Note : voilà la suite. Laissez moi des reviews please !!!

Note1 : pensées en italiques

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Le brun se leva et s'approcha de son coéquipier.

- Tsuzuki : je suis toujours un bon à rien…

- Hisoka : pourquoi dis tu ça ? Esmelyna à l'air très heureuse.

- Tsuzuki : oui, avec elle je me suis amélioré ; mais toi, je te fais pleurer.

Il essuya d'un doigt une larme qui roulait encore sur la joue du jeune homme.

- Hisoka : ce n'est pas de ta faute si je suis empathe…

Il se releva à son tour et, ne sachant que dire, décida de faire le repas. Dehors, la pluie se calma peu à peu et fut remplacée par un terrible orage. A intervalle régulier, un bruit assourdissant brisait le silence environnant. Dans le ciel noir encre, on pouvait parfois apercevoir des zébrures dorées. Les deux shinigami s'installèrent à la petite table en bois afin de prendre leur repas : du riz au curry avec du poulet.

- Tsuzuki : quand Esmelyna était enfant, tu sais ce qu'elle croyait qu'était la pluie ?

- Hisoka : non.

- Tsuzuki : les larmes des morts. J'ai toujours trouvé ça très beau.

- Hisoka : c'est vrai.

Le reste du dîner se fit dans le calme, chacun étant perdu dans ses pensées.

- Tsuzuki : je vais prendre l'air, je reviens.

Le tonnerre gronda encore plus violemment et la lumière s'éteignit, plongeant le chalet dans l'obscurité la plus totale.

- Tsuzuki : il a peur du noir…

Le brun s'approcha de son coéquipier et lui prit la main.

- Tsuzuki : vient, on va prendre les bougies qu'il y a dans le placard.

Le plus jeune obtempéra jusqu'à ce que les flammes des bougies apparaissent dans la pièce. Il retira alors violemment sa main de celle de Tsuzuki.

- Tsuzuki : c'est mieux comme ça Hisoka ? Je vais essayer de trouver le disjoncteur ou un groupe électrogène de secours, pour qu'on ne reste pas trop longtemps sans lumière.

- Hisoka : pourquoi tu fais ça ?

- Tsuzuki : tu n'aimes pas l'obscurité totale, comme les soirs de nouvelle lune.

Il voulut s'approcher de lui pour le rassurer, mais il le jeune recula vivement, en colère.

- Hisoka : je suis pas un enfant !!! Je veux pas que tu joues au père protecteur avec moi !!! C'est pas ça que je veux !!! J'ai pas besoin de toi !!!

Et même dans la pénombre, le brun put apercevoir les larmes qui coulaient sur les joues pâles du jeune homme.

- Tsuzuki : dans ce cas je m'en vais.

Il sortit de la cabane et s'assit un peu plus loin sur un rocher isolé. Pendant ce temps, à l'intérieur, Hisoka installa les bougies sur le côté droit de son futon et s'y allongea.

- Hisoka : désolé Tsuzuki… Mais ta protection paternelle je n'en veux pas, c'est ton amour que je souhaite…

Dehors, le vent soufflait fort mais Tsuzuki s'en moquait. Il soupira et leva la tête vers le ciel. Cachée derrière de nombreux nuages, on pouvait entrevoir le reflet de la lune. Il se leva afin de s'expliquer avec son coéquipier. Il entra doucement dans la maisonnette et sourit. Il alla s'asseoir sur son futon, à côté de celui d'Hisoka.

- Tsuzuki : les flammes des bougies t'enveloppent d'une délicate lumière qui t'apaise. Ta peau si pâle semble rayonner dans la nuit, dans MA nuit. Allongé sur le dos, tu dors mais ne sourit pas. Pourquoi faut-il que les cauchemars hantent les rêves d'un ange ? Pourquoi ne comprends-tu pas que tu n'es plus seul ? Je n'ai ni pitié ni compassion pour toi… juste de l'amour. Et ça, tu ne le vois pas. J'ai aimé quelqu'un de mon vivant, mais c'était il y a longtemps… Depuis je suis mort, et les pages de mon histoire se sont tournées. Laisse-moi, rien qu'une fois me perdre dans tes yeux, tes yeux émeraude, les plus belles pierres précieuses qu'il m'a été donné de voir. Je sais que je suis maladroit et parfois complètement irresponsable et immature. Cependant, quand il s'agit de toi, je deviens sérieux. Je vois ton corps mince trembler sur ce futon. N'aies plus peur mon ange, je suis là, tu n'es plus seul.

Il s'allongea et prit doucement le jeune homme dans ses bras.

- Tsuzuki : dors tranquille et n'aies plus peur. Dors mon ange…

Il ferma les yeux et s'endormit à son tour.

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Esmelyna se rhabilla, quitta le lit où dormait le docteur Muraki et quitta la villa. Elle tenait un dossier avec de nouvelles informations. Un jour, elle pourrait venger la mort de sa mère, la sienne, ainsi que les souffrances de son père. A ce moment-là, elle n'aurait plus besoin du docteur. Une fois sortit de la forêt, elle s'arrêta devant un magasin et s'observa dans la vitrine. Elle avait les mêmes yeux et des airs de son père, mais elle ressemblait plus à sa mère. D'ailleurs, la jeune fille cachait souvent son corps par des vêtements trop grands et se protégeait excessivement du soleil. Cette habitude lui venait de son vivant où les autres se moquait de son apparence, surtout en été. Etait-ce de sa faute, si le soleil rendait sa peau magnifiquement dorée ? Qu'y pouvait-elle si elle avait hérité de la beauté méditerranéenne de sa mère ? Absolument rien, mais les autres ne l'avait jamais compris. Ils se contentaient de blâmer son père pour aimer une étrangère. Ils étaient vraiment tous stupides. Elle poursuivit son chemin et leva la tête vers le ciel. Tant d'étoiles et tant d'anges vivaient là-haut. Elle aurait pu les rejoindre, mais elle a choisit une autre voie. Tant pis. Elle ne les reverrait probablement jamais… Eux deux… Sa mère et lui… Elle ferma les yeux et secoua la tête pour chasser les sombres pensées hantant sa mémoire.

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Quand Hisoka se réveilla, il se sentait étonnement bien. Il en trouva vite la cause : celui qu'il aimait l'enlaçait. Le rouge lui monta violemment aux joues et il se leva précipitamment, trébuchant sur les restes de bougies et manquant de rentrer dans la table. Le bruit tira Tsuzuki des bras de Morphée. Il se frotta les yeux, et comprit rapidement que son petit ange s'était levé. Il feignit l'innocence et se redressa.

- Tsuzuki : salut.

- Hisoka : bon-jour.

Il était toujours confus et gêné d'avoir dormi dans les bras de son coéquipier et n'arrivait pas à le regarder en face.

- Tsuzuki : bien dormi ?

- Hisoka : oui… Désolé de m'être énervé hier.

Le brun sourit et passa derrière lui, avant de s'approcher de son oreille.

- Tsuzuki : je t'en veux pas, t'inquiètes pas.

Sentir le souffle de Tsuzuki si près de son cou, fit rougir encore plus le shinigami. Gêné, il rassembla rapidement ses affaires, sous le regard amusé du brun.

- Hisoka : faut partir ! Ce foutu stage est terminé !!

Et, plus rapide que l'éclair, il ouvrit la porte et quitta la cabane.

- Tsuzuki : et mon petit déjeuner ????

Ce fut ainsi que se termina ce (merveilleux) stage de communication.

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Le docteur Muraki était assis sur son balcon et prenait le soleil. Il réfléchissait au meilleur moyen d'utiliser Esmelyna pour attirer Tsuzuki et Hisoka dans ses griffes. Cette fille était vraiment très utile. Dommage qu'elle ne soit pas réellement de son côté. Enfin, tout peut changer…

A suivre…

Prochain chapitre : Tatsumi et Watari, Hisoka a disparu !!