Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien, je sais plus quoi dire, c'est la fin, encore cinq chapitres, celui-ci est un tournant important… Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 38 : Mon très cher fils

(POV HARRY)

Il était à peine six heures. Je l'entendais dormir doucement à mes côtés. Drago était si beau, si paisible dans son sommeil. Un mois que je m'entraînais chaque soir. 13 avril 1998, l'année scolaire s'achevait dans un peu plus de deux mois et je savais qu'irrémédiablement, je perdrais mon petit Raphaël qui repartirait pour son époque. A cette pensée, je frissonnais. Je posai ma main sur le ventre de Drago. Il n'avait pas vraiment changé, toujours aussi ferme et mince malgré ses quatre mois de grossesse.

Tout s'était tellement accéléré ces derniers jours. Blaise… Comme il était ému quand après la réunion de l'ordre, il était venu vers moi. J'avais expliqué les quatre pôles de l'amour que je devais réunir, l'amour de mon père, Rem, mon âme sœur Drago, mon enfant, et mes frères de cœur : Mione, Ron et lui. Il avait les larmes aux yeux quand il avait compris ce que cela signifiait. J'étais si heureux que mes amis aient trouvé le bonheur. Blaise et Ron étaient ensemble depuis mon union magique avec mon blond et rien ne semblait devoir les séparer. J'étais aux anges pour Mione, Charlie l'avait enfin demandé en mariage, la cérémonie aurait lieu dans l'été. ASPICS oblige. Elle n'avait pas changé. Je souriais à cette pensée.

« Qu'est-ce qui te fait sourire beau brun ?

- Je pensais à Ron, Blaise et Mione… Enfin, tout est parfait, ils sont tous heureux : ça me fait juste du bien, tu vois…

- Je vois… Je ressens la même chose. Oh !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Donne-moi ta main ! »

Drago posa délicatement ma paume sur son ventre et je sentis alors Raphaël bouger en lui. J'en avais les larmes aux yeux.

« Pas question Potter. Je refuse de te voir pleurer aujourd'hui, je veux t'entendre hurler de plaisir. »

En disant ces mots, mon blond avait basculé au dessus de moi et je me retrouvais au mois d'Août au square Grimmaurd : petite souris prise au piège dans les griffes d'un chat affamé. Tout le reste ne fut que plaisir et douce torture. Je me cambrais et suivais les va et vient de Drago. A chaque fois, il était encore plus en moi et je partais loin de ce lit, de Poudlard. Je l'aimais tellement.

Quand il retomba sur moi, en sueur et vidé de son essence, il m'adressa un sourire éblouissant et repu.

« J'ai adoré beau brun. »

Je ne pouvais que soupirer de contentement. Je me rendormis… apaisé… pour un moment de cette angoisse qui me tiraillait littéralement le cœur chaque jour désormais.

Je m'emparai d'une délicieuse part de tarte à la mélasse sur la table. C'était drôle, parfois j'avais du mal à me rendre compte qu'il y avait ailleurs une vie paisible en dehors de mon monde, des élèves autour de moi dans cette grande salle qui pensaient à leur prochain cours de potion avec le maître des cachots, à la prochaine sortie à Pré-au-Lard ou au match Serdaigle contre Serpentard, même s'il n'y avait guère d'enjeu… La coupe appartenant d'ores et déjà, et ce pour la septième année consécutive, à gryffondor, au grand désarroi de mon ange. Et puis, face à ces insouciants et heureux, il y avait moi, il y avait Mione, Blaise et Ron qui me regardaient désespérés et épuisés par nos entraînements… Et il y avait Dray qui m'inquiétait tant. Il ne semblait plus avoir la force de refaire surface depuis des semaines. Il était éreinté, vidé… Je sentais que sa grossesse était en grande partie responsable de son état mais pas seulement, nous n'avions pas eu le courage ni l'un ni l'autre de reparler de l'après… de ce qui pourrait se passer si le combat ne tournait pas à mon avantage… J'avais essayé de lui dire qu'il s'en sortirait sans moi, j'étais de toute façon, de plus en plus convaincu que même pour Raphaël, c'était bien au dessus de ses forces, il n'imaginait pas une seule seconde survivre à ma mort… J'en avais même parlé à Rem, lui demandant de s'occuper le cas échéant de mon petit ange et de tout faire pour maintenir mon Dray la tête hors de l'eau, s'il le pouvait, tout du moins… J'en doutais, sincèrement…

Hier, j'avais mis ma fierté de côté, j'étais allé voir Rogue pour parler avec lui de la grossesse de Drago. Il semblait comme moi, il paraissait de plus en plus préoccupé par son état de santé. Il m'avait alors informé qu'apparemment la croissance du fœtus était bien plus rapide que pour une grossesse féminine, sa magie en était profondément affectée. Il était selon Rogue proche de l'accouchement, tout au plus dans trois mois… Il avait aussi ressenti le désarroi de Drago, mon ange semblait dépérir à l'idée de me perdre dans ce combat. J'aurais tant aimé pouvoir le réconforter, lui dire qu'il se trompait qu'il pouvait avoir confiance en moi… Mais, je savais… Je savais que ce sort pouvait m'être fatal et je commençais à me dire que ma présence ici-bas n'aurait jamais eu qu'une seule finalité : me trouver face à Tom, le tuer, laisser enfin un monde paisible derrière moi, je ne pensais pas y avoir ma place un jour… dans cet autre monde… Je me demandais simplement si mon amour y parviendrait, sans moi.

Je me penchais doucement vers lui, je déposais ma tête sur son épaule juste pour sentir son odeur, pour écouter sa respiration. Il me regardait, il était visiblement surpris. Il releva doucement mon visage en passant sa main dans un léger frôlement sur mon menton. Je plongeai alors dans ses iris gris, si sombres. Elles brillaient de larmes contenues :

« Ne pense pas à ça ! Pas maintenant, je t'en supplie…

- Je t'aime.

- Moi aussi, Beau Brun. »

Nos lèvres se touchèrent dans une telle douceur que j'en frissonnais. J'aurais voulu que cet instant dure une éternité. Malheureusement, un cri aigu de ma petite frangine me ramena sur cette terre que j'aurais tellement voulu fuir avec lui. Nous étions l'un comme l'autre sorti de notre paradis puis replonger irrémédiablement dans cette guerre, ma guerre. Elle releva la tête et ses deux yeux chocolat me fixèrent, désemparés. Elle lisait encore ce torchon, la gazette des sorciers, es propagande officielle de Sieur Scrim… Je me saisis presque machinalement l'exemplaire et posai le journal froissé par ma brusquerie sur la table entre Drago et moi. Pas la peine de beaucoup de temps pour comprendre la raison du cri de surprise de ma petite Mione : elle s'étalait en grosses lettres sur toute la première page.

« AZKABAN : Les détraqueurs à nouveau sous le contrôle de Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom

Un communiqué du ministère est parvenu ce matin à nos bureaux… Après une première tentative, cet été, les mangemorts sous les ordres de celui qui est revenu après treize ans ont rallié à leur cause les derniers détraqueurs encore présents à Azkaban. Une équipe d'aurors menés par le célèbre Kingsley Shakelbot a été envoyé à la prison et n'a pu que constater la tragédie qui a marqué le ralliement des derniers détraqueurs encore fidèle au ministère de la magie. Parmi les personnes mortes dans ce massacre sans nom, notons la présence du jeune Stan Rocade dont l'élu a pris plusieurs fois publiquement la défense. Parmi les mangemorts évadés cette nuit, un nom semble retenir particulièrement l'attention de l'équipe de Shakelbot, Lucius Malefoy, auteur de la tragédie du ministère, il y a un peu plus de deux ans, qui avait signifié le retour de Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom… »

Je n'avais pas la force d'en lire plus, je sentais le corps de mon blond se figer à mes côtés. Il était blême, encore plus et j'en frémis. Les quelques mangemorts enfermés allaient pouvoir rejoindre les autres cinglés. Tout se précisait tellement mais j'étais sorti de mes pensées par un murmure :

« Maman…

- Quoi ? Dray ? Qu'est-ce qu'il y a ? Mon ange ?

- Maman, elle a aidé l'ordre depuis notre union, il va le savoir, il va la tuer…

- Mais…

- Préviens Rem… Il est à Grimmaurd… S'il te plaît Harry, contacte-le, qu'il aille le plus vite possible au manoir Malefoy, pour prévenir ma mère…

- Oui. »

Il ne me fallut que quelques secondes pour pénétrer les pensées de celui que je considérais de plus en plus comme mon père. Il comprit immédiatement la gravité de la situation et lorsque je replongeai dans les prunelles grises, je ne pouvais que soupirer, devant mon impuissance et son désarroi légitime :

« Il part immédiatement avec Maugrey.

- Merci Harry. »

Je serrais mes bras autour de son cou, caressant ses cheveux d'or si soyeux. Pourquoi devait-on traverser cette nouvelle épreuve ? Encore une menace qui nous conduisait inéluctablement à la guerre…

Plusieurs jours s'écoulèrent et Narcissa s'avéra être introuvable. Tout le monde savait que son absence était dramatique. Mon beau blond faisait toujours bonne figure même si je le sentais dévasté par l'absence de nouvelles… Il ne laissait rien paraître de ses sentiments, de sa peur… et lorsque ce hibou se posa sur notre table ce matin-là, devant mon ange, il ne sembla pas être troublé davantage :

« Mon très cher fils,

J'ai appris votre trahison. Je me suis personnellement occupé de votre mère et elle repose en paix quelque part dans une sordide ruelle moldue où est sa place infâme. Quant à vous, non content de ne pas avoir accompli votre mission auprès du Seigneur des Ténèbres, qui m'aurait rendu et ma place et ma liberté, vous avez fait de ce sang-mêlé, de cette putain aux yeux verts votre époux par une union magique. J'ai également appris de votre chère défunte mère que j'allais être grand-père… Comme c'est touchant, permettez-moi de ne pas me réjouir de votre bonheur pathétique… Sachez juste une chose, je vous détruirais, tous les trois, un jour, tous vos misérables espoirs d'amour seront perdus.

Votre père. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)