400 ans plus tard
Gwenaël trainait dans les rues sombres de Londres alors que la petite horloge indiquait minuit et sonnait avec bruit. Elle avancait d'un pas léger de chat, et, lorsqu'elle arriva dans un de ces quartiers douteux que les Hommes évitent de fréquenter, elle se tourna violement .
Draco marchait furtivement, hâtivement dans une ruelle obscure. Son expression avait bien changée depuis toutes ces années...Son teint était maladif, ses yeux de fers s'étaient éteints, et un fantôme senblait hanter son ombre en permanence. Des poubelles crevées jallonaient chaque mètre du sol boueux et terne.
Gwnaël sourit. Des pas se rapprochaient, et son intense regard émeraude perça l'épais mur de béton noirâtre, d'où dégoulinait de l'eau croupie.
Draco surgissait à peine de cette rue sinueuse, qu'en relevant sa tête pâle, une superbe jeune femme bondit sur lui, une légère lame dans la peau. Elle le culbuta avec hargne, et leurs deux regards se croisèrent, un instant.
Qui n'a pas été bléssé par Vénus ?
Draco dévisagea la sauvageonne. Des lueurs foisonnaient dans ses immenses yeux cristallins, de la détermination. Sa poitrine frémissait doucement. Sa gorge un peu brune se soulevbait régulièrement. Son bras sale était posé sur son menton, et Gwenael semblait défier l'homme du regard.
Que fais tu là toi, tu devrais éviter de trainer ici, fils à papa...
Il y est des choses, bel ange, que personne ne doit savoir.
L'homme començait à déployer sa carure atlétique, nonchalement, tandis que son frêle agresseur, un rictus de dédain fiché dans son expression narquoise, souriait, impassible.
Ne cherches pas à t'enfuit, sinon ce sera ta vie qui filera entre tes doigts.
Que veux tu ?
Moi, mais rien ...
Maigre distraction qu'une personne comme moi.
Vraimment, je ne te trouve pas si incipide que ça, surtout quand cette sublime lueur enchante tes yeux appeurés.
Brutalement, sans réfléchir, Draco s'empara de ses lèvres. Il passa un bras tendre autour du cou de la jeune femme, étonné, qui répondit par un étreinte, coulante et pleine de pureté. Un boucle brune se sépara de sa crinière et caressa le visage de Draco. Un envie sanguinaire parcourue soudain le corps du jeune homme, intense, irriguant chacun de ses menbres, uns a uns, les traversant, douleur langoureuse, excitante. Ses lèvres brulantes de baisers remontèrent le long de sa joue douce, quand Gwenael se cabra.
Non, je ne suis pas aussi stupide que tu ne le crois.
Vraiment ? Alors pourquoi me laisses tu t'approcher ?
Un grondement assourdissant se rapprocha et un zepplin chargé de munitions.
La guerre avait commencé. C'était il y a 20 ans de cela. L'invasion avait progressé depuis le Sud, remontant progressivement, détruisant toute résistance avec une fureur bestiale, sans épargner qui que ce fut. Des brasiers ardents consumait tout, impitoyables. La demeure Malefoy, autrefois ombragé d'ormes, de peupliers, de micocouliers, ressemblait désormais à un vaste champ de ruines, peuplé d'innombrables squellettes décharnés qu'étaient devenus ces arbres.
La caracasse imposante et effrayante fit naître un doute dans l'éclat de ces deux yeux, un imperceptible doute, une once de peur, aussi.
Depuis quand, tu as de la pitié toi ?
Depuis quelques minutes.
Tu vas quand même pas trahir Herm ?
Je ne la trahit pas, je ne l'ai pas connue...
Quoi ?
Elle aurait voulu me voir heureux.
Même avec une putin de bas étage ?
Oui.
Mais maintenant , lui murmura son odieuse mauvaise consicence, Cela fait trop de temps que tu jeunes. Vampire de nuit, imperceptible chasseur de ces nuits, TUE LA !
La silhouette de Gwenael s'était soudain recroquevillé, petit animal tériffié, fauvette, hermine, traqué dans l'obscurité de Londres, Londres bonbardés.
Pourquoi elle réagit comme ça ?
C'est une Enfant de la guerre...
Enfant de la guerre.
Tu n'a pas connu tes parents
Tu erres,
Tout le temps,
-
Un obus a éclaté,
Tes yeux, petite enfant, qu'est ce qu'ils reflétaient?
Y'avait la mort, Y'avait de la peur.
Et dans ce vacarme, y'avait tes pleurs.
-
L'orage plane toujours,
Le grondement est là, sourd,
Et porte sa menace,
Dans le ciel, tenace...
-
J'ai faim,
J'ai froid,
Je me demande, c'est la fin ?
Et j'entends les bombes,
Ces engins qui tombent,
Des gargouilles, pour la dernière fois.
Parce qu'ajourd'hui, c'était à côté de moi,
Que la dernière à explosé.
Sa te prend souvent de chanter ?
C'était ce que Narcissa me disait, quand elle voulait m'effrayer.
La voix de Gweneal retentissait, mais Draco n'écoutait pas. Elle l'appellait, mais il n'entendait pas. Elle pleurait, elle le serrait, mais il ne comprenait pas.
Le zepplin conservait ses positions, porteur d'une ivre épouvante, au dessus de cette ruelle noire, de ce couple subit.
