Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Attention, chapitre triste en perspective… Dans quel état va-t-on retrouver Tonks et Rem à Sainte Mangouste ? Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 20 : Je sais

(POV HARRY)

Je regardais les autres, j'étais totalement abasourdi. Ce fut finalement Blaise qui rompit le silence qui régnait au sein de notre petit groupe :

« Ils sont peut-être dans un sale état mais ils sont vivants. C'est le plus important. Il faut y aller le plus vite possible, non ?

- Oui, Blaise a raison, Harry. Ils sont en vie, c'est tout ce qui compte. »

J'avais beaucoup de mal à réaliser ce que venait de dire Ron. J'avais mal à la tête, je me sentais épuisé et avant même d'avoir eu le temps de leur répondre, Mac Gonagall était entrée dans la grande salle précipitamment. Elle s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule.

« Potter, vous savez déjà ? Venez dans mon bureau tout de suite.

- Oui, professeur. »

Alors que je m'apprêtais à sortir de la grande salle, je réalisais que mes quatre amis n'avaient pas été convoqués et j'avais désespérément besoin d'eux, surtout de Drago. Je le savais en mon for intérieur, il m'était simplement impossible d'affronter cela tout seul. Pas encore une fois. Je m'arrêtai brusquement dans le couloir :

« Professeur, Hermione, Ron, Blaise et Drago doivent venir avec moi.

- Quoi ?

- Oui, ils doivent venir. Ils sont impliqués dans tout cela. Vous ne pouvez pas les laisser là. J'ai besoin d'eux.

- Il ne me semble pas que Monsieur Zabini ait été intégré récemment à l'ordre.

- Dois-je vous rappeler que je suis le gardien ?

- Et vous comptez y intégrer encore beaucoup de fils de mangemorts reconnus ?

- Arrêtez ! Vous savez pertinemment que Blaise a fugué cet été pour ne pas céder à ses parents et qu'il est resté chez sa grand-mère pour ne pas devenir un mangemort. Il a fait son choix et d'après ce que je sais, depuis bien plus longtemps que Drago, dès sa troisième année à Poudlard. Si vous avez accepté Drago, je ne vois pas pourquoi Blaise ne ferait pas parti du Phénix.

- Je n'ai jamais accepté Monsieur Malefoy, vous l'avez imposé si je ne m'abuse.

- Je n'ai pas de temps à perdre, professeur. Je partirai avec eux. C'est tout.

- Bien, je vais les faire appeler. Attendez-moi dans mon bureau.

- Le mot de passe, professeur ?

- Albus. »

Mon cœur se serra alors si fort que je dus me retenir de toutes mes forces pour ne pas fondre en larmes mais Mac Gonagall avait déjà fait demi-tour pour chercher les autres. J'étais tellement obnubilé par ma propre peine que j'avais égoïstement oublié le chagrin de tant d'autres, je réalisais en quelques secondes que la mort du vieux professeur Dumbledore avait dû être pour elle aussi un choc incommensurable. Jamais je ne l'avais vu perdre pied. Elle semblait si stoïque, je n'avais jamais pensé qu'elle avait également tout perdu ce jour de juin. Je me dirigeais presque mécaniquement vers son bureau et je m'affalai dans un fauteuil confortable. Albus était toujours dans son tableau, il me souriait mais semblait bien plus triste qu'à l'accoutumée. C'était la première fois que je découvrais une si grande lassitude dans son regard d'habitude pétillant de joie et de malice. Après plusieurs minutes, mes quatre amis et Mac Gonagall pénétrèrent dans le bureau si silencieux. Drago me regardait visiblement soulagé de pouvoir se tenir à mes côtés dans cette nouvelle épreuve :

« Raphaël est avec Pompom, ne t'en fais pas ! »

Je me contentai d'un faible sourire même si cela m'était très difficile et je me retournai ensuite vers la vieille dame aux cheveux gris :

« Professeur, comment va-t-on faire ?

- Monsieur et Madame Weasley ainsi que Charlie nous attendent square Grimmaurd. Nous allons utiliser ma cheminée et partir par groupe de deux, pas la peine d'attirer plus l'attention du ministère.

- D'accord, Ron, Blaise, allez-y en premier ! »

Ron s'avança dans la cheminée et Blaise m'envoya un clin d'œil. Alors que mon meilleur ami lançait la poudre de cheminette en criant « Cheminée de Grimmaurd », Blaise s'affala sur lui. Le pauvre semblait avoir malencontreusement perdu l'équilibre devant ce démarrage un peu brusque et Ron dut le retenir contre lui. Alors qu'ils disparaissaient dans un nuage de fumée verte, Drago, Mione et moi ne pouvions nous empêcher d'éclater de rire et Mc Go nous dévisageait, cherchant à comprendre la raison de notre brusque hilarité. Lorsque tout redevint normal, Mc Go s'avança à son tour et ma petite frangine lui emboîta aussitôt le pas. Il ne se passa que quelques secondes avant que les deux silhouettes ne disparaissent de notre champ de vision.

Je m'avançais à mon tour vers la cheminée lorsque Drago attrapa brusquement ma main et m'attira vers lui. Il m'embrassa passionnément, cherchant à pénétrer toujours plus loin en moi, dansant avec ma langue et lorsqu'il se détacha enfin, je suffoquai littéralement. Il me murmura à l'oreille : « Je suis là. » et je savais que je n'avais besoin de rien d'autre, je le savais parfaitement. Nous pénétrâmes ensemble dans l'âtre. Très vite, je vis défiler des centaines de cheminées sans avoir le temps de fixer les décors des différentes demeures qui passaient à si vive allure et seulement quelques secondes après avoir quitté Poudlard, nous nous retrouvâmes dans la cuisine de Square Grimmaurd.

Charlie étouffait ma petite Mione de baisers. Ron semblait avoir adopté une jolie teinte rouge cramoisi sous le regard goguenard de Blaise et interrogatif de ses parents. Alors que je m'apprêtais à lâcher la main de Drago avant que tous les regards ne se tournent vers nous, le blond resserra encore la pression et me lança avec une pointe de défi un « essaye toujours » qui me laissa muet. En quelques secondes, tous les visages étaient orientés sur nos deux mains solidement liées, seul Ron semblait me regarder avec une totale incompréhension dans les yeux. Je sentis mes joues rougir brusquement, lorsque les deux prunelles bleues de mon ami remontèrent lentement de ma main exagérément étouffée par Drago à mon visage. Ce fut Mac Gonagall qui interrompit ce silence pesant.

« Bien, vous avez eu d'autres nouvelles ?

- Oui, Minerva.

- Comment va-t-il ?

- Ne t'en fait pas Harry, il te le dira lui-même, il me l'a demandé. Je ne dois rien te dire avant lui. »

J'étais plus que surpris par le ton froid et détaché de Monsieur Weasley et je n'étais visiblement pas le seul car les cinq autres membres de cette expédition le regardèrent tout aussi sidérés que je pouvais l'être mais il ne tardait tant de revoir Rem que je préférais ne pas m'appesantir davantage sur ce point.

« Allons-y. On a suffisamment perdu de temps comme cela. »

A peine quelques minutes plus tard, alors que nous franchissions le rideau magique du vieux magasin moldu nous permettant de pénétrer à Sainte-Mangouste, une voix familière m'interpelait.

« Harry, vous êtes enfin tous arrivés, je commençais à m'inquiéter.

- Maugrey, comment va Rem ?

- Il t'attend. Il veut te voir tout de suite, te parler. »

Je me précipitai à la suite de l'auror et notre groupe avec moi. Drago n'avait pas lâché ma main une seule fois. Nous montions un puis deux étages et nous nous arrêtâmes au département des morsures magiques où Monsieur Weasley avait séjourné il y a deux ans. Maugrey se retourna vers moi et m'indiqua la porte six :

« Il veut te parler seul à seul. »

Je lâchai à regret la main de Drago qui, cette fois, ne tenta pas de me retenir et je rentrais dans la pièce poussant doucement la porte. La chambre était extrêmement lumineuse. La peinture blanche des murs, les draps tout aussi immaculés donnait au lieu un aspect fantomatique et le calme qui régnait ici, tranchait considérablement avec l'agitation de l'accueil et des couloirs que je venais de traverser. Rem se trouvait au fond de la pièce, couché. Il paraissait livide et sa joue droite était rayée d'une profonde entaille. Un pansement enserrait sa tête. Merlin, il était vivant. Il m'avait entendu entrer et son visage s'était tourné vers moi, il me fit signe d'avancer et se força à esquisser un sourire qui n'avait vraiment rien de naturel.

« Harry »

Alors que j'étais à quelques centimètres du lit, mon parrain m'attira à lui et me donna une étreinte violente et étouffante.

« Harry, je suis si heureux de te revoir.

- Rem, Merlin… »

Je fondis en sanglot dans les bras du loup-garou.

« Je suis si heureux moi aussi, j'ai eu si peur…

- Je sais. »

Il me repoussa légèrement pour mieux me regarder. Ses yeux étaient rougis et il chassa négligemment une mèche brune tombée sur mes yeux.

« Harry »

Il s'interrompit et je savais, mon cœur savait et saignait.

« Harry, elle est morte. »

Le cri que je voulais pousser resta coincé dans ma gorge. Il ne pouvait pas sortir, il m'étouffait.

« Greyback l'avait enlevée pour m'attirer, pour me tuer comme le voulait Voldemort. Il n'était pas seul, Mac Nair m'a visé, il a lancé un avada et elle s'est interposée. Elle m'a sauvé. »

Il ne put en dire plus et je ne voulais pas en entendre davantage. Je serrais aussi fort que possible mon parrain. Après un temps très long, je me redressai et je ne pus que murmurer :

« Je suis désolé. »

Rem sembla tout à coup en colère :

« Harry, je t'interdis. Tu n'es pas responsable de sa mort, pas plus que tu ne l'étais pour Sirius ou Gin, tu n'es pas responsable de la folie meurtrière de Voldemort et des mangemorts. Tu dois juste me promettre de te battre, de te battre de ton mieux et je t'aiderai, toute ma vie s'il le faut mais je ne vais pas te laisser. Je vais revenir à Poudlard et on trouvera, on trouvera un moyen. Je te le promets. »

Je ne pouvais rien dire. J'étouffais littéralement. Mes yeux me brûlaient et je maudissais cette vie, ma vie. Pourquoi elle ?

« Va Harry, va rejoindre Drago et les autres. Ils doivent savoir à présent et j'ai besoin de me reposer. On se verra bientôt, ne t'en fais pas. »

Je déposai un baiser sur le front de mon parrain et après un dernier regard, je sortis de la chambre blanche. Ce qui m'attendait dans le couloir n'était guère réjouissant. Ma petite Mione pleurait dans les bras de Charlie. Ron était adossé au mur, l'air étrangement vide, Blaise était assis, juste un peu plus loin. Une main se posa sur mon épaule, Drago m'attira vers lui. Il passa ses doigts dans mes cheveux et me murmura simplement à l'oreille : « Je sais. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)