Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Le combat de tous le temps s'achève… Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 41 : Un souffle
(POV DRAGO)
Je regardais avec horreur Voldemort et puis dans l'instant qui suivit, je vis Mac Nair dirigé sa baguette sur Raphaël. Notre fils lança son énergie pure et blanche à Harry. Tout se passa si vite. La sphère de l'amour absolue percuta de plein fouet le mage noir, un éclair vert s'abattit sur Harry, je plaquais Raphaël au sol, évitant l'avada du mangemort. Je relevai la tête et je savais… Il n'y avait plus de barrière magique… Deux corps sur le sol…
Je ne pouvais pas vivre sans lui… Ni même survivre… J'étouffais… Je suppliais pour de l'aide, en vain… Je rampais jusqu'à son corps. Il avait les yeux ouverts, il me regardait mais il ne me voyait pas. Il était si raide, il était si froid… Merlin, par pitié ! Je posai mes lèvres sur les siennes… 'Harry, putain, réponds à mon baiser, s'il te plaît, me laisse pas seul, réponds à mon baiser…' Il n'avait pas le droit… Pas le droit de me laisser là, pas le droit de me laisser seul… Pas le droit… Pas le droit… Il m'avait promis ! 'Je t'en prie, réponds… Réveille-toi ! Harry, je t'en prie, je t'en supplie… Tu n'as pas le droit de faire ça, tu m'entends, tu n'as pas le droit.' Des sanglots lourds s'étouffaient dans ma gorge. Je saisissais les mains de mon amant et je les portais à mes lèvres. J'y déposais des milliers de baisers, sans réponse. 'Harry, je t'en prie, ne me laisse pas seul, je t'aime trop. Harry, ouvre ton esprit, laisse moi entrer…'
Sans même que je m'en rende compte, un «NON…» effrayant s'échappait de ma gorge. Comme je l'avais fait si souvent, je le soulevais, j'enserrais son corps raidi contre mon torse, sa tête retomba lourdement dans le creux de mon cou, il n'y avait plus ce souffle, son souffle. Je frissonnais et je berçais doucement mon amour d'avant en arrière.
Je sentis Raphaël s'approcher de moi. Mon petit ange déposa un tendre baiser sur ma joue pour sécher les larmes salées qui glissaient inéluctablement sur mon visage. Il prit au creux de sa paume ma main et la guida vers Harry. Dans un même mouvement, nous posions nos deux mains liées sur le cœur d'Harry, je sentis l'aura blanche de notre fils s'étendre autour de nos trois corps et sans que je comprenne comment, je vis ma propre énergie verte s'échapper de mon contrôle pour rejoindre celle de notre fils. Nos deux magies semblaient se fondre et s'unir autour de mon amour. Un courant puissant nous encerclait. J'entendis Blaise et Rem hurler mais je ne contrôlais rien, je ne pouvais rien empêcher, rien arrêter. Les yeux verts si intenses de Raphaël me fixaient profondément, je le vis trembler, ses yeux étaient transpercés d'une telle douleur. Il convulsait... Nos corps s'élevaient dans l'atmosphère et puis tout devint brusquement noir…
Je me réveillais… Je sentais que mes yeux papillonnaient doucement. Merlin, toute cette blancheur aveuglante, douloureuse, terrifiante… Je les refermais aussitôt. J'étais si las, si vide… Je n'entendais qu'un faible bruit au loin… Une porte, des pas… Une main si douce qui caressait ma joue dans un lent mouvement… Un corps à mes côtés… Je sentais ma tête si lourde. Je me laissais emporter par tant de sensations… Je sentais ce corps descendre vers moi, je tremblais encore, je sentais ce corps, un souffle… Je me laissais emporter par tant d'amour… La main passait délicatement sur mes lèvres et le corps soufflait voluptueusement dans mon cou. Il fallait que j'ouvre les yeux. Je me laissais encore emporter… J'étais trop las, trop vide pour lutter…
La lumière s'était atténuée… Toujours ces murs blancs… Mais on aurait dit la nuit… Non le matin… Les rayons du soleil étaient si diffus, quelques traits de lumière au travers de ces persiennes. Ce silence et ce blanc… Où était ce corps, où était ce souffle ? J'ouvris à nouveau les paupières plus doucement, encore. Essayer de les garder ouverts, rien qu'une minute, une minute. Où était-il ? Il fallait que j'ouvre les yeux… Je tournai la tête… Le corps était là, assis, endormi, sur un fauteuil qui me faisait face. Il était tellement parfait, il souriait doucement dans son sommeil, sa respiration était douce et tranquille. Je suivis du regard le mouvement lent de cette poitrine qui se soulevait et s'abaissait dans un rythme magique. Je fermais les yeux… Trop de fatigue…
La lumière était plus forte… C'était si difficile, ce blanc, cet éclat… Combien de temps s'était écoulé ? Une minute, une heure, une journée, une semaine… Je ne savais pas, je me sentais vide… Le fauteuil… Je tournai instinctivement la tête… Mon cœur se serra, tout se figea… Où était-il ? Est-ce que ce n'était vraiment qu'un rêve ?
« Bonjour mon ange… et dire que c'est moi qu'on traite de marmotte ! »
La voix, d'où venait-elle ? Je me redressai brutalement… A la porte, il était là… Il était bien là… Mon beau brun dans l'encadrement, je le vis enfin, ce corps, ce souffle… Il s'approcha si doucement de ce lit… ô Merlin, c'était si dur… Je m'écroulai sur l'oreiller blanc… Il se précipita et s'installa sur le bord du lit, tout près de moi :
« Ne bouge pas, mon ange, tout va bien !
- Harry, qu'est-… qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu m'as sauvé… Raphaël et toi, vous m'avez sauvé la vie… »
Ma si précieuse émeraude se pencha vers moi, il était si parfait, son sourire illuminait cette chambre et je n'avais jamais rien vu de plus magnifique, je n'avais pas rêvé. Ses douces lèvres rosées frôlèrent mon cou et remontèrent langoureusement vers mon menton. J'attirai ce corps chaud et sensuel vers moi, il s'écroula sur moi et éclata de rire.
« Je lui avais pourtant dit que ce serait le meilleur traitement pour toi. »
Il plaqua un peu plus son corps contre le mien. Il glissa doucement ses jambes qui s'emmêlaient si naturellement aux miennes. Je frôlai de mes lèvres cette bouche chérie. Je sentais une langue mutine titiller mon imagination un peu plus. Cette petite impertinente se faufilait et caressait légèrement la propriétaire des lieux dans un slow langoureux et sensuel, puis elle se détacha… Essoufflé mon beau brun… Les deux émeraudes brillaient d'une telle intensité que je sentais mon corps se réchauffer et se tendre instantanément… Merlin, c'était si bon… si bon de le savoir là, tout contre moi… Il souriait en jouant avec mes cheveux blonds, il les tortillait et les déroulait si sensuellement.
« Comment ça ? A qui as-tu dit que ce serait le meilleur traitement ?
- Cette garce de Marchbank… c'est ta médicomage. Elle doit m'avoir menacé de me tuer au moins 25 fois par jour depuis que tu es ici.
- Ça fait longtemps ?
- Une semaine mon ange.
- Raphaël, il va bien, où est-il ?
- Il va bien, contrairement à toi, il n'attendait pas un enfant, il a parfaitement récupéré et il est reparti à son époque. Je suis désolé que tu n'aies pas pu lui dire au revoir.
- Comment ça attendait ? Merlin, ce vide ? Le bébé ? Harry !
- Ne t'en fais pas, le déferlement de vos magies a accéléré l'accouchement… Notre Raphaël est né le 25 juin à 02 heures 52 ici même, en fait, dès que Raphaël a quitté notre monde, sa magie a commencé à s'échapper de son corps et il est né peu après…
- Et il va bien ?
- Oui mon ange, Rem et Mione sont avec lui en ce moment, c'est le plus beau bébé du monde et je ne dis pas ça parce que c'est le notre.
- Humm…
- Et toi, comment te sens-tu ?
- J'ai un gryffi sur le corps donc tout va merveilleusement bien, en fait ! »
Je savais que j'en avais la force, je basculais d'un mouvement de hanche mon beau brun qui gémissait de surprise. Je plongeai en lui dans un baiser fulgurant et il y répondit avec une tendresse infinie :
« Je t'aime Drago Malefoy.
- Mais, j'espère bien, beau brun, j'espère bien ! Et maintenant qu'on a réussi, ne compte pas sur moi pour te laisser une seule seconde de répit… Je vais t'aimer chaque jour, chaque minute, chaque seconde jusqu'à la fin des temps… Il n'y aura plus que mon corps fou d'amour contre le tien… Laisse toi faire beau brun, je vais te baiser comme jamais…
- Monsieur Malefoy, vous êtes en convalescence…
- Ca, c'est ce que tu crois, mon amour !
- Dray… »
Mes mains quittèrent son doux visage et descendirent irrémédiablement le long de son torse. Son corps se tordait d'avance, réactif à chaque caresse, à chaque contact… Je dévorai ses lèvres pulpeuses quand une furie hurla à plein poumon au dessus de nos têtes.
« Merlin Potter, mais qu'est-ce que vous fichez là ? »
Mon beau brun souriait malicieusement : je crois que je ne l'avais jamais vu ainsi, aussi détendu et heureux.
« Vous êtes pire que des animaux, vous ne pouvez pas vous contrôler. Je vous ai pourtant répété qu'il avait besoin de repos.
- Sans vouloir remettre en cause le moins du monde vos compétences évidentes, et votre brillant diagnostic, je suis beaucoup mieux depuis quelques minutes et il se trouve que ce n'est pas parce que je me repose ou que j'ingurgite une de vos infâmes potions ! Non, c'est juste parce que j'allais baiser mon mari, comme un animal puisque c'est votre expression
- Monsieur Malefoy, vous allez m'écouter attentivement, c'est valable aussi pour le sauveur de l'humanité Monsieur Saint Potter. Dans deux jours, vous allez quitter mon service et je vous préviens charitablement que si dans l'avenir, l'un d'entre vous devait séjourner à Sainte Mangouste, veillez à ce que ce ne soit pas dans mon service, sinon, je me chargerais personnellement d'abréger vos souffrances ici-bas et pour un très long moment… Suis-je assez claire ? Je ne veux plus jamais vous revoir dans mes murs !
- Avec plaisir ! »
J'entendis la porte claquer lourdement et je me retournai pour fixer les belles émeraudes de mon petit lion :
« Bien, si on reprenait Monsieur Potter !
- Je crois que tu devrais te reposer un peu, Monsieur Malefoy ! Nous avons tout le temps pour ça. NOX ! »
Il déposa un baiser tendre sur mes lèvres et je sentais que je m'endormais, serrant tendrement dans mes bras mon beau brun… Pour une nouvelle éternité.
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
