Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien alors, je sais, je suis très cruelle… On aurait pu s'attendre à un chapitre léger et plutôt joyeux après que Drago ait compris qu'il portait Raphaël et c'est tout le contraire, surtout que cela ne laisse rien présager de bon pour la suite... Comment va réagir Harry face à ce poème ??? Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 27 : Ne fais pas ça !

(POV HARRY)

Alors que je pénétrais dans la chambre, suivi de près par Rogue, je découvris Drago comme je ne l'avais jamais vu, il était prostré, catatonique, livide et… Il pleurait. Merlin ! Qu'est-ce qui s'était encore passé ? Je n'étais visiblement pas le seul à être inquiet car Rogue me poussa violemment pour faire face à son filleul. Drago sortit progressivement de son état léthargique et réalisa enfin que nous étions revenus. Il passa sa main sur son visage pour effacer les larmes qui le marquaient et à travers la transcendance, je devinais sa tristesse infinie, ce qui me serra littéralement le cœur. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se produire durant ses quelques minutes où j'avais laissé Drago pour aller au square Grimmaurd. Même s'il avait semblé surpris d'apprendre qu'il serait celui qui porterait notre enfant, cela n'expliquait certainement pas la raison de son désarroi.

Comme répondant à mes prières muettes, une douce voix me susurra dans ma tête que je ne devais pas m'inquiéter, qu'il comptait bien m'expliquer plus tard, qu'il lui fallait encore un peu de temps, juste un peu de temps. Me chassant de ma rêverie et de cette communication si particulière qui nous liait mon ange et moi, Rogue me poussa furieusement hors de la chambre et sincèrement, je ne l'avais jamais autant haï qu'à cet instant.

J'étais dans le salon et je faisais les cent pas. Je suffoquais littéralement tellement l'angoisse enserrait mon cœur. Je voulais simplement sentir sa peau sur la mienne, l'étreindre dans une douce passion. Finalement je m'écroulais sur le fauteuil rouge, de fatigue, de peur et je sombrais peu à peu dans un sommeil dur. Pour la première fois depuis des semaines, j'étais à nouveau sur cette route brumeuse et puis, il y avait des voix si douloureuses qui se répercutaient chaque fois plus fort. La brume se levait pour la première fois. Je le vis. Tom Elvis Jedusor. Voldemort était là, devant moi. J'étais si vide, si vide à l'intérieur. Tout était désespéramment froid et vide en moi, un trou béant et je voulais crier mais je ne pouvais pas et lui, hurlait des paroles effrayantes. Cette clameur déchirante me fit sombrer un peu plus dans ce trou sans fond, ce trou béant. « Tuez-les tous ! Tuez-le… »

Je n'entendis pas la fin, je voulais qu'ils m'entendent… Pour les sauver…

Une main me secoua, je sortis peu à peu de ce cauchemar qui ne m'avait jamais paru aussi réelle, si vrai, si proche. Rogue ne ménageait pas ses efforts pour me sortir de ce rêve agité et la délicatesse n'était visiblement pas son fort.

« Réveillez-vous Potter !

- Rogue ! Merlin, comment va-t-il ?

- Beaucoup mieux qu'on ne pourrait l'espérer et oui, il est vraiment enceint, sans l'ombre d'un doute. Il vous attend. »

Je me levai et me dirigeai vers la chambre où se trouvait mon bel amant blond, mais une main m'agrippa l'épaule et me retourna brutalement :

« Faites attention à lui, je ne sais pas ce qu'il y a, il n'a pas voulu le dire mais c'est sérieux.

- Je sais, je l'ai senti. »

Je repartis aussitôt vers Drago sans me soucier de Rogue. Lorsque je pénétrai dans la chambre, il était étendu, torse nu, il avait négligemment remonté les draps sur ses jambes et son bas-ventre. Il semblait plus pâle encore que toute à l'heure. Ses yeux étaient désespéramment fixés sur la table de chevet où il avait déposé le grimoire de Merlin. Je m'installais doucement à ses côtés et je posai ma main sur sa poitrine. Je m'allongeai, la joue sur l'emplacement de son cœur que j'entendais battre si intensément, si rapidement. Il passa lentement sa main dans mes cheveux, dans un mouvement quasi hypnotique, essayant sans même s'en rendre compte d'aplanir et d'assagir les mèches brunes et rebelles. J'esquissais un faible sourire à ce geste inconscient.

« Pourquoi tu souris ?

- Ils ne seront jamais parfaitement coiffés, tu sais.

- Bien sûr, j'aime ce désordre, cette bataille. C'est comme toi, emporté, passionné, spontané.

- Ouais, si tu veux. Comment te sens-tu ?

- Bien, je veux dire, c'est surprenant, étrange même mais sincèrement, je sens une aura apaisante dans mon ventre, Raphaël doit être tellement pur. Je le sens, je le devine en moi.

- Je pensais que ce serait moi, enfin, je croyais que je porterais Raphaël.

- ça t'embête ? Enfin, que ce soit moi plutôt que toi.

- Non, pas du tout, et puis je me dis qu'en toi, il sera plus protégé, épargné… Je veux dire, Voldemort se rapproche, tu sais. Je le sens de plus en plus.

- Harry ?

- Dis-moi ce qu'il y a. Je t'en prie. »

Je m'étais relevé et j'attirais doucement Drago vers moi pour qu'il me regarde en face, qu'il cesse de fuir mon regard. Ses yeux étaient rougis et il tremblait légèrement. J'avais si mal en le voyant ainsi. Je le serrais entre mes bras comme si mon étreinte pouvait effacer le mal qui le rongeait et dont j'ignorais encore tout.

« Dis-moi, s'il te plaît… »

Drago se retira alors de mon étreinte et se pencha pour récupérer le grimoire déposé sur la table de chevet. Il était ouvert à une page. Je regardais d'abord le titre interloqué « Le sort de l'amour absolu ». Je compris immédiatement que c'était ce que je cherchais depuis si longtemps, la solution à ma lutte acharnée contre Voldemort. Je lisais pour moi ce poème une première fois, puis une seconde et très vite, je finis par le connaître par cœur. Je relevais doucement les yeux vers Drago.

« Merci mon amour.

- Ne fais pas ça Harry. Tu seras comme mort quand tu pourras concentrer notre magie. Tu seras plus vulnérable que jamais. S'il se passe quoi que ce soit, tu ne reviendras jamais, jamais… Ne fais pas ça ! Je t'en supplie. »

Je l'embrassais profondément, passionnément, longuement, espérant ainsi lui faire réaliser l'étendue de mon amour. Je le sentais pleurer doucement et ses sanglots s'écrasaient dans mes baisers, il finit par murmurer :

« J'y arriverai pas sans toi, Harry.

- Si tu y arriveras, pour Raphaël, tu continueras pour lui. Je t'aime Drago Malefoy, je t'aime comme aucun autre être humain n'a aimé sur cette terre un autre être. Je te sens dans chaque parcelle de mon âme, dans chaque cellule de mon corps. J'ai conçu avec toi l'enfant de l'amour et je sais que je peux affronter Tom grâce à toi, car en moi, je déborde de l'amour que tu m'envoies à chaque instant. Il m'entoure comme un bouclier plus puissant que tous les sortilèges de défense que pourraient m'enseigner Rem. Je vais le faire car je veux un monde sans Voldemort pour Raphaël. Je vais le vaincre et tu as trouvé comment. Je t'aime mon ange.

- Non, ne fais pas ça.

- J'ai déjà commencé, tu te rappelles dans la tour d'astronomie. Je me suis senti vide, hors de moi, ma magie, mon âme était dans cette sphère et quand tu es arrivé, elle a enflé, elle resplendissait de milliers d'étoiles vertes. Je vais m'entraîner et quand je l'affronterais, je serai prêt pour Raphaël, pour toi. Je t'aime Drago Malefoy.

- Ne fais pas ça ! Ne me dis pas Adieu ! »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)