ils sont dans un sale état. C'était Greyback. Je sais juste qu'il est mort et qu'il avait enlevé Tonks pour attirer Lupin. Je n'en sais pas plus, ils ont été conduits à Sainte Mangouste. Je vais demander à Kinglsey d'intervenir auprès de Mac Gonagall pour que vous puissiez les voir le plus rapidement possible. Je vous donne des nouvelles dès que possible. J'espère vous revoir tous prochainement, surtout toi ma petite puce, tu me manques,

Je t'aime, Charlie. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)