Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Un chapitre drôle et léger où nos compères vont se montrer bien machiavéliques envers l'un d'entre eux... Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 30 : Jeux dangereux

(POV HARRY)

« Drago, Drago, tu es là ?

- Oui, dans la chambre de Raphaël. »

Lorsque je pénétrais dans la pièce, les deux têtes blondes de ma vie étaient couchées sur le lit. Drago lisait un conte au petit bout dont les yeux clignaient d'une fatigue évidente. Drago se leva tout doucement déposant une légère bise sur le front de notre enfant puis se dirigea vers moi, m'entraînant dans le salon à sa suite. Une fois, la porte refermée, je me jetai au cou du blond déposant des milliers de baisers sur ses lèvres :

« J'ai réussi, j'ai trouvé !

- De quoi parles-tu ?

- Non, tu sauras comme les autres. Dobby ? Dobby ? »

Un pop sonore retentit au milieu du salon, un petit être recouvert de différentes chaussettes et bonnets dépareillés, confectionnés par Mione, se précipita vers moi.

« Monsieur Potter, Monsieur Potter a appelé Dobby !

- Dobby, j'ai deux services à te demander. Peux-tu s'il te plaît, aller chercher Hermione Granger, Ron Weasley et Blaise Zabini et leur dire de venir au plus vite, ensuite, apporte nous de quoi manger et boire, d'accord ?

- Bien sûr, Monsieur Potter. Je le fais immédiatement. »

Un second pop et la petite créature grise disparaissait du salon, sous les yeux interloqués du blond qui partageait ma vie.

« Qu'est-ce qui se passe ? Dis-moi.

- Non, non, non, tu le sauras comme les autres : pas de privilèges, Monsieur le machiavélique Serpentard !

- Tu sais que je dispose d'armes de persuasion extrêmement puissante, beau brun ! Tu n'as pas idée de ce dont je suis capable pour parvenir à mes fins.

- Je demande à voir ! »

Ma petite réflexion semblait avoir piqué au vif mon ange et sans même que j'ai eu le temps de souffler, je me trouvai plaquer contre le mur, dévoré par les baisers fougueux de Drago. Son contact était un pur délice, un appel à la luxure et au pêché que je saisissais avec impatience et sans remords. Je sentis mes jambes flageolées, plus de ses assauts que de mon entraînement épuisant avec Rem. Il souriait diaboliquement à mon abandon. Je fus sorti de cette douce passion par les bruits annonçant l'arrivée de nos trois compères. Je repoussai alors Drago, tentant vainement de reprendre mon calme et une certaine contenance ce qui fit doucement rire mon blond. C'était perdu d'avance.

« Bonsoir vous trois ! Vous allez bien ?

- Oui, ça peut aller. En tout cas, tout va bien pour vous deux, n'est-ce pas Malefoy ? »

Mione soupira, exaspérée par l'attitude puérile de Ron face à Drago.

« Ron, s'il te plaît… Alors, Harry, pourquoi nous as-tu fait venir ? »

Alors que des victuailles surgissaient de nulle part sur la table basse, Drago m'entraîna vers l'un des fauteuils et je m'installais confortablement sur ses genoux, ma tête calée dans son épaule. Ron et Blaise s'installèrent dans un même mouvement sur le canapé tandis que Mione prenait le fauteuil qui nous faisait face. Tous les regards étaient maintenant braqués sur moi :

« J'ai trouvé le cinquième horcruxe.

- TU… Quoi ? Tu ne pouvais pas le dire plus tôt !

- Hé Drago. Je voulais le dire à tout le monde, après tout, vous m'avez tous aidé dans cette recherche.

- Et où était-il ?

- Bureau de Mac Gonagall. L'épée de Godric ! En fait, je parlais avec Rem et je me suis rappelé d'un des souvenirs que m'avait fait découvrir Albus l'an dernier dans sa pensine. J'avais vu Tom le jour où il avait sollicité le poste de DCFM auprès du directeur de Poudlard. Je l'avais vu bouger sa baguette dans le bureau. Je me souviens avoir même eu peur qu'il n'attaque Dumbledore. Mais, en fait, c'était pour créer l'horcruxe : un objet de Poudlard, de Godric plus exactement, restant au cœur du château, symbole de ses années d'étudiant au vue de tous. C'est tellement… Enfin, ça lui ressemble tellement, que je me demande comment j'ai pu ne pas y penser avant.

- Bravo Harry !

- Bien, alors, il n'y a plus qu'à fêter ça ! Blaise débouche cette bouteille et plus vite que cela, j'ai soif ! »

Pendant une heure, ce salon ne fut que rire et plaisanterie, détente et complicité. Alors que les discussions se tarissaient légèrement, Drago me regarda d'un air entendu et adressa un clin d'œil complice à ma Mione. Je ne pouvais pas décemment être jaloux de ma frangine, tout de même ! Je devenais ridicule tellement j'aimais mon blond mais il m'interrompit dans mes étranges pensées en déclamant fortement :

« Bien, ce n'est pas tout ça ! Si on jouait un peu ? »

Ron regardait mon Drago légèrement interloqué et sûrement inquiet. Il ne pouvait pas complètement oublié qu'il était un Malefoy, son pire cauchemar depuis presque sept ans. Quant à moi, je savais parfaitement où mon blond voulait en venir et ne voulais rater à aucun prix une si belle occasion et je reprenais avec un enthousiasme non feint :

« Ce serait super… Mione, tu es d'accord ?

- Bien sûr, tu proposes quoi, Drago ?

- Action ou vérité ! Facile, il y a déjà la bouteille vide ! »

Après avoir poussé la table basse dans un coin de l'appartement, nous étions tous les cinq au pied de l'âtre assis en cercle, une bouteille vide au centre :

« Qui commence ?

- Les dames d'abord. Mione à toi l'honneur ! »

La petite sorcière brune lança la bouteille et après quelques tours, le culot de la bouteille se stabilisa devant moi.

« Alors, Harry, action ou vérité ?

- Vérité, ma puce.

- Bien alors, humm, je sais : quelle est ta plus grande peur ? »

Sans même réfléchir, la réponse parvint à mes lèvres :

« Que Drago me laisse seul. »

Le blond à mes côtés sembla se raidir et bafouilla :

« Mais je croyais que tu allais parler de Voldemort, je ne te laisserai pas, tu sais ! »

J'étais ému par cette déclaration de mon amour et je déposai un baiser sur ses lèvres avant de relancer la bouteille, qui cette fois, s'arrêta devant ma petite sœur :

« Action ou vérité Mione ?

- Vérité !

- Bien, alors si tu n'avais pas rencontré l'amour avec Charlie, lequel de nous quatre aurait pu devenir à tes yeux un compagnon ?

- Toi !

- Moi ? Ah bon ! »

J'éclatai de rire comme Blaise et Ron, ce n'était pas le cas de Drago qui arborait une jolie moue boudeuse. Mione relança aussitôt la bouteille qui s'arrêta sur le visage de mon amour. Il s'écria sans même que Mione ne lui pose la question « ACTION ! »

« Je réfléchis… Humm… je sais : fais trois fois le tour du salon en sautant après avoir métamorphosé tes oreilles en oreilles de lapin.

- Granger !

- Et c'est le jeu Malefoy ! »

Ronchonnant, mon blond s'exécuta, je me retenais de toutes mes forces pour ne pas rire, ce qui n'était pas le cas des trois autres qui s'esclaffait à s'en décrocher la mâchoire. Lorsqu'il se laissa tomber à mes côtés, je le regardais intensément et ne pus m'empêcher de déclarer :

« C'était très courageux, mon lapin.

- Si tu m'appelles encore une seule fois comme ça, tu dors dans la chambre avec Raphaël, compris !

- Ne perds pas ta bonne humeur, Malefoy ! »

Cette fois, j'éclatais de rire franchement au grand désarroi de mon blond. Il se vengea en tournant rageusement la bouteille qui s'arrêta enfin sur Ron. Mione, Drago et moi sourions d'avance au petit jeu qui allait suivre et la torture se lisait sur le visage du rouquin : accepter de dire une vérité sans aucun doute gênante, et même plus, devant Drago ou affronter un gage de ce serpentard vicieux. Décidemment, le choix semblait cornélien pour mon meilleur ami. Finalement, il lâcha en désespoir de cause :

« Bon, Action…

- Bien, bien, bien, alors tu vas devoir embrasser celui qui se trouve à ta droite… Attention la belette un vrai baiser ! »

Ron rougit si violemment que j'eus presque de la peine pour le coup en traître que nous lui avions fait. Blaise était lui aussi gêné, plus par peur que Ron ne refuse sans doute et je voulais éviter cela à tout prix.

« Allez Ron, c'est le jeu ! »

Finalement résigné, le rouquin se tourna vers Blaise et ce que nous attendions tous se produisit… enfin, ce que Blaise attendait surtout. Lorsque Ron se détacha de Blaise, ce dernier semblait avoir définitivement quitté notre planète. Drago était aux anges de voir son meilleur ami avec cet air de béatitude sur le visage. Ron reprit ses esprits et lança à son tour la bouteille, arrêtée comme par magie devant Blaise… Je n'avais presque pas influencé son mouvement, à peine un léger sortilège d'attraction pour l'orienter à dessein.

« Action ou vérité ?

- Vérité !

- Tu as aimé, enfin, je veux dire, le baiser, tu as aimé ?

- Sans l'ombre d'un doute, Ron, sans l'ombre d'un doute. »

La couleur du visage de Ron à cet instant était alors indescriptible.

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)