Titre : Reste avec moi
Auteur : coqcigrue
Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire… SLASH HPDM
Petites Notes en vrac :
ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.
Ah, et petite précision, il y a un début de commencement de petit lemon dans ce chapitre, alors ceux qui ne veulent pas lire, soyez prévenus… j'ai un peu honte de revenir après une si grande absence avec ce genre de chapitre, mais j'espère que vous l'aimerez quand même.
C'est le dernier chapitre écrit que j'ai d'avance, alors je ne sais pas quand arrivera le prochain, mais je vais essayer de récupérer mon inspiration pour ne pas trop vous faire attendre.
Je m'excuse pour ce retard horriblement et cruellement long avant cette update, mais j'ai quelques excuses… peut être… pardonnez moi, soyez indulgents… j'ai trouvé du travail, déménagé, eu des problèmes avec mon ordi, l'inspiration m'a fuit… et en plus une mauvaise grippe m'a attaquée sauvagement… mais j'ai bon espoir que tout rentre dans l'ordre.
Et puis je voulais féliciter « Lo hana ni » pour m'avoir envoyé ma 222ème review, elle m'a demandé un Harry-Drago, que je lui écrirais dans un futur proche… j'espère (mais je ne sais pas encore quand, même si j'ai un petit début d'inspiration à faire grandir…) Ne te désespère pas, c'est pour bientôt.
Et j'ai une petite annonce à passer… (Y'a encore quelqu'un qui lit mes petites notes en vrac, ou tout le monde est déjà parti lire le nouveau chapitre ?) Comme je compte bien continuer à publier et que je déteste les fautes d'orthographe, je recherche un elfe de correction… avis aux amateurs.
Bonne lecture
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Chapitre 8
C'était le baiser le plus merveilleux qu'on m'ait jamais donné.
J'avais fermé les yeux, frissonnant d'anticipation quand l'une de ses mains s'était aventurée sur ma nuque, la caressant doucement du bout du pouce. Puis ses lèvres s'étaient doucement posées sur les mienne, s'éloignant un court instant pour revenir me mordiller gentiment, sa langue s'était mêlée à la mienne dans une caresse d'une extrême tendresse…
Si j'avais pu avoir le moindre doute concernant ses sentiments à mon égard, ils s'étaient envolés avec ce baiser. Je ne savais pas vraiment où j'en étais, mais je n'aurais quitté ses bras pour rien au monde.
Il me regardait tendrement, avec un peu d'anxiété tout de même, ne sachant comment j'allais réagir à tout ça. Il me faisait penser à un petit garçon qui aurait reçu un cadeau de noël tellement beau qu'il se demande si c'est vraiment pour lui, s'attendant inconsciemment à ce que quelqu'un vienne le détromper et échange le cadeau.
Je m'empressai de le rassurer en glissant mes bras autour de son cou et en l'embrassant à mon tour. Nous devions former une drôle d'image, tous les deux agenouillés par terre, devant la cheminée, enlacés, s'embrassant comme si notre vie en dépendait.
Je me relevai et le pris par la main, l'entraînant vers le fauteuil qui était devant la baie vitré, celui où il me faisait la lecture. Sauf que cette fois, il n'était pas assis avec un chat sur ses genoux. Je m'étais approprié son fauteuil, l'attirant sur les miens.
« Je suis désolé pour les horribles choses que je t'ai dites. Reste avec moi. Pour toujours. S'il te plait. » Il caressait doucement la paume de ma main de ses doigts, son magnifique regard me suppliant.
« Je ne suis pas facile à vivre, tu sais. » répondis-je en l'embrassant à nouveau.
D'un geste gracieux, il attrapa sa baguette et conjura une rose rouge, qu'il me tendit. « Je sais. Moi non plus. Mais je t'aime comme ça. Reste… »
« Je ne savais pas que tu étais si romantique. D'accord, je reste. Et je crois que je t'aime aussi.»
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Nous ne voulions pas bouger et n'avions pas vraiment faim ni l'un ni l'autre, mais il avait fait venir un dîner léger de la cuisine. Des sandwichs avec un verre de lait pour moi.
Quand je lui ai dit que je m'étais habitué à avoir mon lait, il s'est beaucoup moqué, me demandant si j'avais aussi l'intention de continuer à déchiqueter son journal et uriner sur les articles de Rita Skeeter…
Mais même s'il est moqueur, il est merveilleux. Il ne voulait pas que je saute un repas. Il a tellement d'attentions pour moi que je me sens presque confus.
La nuit était déjà tombée et les étoiles scintillaient quand il se leva pour aller se coucher. C'était notre première nuit en tant que couple, et je me sentais un peu nerveux. Je n'avais pas envie d'aller trop vite, mon cœur bouillonnait encore d'un trop plein d'émotions, et même si je l'aimais, je ne me sentais pas prêt.
Il m'entraîna vers le lit, m'embrassant toujours pendant qu'il commençait à défaire les boutons de ma robe de sorcier. J'emprisonnai sa main dans la mienne, l'empêchant de descendre plus bas.
« Draco, s'il te plait. Je… ça va un peu trop vite pour moi. Je t'aime, mais je ne suis pas prêt. Pas encore. Je suis désolé. »
« Non, chaton, tu n'as pas à t'excuser, c'est moi qui suis désolé. » Il semblait tellement déçu que je me sentais presque coupable de mon attitude. « Est-ce que tu veux quand même bien rester dormir avec moi ? »
« Je crois même que je ne pourrais pas dormir si t'es pas contre moi. C'est juste que… j'ai un peu peur. Je… Pardon. Tu sais, ce n'est pas contre toi. C'est juste que… je ne suis jamais sorti avec un garçon avant… et même avec les filles, je n'ai jamais… Je… laisse-moi juste un peu de temps. »
« C'est pas grave, chaton, on a tout notre temps, d'accord ? Et tu es adorable quand tu rougis. »
« Merci » Je l'embrassai doucement, heureux d'avoir un petit ami si compréhensif.
« Ca ne te dérange pas de dormir torse nu ? S'il te plait. »
« Je… mon torse n'est pas très beau, on voit toutes mes côtes. »
« Je l'aime bien, ton torse, moi. Quand on le gratouille, ça ronronne… »
Cette nuit-là je m'endormis au creux de ses bras, nos deux torses nus l'un contre l'autre. Je me sentais à ma place, vraiment. C'est la sensation la plus merveilleuse que j'ai jamais ressentie.
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Draco me réveilla d'une multitude de baisers sur la nuque et le dos.
« Je t'aime »
« Bonjour. Je t'aime aussi »
« Si tu m'aimes, tu veux pas aller me préparer un café ? S'il te plait, chaton ? Je me prépare et j'arrive dans deux minutes. »
« J'aurais dû m'en douter, une déclaration si tôt le matin, ça cache forcément quelque chose » continuai-je d'un ton espiègle. « Je peux t'aider à mettre ta crème ? »
« Tu n'es pas obligé, tu sais. C'est plutôt répugnant et… »
« Moi j'aimais bien le faire, pourtant. J'avais l'impression de partager un moment privilégié avec toi, quelque chose d'intime. Ne te moques pas, je… ça me fait presque autant fantasmer que quand tu me donnais un bain sous ma forme de chat. »
« D'accord. » répondit-il en me tendant le petit pot d'onguent « Mais laisse moi te dire que tu as des fantasmes plutôt bizarres. »
Je ne sais pas pourquoi il réagit comme ça. Enfin, si, j'imagine bien que pour quelqu'un qui était si beau, si parfait, ces trois griffures qui troublent l'harmonie de sa peau blanche, ça doit être affreux, mais moi je trouve que ça le rend plus sexy.
Il a raison, je dois être bizarre. C'est juste que… ça lui donne un petit côté, je ne sais pas, guerrier ou aventurier. S'il a été torturé par Voldemort, c'est parce qu'il était espion… pendant la Guerre, il a mis sa vie entre parenthèse, a subi des chose terrible pour nous aider, me protéger…
Ca lui donne le charme de quelqu'un qui a eu une vie dure et qui a survécu malgré tout, l'image de quelqu'un d'extrêmement courageux, quelqu'un de magnifique, aussi bien dedans que dehors…
Merlin ! Je crois bien que je suis terriblement et irrémédiablement amoureux !
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Je pense que Blaise a été plutôt surpris le premier jour où il nous a surpris à nous embrasser, assis sur le même fauteuil. Mais il a eu l'air très content pour nous. Je lui ai dit de ne rien dire à Ginny, je préfère le lui annoncer moi-même.
Draco a proposé qu'on les invite tous les deux à dîner le soir même. J'en profiterai pour lui demander si mon filleul est né, comme Hermione est sa belle-sœur, elle doit sûrement suivre ça de très près.
Je culpabilise un peu de ne pas avoir été là pour 'Mione, mais… j'aurais plus été un boulet qu'autre chose, je crois.
J'ai repris une meilleure apparence, même si je suis encore un peu maigre. Il faut dire que Draco est un bon cuisinier aussi et qu'il refuse de m'embrasser si je n'ai pas fini mon assiette.
Et je n'ai plus touché à une seule goutte d'alcool. Ca fait un peu fleur bleue, mais je ne suis plus dépendant qu'à une seule chose, Draco.
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Ginny et Blaise sont venus manger chez nous, ce soir.
Ginny était toute pimpante et m'a semblé un peu moins fatiguée que dans mon souvenir. Bill et Fleur attendent un heureux évènement et avec l'accouchement d'Hermione qui est plus qu'imminent, Molly se remet doucement. Alors elle est un peu plus libre et passe plus de temps avec Blaise.
Quand je lui ai dit que j'avais compris pour eux deux en mangeant ses biscuits, elle a rougi, et Blaise semblait gêné. Ils forment un couple très mignon tous les deux. Elle m'a demandé comment j'étais arrivé jusqu'ici alors que tout le monde me croyait en France dans l'institut de Psychomagie.
Elle a trouvé ça tellement romantique… Du coup, elle m'appelle 'chaton', elle aussi maintenant. Mais je lui en ferais passer le goût, il n'y a qu'une seule personne qui a le droit de m'appeler comme ça ! Non mais !
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On a été se promener sur la plage aujourd'hui. C'était ma première sortie depuis mon adoption, et aussi la première fois que Draco n'avait pas jeté son sort d'illusion pour cacher son handicap. Même s'il n'y avait presque personne à cause du temps plutôt froid, c'est quand même un grand progrès pour les deux ermites solitaires que nous sommes.
C'est lui qui m'a poussé à sortir, et j'en suis heureux. Il est temps d'affronter ma peur des gens. Il marchait en boitant un peu, mais je trouve vraiment que ça ne diminue en rien son charme. Et je le lui ai dit.
« Alors comme ça, Monsieur Potter, vous me trouvez séduisant ? Sachez que je vous trouve vraiment extrêmement charmant vous aussi. Peut-être devrions nous un peu plus faire profiter le monde sorcier de notre présence sexy ? »
Je lui ai répondu que ma première visite officielle serait pour Hermione et son petit bout, et que je serai absolument ravi qu'il m'accompagne. Officiellement. Peu importe le qu'en dira-t-on.
Evidemment, une averse nous a surpris au milieu de nos bonnes résolutions, enfin, de nos baisers plus exactement, et nous avons dû rentrer nous abriter. Nous étions trempés.
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Draco m'a laissé utiliser la salle de bain en premier, puis il a pris la place. Pendant ce temps un hibou est arrivé. J'ai cru reconnaître celui de Blaise. Les mains tremblant un peu, j'ai déchiré l'enveloppe, manquant de déchirer le parchemin en même temps.
Puis, les mots parvenant enfin à traverser les brumes de mon cerveau, je me précipitai dans le couloir, et ouvris violemment la porte de la salle de bain en hurlant, tellement vite que les mots se chevauchaient « Draco, vite ! C'est 'Mione, le bébé, Ste Mangouste, vite ! »
« Oui, chaton, tu disais ? » me répondit-il de sa voix calme, légèrement essoufflé.
« 'Mione, le bébé, elle accouche » continuai-je, sans reprendre mon souffle. Puis je me rendis compte de la situation, et piquai le plus monstrueux fard de ma courte vie.
Draco était nu, dans la baignoire, les yeux brillants et les joues rosies. Une main reposait sur son torse, pendant que l'autre s'était arrêtée de bouger, plus bas… beaucoup plus bas.
Et la mousse du bain commençait à se dissiper, dévoilant impudiquement ses doigts entourant sa verge tendue.
Merlin ! Il était en train de se masturber.
Et je l'avais surpris.
C'était l'image la plus voluptueuse que j'ai jamais vue. J'avais chaud, et me sentais durcir à mon tour. Il était plus que bandant. Merlin, il fallait que je m'éloigne. C'était trop indiscret.
Je m'entendis bégayer une vague excuse « Pa… Pardon, je… je ne voulais pas, … je ne savais pas, je suis désolé, vraiment désolé, je vais te laisser, pardon… » Je commençai à me détourner pour sortir, quand il reprit.
« Tu peux rester, chaton, ça ne me dérange pas que tu regardes, au contraire »
Puis, me regardant toujours dans les yeux, il recommença lascivement à faire descendre et remonter sa main le long de son sexe. Alors, le souffle court, je m'assis sur le rebord du lavabo, et le regardai. Il était tellement beau à cet instant.
Ses cheveux mouillés laissaient s'échapper de petites gouttes d'eau, qui glissaient paresseusement le long de son torse, contournant un téton, suivant un chemin imaginaire tracé par ses doigts, puis se fondaient dans l'eau du bain, parcourue par de petites vaguelettes.
Il ne me quittait pas des yeux et semblait encore plus inspiré par ma présence. « Enlèves ta chemise, chaton »
Sans me soucier de l'indécence de la situation, je m'exécutai, défaisant lentement les boutons, puis laissant le vêtement glisser à terre.
« Ton pantalon » J'étais totalement hypnotisé par les mouvements de sa main, qui ralentissait, comme pour m'attendre.
« Caresses-toi » Son souffle se faisait plus court, il était l'image même de la sensualité, de l'érotisme. Je ne pus retenir un gémissement. Il se laissait aller au plaisir avec un tel abandon, me regardait avec une telle passion…
Exacerbé comme il ne l'avait jamais été auparavant par une situation… délicieusement libertine, mon désir en devenait presque douloureux. Il était tellement beau, tellement voluptueusement indécent, tellement… tellement lui.
Toute pudeur évaporée, j'ôtai mon boxer avant qu'il ne me le demande, et commençai à me caresser, suivant le rythme lent qu'il s'imposait. J'ancrai mes yeux dans les siens, craignant de me perdre si jamais je les quittais.
Ses yeux couleur tempête étaient magnifiques, dépourvus de la froideur qui les habitait pendant notre jeunesse, ils brûlaient, dévoilant chacune de ses pensées intensément. J'y lisais son désir, bien sûr, mais aussi une tendresse sans borne et un amour tellement fort…
Il ne nous fallut pas longtemps pour nous libérer, atteignant la jouissance au même moment, criant le prénom de l'autre.
« Tu es tellement beau, comme ça, quand tu jouis » l'entendis-je m'avouer d'une voix encore rauque, alors que je reprenais mon souffle, me remettant lentement de l'intensité de mon plaisir.
« Toi aussi, tu es magnifique » Je descendis de mon perchoir, m'assis sur le rebord de la baignoire, et l'embrassais fougueusement. « Mais je veux plus, je veux te donner du plaisir. »
Il sourit en reprenant mes lèvres, puis chuchota à mon oreille « Tu crois que tu pourrais te retenir encore un peu, chaton ? Je crois qu'un bébé t'attend… »
« Merlin ! J'avais oublié ! »
Je me précipitai à nouveau sous la douche pour me laver rapidement, me séchai plus que sommairement, et couru à droite et à gauche pour m'habiller, tendre un drap de bain à Draco, rassembler mes vêtements éparpillés sur le sol de la salle de bain, voler un baiser à Draco, repartir renvoyer le hibou à Blaise, embrasser Draco, vérifier mon apparence dans une glace, reboutonner correctement ma robe de sorcier, essayer d'empêcher Draco de me décoiffer pendant qu'il m'embrassait, passer en coup de vent au Square Grimmaurd pour prendre le cadeau du bébé et revenir chez Draco.
Quand nous fûmes enfin prêts, quelque peu débraillés par la précipitation, mais prêts quand même, il me prit la main, et nous transplanâmes à Ste Mangouste.
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