Titre : Reste avec moi
Auteur : coqcigrue
Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire... SLASH HPDM
Petites Notes en vrac :
désolée pour le retard à updater, le site ne marchait pas, et après je suis partie en vacances, et je n'ai pas pu le faire plus tôt. J'espère que vous avez quand même survécu au stress aigu causé par la non-updatation de fic, et que vous ne m'en voulez pas trop. Et comme je ne veux pas trop vous faire attendre, je publie le nouveau chapitre sans avoir répondu à mes review (encore un regard désolé, mais sinon ça retarderait encore la publication, alors...) mais je le ferai pour la prochaine fois
Et pour me faire pardonner, j'offre un OS sur le couple de son choix à la personne qui me laissera la 222ème review (comment ça, c'est pas une bonne excuse parce que je l'avais déjà promis avant? Moi, de mauvaise foi? Même pas vrai! ... ou alors juste un tout p'tit, vraiment p'tit peu)
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Chapitre 7
Nos commandes de vêtements sont arrivées le matin suivant, apportées par deux gros hiboux éreintés d'avoir du transporter autant de choses. Dès que Draco leur a ouvert la fenêtre ils se sont affalés sur la table, plus morts que vifs, les pauvres.
Blaise n'a pas arrêté de se foutre de nous... surtout quand il a su que Malfoy avait été intransigeant sur le choix de mes habits, des pyjamas aux sous-vêtements... C'est vrai qu'un Draco en proie à une frénésie acheteuse est hautement comique... Mais de là à nous comparer à un vieux couple !
Et puis, il n'avait pas besoin de me dire que j'avais horriblement mauvais goût. Le survivant a bien le droit d'aimer porter des chaussettes avec des motifs de pingouins ou d'abeilles quand même ! Ce n'est pas parce que Môsieur Zabini n'en porte que des mortellement tristes d'une couleur uniformément noire ou blanche que tout le monde doit faire pareil !
Pour montrer ma mauvaise humeur, j'ai été me cacher sous un meuble, mais ça ne l'a pas empêché de rire comme une baleine. Heureusement Malfoy, le dernier du nom, m'a soutenu en en enfilant une paire, celle avec des moutons... Blaise a failli s'étrangler de rire... bien fait !
Draco a essayé de lui faire passer ses moqueries en le menaçant d'impardonnables, mais... pour être honnête, c'est vrai qu'il perd beaucoup de sa crédibilité avec mes chaussettes...
L'après midi, malgré toutes mes négociations, je n'ai pas pu échapper à un défilé de nouveau vêtements... non seulement il a fallu que je les essaye tous, que je me tourne devant lui pendant des heures, mais en plus j'ai dû subir les commentaires d'auto compliments de mon blondinet à l'ego surdimensionné !
Mais je dois bien admettre que c'est agréable d'avoir enfin des vêtements à sa taille... pas vraiment très seyants, peut-être, parce que malgré tous mes efforts mon corps reste plutôt décharné, mais qui ne passent pas leur temps à glisser ou s'ouvrir.
ooo
Pour cette nuit, j'ai enfilé l'un de mes nouveaux pyjamas, en soie noire. Et j'ai compris pourquoi Draco a tellement insisté pour me l'offrir. Je croyais que ce n'était qu'un caprice de gosse de riche habitué au luxe, mais... La sensation du tissu qui frôle la peau est merveilleuse, pour moi qui n'avais jamais porté que les vieux pyjamas en pilou élimé de Dudley ou des pyjamas en coton rêche.
Une fois couchés, étendus côte à côte, il a continué à me faire la lecture de son traité de potion... Celui sur les potions de désir...
Sa voix me berce doucement, je frissonne légèrement, essayant de ne pas montrer mon trouble. Il a du remarquer ma gêne hier et a fait exprès de choisir ce livre ! Il ne peut pas l'avoir fait innocemment !
Le pire, c'est que je ne suis même pas sûr qu'il se rende compte de l'effet de sa voix sur moi. C'est la voix la plus sensuelle que j'ai jamais entendue ! Je crois qu'il n'y a pas que le chat en moi qui a des réactions étranges à proximité de Draco Malfoy.
Est-ce que c'est si grave que ça ? Pour cacher mon trouble, je fais semblant de m'être endormi.
Longtemps plus tard, je l'entends reposer le livre sur la table de nuit, pendant qu'il murmure doucement « Je suis désolé, chaton, je n'avais pas vu que tu t'étais endormi. »
J'adore sa voix, elle est si douce, si gentille, très loin de la froideur qu'il utilisait à Poudlard pour me parler. « Tu es beau comme ça, si paisible. On dirait un ange.» Il me croit que je dors.
Le lit bouge pendant qu'il se rapproche de moi. Je sens son souffle sur mon visage, il doit être vraiment tout près. Je résiste à l'envie d'ouvrir les yeux. Il semble hésiter, puis ses lèvres effleurent mon front, mon nez, et ma joue, juste au coin de ma bouche.
Mon cœur s'affole à tel point que je suis sûr qu'il résonne dans tout l'appartement. Il se recule, et ses doigts caressent doucement mes lèvres. « Tu es si beau, tellement merveilleux, chaton. »
Alors qu'il s'écarte, je me force à rester immobile, à calmer les battements désordonnés de mon cœur. J'ai l'impression d'avoir rêvé.
Ses gestes étaient tellement doux, tellement tendres... je me surprends à imaginer ses mains, ses lèvres se promener sur d'autres parties de mon corps et me dire des choses si belles de sa voix si sensuelle...
Merlin ! Je crois que... mon corps a réagit. Et pas par de simples frissons cette fois. Je... On dirait que... je le désire.
Ce doit être le manque... Mais le manque de quoi ? Ce qu'on n'a jamais connu ne peut pas nous manquer n'est ce pas ?
Je n'ai jamais connu plus que de simples baisers, somme toute très chastes. En fait, je ne me rappelle pas avoir vraiment eu envie d'aller plus loin. Enfin, si, pour être honnête, je voulais voir ce que l'on ressent, mais...
Je n'ai jamais rencontré de personne avec laquelle je me sente suffisamment bien pour le faire. Ni Cho, ni Ginny... Et surtout, je n'aurais jamais cru qu'un garçon puisse m'inspirer un jour ce genre de sentiments.
ooo
Le lendemain, je me suis levé avant lui et j'ai profité de son sommeil pour me retransformer en chat. En le voyant sourire, tellement beau, tellement pur, j'ai eu envie d'effleurer ses lèvres du bout de mes doigts, de l'embrasser, moi aussi.
Mais je ne l'ai pas fait. Ca n'aurait pas été bien de profiter de son sommeil. Pas été honnête, ni pour lui, ni pour moi.
Je sais que je ressens une profonde tendresse pour lui, peut-être même du désir, malgré que cette idée me mette mal à l'aise, mais je ne sais pas si je suis capable de ressentir plus que ça... de l'aimer.
Et malgré sa gentillesse et ses attentions constantes, je ne pense pas qu'il ressente d'amour pour moi non plus. Je ne suis pas le genre de personnes qui inspire ce genre de sentiments... Il avait une réputation de séducteur à Poudlard, et ça doit faire longtemps qu'il est seul, alors...
ooo
Madame Malfoy a envoyé un hibou... elle veut que son fils vienne la voir le plus rapidement possible pour régler certains détails... Draco a pali en lisant le parchemin.
« Ca fait plus d'un an qu'elle ne m'a pas invité, d'habitude elle vient me voir. Tu veux bien venir avec moi, chaton ? Je ne pense pas que ce soit une visite particulièrement agréable, et... j'aimerais bien que tu sois là… » J'ai accepté.
Un peu avant l'heure du thé, il m'a glissé dans sa poche et m'a emmené avec lui. « Je sais que t'aimes pas les déplacements par cheminette, mais il pleut et on arrivera directement dans le manoir, comme ça. » Il essayait de sourire mais je voyais bien qu'il semblait redouter l'entretient avec sa mère.
J'ai encore été secoué par une crise d'éternuement en arrivant au manoir Malfoy.
Evidement, Draco s'est moqué de moi, c'est vrai que je devais avoir l'air complètement ridicule à éternuer, comme ça, sans pouvoir m'arrêter. Mais au moins, il paraissait plus détendu après. « Ca me rappelle notre première rencontre » m'a-t-il soufflé à l'oreille.
« Draco, mon fils, comment vas-tu ? » chantonna la voix de Narcissa Malfoy.
Elle semblait toujours aussi éthérée que la dernière fois où je l'avais vue, un peu comme si elle avait lentement défait les attaches qui la retenaient sur terre, attendant que les derniers liens se défassent pour s'envoler...
« Bien Mère. Mais je suppose que vous ne m'avez pas invité pour le plaisir de boire du thé ensemble... Si vous me disiez ce qu'il y a ? »
« Pour cette fois, je laisse passer ton impolitesse, il y a plus important. »
Il eut un geste agacé de la main, attendant qu'elle en vienne au fait.
« Pourquoi ne m'as-tu pas annoncé que tu avais mis Pansy dans une situation délicate ? Tu sais bien que les préparatifs pour un mariage prennent du temps, et la bienséance veut que la jeune mariée ne tombe enceinte qu'après... As tu au moins demandé sa main à ses parents ? Elle semblait tellement désespérée quand elle est venue me voir... »
La main de Draco se serrait convulsivement sur moi. Il semblait désemparé de devoir briser les illusions de sa mère et fou de rage contre Pansy.
« Je n'ai pas demandé sa main pour la simple et bonne raison que je n'ai pas l'intention de l'épouser. Mon opinion à ce sujet n'a pas changé et ne changera pas. »
« Mais elle porte ton héritier, ton enfant. Cette situation est tellement embarrassante. Ton père et moi ne t'avons pas élevé de cette façon, tu dois assumer tes actes. Tu dis que tu ne l'aimes pas, mais ça ne t'a visiblement pas empêché de lui concevoir un enfant. Ce n'est pas si grave que tu aies fait une erreur, mais ton père et moi voulons que tu la répares, que tu l'épouses. Nous voulons que tu reconnaisses ton enfant. »
« Mère, ce n'est pas mon enfant. Pardonnez mon langage, mais je n'ai jamais couché avec Pansy. Je ne l'ai jamais touchée, ni même désirée. »
« Mais elle n'est pas tombée enceinte toute seule, tout de même ! » Narcissa agrippait le bras de son fils, déroutée.
« Mère, je... Elle m'a trompé. » Draco aussi semblait un peu perdu, hésitant à détromper les illusions de sa mère. Il me regarda et se reprit, continuant ses douloureuses explications.
« Et quand bien même j'aurais couché avec elle, je ne l'aurais pas fécondée. Depuis mon accident, je suis stérile, je ne pourrais jamais avoir d'enfant, et ne vous donnerais jamais l'héritier que vous voulez. »
« Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas vrai ! » Narcissa semblait perdue, accablée. Draco aussi souffrait de cette situation, je le sentais tressaillir nerveusement contre moi.
« Je suis désolé, Mère, de vous décevoir une fois de plus. Vous pouvez demander aux médicomages qui m'ont soigné, si vous voulez. Ils vous confirmeront mon état. Je ne pourrais jamais être père. Et je refuse de me marier à Pansy pour donner mon nom à son bâtard. »
« Draco, je suis tellement désolée. Je ne voulais pas... Je ne voulais pas te blesser. Je dirais à ton père qu'il n'y aura pas de mariage. M'accompagneras-tu à Azkaban ? »
« Non, Mère, je n'irai pas. Je vais rentrer, si vous voulez bien m'excuser. »
« Oui, je comprends. Je suis désolée, mon fils. »
ooo
Rentré à son appartement, Draco se laissa glisser le long d'un mur. Il se dégageait une telle tristesse de lui à ce moment.
Je frottais ma tête contre ses chevilles, cherchant à attirer son attention, mais il me repoussa. « Vas-t-en, chaton, laisses-moi.»
Il avait l'air tellement désemparé, peu sûr de lui. Pourtant, il m'avait demandé de venir avec lui, il savait que j'allais entendre des choses indiscrètes et personnelles. Il m'avait fait une immense preuve de confiance en m'emmenant avec lui...
Et maintenant qu'il était en morceaux, il ne voulait pas que je le console ? C'était mal me connaître ! Les Potter avaient toujours eu tendance à n'en faire qu'à leur tête, particulièrement quand il s'agissait de braver un interdit.
Je bondis sur ses bras, qui entouraient ses genoux repliés contre lui, et me faufilai au creux de son ventre. Mais il me repoussa encore, plus fort, m'envoyant rouler sous un fauteuil.
« Potter, dans les mots 'laisses-moi' et 'vas-t-en', qu'est ce que ton cerveau atrophié ne comprend pas ? Je veux que tu me laisses seul. Je n'ai pas besoin de toi, je n'ai besoin de personne, tu m'entends ? Personne ! » cracha-t-il avec hargne.
Il baissa la tête, et accrocha ses mains pour éviter de montrer leur tremblement. « Je ne mérite personne... » reprit-il d'une voix si triste, si faible que je me demandai si je l'avais vraiment entendue.
Plus que son rejet, sa souffrance rentrée me faisait mal. Et puisque mon petit gabarit ne faisait visiblement pas le poids pour lutter contre sa colère, je me retransformai, et m'approchai doucement de lui.
Je n'avais jamais été très doué pour consoler les gens, je n'étais pas très à l'aise dès qu'il s'agissait de contact physique avec les autres. Les Dursley m'avaient élevé comme ça, sans sourires, sans bisous avant de dormir, sans jamais me prendre dans leurs bras, sans jamais me toucher si ce n'est pour me punir.
Mais si le chat que j'étais auparavant pouvait câliner Draco pour le consoler, je le pouvais aussi, non ? Alors je m'approchais jusqu'à le toucher, et l'entourais de mes bras, guidant sa tête sur mon épaule. Je me sentais horriblement maladroit.
« Ne dis pas ça, Draco, tu es quelqu'un de vraiment merveilleux. Personne ne devrait jamais vivre dans la solitude, ne me rejettes pas. S'il te plait. Parce que toi tu n'as peut-être pas besoin de moi, mais moi j'ai besoin de toi. Laisses-moi rester avec toi. »
Je frottais son dos d'une paume, mon autre main caressant ses cheveux dans un geste d'apaisement.
« Tu ne comprends pas, chaton. C'est moi qui ne te mérite pas. Ce serait égoïste. Alors vas-t-en. Vas-t-en avant qu'il ne soit trop tard. »
« Non. C'est toi qui ne comprends pas. Tu es bien plus gentil, courageux et formidable que la plupart des gens que je connais. Pourquoi dis tu que tu es égoïste ? Au contraire, c'est moi qui profite de ta gentillesse. »
Il se dégagea brusquement de mon étreinte et me regarda, une lueur désespérée dans les yeux.
« Je ne suis qu'un foutu égoïste ! Tu veux savoir la vérité ? La vérité, c'est que je voudrais désespérément que tu restes avec moi ! Tu entends ? Je crève de peur à l'idée que tu t'en ailles parce que tu iras mieux ! Je t'aime et je suis indigne de toi. Depuis que tu es arrivé, c'est moi qui profite de ta présence ! Parce que je peux te regarder, te toucher, te parler, te faire rire... Alors arrêtes d'être faussement compréhensif, et vas-t-en, s'il te plait, vas-t-en. »
« Je… je ne comprends pas. Et puis, pourquoi dis-tu que tu es indigne ? »
« Je croyais que c'était pourtant clair, Potter. Je ne suis pas un homme, je suis un moins que rien, infirme et stérile ! Une imperfection ! Une erreur de la nature ! Je ne suis digne de personne ! Je le sais, et pourtant je continue à vouloir que tu restes, à profiter de toi. Je t'ai même embrassé une fois pendant que tu dormais ! Je suis quelqu'un de profondément méprisable. »
« Ne dis pas ça. C'est pas vrai. Pourquoi tu l'as fait ? »
« Parce que j'en avais envie, parce que tu étais si beau... Maintenant vas-t-en. »
« Non. Embrasses moi »
« Pourquoi ? Ce n'est pas un jeu, Potter ! »
« Parce que c'est pas bien de profiter des gens pendant leur sommeil, et parce que je veux voir à quoi ressemble un baiser donné par Draco Malfoy. Embrasses-moi. »
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Je suis toujours 'reviewivore', alors si vous voulez lire la suite, pensez à me nourrir de reviews, et je me dépêcherais de publier la suite (surtout que la fin de ce chapitre est plutôt frustrante, non?)
En tout cas, merci à tous ceux qui m'ont reviewé jusqu'ici... plus de 200 review! Quand j'ai commencé cette fic, je n'aurais jamais cru en mériter et en recevoir autant, et ça fait vraiment plaisir de voir que vous continuez à me lire (je retrouve toujours les même lecteurs-revieweurs acharnés avec plaisir, et les nouveaux reviewers avec bonheur). Alors merci!
