Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien alors, si ça ce n'est pas une déclaration dans les règles de l'art, je n'y connais plus rien… et maintenant la réaction du beau brun... Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 29 : Gryffondor forcément

(POV HARRY)

Ô doux Merlin, j'étais assis sur ses genoux et j'avais l'impression de mourir. Drago me paraissait encore plus beau si cela s'avérait humainement possible. Après avoir doucement passé sa main sur ma lèvre tout en me faisant une déclaration d'amour à tomber, je n'avais qu'une seule envie : me jeter sur lui pour qu'il me fasse encore l'amour comme la nuit précédente ; au lieu de cela, il dessinait lentement ma cicatrice avec son index, sans savoir à quel point ce geste sensuel me troublait, comme à chaque fois. J'avais l'impression curieuse qu'il avait répété souvent ce discours, et ce depuis de nombreuses semaines. Je voulais juste lui dire que je l'aimais moi aussi, passionnément mais il m'en empêcha. Il baisa alors ma main avec une telle dévotion que je dus me retenir de ne pas fondre en larme puis, il posa délicatement ma main sur son ventre pour que je sente la petite vie de Raphaël en lui et là, mon cœur rata un battement.

« Harry, veux-tu partager le reste de ta vie avec moi ? Veux-tu t'unir magiquement à moi ? »

Je ne comprenais plus rien. Je me demandais ce que Drago cherchait dans les replis de sa robe de sorcier et lorsque je réalisais enfin le sens de ses paroles, il me présenta un écrin de velours noir. Il sortit délicatement une bague en or avec une émeraude. Je me demandais bêtement si on pouvait mourir d'amour à cet instant. Je n'avais jamais autant voulu quelque chose… Savoir que Drago resterait avec moi pour le restant de ma vie était simplement merveilleux. J'étais paralysé par toutes les émotions qui me submergeaient. Il semblait inquiet, attendant ma réponse, il réitéra sa question, une angoisse clairement présente dans sa voix.

« Harry, est-ce que tu veux ? »

Tout ce que je voulais lui dire, restait coincé dans ma gorge qui me brûlait littéralement et je prononçais difficilement un simple « Oui. »

Je posai mes lèvres sur les siennes comme pour sceller définitivement cette promesse. Je pleurais. Je riais en même temps. Je le voulais tellement… lui… en moi… à jamais. Je l'aimais plus que ma vie. Oui, Drago Malefoy, Oui, Drago. Il me souleva, un bras placé sous mes genoux, l'autre dans mon dos et il me déposa sur ce lit où j'avais frémi la première fois que j'avais touché sa peau de nacre. Je ne voulais plus rien que lui appartenir à tout jamais. Il me fit l'amour avec tendresse, avec passion. C'était au-delà des mots, c'était magique.

Lorsqu'à dix heures, la petite tête blonde passa la porte de notre chambre, j'étais encore dans de doux rêves. Drago me serra délicieusement contre lui, nos corps s'encastrant à la perfection. Je clignais légèrement les yeux pour m'adapter au rayon de lumière qui me réveillait peu à peu.

« Bien dormi, petit lion.

- Comme jamais.

- Raphaël, tu peux venir ici, s'il te plaît ? »

Le petit garnement sauta de joie et se retrouva finalement entre nous deux.

« Raphaël, avant de te donner tes cadeaux, Harry et moi, on voulait t'annoncer que nous allons nous unir, nous marier magiquement. Tu seras avec nous, d'accord ? »

Les yeux de mon fils resplendissaient d'une joie pure et ses deux petits bras enserrèrent le cou de Drago puis le mien avec une ferveur incroyable. Après de longues minutes d'un bonheur parfait, je m'extirpais du lit.

« Bien, mon amour, Raphaël, que diriez-vous si nous descendions pour l'annoncer aux autres ? Surtout à Ron, avec un peu de chance, cela lui donnera des idées concernant Blaise. »

Nous descendîmes ensemble dans cette sombre cuisine où tous les êtres qui comptaient à mes yeux étaient regroupés. Drago me serra la main.

« Bonjour tout le monde. Joyeux noël !

- Harry ! Joyeux noël ! »

Ma petite Mione me sauta au cou avant même que je puisse souffler. Après lui avoir rendu son étreinte, je me raclai légèrement la gorge :

« S'il vous plaît, Drago et moi, on a quelque chose à vous dire. Drago ?

- Hier, j'ai demandé au beau brun ici présent, s'il voulait bien me supporter jusqu'à la fin des temps et il a dit oui. Nous allons nous unir magiquement. »

Tous les regards stupéfaits se tournèrent vers nous en même temps. Quelques secondes plus tard, Mione fondit en larme et me sauta à nouveau au cou. Suivi par Rem et Ron… Et finalement, chaque membre de ma famille de cœur nous félicita pour cette merveilleuse nouvelle. Drago était plaqué contre moi et il irradiait littéralement de bonheur. Je vis ses yeux pétillés de malice et il me susurra à l'oreille avec perversité :

« Je pensais à la nuit de noce, beau brun, il faudra que tu sois bien reposé. »

Je rougis à cette évocation et déposai brièvement un baiser sur la joue de mon ange démoniaque. La fin de ces vacances ne fut que pur délice à l'image de ce noël inoubliable et je sentais mon cœur se serrer douloureusement quand je m'engouffrai dans les flammes vertes pour atterrir dans notre appartement de Poudlard. Ce retour marqua trop précisément le retour à la réalité. Drago et moi avions vécu dans un doux cocon depuis trois semaines, vivant l'un pour l'autre, nous découvrant un peu plus et aimant encore davantage notre fils. J'étais réellement désespéré à l'idée que dans six mois, je devais le laisser repartir définitivement dans son époque.

Le train-train quotidien reprit, les cours de torture, pardon de potions avec ce cher grand ténébreux, les préparations aux ASPICS, les recherches de l'horcruxe et les entraînements avec Remus. Presque chaque soir désormais, je retrouvais mon loup-garou de parrain et nous nous entraînions longuement dans la salle sur demande. Le sort de l'amour absolu était excessivement difficile à atteindre. Dans un premier temps, je devais parvenir à canaliser mes émotions, ma haine, mon amour, ma colère, ma force magique, et les extraire de moi, devenir ce vide si effrayant. Ce ne serait que lorsque je maîtriserais parfaitement cette étape, que je pourrais passer à la seconde : à savoir attirer à moi la magie de ceux que j'aimais pour qu'elles se fondent à la mienne dans une sphère d'amour absolu. Ces entraînements m'épuisaient plus que je ne saurais le dire. Après une heure de tentative vaine, je m'écroulais sur le sol, totalement inconscient et Rem me réveilla :

« Enervatum.

- Humm…

- Comment te sens-tu, Harry ?

- J'ai réussi, non ?

- Oui, tu y es parvenu ! Tiens ! Mange !

- Oui, je crois que ça suffit pour aujourd'hui, je n'en peux plus, Rem. »

Je me redressai péniblement, en m'appuyant sur mes coudes. Rem m'adressa un sourire sincère :

« Tu sais, je crois que l'élève est devenu le maître depuis bien longtemps. Tu pourrais prendre ma place en DCFM sans aucun problème.

- Oui, peut-être… Dis-moi, Rem…

- Oui, un problème ?

- Non, je me disais, tu as occupé ce poste lors de ma troisième année et maintenant, or, tout le monde sait que ce poste est maudit, que personne ne peut l'occuper plus d'un an. Pourquoi y arrives-tu alors malgré la malédiction de Tom ?

- Hé bien, je dirais que le loup-garou étant une créature par essence maudite, la malédiction de Voldemort n'a pas grand effet sur moi.

- Oui, probablement. Tu sais Dumbledore m'avait permis de voir son souvenir quand Tom était venu lui demander le poste et qu'il avait refusé. C'était effrayant. A un moment, j'ai même pensé qu'il allait…

- Qu'il allait, quoi ?

- Ô Merlin, mais ce n'est pas vrai. Comment ai-je fait pour passer à côté ? L'épée de Godric. Il ne visait pas Albus dans ce bureau ce jour-là. Il visait le seul objet connu ayant appartenu à Gryffondor et qui était lié à Poudlard à jamais puisqu'il s'y trouvait. C'est évident. Comment ai-je pu passer à côté de ça ?

- Harry, je ne comprends rien à ce que tu me racontes !

- J'ai juste résolu la cinquième mission que m'avait confiée Dumbledore. Il faudra que je passe le voir pour une petite discussion dans le bureau de Mac Gonagall. Je suis sûr que son portrait sera ravi d'apprendre que j'ai trouvé l'objet inconnu… Il ne sera pas surpris, Tom préférait forcément utiliser un objet de Godric, pour son orgueil, en plus le faire sous les yeux de Dumbledore. C'était tellement symbolique, é-vi-dent.

- Si tu le dis ? Heu, Harry, je sais que tu ne veux rien me dire sur cette quête mais par contre ton professeur veut te rappeler une chose ?

- Laquelle ?

- Tu es le seul que je connaisse qui nomme encore Voldemort par son prénom. Harry, n'oublie jamais qu'il n'est plus Tom, il n'est plus humain depuis longtemps.

- Je sais, ne t'en fais pas et je vais le vaincre, je te le promets pour mes parents, pour Sirius, pour Gin, pour Albus et pour Tonks. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)