Titre : Reste avec moi
Auteur : coqcigrue
Disclaimer : les personnages et l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, bien évidement, sinon ça se saurait, je les emprunte juste le temps d'une petite fic sans prétention
Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire... SLASH HPDM
Petites Notes en vrac :
ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.
Chansons écoutées pendant l'écriture : Qui que tu sois de Blankass, Wind of change de Scorpions, The sound of silence de Simon & Garfunkel, Lonely day de System of a down, Serre moi de Tryo...
Merci à ma ch'tite sœur, qui publie sous le nom de 'Merryme' et qui me sert de beta (mais en fait, c'est surtout un prétexte pour me harceler jusqu'à ce que j'écrive un nouveau chapitre, mais chut... faut pas lui dire, elle pourrait recommencer)
MERCI MERCI MERCI ! J'ai dépassé les 100 reviews ! (auteur qui sautille partout, très peudignement,en hurlant de joie à chaque fois qu'elle voit ça... regard noir de sa soeur qui a mal aux oreilles à force de l'entendre répéter) Alors merci à vous tous, les revieweurs pas anonymes, les revieweurs anonymes, et même les gens qui reviewent pas, à ceux qui lisent simplement, à ceux à qui ma fic à fait changer l'opinion sur les chats (si si, y'en a, à commencer par moi-même) et aux autres aussi...
Petite dédicace pour Ariane Malfoy Shinigami, qui a posté ma 100ème review, et aussi à Morgane Sparrow/Black qui en a posté deux pour me faire remarquer qu'elle avait posté la 101éme... et aussi merci à tout ceux qui ont posté avant et qui posteront après...
Peut-être que je devrais offrir un OS à ma 200 ème review ? Je sais pas encore, je vais réfléchir, mais dites moi si ça vous plairait (efin, si y'a des gens qui lisent toujours mes chtites notes, parce que je me rends compte que ça s'allonge, et que vous êtes peut-être déjà passés à la fic...
Alors je vous laisse lire, surtout que je pense que ce chapitre est l'un des plus attendus par vous tous.
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Chapitre 5
Au petit matin, titubant, il s'est traîné jusqu'à sa chambre, hurlant aux portraits de son père qu'il le détestait pour ce qu'il avait fait de lui, criant qu'il se méprisait. Me serrant toujours contre lui, il s'est écroulé sur son lit, ivre.
Et je me suis endormi, complètement épuisé. J'aurais mieux fait de rester le veiller... C'est d'ailleurs pas la première erreur que j'ai commise cette nuit là…
J'aurais du lui retirer la bouteille avant qu'il ne la finisse. Je suis bien placé pour savoir qu'on ne trouve ni réponse ni porte de sortie dans un fond d'alcool. Mais je ne fais pas vraiment le poids, alors je me suis contenté de rester avec lui, blotti contre lui, sans le juger...
Un froid glacial m'a réveillé.
Draco tremblait par terre, prostré, tout nu devant la fenêtre ouverte. C'était pas vraiment une bonne idée, considérant la pluie qui tombait sans discontinuer dehors, et la température hivernale.
Il semblait fiévreux et délirait. J'ai dû user de toute ma force de persuasion de chat têtu pour le forcer à se relever et se glisser sous les couvertures de son lit. Il grelottait encore et j'ai pris peur.
Selon mes calculs, on devait être un dimanche matin, et Blaise ne passerait pas avant lundi. Il avait besoin d'un médicomage. Alors je suis sorti de la chambre, j'ai repris mon apparence normale, et,ordonné à Blaise de venir sur le champ s'il ne voulait pas que je lui botte les fesses...
Le pauvre, il n'a rien du y comprendre ! Il est arrivé en catastrophe, habillé tout de travers, lui qui est toujours tiré à quatre épingles, et m'a regardé avec de grands yeux pleins d'incompréhension mais aussi d'antipathie.
« Nom d'un scrout à pétard ! Potter ? Alors c'était bien toi au téléphone ? Je croyais que c'était une mauvaise blague. Depuis quand t'es là ? Et pourquoi, par la barbe de Merlin ? Qu'est ce que t'as encore fait à Draco ? »
« Ecoute, Blaise, j'ai pas vraiment le temps d'entrer dans les détails, mais il se trouve que je suis son chat. Hier, sa mère est venue, il s'est saoulé, et pendant que je dormais il a trouvé malin de se mettre à poil devant la fenêtre ouverte. Il est malade, et je peux pas vraiment l'approcher sous cette apparence là, alors je vais tranquillement redevenir un chat, et toi tu vas appeler un médicomage. »
« Et pourquoi je devrai te faire confiance ? T'es un griffondor, tu as été son ennemi pendant plus de six ans ! Qu'est ce qui me prouve que c'est pas toi qui l'as agressé ?»
« Un, comme tu fréquentes visiblement Ginny, je ne pense pas que tu sois bien placé pour dénigrer les griffondors. Deux, si je voulais blesser Malfoy, je ne pense pas que je jouerais le jeu de l'animal de compagnie affectueux. Trois, si mes intentions étaient mauvaises, je ne t'aurais sûrement pas prévenu, je l'aurais laissé crever. Je te raconterai tout après si tu veux, mais bouges toi ! »
« Okay... mais je veux savoir comment tu sais pour moi et Gin', on n'en a encore parlé à personne. »
« Plus tard, bouges toi, Zabini. »
Je me retransformai sous son œil admiratif et l'entraînai à ma suite vers Draco.
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Un simple coup de froid, avec une grosse fièvre, un léger délire... pas de quoi fouetter un chat, finalement. Il dormira quelques jours, jusqu'à ce que sa température baisse, et tout rentrera dans l'ordre.
Le médicomage a dit que l'épuisement nerveux était plus inquiétant que la maladie elle-même, mais qu'en le soutenant, ça devrait passer. Zabini a refusé l'hospitalisation, les Malfoy détestant se mêler aux indigents de Ste Mangouste, et j'en suis bêtement heureux... je ne suis pas sûr que j'aurais eu le courage de l'attendre ici, tout seul.
Après son départ, Blaise a exigé des explications... et il m'a cru, il m'a fait confiance, malgré le côté surréaliste de mon comportement.
C'est vrai que sorti du contexte, l'idée de me faire adopter sous ma forme animagus pour échapper à ma vie pathétique n'est déjà pas très banale, mais en plus expliquer que je me suis retrouvé totalement par hasard et contre mon gré l'animal de compagnie de mon ancien ennemi... et que j'ai envie que cette situation perdure parce que je me plait bien ici...
Il m'a dit que c'était l'idée la plus stupidement rocambolesque qu'il aie jamais entendue, et qu'il ne dirait rien si je ne faisais pas souffrir Draco, parce que depuis que j'étais entré dans sa vie, il semblait un peu plus ouvert... mais qu'il exigeait que je clarifie la situation dès qu'il irait mieux.
Je savais que Blaise était quelqu'un de bien... Il m'a même proposé de passer plusieurs fois par jour soigner Draco pour que je puisse conserver mon apparence de chat.
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Grâce à la potion que le médicomage a laissée, Draco dormit presque tout le temps. Il reprenait vaguement conscience de temps à autres, souriait en me voyant sur l'oreiller à côté de lui, puis se rendormait, toujours tremblant de fièvre.
J'en profitai pour re-remplir son verre d'eau, le faire boire, ou encore passer une serviette humide sur son front pour faire baisser sa température. Il ne semblait pas se rendre compte de l'incongruité de mes gestes... Maîtriser la magie sans baguette, même sous une forme animagus est réellement très utile.
Cette nuit là, il grelottait tellement que je lui ai jeté un sort de sommeil pour qu'il ne se rende compte de rien, et j'ai repris ma forme humaine. Je me suis glissé sous les draps, tout contre lui, pour le réchauffer.
Je me sentais bien, comme ça, comme si j'avais trouvé ma place... même si je ressentais un léger sentiment de culpabilité à l'idée d'en profiter alors qu'il n'en avait pas conscience.
Blaise nous a trouvé comme ça, au matin, et j'ai bien cru qu'il allait m'étrangler à mains nues, tout en me remerciant d'avoir veillé sur Draco... je ne m'étais jamais rendu compte avant que Zabini avait une sorte de double personnalité…
Séquelle du climat de méfiance que la Guerre a insufflé aux serpentard combiné à la nature plutôt gentille et crédule du jeune homme, je suppose.
La journée s'est passée tranquillement, avec une petite amélioration de l'état du malade, mais je crois que si Parkinson passait dans le coin, je me ferais un plaisir de venger mon blondinet en griffant tout son visage.
...Pareil pour Malfoy senior. Par contre, je n'arrive pas à en vouloir à Mme Malfoy, elle ne semble plus vraiment faire partie de ce monde, elle est coincée quelque part dans ses souvenirs, auprès de son mari...
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J'ai passé une autre nuit en serrant Draco dans mes bras, puis me suis occupé de lui une autre journée... Il a cessé de trembler de froid, même s'il reste un peu fiévreux. Le médicomage dit qu'il est simplement fatigué mais qu'il n'en restera plus aucune trace demain. Alors je me résous à reprendre mon ancien rôle de chat...
J'aimais bien, pourtant dormir contre lui sous ma forme humaine... voir son visage se détendre, son expression inquiète s'apaiser inconsciemment quand je me rapprochais de lui...
Mais ce n'est pas possible, il ne l'accepterait pas, me rejetterait comme si j'avais profité de lui, de ses faiblesses...
Pour moi, c'était juste un moment privilégié ou je me sentais utile, ou je pouvais l'aider... pas une envie perverse de le voir misérable, ni même du désir... mais je ne crois pas qu'il comprendrait... je ne me comprends pas moi-même.
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Vers six heures du matin, Draco m'a réveillé en geignant dans son sommeil. Il avait l'air de souffrir énormément. Je me suis demandé si moi ou Blaise avions oublié une étape dans son traitement, pourtant, son front n'était plus chaud, et nous avions suivi les instructions du médicomage à la lettre... Je ne comprenais pas.
Perplexe, je le regardai s'agiter et serrer convulsivement son oreiller. Il se réveilla et tâtonna, cherchant quelque chose dans la table de nuit, mais il le laissa tomber, encore trop faible.
Comment avais-je pu être aussi stupide ! Je le savais bien, pourtant, que sa jambe le faisait souffrir à tel point que bien après l'accident, il était encore obligé d'y appliquer de la crème quotidiennement.
Jour et nuit je lui avais fait boire des potions, mais comme il était toujours recouvert de couvertures jusqu'au cou, j'avais oublié sa jambe. Et Blaise ne devait pas être au courant, je doute que Draco lui ait confié les détails de son traitement...
Cherchant à attraper la petite boite d'onguent, il tomba du lit, hurlant de douleur...
Le moment des explications viendrait plus tôt que je ne l'avais prévu. Les griffondors sont sensés être courageux, mais c'est une réputation surfaite, je vous assure. Je me sentais plutôt l'âme d'un condamné aux détraqueurs...
Mourant de peur, je descendis du lit et repris mon apparence sous ses yeux.
Je lui parlais doucement, avant qu'il ne se remette de son ahurissement. « Je suis désolé, je ne suis pas vraiment celui que tu croyais. Je veux juste t'aider, d'accord ? S'il te plait, laisse moi t'aider. »
« Potter » grinça-t-il d'un ton haineux qui me fit mal.
Je me rapprochai lentement « Je suis désolé, pardon, je ne voulais pas te tromper, je suis désolé. Je te ferais pas de mal » sans m'en rendre compte, j'avais adopté le ton qu'il employait pour m'apprivoiser, au début.
« Pourquoi ? Tu aimes ce que tu vois ? Ca te plait d'épier les faiblesses des autres ? Vas-t-en ! »
« Non, je...» Prenant le pot de crème, je continuai « Laisse-moi t'aider, s'il te plait, je veux juste t'aider. Tu as été malade longtemps et tu es encore trop faible, laisse-moi te soigner, s'il te plait. Laisse-moi rester. Tu pourras me haïr après si tu veux. S'il te plait... »
Pendant un moment qui me parut une éternité il me regarda, ne sachant s'il pouvait me faire confiance, puis il acquiesça, n'ayant pas la force de protester plus longtemps.
« Merci » je soufflai, le portant dans son lit sans toucher sa jambe blessée. Le genou était tout rouge, chaud et enflé, et les trois lignes qui parcouraient sa cuisse aussi étaient plus boursouflées que dans mon souvenir.
Je m'assis à côté de lui, incertain de la marche à suivre. « Dis moi ce qu'il faut faire. Si je masse doucement avec la crème, ça ira ? Je te promets, je serai doux, je te ferai pas mal, d'accord ? »
« Arrêtes de parloter, Potter, j'aurais le temps de mourir trois fois de douleur avant que tu fasse quoi que ce soit ! Commence par le genou. Doucement. »
Un peu timidement, je massais l'articulation douloureuse, conscient des grimaces de douleur de Draco, qui se retenait pour ne pas hurler. « Je suis désolé, quand on t'a soigné avec Blaise, on n'a pas pensé à ta jambe. C'est ma faute, pardon. »
« Arrêtes de t'excuser, Potter, c'est agaçant ! Tu n'es pas responsable de tout ! »
« D'accord. Mais si je te fais mal, tu as le droit de me hurler dessus, tu sais. »
« Un Malfoy ne hurle jamais. Ca manque totalement de dignité. Et puis, tu ne te débrouilles pas si mal que ça... Ce qui ne veut pas dire que je te pardonne tes mensonges.»
« Je sais. Je suis désolé d'être entré dans ton intimité comme ça, ce n'était pas volontaire. »
« Alors expliques moi ? Pourquoi es-tu devenu mon chat ? »
J'espérais que cette question viendrait le plus tard possible. Je me crispai un peu, incertain de la réponse à donner, puis me forçai à me détendre, voyant que mon mouvement lui avait fait mal.
« Je... c'est une longue histoire »
« J'ai tout mon temps. Ca me distraira » Il avait repris son ton froid et légèrement agressif pour me parler.
Il ne serait pas indulgent, alors je me décidai à lui raconter la vérité… la vérité toute nue, sans me chercher d'excuses parce que de toutes façon je n'en avais pas. Et j'espérai qu'il m'écouterait, sans me jeter toutes mes faiblesses à la figure parce que je n'étais pas sûr que je pourrai m'en remettre.
« Je ne suis pas vraiment le courageux griffondor que tout le monde croyait... Après la chute de Voldemort, je... Disons simplement que j'ai un peu perdu pied et que j'avais besoin de faire une pause... Mais quand on est Celui-Qui-A-Vaincu, il n'y nulle part où on peut être tranquille, nulle part où on peut être oublié, nulle part où vivre... Tu dois trouver ça ridicule, non ? Un peu mégalomane ou quelque chose comme ça... »
Je le regardai, mais son visage était fermé, on ne pouvait y déceler aucune émotion. Alors je continuais, remontant doucement le long de ses cicatrices.
« Personne ne savait que j'avais réussi à devenir animagus, alors... je me suis dit que ce serait peut-être une solution. Je sais que ça peut paraître stupide, mais... j'avais juste besoin d'une pause, ne plus être considéré comme un héros, juste être aimé pour moi-même, et... tu dois te dire que je suis pathétique. »
Je baissai la tête, honteux. Bien sûr, j'y avais déjà pensé, à tout ça... mais l'admettre devant quelqu'un d'autre était profondément déroutant, indiscret... intime. Je me sentais faible et vulnérable.
« Continue » m'intima-t-il, intransigeant.
« J'ai demandé à Tonks de trouver une famille pour un chat perdu, je me suis transformé, elle ne savait pas que je n'étais pas un simple chat... Et elle m'a donné à toi. Je pensais sincèrement qu'elle allait m'envoyer chez des cousins moldus à elle, je te jure que j'ai pas fait exprès de venir ici... C'est pour ça qu'au début je te griffais tout le temps... je pensais m'échapper, et puis... je... c'est stupide, mais... j'ai trouvé que tu t'occupais bien de moi, et... je me sentais bien dans la peau de ton chat. »
Je le sentis tressaillir sous mes doigts, mais son visage était impassible. Je le regardais dans les yeux, essayant d'être le plus franc possible.
« Alors je suis resté. Je n'avais pas l'intention de te tromper ou de m'immiscer dans ta vie privée. Je ne voulais pas t'espionner... en fait, j'en ai juste éhontément profité. Pendant que j'étais ici, je... je me sentais bien, loin des préoccupations du survivant. Tu t'occupais de moi, j'étais loin des autres, je... n'ai pas bu une seule goutte d'alcool, j'ai recommencé à manger, et... pour ne rien te cacher, je commence à me sortir de ma dépression... Tu peux me garder, me rejeter, te moquer, le raconter à n'importe qui, fais ce que tu veux... Je voudrais juste que tu saches que... j'aimais bien être ton chat. »
« Moi aussi, j'aimais bien avoir un chat, mais je découvre que ce chat n'est pas vraiment ce qu'il prétendait être... Ton histoire est pathétique et grotesque, Potter, mais si ça peut te rassurer, je ne dirais rien. »
« Merci. Je... Qu'est ce que tu as l'intention de faire de moi ? »
« Je te retourne la question, qu'est ce que TOI tu as l'intention de faire ? » Je déteste quand il fait ça... répondre à une question par une autre. Surtout qu'il ne laisse passer aucune émotion...
« Je... je ne suis pas prêt à reprendre mon ancienne vie... Pas encore, c'est trop tôt. Si tu ne veux plus de moi, je chercherai une autre famille qui voudrait bien m'adopter. Et... si tu veux bien me garder... je te promets que je ne te grifferai plus, que j'arrêterai de déchirer ton journal avant que tu ne le lises, que je te laisserai m'appeler 'chaton' même si c'est pas un nom, que je ne râlerai plus, que je boirai tout mon lait pour me remplumer puisque mon corps te fait pitié, que je te laisserai me caresser pendant des heures, que j'arrêterai de te forcer à me laisser partager ton lit, que je te laisserai me donner un bain à chaque fois que tu trouves que je sens mauvais, et que je me vengerai de Parkinson et de son hibou... je te promets d'essayer de devenir un chat parfait. »
« On dirait presque une déclaration, Potter ! Tu accepterais les mêmes choses sous ta forme humaine ? » répondit-il d'une voix moqueuse. Je me sentis rougir en me rendant compte de l'ambiguïté de mes paroles.
« Euh... pour les caresses et le bain, sans doute pas. »
« Et la vengeance de Pansy ? Tu as un plan ? »
« Pas vraiment, mais j'ai des griffes, ça compense... »
« Tu accepterais de continuer à me soigner le temps que je guérisse? Même si mes cicatrices sont répugnantes et que je suis grincheux? »
« Tes cicatrices ne sont pas répugnantes, et je peux être plus grincheux que toi, alors ça ne me dérange pas. »
« Adjugé ! Je vais sûrement le regretter demain, mais... tu peux rester le temps que tu veux... et sous la forme que tu veux. »
« C'est vrai ? »
« Evidement, Potter ! Sinon je ne te l'aurai pas proposé. Je t'aimais bien en chat... mais si tu veux parler, ça ne me dérange pas que tu redeviennes toi. »
« Alors je te rends ça. » dis-je en lui tendant mon collier de cuire vert, pendant qu'il me regardait avec des yeux grands ouverts d'incompréhension. « C'est pour empêcher qu'on me rende ma forme humaine si je ne le souhaite pas. Si tu veux me parler, tu connais la formule. Je sais que tu n'en abuseras pas. »
« En es tu vraiment sûr, Potter ? » Son sourcil haussé me contemplait d'un air de défi.
« Oui. Je te fais confiance. Et... j'ai encore quelque chose à te demander, mais... »
« Oui, je t'écoute »
« Je... est ce que... est ce que tu voudrais bien continuer à m'appeler 'chaton' quand je serai animagus ? Potter, c'est un peu impersonnel, alors... mais je comprendrai si tu ne veux pas... »
« D'accord, chaton, si tu vas me préparer mon petit déjeuner, je suis en train de mourir de faim ! »
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Voilà voilà… alors, ça vous plait toujours ? Je dois continuer ? Ou vous préférez ranger ça dans la case des fic à ne pas lire ?
Je suis toujours 'reviewivore', alors si vous voulez lire la suite, pensez à me nourrir de reviews, et je me dépêcherais de publier la suite
