Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien alors, pas trop triste, bon rassurez-vous les prochains chapitres vont être beaucoup plus heureux et légers… Il était temps... Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 28 : Que la fête commence !

(POV DRAGO)

Les derniers jours de décembre passèrent rapidement à Poudlard et ce 20 décembre marquait notre départ pour le 12, square Grimmaurd pour trois semaines de vacances. Oui, tous : La vieille demeure, quartier général du Phénix était pleine de monde pour ces fêtes de fin d'année. C'était le loup-garou de mon brun qui avait tenu à tout organiser pour que nous nous retrouvions en paix pour cette période des fêtes. Je reprenais ma chambre avec Harry, celle où j'étais tombé amoureux de lui à la fin du mois de Juillet. La chambre voisine avait été aménagée pour Raphaël qui sautait de joie à l'idée de découvrir l'endroit où nous nous étions aimés pour la première fois.

L'intelligence et la clairvoyance de cet enfant m'effrayaient parfois. Il était la symbiose parfaite d'Harry et de moi : il avait ainsi hérité de mon esprit sarcastique et de l'emportement excessif du beau brun. Tout un programme et à cinq ans seulement, il nous faisait déjà bien trop souvent perdre notre sang-froid à mon goût. Quant à la dernière chambre du premier, elle était pour mon parrain : Harry ne voulait pas qu'il s'éloigne de trop pour surveiller au mieux ma grossesse, le moindre vertige, la moindre nausée… Cela faisait au moins une chose sur laquelle Harry et Sev semblaient s'accorder… Ma grossesse les inquiétait tout les deux au plus au point.

Au second étage, une chambre était destinée au couple Weasley, une autre à Charlie et Granger, une troisième pour Lupin et à la demande expresse de mon brun, une dernière avait été réservée pour la Belette et Blaise. Ces deux là commençaient à l'exaspérer sérieusement, c'était une évidence. La situation avait sans aucun doute changé depuis le 1er septembre, nous étions loin de la haine du rouquin pour tout ce qui pouvait être serpentard… Le binôme, les heures de préparation des ASPICS, la présence plus ponctuelle d'Harry dans la vie de la Belette avaient facilité le rapprochement de nos deux meilleurs amis respectifs. En fait, ils étaient inséparables, ce qui ravissait Blaise et le frustrait terriblement. J'avais pensé qu'après ce fameux 12 décembre, les choses auraient évolué plus rapidement. Mais, non il n'y avait que dans un état proche de l'ébriété que la Belette semblait se rendre compte de ses sentiments bien plus qu'amicaux.

D'autres devaient nous rejoindre pour les repas de Noël et du nouvel an : Mac Gonagall et Maugrey avaient promis de s'arracher quelques instants de leur lutte au sein de l'ordre pour festoyer à nos côtés. Les jumeaux devaient ramener suffisamment de feuxfous pour illuminer le hall de Grimmaurd et faire ainsi hurler encore davantage la vieille folle qui le hantait. Bill Weasley et sa vélane de Fleur avaient promis de revenir de Paris à temps pour fêter les douze coups de minuit avec nous.

Il fallait le reconnaître : j'avais besoin de cela, de m'amuser, de penser à d'autres choses. D'abord, parce que je commençais à me sentir sérieusement barbouillé chaque matin, ce qui n'aidait pas à ma bonne humeur légendaire au réveil, ensuite, parce qu'Harry avait reconnu, après plusieurs heures de tortures sexuelles de ma part, qu'il était épuisé par ses entraînements et que ces trois semaines de repos lui était absolument nécessaires, enfin, parce que nous allions fêter notre premier noël avec notre fils. C'était dans cet état d'excitation que je laissais derrière moi Poudlard, ce satané grimoire, ses secrets, Vodemort et mon angoisse de perdre mon beau brun.

Les premiers jours furent tout simplement idylliques. Chaque matin le corps chaud d'Harry se pressait contre le mien, profitant de grasses matinées délicieusement tentantes. Je le caressais chaque jour et chaque jour, il répondait à mon amour dans une parfaite symbiose. Et puis, vers dix heures, Raphaël arrivait, sautait sur le lit prenant le ventre d'Harry pour un trampoline pour nous obliger à nous lever. Je serrais très fort ce petit être si pur et nous descendions ensemble en famille, prendre le petit-déjeuner. Harry ne le disait pas mais je savais que dans ces moments-là, son cœur rayonnait. Il n'avait jamais eu la chance de construire une famille mais en cette veille de Noël, il avait pour lui son père adoptif, ses amis, son fils et moi.

Le repas de noël se déroula dans la plus totale euphorie. Madame Weasley, Molly comme elle me l'avait demandé et Granger avaient fait des merveilles dans le salon. La vieille tapisserie lugubre était cachée par un sapin gigantesque où de chatoyantes fées chantaient cette période heureuse. Raphaël courait après Pattenrond et jouait au pied de l'âtre. Nous étions tous autour de la table et j'étais juste heureux. Vers minuit, tombant de fatigue, la plupart des invités s'éclipsèrent dans leurs chambres, fébriles à l'idée de découvrir le lendemain une montagne de cadeaux au pied de leur lit. Eveillés, il ne restait que les cinq de Poudlard. Charlie s'était endormi dans le vieux fauteuil qu'affectionnait particulièrement Hermione, avec la sorcière brune calée sur ses genoux. Raphaël était lové dans les bras de mon brun, loin de notre monde. Je serrais le cou de mon Harry déposant de légers baisers dans sa nuque. Face à moi, se trouvaient Blaise et une belette légèrement éméchée.

« Vous vous arrêtez jamais tous les deux.

- Jaloux, Weasley ? Je suis sûr que Blaise pourrait contenter un grand nombre de tes désirs inassouvis. »

Harry et Hermione se retenaient de toute leur force de ne pas éclater d'un rire franc et sonore. Blaise me regarda mi-amusé, mi-exaspéré tandis que Ron piquait immédiatement son nez dans son assiette. Pathétique ! Encore pire que mon Harry à convaincre. Encore plus borné

« Tu sais, La belette, tu devrais te méfier quand même. Blaise est plutôt pas mal et si quelqu'un se réveille avant toi, tu pourrais t'en mordre les doigts et le regretter amèrement. Regarde pour Harry ! Heureusement que j'ai un peu accéléré les choses, sinon, je crois qu'on en serait encore au point mort. Tu te souviens de notre baiser dans ce salon, cinq minutes beau brun, cinq minutes sans rien dire… »

Mon lion m'envoya alors un énorme coup de coude dans les côtes.

« Bien, je crois qu'on va vous laisser, Drago, tu viens avec moi, tout de suite ! On va se coucher, je dépose Raphaël dans son lit.

- Pas la peine de te fâcher pour que je te suive dans la chambre, tu sais.

- Arrête un peu, Malefoy. »

Je quittai le salon après un dernier clin d'œil à la belette et le rougissement plus qu'inhabituel de mon meilleur ami me surprit un peu. Lorsque mon beau brun me rejoignit dans notre chambre, il semblait faussement courroucé, mais je n'étais pas dupe une seconde devant son regard.

« Fais attention si tu le bouscules trop, il ne fera rien.

- Oui, enfin quand on ne le bouscule pas, il ne fait pas grand-chose non plus.

- Drago !

- Bien, j'ai compris et de toute manière, j'ai des choses plus importantes à penser.

- Quoi ?

- Il est minuit passé !

- Joyeux noël Drago !

- Joyeux noël à toi aussi mon amour ! Attends ! »

Il me regardait, visiblement surpris, tandis que je cherchais frénétiquement son cadeau que j'avais caché dans ma valise. Je glissai l'écrin subrepticement dans la poche de ma robe de sorcier avant de me retourner vers lui. Je m'emparai brusquement de sa main et le fit basculer sur le fauteuil où il avait dormi lors de ma première nuit ici. Mon brun se cala doucement sur mes genoux, sa tête s'encastrant parfaitement dans mon épaule, je sentais son doux souffle dans mon cou. Je me raclai légèrement la gorge, les mains légèrement tremblantes ce qui était assez pathétique pour un Malefoy.

« Harry ?

- Humm…

- Tu sais cette année pour moi a été véritablement démentielle. J'ai failli devenir un mangemort, j'ai essayé de tuer le vieux fou, mon parrain m'a sauvé et m'a déposé chez toi, il y a maintenant six mois. Tu étais dans ce fauteuil quand je me suis réveillé. Tu souriais en feuilletant un album de photos et tu irradiais. J'étais fasciné par cette aura qui t'entourait. Je te trouvais si beau mais j'avais peu d'espoir, enfin, j'étais Malefoy, tu étais Potter et puis tu as accepté que je devienne ton ami, tu m'as imposé à l'ordre. Tu m'as fait confiance plus que quiconque. C'était plus que je ne pouvais espérer recevoir et pourtant j'en voulais tellement plus. Je regrette presque l'époque où je te taquinais, je te désorientais comme ce fameux jour dans le salon. Merlin, tu avais l'air d'avoir apprécié et moi, quand je t'ai goûté ce jour-là, j'ai su qu'il n'y aurait jamais plus que toi dans ma vie. Non, ne m'interrompt pas… »

Je dessinais lentement avec mon doigt le contour de ses lèvres et remontais vers sa cicatrice.

« Je ne suis pas sûr de mériter quelqu'un d'aussi pur que toi et non seulement tu me donnes tout ton amour, mais tu m'as fait cadeau de la plus belle vie qui soit. »

Je pris alors la main d'Harry. Je déposai un léger baiser sur sa peau douce et posai avec respect sa main sur mon ventre.

« Harry, veux-tu partager le reste de ta vie avec moi. Veux-tu t'unir magiquement à moi ? »

Je sortis de ma poche l'écrin qui contenait une bague sertie d'une émeraude de la couleur de ses yeux. Le temps me paraissait infini alors qu'il me fixait sans sembler comprendre.

« Harry, est-ce que tu veux ?

- Oui. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)