Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Voilà, un chapitre plus léger, ouf… Spéciale dédicace à M… J'ai trouvé le titre de ce chapitre en écoutant une chanson de Mathieu Chédid : « Une danse en transe, une transcendance… » Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 22 : Transcendance paradoxale
(POV DRAGO)
Je savais qu'Harry me reprocherait d'avoir prévenu Lupin de ce qui se passait mais je savais également qu'il n'y avait que lui pour faire réagir mon beau brun. J'avais espéré les premiers jours que le contact de Raphaël suffirait à redonner vie à mon amour mais il s'enfonçait chaque jour davantage dans cette sorte de dépression depuis qu'il avait appris la mort de Tonks. Granger, la Belette et Blaise voulaient venir le voir mais ce n'était pas une bonne idée. Je le sentais comme s'il me l'avait dit. A certains moments, je sentais étrangement qu'une connexion s'établissait entre lui et moi. Je pouvais lire en lui et je ne sais pas s'il s'en rendait compte, je ne comprenais pas la signification de cette image qui semblait parasiter son esprit, ses pensées. Cette brume froide qui l'enveloppait était terrifiante, ce chemin si sombre. Je n'avais pas le choix, j'espérais simplement qu'Harry me le pardonnerait mais je devais prévenir Remus. Il ne pouvait pas en être autrement.
Lorsque je poussais la porte de notre appartement, Harry jouait avec Raphaël et Rémus et il souriait à nouveau. Il était simplement magnifique, son aura pure et blanche rayonnant tout autour de lui. C'était exactement ainsi que j'avais su que je l'aimerais toute ma vie, à Grimmaurd, alors qu'il était affalé dans ce vieux fauteuil bordeaux, un vieil album de cuir noir à la main, il souriait en tournant les pages, il caressait sans même s'en rendre compte les photographies et puis son sourire avait progressivement disparu. Mais cette aura si pure, si blanche… Je l'avais vu à mon réveil et je savais que je ne pourrais plus jamais l'oublier car je n'avais jamais rien admiré de plus beau.
Je m'approchai doucement de mon beau brun et déposai un très léger baiser sur sa cicatrice après avoir repoussé une mèche brune tombant sur son front pâle.
« Tu ne m'en veux pas trop ?
- Non, ça va… Tu avais raison, je le sais… »
Je soupirai de soulagement et me tournai ensuite vers le loup-garou.
« Alors, on reprend les cours demain, il paraît : ça commençait à me manquer votre douce voix, nous hurlant dessus qu'on est en retard. »
Rémus éclata de rire suivi immédiatement, par Harry. Je me relevai et repris sur un ton très sérieux.
« Si ça ne vous dérange pas, je vais chercher trois personnes qui attendent de te voir avec impatience et on fait un repas ici entre nous.
- Bonne idée Drago. Je vais appeler Dobby pour qu'il nous apporte tout ce qu'il faut. »
Mon beau brun se leva d'un bond et s'empara de mes lèvres dans un baiser prodigieux. S'il n'y avait pas eu son parrain et notre fils, je l'aurai déjà plaqué contre le mur, déshabillé dans l'instant pour lui faire l'amour à en perdre la raison. Il se détacha finalement de moi et me laissa légèrement groggy et franchement excité.
« Toi, tu ne paies rien pour attendre. Ce soir, tu ne vas pas t'en remettre et tu auras dû mal à t'asseoir demain, je te le garantis !
- Harry, Drago, il y a un enfant dans la pièce.
- C'est rien tonton Rémy. Ils font ça tout le temps, ils sont persuadés que je ne les vois jamais quand ils s'embrassent comme ça.
- Merlin, Raphaël ! »
Harry était consterné et livide et j'étais bien certain que mon visage devait avoir la même teinte que celui de mon cher amant. Je fis un geste de la main et sortis précipitamment pour éviter de poursuivre cette discussion houleuse.
Lorsque je revins avec Granger, La Belette et Blaise, les trois générations de ma vie étaient autour de la table basse recouverte des mets tous plus succulents les uns que les autres. Mione blêmit en voyant l'état dans lequel se trouvait Harry et elle lui fit une étreinte si forte que j'étais, je crois, jaloux de sa complicité, de cette proximité entre eux… J'avais une envie furieuse de la détacher de mon beau brun à coup de Doloris. Comme si mon amour avait lu dans mes pensées, il se plaqua contre moi pour me rassurer et passa ses bras autour de ma taille.
A ce geste, la belette avait adopté un joli teint verdâtre, franchement pas très seyant avec ses cheveux roux ce qui me faisait inexorablement penser à l'attachement irraisonné de Blaise. Je me demandais déjà il y a quatre ans ce qui pouvait attirer mon meilleur ami chez ce rouquin efflanqué et je pensais sincèrement que je me poserais encore la question à la fin de mes jours. Enfin, au moins, ils étaient amis maintenant. Blaise savait parfaitement qu'il ne pouvait rien attendre de plus pour le moment, il en souffrait, il me l'avait dit. Malheureusement, j'étais bien conscient qu'il attendrait toute sa vie que ce crétin de roux ne daigne le regarder. Je regardais mon beau brun qui semblait avoir suivi tout le cheminement de ma pensée, il soupira en me murmurant un : « On verra bien, on ne sait jamais. »
Il allait vraiment falloir que je lui parle de cette étrange connexion qui semblait nous lier depuis quelques temps, elle était de plus en plus forte et c'était un peu effrayant, j'avais l'impression qu'il pouvait lire mes pensées tout aussi facilement que je devinais les siennes. Mon brun murmura alors comme pour confirmer mes doutes et interrogations :
« Effrayant, moi, je trouve ça plutôt excitant ! »
Il me regardait avec un sourire lubrique, délicieusement pervers et je ne dus qu'à mon sang-froid légendaire des Malefoy de ne pas le tirer vers notre chambre sur l'instant pour lui faire subir les derniers outrages.
« Va falloir attendre un peu mon ange. »
Il éclata de rire et s'éloigna de moi pour parler avec Ron. Ils avaient de toute façon des choses à se dire. Le roux avait désormais compris que je n'étais pas juste un poids que traînait Harry pour ne pas traumatiser Raphaël, mais qu'un lien bien plus fort nous unissait, un lien qui ne cessait de croître chaque jour un peu plus. Mon brun partit avec Ron dans la chambre, me laissant là avec des pensées peu avouables devant mon fils et le « père adoptif » de mon amant. Que cette soirée s'annonçait longue et pourquoi, par merlin, avais-je eu cette idée saugrenue de repas avec nos amis alors que j'aurai pu passer une soirée dans les bras de mon petit lion à lui faire l'amour éperdument ? Et comme répondant à ma question…
« Parce que tu m'aimes et que tu savais parfaitement que ça me comblerait… »
Je maudissais intérieurement mon beau brun pour qu'il me fiche un peu la paix et me laisse ruminer mes regrets.
« Comme tu veux ! »
Je sentis un vide dans mon âme.
Après quelques heures, nos invités quittèrent l'appartement. Raphaël s'était endormi depuis longtemps, il était lové dans un des fauteuils et je le portais à sa chambre pendant qu'Harry souhaitait une bonne nuit à Granger. Lorsque je sortis de la chambre du petit bout, une jolie main m'attrapa le col de ma robe de sorcier et me traîna rapidement jusqu'à la chambre voisine.
« Enfin seul Beau Brun. »
Harry déposait des milliers de baisers sur mon visage et je me laissais volontiers emporter par ses attentions mais j'avais une question en tête qui me rongeait depuis bien trop longtemps.
« Tu sais ce qui se passe ? Ces connexions par moment, je veux dire, pourquoi est-ce que parfois je sais exactement ce que tu penses, ce que tu ressens, ce que tu vois ?
- Oui. »
Il s'arrêta et me regarda. Ses deux yeux émeraude étaient un véritable appel à la luxure et je dus utiliser toutes mes forces pour ne pas céder à ce chantage visuel.
« Alors, tu m'expliques ? »
Son soupire fut une torture mais sa tentative était vaine et vouée à l'échec.
« Pas avant de savoir !
- Bon d'accord, il y a cinq jours, je commençais à m'inquiéter. Je sentais quand tu riais en cours, quand tu étais triste, quand tu pensais à moi, quand tu voulais me faire l'amour…
- Bien essayé Harry, continue !
- Oh ça va. Bref, j'ai cru que je devenais fou. Je suis allé voir Albus et je lui ai décrit ce qui se produisait. Il a souri et il m'a dit de récupérer un ouvrage de Merlin qui s'intitule « De la magie blanche la plus pure : les métamorphoses de l'amour ».
Harry se pencha vers le tiroir de la commode et tira un grimoire qui semblait exister depuis la création de Poudlard. Il me tendit le livre :
« Page 83. La T.P.
- La quoi ?
- la Transcendance Paradoxale, la T.P. »
J'ouvris le livre à la page indiquée et commençait à lire le paragraphe intitulé « Transcendance Paradoxale »
« Ce phénomène est extrêmement rare et concerne uniquement les couples homosexuels. Il s'agit d'une connexion mentale qui se produit par intermittence entre les deux personnes leur permettant de lire les pensées et de comprendre les sensations, les sentiments du partenaire aimé. Plusieurs points doivent être réunis pour que la transcendance paradoxale soit atteinte par le couple.
Tout d'abord, hormis la nécessité d'être un couple de même sexe, le couple doit avoir eu une relation difficile à établir, l'amour ayant été jalonné de nombreux obstacles.
Ensuite, lors de la première relation physique du couple, les amants doivent avoir échangé leur magie dans un même instant.
Enfin, l'un des partenaires doit avoir subi un choc émotionnel (perte d'un proche par exemple) avant la fin du trentième jour qui suit la première relation. »
Je reposai le grimoire sur la table de nuit.
« Je vois, ça explique beaucoup de choses ! Et puisque tu sembles maîtriser parfaitement cette connexion, peux-tu me dire à quoi je pense là ?
- Espèce d'obsédé.
- C'est bien ce que je pensais. »
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
