Titre : Reste avec moi

Auteur : coqcigrue

Disclaimer : (est ce qu'il faut le remettre à chaque fois ? en général les gens commencent pas par le 2ème chapitre... ) les personnages et l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, bien évidement, sinon ça se saurait, je les emprunte juste le temps d'une petite fic sans prétention

Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire... SLASH HPDM

Petites Notes en vrac :

ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.

Chansons écoutées pendant l'écriture : Qui que tu sois de Blankass, Wind of change de Scorpions, The sound of silence de Simon & Garfunkel, Lonely day de System of a down, Serre moi de Tryo...

Merci à ma ch'tite sœur, qui publie sous le nom de 'Merryme' et qui me sert de beta (mais en fait, c'est surtout un prétexte pour me harceler jusqu'à ce que j'écrive un nouveau chapitre, mais chut... faut pas lui dire, elle pourrait recommencer)

Chapitre 1

Remus est passé me prendre, comme prévu... Il m'a jeté un drôle de regard, en lisant mon mot. Un mélange de soulagement, à l'idée que je sois parti soigner ma déprime dans un endroit spécialisé, et de tristesse, parce que je n'ai pas eu le courage de le revoir avant mon départ.

Et j'ai eu honte. Honte de lui faire du mal, honte de lui infliger ça, honte d'être trop lâche pour affronter enfin ma vie...

...honte de le décevoir, encore...

Bien sûr que je sais qu'il m'aime, mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir une culpabilité qui m'étouffe à chaque fois que je le vois. Je porte malheur, c'est aussi simple que ça... Mes parents sont morts pour sauver ma misérable vie, et depuis, je n'ai semé que déception et tristesse...

ooo

J'arrive chez Remus dans une crise d'éternuement. C'est le voyage par cheminette le plus désagréable que j'ai jamais fait. Je suis couvert de poussière, ce qui ne change pas de d'habitude, et j'ai la tête qui tourne.

Tonks me gratouille la tête en m'offrant un peu de lait. Je n'ai pas faim mais je trempe le bout de mes moustaches dedans quand même pour lui faire plaisir.

Se moquant de mon état plus que crasseux, elle me prend sur ses genoux et me caresse distraitement en me parlant... Enfin, elle s'adresse au chat que je suis, mais ses paroles sont en fait destinées à Remus.

« Salut, toi... Je suis désolée mais on va devoir changer de programme. J'ai téléphoné à mon petit cousin, Jimmy, pour les prévenir de ton arrivée, mais sa mère m'a dit que ma tante, Margaret Tonks, qui habite chez eux depuis qu'elle a perdu la tête est allergique aux animaux... Mais t'inquiète pas, on va te trouver un autre endroit génial... »

« Et tu penses à quelqu'un en particulier ? Tu as tellement de cousins et cousines moldus que j'ai un peu de mal à m'y retrouver... » entendis-je Remus répondre.

« J'avais pensé à Thomas et Cora, tu sais, les enfants de ma cousine Betty, mais ils sont assez turbulents, et j'ai peur qu'ils lui fassent mal en voulant jouer avec lui... »

« C'est vrai que c'est deux petits monstres, et Harry ne serait sans doute pas content de savoir son chat chez eux...»

Je ne peux m'empêcher de hurler intérieurement « Pitié Remus, pas les monstres ! » Je les ai déjà rencontré, moi, les gamins de la cousine Betty, et je ne leur confierai rien, pas même un animal en peluche !

« Mais j'ai un autre cousin qui a désespérément besoin de compagnie, même s'il se complait à rejeter tout le monde. » Merci Merlin, Tonks semble d'accord pour m'épargner l'enfer !

« Depuis son accident, Drake refuse de voir les gens, mais... il serait peut-être content d'avoir un chat. Une boule de poil qui l'aime et qui se fout de son handicap, qui ne le regarde pas avec pitié… Tu en penses quoi Rem'? »

« Je suis sûr qu'il va te détester de lui refiler ce chat, mais tu n'as pas tort... ça lui fera sûrement beaucoup de bien. »

J'aurais du penser que c'était une mauvaise idée... Je me transforme en animagus pour faire une pause dans ma vie minable et pathétique, et on veut me refiler à un autre empoté affectif...

Je veux juste qu'on m'aime, c'est trop demander ? De toute façon, si il me plait pas, je me carapate plus vite que mon ombre et je cherche une autre famille moi-même !

Je sens une main douce me remettre gentiment dans la boite, et on reprend la cheminette. Je hais ce moyen de transport. Mon corps me fait mal à force de me contracter pour ne pas me cogner contre les parois de la cage. Et je sens une autre crise d'éternuement venir.

ooo

« Bonjour cousin » chantonne la voix de Tonks « je t'ai apporté un cadeau »

Et là, je frémis d'horreur du bout des oreilles au bout de la queue. Je ne me suis jamais senti aussi ridicule de toute ma vie. Tonks, qui m'a affublé du ruban rouge genre cadeau de noël, dépose le chat décharné et couvert de poussière que je suis dans la main du très chic, très propre et très distingué Draco Malfoy.

Et alors que je voudrais cracher, faire le gros dos et le griffer autant que je peux pour montrer mon antipathie, je n'arrive qu'à éternuer misérablement, manquant de m'affaler par terre si sa main n'avait eu le réflexe de se resserrer sur moi pour me retenir. Je suis pris au piège, j'ai beau gigoter dans tous les sens, il ne me lâche pas. Je suis ridicule.

« C'est quoi, ça ? » Il me monte à hauteur de ses yeux et me dévisage. Ce qu'il voit ne doit pas lui sembler digne d'intérêt car il a une petite moue de dégoût.

« Tu m'explique, Nymphadora, pourquoi tu as amené cette... chose ? » Vexé, je sors mes griffes, mais une nouvelle crise d'éternuements me fait perdre tous mes moyens.

« C'est un chat trouvé, avec Remus on ne peux pas le garder, parce qu'il pourrait lui faire mal certains soirs, alors j'ai pensé à toi. Ca te ferait de la compagnie. En plus, ton anniversaire est dans deux semaines, on va dire que c'est un cadeau avec un peu d'avance. » explique aimablement la jeune sorcière.

Elle est courageuse de continuer à lui sourire comme ça alors qu'il la fusille des yeux. Le genre de regard avada kedavrisant qui en terrorisait plus d'un à Poudlard.

« Et qu'est ce qui te fait croire que j'ai envie d'adopter ce... cette chose ? C'est le chat le plus pitoyable que j'ai jamais vu ! Un chat blanc, ça fait chic, un chat noir, c'est élégant, mais que veux tu que je fasse d'un chat gris poussière ! Il n'a aucune dignité à éternuer tout le temps et postillonner sur ma main. Et il est tellement maigre qu'on se demande comment il fait pour être encore vivant ! »

Je suis mortifié ! Je n'entends même pas Tonks prendre ma défense en disant que j'ai quand même de jolis yeux verts et l'air malin.

Non mais pour qui il se prend, le Malfoy ! Vas-y, dis le, je ne suis pas assez distingué pour toi ! Mais si il avait pas été là, le survivant, tu serais encore à trembler du maigre des fesses pour essayer d'échapper aux mangemorts ! Alors un peu de respect, bordel !

Ca y est, je suis énervé. Et cette fois, rien ne détourne mon attention quand je plante mes petites griffes dans la peau tendre de sa main et que je mords son pouce, les poils hérissés. Quelques gouttes de sang perlent, je l'ai eu !

Je vois Tonks ouvrir de grand yeux affolés, et secouer la tête de déception. Elle doit sûrement se dire que maintenant son idée est à l'eau, un Malfoy ne laisse pas impuni celui qui fait couler son sang, ne serait-ce qu'un minuscule animal. Mais je m'en fous.

C'en est presque jouissif. Je me débats et essaye d'enfoncer mes griffes le plus profondément possible. Je veux lui faire mal, mais lui, tout ce qu'il fait, c'est resserrer un peu plus son étreinte sur moi en me disant de faire attention parce que je pourrais tomber !

« Je crois que je l'aime bien, finalement. Il est tout sauf distingué, mais il a du caractère, le minus. »

En plus il se moque de moi ! Pas de ma faute si je suis petit... « Pffff ! » je crache.

Et là, il m'attaque sournoisement en me gratouillant le haut de la tête et moi, je ronronne ! Je déteste ce corps et ces réactions de félin ! Je peux pas m'empêcher de faire un putain de ronronnement ! Il me gratouille encore plus et mes griffes se rétractent d'elle mêmes.

« Merci pour le cadeau, cousine. »

Il a arrêté de me frotter la tête, et son visage n'exprime rien. « Bon, c'est pas que ta compagnie me dérange, mais j'ai du travail, là » Il pousse Tonks vers la cheminée, et je commence à avoir peur... je crois que je préfère encore affronter un loup garou qu'un Malfoy en colère.

ooo

Je me tortille tant que je peux pour échapper à sa poigne et finis par lui échapper. C'est le moment de vérifier qu'un chat retombe toujours sur ses pattes... « Gwik » je couine.

« Décidément, il a aucune classe, ce chat, il fait un bruit de souris. » se moque Malfoy. Je le déteste ! Il ferait pas un bruit de souris, lui, si on le rattrapait à cinq centimètres du sol par le nœud rouge autour de son cou ? Maintenant, je pendouille lamentablement, les poils hérissés et les pattes qui pédalent dans le vide autant qu'elles peuvent.

Grotesque ! Je me sentais déjà ridicule dans ma peau d'humain, mais je crois que c'est pire dans celle d'un félin... Et Tonks qui m'a abandonné sans un regard en arrière.

« Oh non, tu n'iras nulle part dans cet état, chaton. Y'a pas d'elfes de maison ici et je tiens à ma moquette blanche moi ! »

J'la sens pas cette histoire, il a aucune pitié pour moi, ça se voit tout de suite dans son regard sadique... C'est pas humain de faire subir ça à un animal. Je déteste ma petite taille et mes griffes ridiculement inoffensives. Je me suis jamais senti aussi impuissant de toute ma misérable vie.

« Pfff » je crache. Mais il s'en fout et continue de me trimbaler par la peau du cou, en me tenant le plus éloigné de lui qu'il peut, de peur que je salisse sa magnifique robe de sorcier noire et argent. Arrogant prétentieux !

Il ouvre une porte, et là je sais que je vais pas, mais alors pas du tout aimer. L'horreur absolue, le cauchemar ! Je te hais, Malfoy !

...la salle de bain...

Alors que je me démène tout ce que je sais, il me parle en me montrant mon reflet dans la glace.

« Regarde toi, t'es pitoyable ! Couvert de crasse ! Tu crois quand même pas que je vais te laisser te promener dans mon appartement comme ça, si ? Je préfère pas imaginer où tu as bien pu traîner avant, et en plus tu sens horriblement mauvais »

Sa moue de dégoût est revenue... Evidement que je suis couvert de poussière, on m'a obligé à voyager par cheminette, crétin ! Et puis, je pue pas tant que ça, quand même ! J'allais pas non plus m'asperger de parfum pour le plaisir du nez délicat de sieur Malfoy ! »

Il ôte sa robe sans relâcher sa prise. Au moins, il a pensé à m'enlever aussi ce ridicule nœud rouge que Tonks m'a passé autour du cou.

« Grrrr » je gargouille misérablement dans un essai d'intimidation. Et tout ce qu'il trouve à me répondre c'est un presque gentil « Détend toi chaton, je vais pas te faire mal. Fais moi confiance, tu veux ? Et puis, tu te sentiras beaucoup mieux après, tu verras. »

Il me gratouille la tête, et j'ai une demi seconde d'inattention. Je savais que j'aurais pas dû me déconcentrer mais profiter de son baratin pour me carapater ! Il en a profité pour m'asperger complètement !

Je hoquette, encore sous le choc. D'une main, il me retient fermement dans le fond de sa baignoire, et de l'autre, il me fait le plus merveilleux massage qu'on m'ait jamais fait.

Son shampooing sent bon, et ses doigts me frottent doucement, presque tendrement. Je ferme les yeux, totalement subjugué. Et je ronronne encore, les yeux mi-clos de contentement...

« Et ben, on dirait que t'aime ça, toi ! Tu vois, c'était pas la mort !» Je m'abandonne à son massage, que je le soupçonne d'ailleurs de faire durer un peu plus que nécessaire. On dirait que ça lui plait à lui aussi. Mais je vous promets, dès qu'il me sort de là, je recommence à le griffer !

Il me rince une dernière fois, et me frotte énergiquement avec une épaisse serviette blanche, sur un coin du lavabo, sans me laisser le temps de me secouer pour l'asperger d'eau... Ce n'est que partie remise !

Je jette un œil à la pièce, entièrement recouverte de carreaux de faïence bleu turquoise. C'est le genre de salle de bain qui invite à la détente, avec une grande baignoire et de la lumière légèrement tamisée. Elle dégage une odeur agréable, mélange de shampooing, savon et de son parfum.

Il y a des miroirs un peu partout, mais je les ignore royalement. J'ai déjà eu l'occasion de voir mon reflet animagus, et je n'aime pas trop l'image qu'il me renvoie.

Un chat misérable et crasseux (enfin, propre, maintenant, je suppose), un peu trop petit et dont on peut compter les côtes sans problèmes, au poil d'un gris plutôt terne. Malfoy a raison, je ne fais pas distingué pour une noise.

Quand il décide que je suis suffisamment sec, il me repose gentiment par terre. « Allez, suis moi, chaton, je vais te montrer ton nouveau chez-toi »

C'est moi qui me fait des idées ou il est un peu dérangé, le Malfoy ? Qui aurait cru qu'il aimerait se taper la discute avec un simple chat ? Mais bon, c'est mon jour de bonté, je vais le suivre quand même, pour lui faire plaisir... et puis, me connaissant, je serais capable de me perdre sinon.

ooo

Voilà voilà… alors, ça vous a plu ? Je dois continuer ? Ou vous préférez ranger ça dans la case des fic à ne pas lire ? Si vous avez des commentaires, des questions...

Je suis toujours 'reviewivore', alors si vous voulez lire la suite, pensez à me nourrir de reviews, et je me dépêcherais de publier la suite