Voici un autre chapitre.
Quelques mises au point côté Coeur!
J'ai à répondre à une review :
Zabou: C'est bien Harry et Hermione que Ron apperçoit, et il a bien vu... je n'en dis pas plus...
Merci à tout ceux qui m'écrivent des reviews!
Bonne Lecture!
Je serai toujours là
Hermione couru jusqu'à la salle commune bousculant tout le monde dans son passage. Ginny et Harry la virent entrer brusquement dans la tour. Sans leur prêter un regard, elle monta jusqu'à son dortoir enjambant les marches quatre à quatre.
" Hermione! lança Harry.
Hermione ne répondit rien puisqu'elle était déjà hors de vue. Un grand fracas indiqua qu'elle avait fermé violemment la porte de son dortoir.
" Est-ce qu'elle pleurait? demanda Harry à Ginny.
" Je crois bien qu'oui, répondit Ginny qui garda les yeux sur les escaliers.
" Je vais aller voir ce qu'elle a, dit Harry.
" Tu ne peux pas monter Harry, dit Ginny qui stoppa du bras la marche du jeune Potter. Tu te souviens, les escaliers.
Harry se souvenait trop bien quand Ron voulu monter dans les dortoirs des filles, les escaliers se transforma en toboggan et Ron se retrouva les quatre fers en l'air.
" Ah! Oui, c'est vrai.
" Je vais y aller. Toi, débrouilles-toi pour trouver Ron et lui demander ce qui se passe.
" S'il a un problème avec moi, c'est à lui de venir m'en parler.
" Harry… dit-elle les mains sur les hanches.
" Très bien, très bien! J'y vais, mais je ne crois pas que ça va servir à grand chose, il a la tête dure, tu sais, ton frère.
" C'est de famille, dit-elle en se dirigeant vers les escaliers.
" Je m'en étais aperçus, ricana Harry pour lui-même en regardant la jeune femme monter les escaliers.
En arrivant à la porte de la chambre d'Hermione. Ginny frappa et entra. Elle la vit coucher sur son lit, la tête enfouit dans son oreiller. Parvati essayait désespérément de la consoler, mais elle n'y arrivait pas. Elle donna donc le relais à Ginny en lui disant simplement :
" Ton frère…
Puis elle sortit de la pièce en refermant la porte derrière elle.
" Hermione, qu'est-ce qu'il s'est passé? demanda la rouquine en s'assoyant sur le lit de la préfète.
" C'est Ron…, sanglota Hermione.
Elle s'assit dans son lit et essuya ses yeux rougis par les larmes qu'elle avait versées.
" On s'est disputé, dit-elle finalement.
" Mais… vous vous disputez tout le temps Hermione, dit prudemment Ginny.
" Je sais, mais aujourd'hui ce n'était pas pareils. Il m'a appelé Mademoiselle je-sais-tout.
Ginny étouffa un fou rire puis répondit :
" Je suis désolé, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu pleurs. Il doit t'appeler comme ça une dizaine de fois par semaine…
" Je sais bien, répondit Hermione un peu honteuse. Mais il l'a dit si froidement, avec tant de méchanceté que ça m'a donné l'impression qu'il allait dire Sang-de-Bourbe.
" Ron ne dirait jamais un chose pareil, s'exclama Ginny horrifiée.
" Je sais.
Il était évident que Ron n'aurait jamais osé dire une chose pareille, même y penser, il ne le ferait pas. Mais cette froideur qu'elle avait perçue dans ses yeux quand il l'avait envoyé balader, elle ne la connaissait pas dans ses yeux à lui. Dans ceux de Malfoy c'était une perpétuelle lueur, mais dans ceux de Ron, c'était comme si un volcan crachait de la glace au lieu du feu. Elle ne comprenait pas. Elle savait que leurs disputes étaient fréquentes, qu'il l'appelait Mademoiselle-je-sais-tout plusieurs fois semaine et qu'en aucun cas il ne l'appellerait Sang-de-Bourbe, comme Malfoy qui prenait un malin plaisir à le faire, mais son comportement de tout à l'heure l'avait blessé. Elle avait sentit qu'il était en colère, une vraie colère noire, que seul un Weasley peut avoir. Mais pourquoi? Pourquoi l'envoyait-il balader? Pourquoi avait-il cette froideur dans les yeux? Pourquoi les évitaient-ils, elle et Harry depuis le matin? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
" Il va se calmer, proposa la rouquine peu sur d'elle.
" Peut-être, soupira Hermione.
" Il ne veut seulement pas montrer qu'il a mal, suggéra Ginny.
« Malgré que ça n'explique pas qu'il est expulsé Harry de l'équipe… », marmonna la rouquine pour elle-même, mais que sa compagne entendit.
" Il a quoi?
Un autre pourquoi ressurgit…
" Ne t'en fait pas pour ça! se récupéra Ginny. Je me suis disputée avec lui aussi tout à l'heure et je l'ai même vu, ce matin, donner une retenue à un jeune de première année parce qu'il lui avait pilé sur le pied.
Hermione haussa les sourcils surprise.
" Ça va lui passer…, reprit Ginny, il doit avoir fait ça sur le coup d'une impulsion.
Hermione haussa les épaules, Ron était en colère contre elle ou contre Harry? Ou peut-être les deux… Pourquoi?
" Mais dit moi Hermione, est-ce que c'est de se battre avec Malfoy que tu voulais qu'il te promette de ne pas faire?
" Oui! Et crois-moi, je ne suis pas prête à lui pardonner.
Ginny resta silencieuse sur cette remarque, Hermione pardonnait toujours à Ron. Elles restèrent muettes pendant un moment, chacune perdu dans leurs pensées, jusqu'à ce que Ginny rompre le silence :
" J'aurais une question à te poser, dit-elle gêné.
" Je t'écoute.
" Hum! Ça me regarde peut-être pas, mais… Hum! Je t'ai vu sortir de la salle commune hier soir avec Harry et il n'avait pas l'air de bien aller. Qu'est-ce qu'il avait?
Hermione fut mal à l'aise de la question. Ce n'était pas à elle de révéler ce qui avait été dit la veille, mais bien à Harry, elle se contenta de baisser la tête et de murmurer un : « Je n'ai pas le droit de le dire. » La rouquine en fut déçue mais accepta la réponse et souffla sur une impulsion : « Je l'aime encore… ».
« Flash-Back »
En arrivant dans la salle de classe déserte, Hermione ferma la porte avec un « Collaporta » et alluma les torches accrochées aux murs de pierres. Elle fit apparaître quelques coussins et ils s'installèrent confortablement accotés au mur. Cela prit un temps infini avant que quelqu'un ne souffle mots. Ils avaient encore leurs mains entrelacées.
Harry reniflait bruyamment et sa main tremblait dans celle d'Hermione qui ne savait pas trop comment entamé la discussion. Elle avait, elle aussi les larmes aux yeux. Elle ne supportait pas de voir un garçon pleurer, encore moins son meilleur ami.
Ce fut Harry qui rompit le silence, sa voix était distante, tremblante et épuisée.
" Je voulais vraiment la tuer, Hermione, je voulais la tuer. Je voulais qu'elle souffre comme je souffrais, mais mon sortilège n'a pas été assez puissant… Quand Voldemort est arrivé, j'ai eut une autre pensé... Quand il a brandit sa baguette vers moi et prononça l'Avada Kedavra, je n'ais pas bougé, je n'ai pas réagit, je ne le voulais plus. Mais, c'est quand il a prit possession de mon corps… que j'ai voulu… la douleur était insupportable… et je voulais retrouver Sirius. Je voulais mourir! Autant que j'ai voulu la mort de Bellatrix, autant je voulais mourir à cet instant. Plus jamais de souffrance, que le cauchemar se termine enfin, et que… finalement, je pourrais retrouver ma famille…
Hermione écoutait la confession de son ami, les yeux gorgés de larmes. Tout ce qu'elle espérait intérieurement savoir depuis la fin juin se révélait plus sombre qu'elle ne l'avait cru.
" Je n'ais pas la force, je n'ais plus la force, je n'ais jamais eu la force de le vaincre, que de la chance… je ne peux pas le vaincre…
" Personne ne te demande de…
" Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois… et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore… et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit… Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra les septième mois… (Harry Potter et l'Ordre du Phénix, chapitre trente-sept)
" Harry…
" C'est moi, il m'a choisi. Soit que je deviens un meurtrier, soit, je deviens une autre de ses victimes, la deuxième hypothèse me paraît la plus probable.
" Dit pas ça… implora Hermione.
" ET IL EST OÙ CE POUVOIR QU'IL IGNORE, TU LE VOIS, TOI? s'emporta Harry. Dumbledore m'a dit que c'est ce pouvoir qui m'a poussé à venger Sirius… comment l'amour peu vaincre Voldemort? Explique-moi ça Hermione! COMMENT?
Elle hocha la tête, elle était désemparée et terrifiée. Harry passa de la profonde tristesse à une rage démesurée en l'espace de quelques secondes. Devait-elle le consoler ou le calmer?
Quelques instants passèrent dans le silence total. Ils ne pouvaient entendre que le vent qui sifflait aux fenêtres closes. Pendant ce laps de temps, Harry paru reprendre son calme et par le fait même la raison, Hermione ne pouvait lui expliquer ce que Dumbledore n'avait pu. Dumbledore… l'après-midi qu'il avait passé avec lui, lui revint à l'esprit.
" Quand McGonagall a fait apparaître le chien, je n'ai pu me contenir. Je devais partir… mais elle m'a rattrapé et Dumbledore est arrivé. Cette après-midi, il y a eu une audience au ministère et Dumbledore voulait que j'y assiste.
Il mit une main dans sa poche et en sorti une minuscule clé dorée.
" Puisque Sirius n'avait pas d'héritier, j'ai donc hérité de tous ses biens, même de la maison du square Grimmaurd, mais je l'ai laissé à Dumbledore.
" En quoi consistait l'audience?
" Sirius a été relevé de toutes les charges portées contre lui… il est libre… il est libre mais il est MORT. IL EST MORT EN ME LAISSANT SEUL, IL EST PARTI SANS M'AMENER AVEC LUI, COMMENT VEUX-TU QU'IL PROFITE DE SA LIBERTÉ EN ÉTANT MORT… il est mort Hermione… il est mort et c'est de MA FAUTE, c'est moi qui vous ai traîné au Département des Mystères, vous auriez pu tous mourir À CAUSE DE MOI, c'est de MA FAUTE si Cédric est mort, c'est de MA FAUTE si Ginny a été emprisonné dans la Chambre des Secrets, il en veut À MOI et À MOI SEUL, si je mourais les gens que j'aime ne partiraient pas, ils ne m'abandonneraient pas, vous n'auriez pas à risquer vos vie pour moi…
" Harry…
Hermione le prit dans ses bras pendant qu'il pleurait à chaudes larmes. Elle le serra très fort contre elle en essayant d'apaiser sa détresse et sa culpabilité.
" Ce n'est pas ta faute Harry, on t'a suivi parce qu'on le voulait, parce qu'on t'aime et on te soutient. C'était notre choix, Harry. Tu ne peux pas porter le blâme de tout ça… parce que tu n'es pas responsable de nos vies. On a prit la décision de te suivre, comme Sirius avait prit la décision d'aller te sauver… ce n'est pas ta faute. Quoi qu'il arrive, Ron et moi resterons toujours auprès de toi et je peux dire que Ginny aussi. Tu n'es pas seul dans cette histoire, tu ne seras jamais seul pour affronter Voldemort, nous resterons toujours auprès de toi et s'il nous arrivait quelque chose je refuse que tu crois que c'est de ta faute, tu m'as compris? Ce n'est pas de ta faute.
Elle lui saisit le visage à deux mains pour qu'elle puisse voir aux plus profonds de ses prunelles émeraude et ordonna :
" Dit-le!
" Ce n'est pas ma faute…
Puis elle s'approcha et déposa un léger baiser sur les lèvres du Survivant. Un baiser inoffensif, innocent. Il était son meilleur ami, il avait besoin d'elle, et de cette manière, elle lui montrait qu'elle serait toujours là, près de lui. D'une manière, elle sellait une promesse qu'elle n'avait prononcée, mais qui était tout de même là, elle serait toujours là.
Au début, il n'avait pas tout à fait compris la signification du baiser, mais Harry sentit son cœur s'alléger, ce n'était pas de sa faute… Dumbledore lui avait dit, mais il avait toujours eu cette culpabilité bien encrée au fond de lui. Hermione était sa meilleure amie, il l'aimait beaucoup, il ne voulait pas la perdre. Il n'était pas amoureux, c'était clair dans sa tête et dans son cœur, c'était une amitié profonde et sincère, que rien ne peut briser et il comprit finalement le sens du baiser. Je serai toujours là. Elle avait déposé sa tête sur son épaule et il lui rendit son baiser, en déposant ses lèvres contre son front.
Ils restèrent collé l'un l'autre pendant plusieurs minutes. Des minutes où Harry avait prit le temps d'être calme, apaisé. Hermione était sa meilleure amie, sa sœur, sa raison et Ron, son meilleur ami, son frère et son allier, à eux deux, ils formaient sa famille. Il n'était pas seul… à eux trois, ils constituaient une équipe du tonnerre, presque invincible. Mais il manquait quelque chose, une quatrième roue pour balancer le carrosse. Il avait remarqué que Ron et Hermione étaient unis par quelque chose d'indestructible, quelque chose qui les unissait, à la vie, à la mort. Quelque chose de plus fort que l'amitié… l'amour, mais qu'aucun d'eux ne portait au grand jour.
Lui aussi voulait ce lien avec une autre personne, une personne qui était près de lui, mais tout à la fois distante et inaccessible. La petite sœur à son meilleur ami. Ginny Weasley. Elle avait changé depuis l'excursion au Département des Mystères, elle n'était plus la petite sœur à Ron, elle était tout simplement Ginny. Une jeune femme remarquable, très jolie et qui savait lui tenir tête. Il l'aimait. Depuis quand? Il ne le savait pas. Et elle… elle l'avait aimé, mais elle l'avait oublié, elle avait passé outre, ne laissant que de l'amitié pour lui. Une belle amitié, mais rien de plus… ça le rendait malheureux.
Ils étaient là pour discuter, alors Harry prit l'initiative d'en profiter. Quant à se vider le cœur, faut le faire jusqu'au bout…
" Je peux te dire un secret? dit-il après de longues minutes de silence.
" Bien sûr Harry.
Elle remarqua alors le nuage rose grossir sur les joues de son ami. Elle sut alors de quoi il voulait parler, elle l'avait remarqué, elle remarque ses choses là – à part pour elle -
" Je suis… hum! Je suis amoureux.
" De Ginny? Supposa-t-elle avec un sourire moqueur.
Harry écarquilla les yeux dus à la surprise et devint plus rouge que jamais. Il aurait dû savoir qu'elle était déjà au courant.
" Hum! … Oui!
Il lui adressa un sourire magnifique, l'atmosphère n'était plus la même qu'à leur entré dans cette salle.
" Moi aussi, j'ai un secret à te confier, dit-elle.
" Tu es amoureuse toi aussi?
Elle affirma d'un signe de tête.
" De.. de Ron… avoua-t-elle aussi rouge que son ami.
" Je le savais! ricana-t-il.
« Fin du Flash-Back »
J'espère que ça vous à plut!
Au chapitre suivant... dégradation de la situation...
À bientôt!
