Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : quand tout se gâte… allez bon courage… Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 42 : Puisque ce n'est jamais fini
(POV Harry)
Et voilà deux jours qu'il s'était enfin réveillé ! C'était si dur de le voir pâle, fragile, vulnérable dans ce lit d'hôpital depuis le combat. Enfin, il avait assez vite récupéré… J'avais dû déployer des trésors d'ingéniosité pour qu'il se repose vraiment. Mais cette fois, tout était bien terminé, je venais de clore dix-sept années de ma vie. Tom Elvis Jedusor faisait désormais partie d'un passé révolu. J'allais vivre ma vie avec Dray et notre enfant, enfin, et dans la paix…
Raphaël était reparti à son époque. C'était étrange, déstabilisant, ce que j'avais ressenti en le serrant une dernière fois dans mes bras, peut-être son départ, mais, j'avais eu vraiment cette impression qu'il y avait quelque chose de différent… peut-être la fatigue du combat… après son cauchemar à Sainte Mangouste, il semblait… Je ne savais pas comment expliquer ce ressenti, ce n'était plus tout à fait le même petit garçon, sans doute l'afflux de sa magie lorsqu'il m'avait sauvé, elle était si puissante, même Rem était surpris. Il m'en avait parlé après, il ne savait même pas quel sort avait utilisé Raphaël… Enfin, j'aurais bien le temps plus tard de me pencher là dessus, histoire de savoir comment il avait pu me sauver de cet avada… Quand j'en avais discuté avec Dray, il m'avait simplement dit que j'étais mort, vraiment…
J'avais croisé la vieille Marchbank… D'ailleurs, je crois que j'avais bien failli recevoir un doloris, tellement ses yeux fulminaient de colère à mon passage. Je m'en fichais. Aujourd'hui, c'était un nouveau départ, pour Dray, pour Raphaël, pour moi… 30 juin 1998, j'allais renter à Grimmaurd avec mon mari et mon fils, oui Grimmaurd… J'en avais parlé à Dray pendant un long moment… Je lui avais dit qu'avant cette maison était celle des ténèbres, que je l'associais à Sirius et à sa mort, mais, c'était aussi là que je l'avais aimé… que j'étais tombé amoureux de ses beaux yeux gris. Il était d'accord avec moi et on avait décidé de transformer cette maison, même si on devait y passer les dix prochaines années de notre vie, elle serait notre terrier. Je voulais qu'elle soit remplie d'amour, de rire, de cris, de bonheur, de lumière… Il faudrait bien sûr s'occuper de la vieille folle, des têtes d'elfes, de la tapisserie, mais je m'en moquais, je savais que cette maison serait notre foyer et qu'il serait heureux. Je voulais qu'on aménage le second étage, il fallait une chambre pour Severus Rogue et une autre pour Rem. Mon père viendrait habiter avec nous quand il ne serait pas en cours à Poudlard, bien sûr, et puis, il y aurait une autre pièce pour Ron et Blaise, comme cela, ils pourraient venir nous voir quand bon leur semble… Drago avait proposé de réaménager le grenier pour Charlie, Mione et la petite surprise qu'elle attendait. J'espérais que ce serait une petite princesse : ma meilleure amie m'avait déjà confié qu'elle comptait sur moi pour être le parrain le plus protecteur au monde.
Je toquais doucement à la porte. Drago était assis sur le lit, déjà habillé et semblait impatient de quitter enfin cette chambre. Son visage s'illumina d'un sourire à tomber, merlin qu'il était beau !
« Je sais beau brun ! »
Je soupirai devant la remarque incroyablement prétentieuse de mon blond adoré et il pouffa de rire, puis s'empara de mes lèvres dans un baiser étourdissant et prodigieux.
Nous transplanions enfin pour Grimmaurd. Je me dirigeai immédiatement vers le premier étage pour border notre petit ange dans le petit berceau qu'avait préparé Molly. La maison me paraissait vide et silencieuse depuis que l'ordre l'avait définitivement abandonnée. Drago me serra doucement la main et nous quittâmes la chambre de Raphaël pour les cuisines. Je mourais littéralement de faim, Drago aussi, mais ce n'était pas tout à fait la même nourriture qu'il comptait dévorer jusqu'à en être rassasié. Il me plaqua violemment contre le mur froid et noirci de la vieille cuisine Black. Ses mains étaient partout sur mon corps, me découvrant avec volupté. Je m'accrochais à lui dans un baiser qui nous transportait déjà loin… mais, un bruit… une étoffe…
« Dray…
- Humm…
- Il y a quelqu'un…
- C'est ça Potter ! Cause toujours ! Tu crois vraiment que je vais m'arrêter en si bon chemin… »
Ses doux baisers descendirent le long de mon cou mais…
« Dray, je suis sérieux, là !
- Il a raison, Drago ! »
Dans un même mouvement, Drago se retourna et fixa le coin sombre près de la cheminée, mais comme moi, il ne vit rien. Au bout de quelques secondes, une étoffe légère et translucide glissa pour laisser apparaître Rem près de la cheminée.
« Rem ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu as dit que tu partais rejoindre Minerva !
- Non, tu te trompes, Harry, je ne suis pas Rem ! »
Je regardai interloqué l'homme qui nous faisait face. Mais, que se passait-il encore ? Drago s'était déjà placé devant moi pour me protéger et sa main serra un peu plus fortement la mienne.
« Quoi ? Mais, je ne comprends rien ! Qui êtes-vous ?
- Excuse-moi Harry. Je me suis mal exprimé. Je ne suis pas le Rem à qui tu as parlé, il y a quelques minutes et qui est parti rejoindre Minerva à Poudlard. Je suis le Rem qui vous a envoyé Raphaël, je suis le Rem de 2003, si tu préfères.
- Mais, enfin pourquoi ? Je veux dire, qu'est-ce que tu fais là ? Depuis quand es-tu ici ?
- Je suis arrivé le 26 juin à minuit, je vous attends depuis trois jours, je ne pouvais pas prendre le risque de me trouver confronter à mon double de cette époque, il y a déjà assez eu de bouleversements temporels.
- Quoi ? Qu'est- ce qu'il y a ?
- Venez, j'ai préparé dans cette pensine, un souvenir de Drago, vous comprendrez… »
Dans un même mouvement, Drago et moi, nous avançâmes vers la table en chêne où apparaissait magiquement une pensine aux runes que je reconnus immédiatement : c'était celle de Dumbledore. Nous perdîmes vite contact avec la froide et sombre cuisine des Blacks.
Tout était devenu brumeux puis peu à peu, ce brouillard particulier aux souvenirs se leva pour laisser place à une scène qui me serra immédiatement le cœur. J'étais à nouveau à Poudlard. Dans son souvenir, j'étais dans les bras de mon ange… il pleurait, je me sentais instantanément pénétrer par les pensées de mon amour :
« Il n'y a plus de barrière magique… Deux corps sur le sol…
Je ne peux pas vivre sans lui… Ni même survivre… J'étouffe… Je supplie pour de l'aide, en vain… Je rampe jusqu'à son corps. Il a les yeux ouverts, il me regarde mais il ne me voit pas. Il est si raide, il est si froid… Merlin, par pitié ! Je pose mes lèvres sur les siennes… 'Harry, putain, réponds à mon baiser, s'il te plaît, me laisse pas seul, réponds à mon baiser…' Il n'a pas le droit… Pas le droit de me laisser là, pas le droit de me laisser seul… Pas le droit… Pas le droit… Il m'a promis ! 'Je t'en prie, réponds… Réveille-toi ! Harry, je t'en prie, je t'en supplie… Tu n'as pas le droit de faire ça, tu m'entends, tu n'as pas le droit.' Des sanglots lourds s'étouffent dans ma gorge. Je saisis les mains de mon amant et je les porte à mes lèvres. J'y dépose des milliers de baisers, sans réponse. 'Harry, je t'en prie, ne me laisse pas seul, je t'aime trop. Harry, ouvre ton esprit, laisse-moi entrer…'
Sans même que je m'en rende compte, un «NON…» effrayant s'échappe de ma gorge. Comme je l'ai fait si souvent, je le soulève, j'enserre son corps raidi contre mon torse, sa tête retombe lourdement dans le creux de mon cou, il n'y a plus ce souffle, son souffle. Je frissonne et je berce doucement mon amour d'avant en arrière.
Je sens une main sur mon épaule. C'est Blaise, il me regarde, il pleure. Il me serre doucement, m'obligeant à me relever. Je ne sens plus rien et je m'écroule à nouveau à côté du corps de mon amour. Je ne peux pas le laisser ici, seul. Je serre le torse de mon Harry contre le mien. Je pleure, je sens des larmes salées coulées sur ma joue et descendre le long de mon cou. Je reste là et je le berce, je berce mon Harry doucement. Je n'entends rien… Je sais que Blaise me dit quelque chose, puis Rem mais les sons ne parviennent pas jusqu'à moi, je sens juste le froid qui se dégage du corps de mon beau brun, ce froid qui me terrifie. Je ne vois plus rien que ses deux yeux verts sans vie. Je passe comme je l'ai fait si souvent mon bras droit sous ses genoux et enserre sa taille de mon bras gauche. Sa tête retombe lourdement sur mon épaule, je ne sens plus son souffle, sa respiration. Je passe au travers de la foule qui s'est progressivement amassée sur les lieux du combat qui vient de s'achever. Hermione serre doucement Raphaël, le berce. Je monte lentement les marches du château, sans sentir le souffle de mon amour dans mon cou et je m'en vais dans nos appartements. »
La brume s'épaississait à nouveau et puis quelques secondes plus tard, nous n'étions plus dans le parc de Poudlard, je reconnaissais notre chambre, celle où nous nous étions aimés la toute première fois.
« Pendant deux jours, ce n'est plus qu'un interminable défilé, chacun vient se recueillir une dernière fois avant la cérémonie d'adieu devant le corps sans vie de mon Harry, et pourtant, Merlin sait que je ne veux voir personne. Hermione, Blaise, la Belette et Rem se relayent pour que je ne sois jamais seul et essayent de me faire sortir de cette chambre mais je ne peux pas, c'est trop dur, je suis tellement vide, tellement… je veux juste le retrouver même une minute, ne plus sentir ce froid dans mon corps, et ce vide…
Je reste, seul avec Harry chaque nuit, je passe doucement ma main sur son visage, dans ses cheveux, juste pour l'apprendre par cœur encore et encore… et toute la journée, je suis dans la chambre avec Raphaël, je le serre toujours dans mes bras pour sentir sa douceur essayant d'expliquer à cet enfant l'inexplicable, lui racontant combien son père l'aimait et mes yeux ne peuvent se détacher de mon amour. Je me sens tellement vide, il n'y a que Raphaël dans mon ventre qui me fait tenir. »
La brume réapparaissait, tout redevint étrangement flou et quant à nouveau, le souvenir de Dray se forma devant nos yeux, nous étions dans le parc, par une belle journée ensoleillée de juin.
« Pourquoi doit-on lui dire adieu un jour comme celui-ci, le ciel est trop bleu, le soleil trop brillant, trop brûlant ? Pourquoi la cérémonie d'adieu à Harry a-t-elle lieu dans le parc de Poudlard aujourd'hui ? Tout le monde de la sorcellerie semble s'être réuni. Je suis là mais plus pour longtemps, je ne veux pas lui dire adieu. Comme je l'ai fait il y a trois jours, je porte contre moi le corps de mon beau brun adoré, doucement, je passe dans cette allée, regardant seulement les yeux verts d'Harry. J'entends les murmures de ceux qui ne parviennent pas à réaliser que ce jeune homme de dix-sept ans vient de se sacrifier pour le bien de tous, pour leur bonheur. Je le dépose sur l'autel blanc qui a été placé face au lac. Il est si pâle, si froid. Je le regarde intensément et passe mes doigts sur ce visage tant chéri comme pour me souvenir de chacun de ses traits plus précisément. Je me penche pour l'embrasser une dernière fois. Je pleure. Raphaël me tire par la manche de ma robe. Je me relève, prend le petit homme dans mes bras et m'éloigne… Hermione me retient au dernier moment et je me résous à m'asseoir entre elle et Rem, Raphaël est sur mes genoux, je ne sais pas depuis combien de temps j'essaie de retenir mes larmes mais de les voir tous avec les yeux rougis me serrent encore un peu plus le cœur. Je ne veux pas de ce monde qui veut dire adieu à l'homme que j'aime. Je ne veux pas lui dire Adieu. Je veux tant te rejoindre mon amour, je suis si vide…
Après quelques minutes d'un silence pesant qui m'oppresse littéralement, Raphaël passe ses bras autour de mon cou et cale sa tête sur mon épaule, je l'entends sangloter et je resserre mon étreinte. Je sens que Mione tape légèrement sur ma main puis elle se lève et se dirige vers une estrade qui se trouve à quelques mètres de l'autel où j'ai déposé mon amour, elle prend la parole et sa voix me paraît tellement différente de celle de cette adolescente rieuse et intelligente, non, à cet instant, sa voix est celle de la tristesse, du désespoir :
« Je prends ici la parole pour dire adieu à mon meilleur ami, celui que je considère depuis des années comme mon frère… C'est si difficile et je ne crois pas que la plupart d'entre vous ait la moindre idée de ce qu'a vécu mon frère, vous n'en savez que ce que disent les journaux, il n'est pour la plupart d'entre vous qu'un héros lointain qui vous a débarrassé d'une menace terrible, un gentil gamin… Mais, pour Ron et Blaise, pour Rem, pour son mari Drago, pour son fils et pour moi, il était notre vie, il était notre lumière, celui qui nous avait réunis et unis même dans les moments difficiles… Harry, je t'aime, et tu me manques tellement que ça fait trop mal, je sais que c'est pareil pour les autres, tu nous manques et je t'en veux, je t'en veux de nous avoir laissé ici, dans ce monde bien trop vide sans toi… Je t'en veux pour Dray que je vois s'éloigner, je t'en veux pour Raphaël à qui il faudra que je raconte qui tu étais, je t'aime tellement et ça fait mal… Si tu nous vois de là où tu es, je ne sais qu'une chose en ce moment, c'est que tu nous manqueras à jamais. Je ne te souhaite qu'une chose, j'espère que tu as pu retrouver tes parents et Si', tout ceux qui te manquaient cruellement sur cette terre, et je prie pour qu'un jour je te retrouve moi aussi, je t'aime, Harry »
Quelques instants plus tard, Drago et moi émergions de la surface translucide, il était hagard et moi, je sentais mon cœur battre bien trop vite.
« Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu n'es pas mort, l'ordre temporel a été rompu !
- Quoi ?
- Harry, tu devais mourir dans ce combat contre Voldemort. Te souviens-tu de ta première rencontre avec Raphaël ? Tu m'en as parlé au cours d'un de nos entraînements, tu me disais que Raphaël t'avait dévisagé comme si tu étais un inconnu… et c'est bien ce que tu étais pour lui, tu es mort le 21 juin 1998, Drago t'a rejoint peu après… il a tout fait pour lutter pour Raphaël, il avait même extrait tous les souvenirs te concernant en me les confiant, espérant ainsi survivre, mais il s'est éteint…
- Je devais donc … mourir…
- Oui et c'est pour cela que j'avais effacé de la mémoire de Raphaël tous les éléments qui pouvaient entraîner une modification du futur…
- Pourtant, je suis là !
- Oui et nous n'avons pas compris ce qui s'est passé… Merlin…
- Quoi ?
- Raphaël…
- Quoi ?
- Il n'est pas revenu en 2003, l'ordre temporel a été modifié et il n'est pas revenu le 24 juin à minuit comme cela aurait dû se produire… »
Je sentais des larmes perlées et embuées mes yeux. Drago me serra et plaqua ses mains sur mes cheveux pour les caresser doucement.
« Remus ?
- Oui, Drago ?
- C'est Raphaël qui a sauvé Harry et il n'était pas censé faire cela, c'est ce qui a modifié le futur…
- Oui, c'est exactement cela… Je ne lui ai pas effacé cette information car je ne savais pas qu'il connaissait un sort de magie noire, comme… Il n'était pas censé connaître ce sortilège… Quelqu'un a dû lui apprendre sans que je le sache, une personne qui voulait modifier le futur et surtout créer une rupture dans l'ordre temporel tel qu'il existait jusque là… »
Je sentais que Drago se détachait légèrement de moi et il soupira lourdement :
« Mon père.
- C'est ce que nous avons pensé. »
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
