J'aurais aimé vous faire languir quelques temps encore, mais je ne suis pas si sadicque que ça! En plus, le chapitre 15 était déjà écrit quand j'ai envoyé le 14... je crois que l'attente à été suffisante...
Réponses aux reviews:
Être vivant ou ne pas être,tel est la question.
Bah! Je ne réponds pas à ça voyons! Vous n'avez qu'à lire pour savoir!
Emma & Danaé: Pour répondre à votre question... et bien j'en ai aucune idée! Les évènements principaux sont écrit ou bien réfléchis j'usqu'à Halloween -en concidérant que l'évênement qui vient de ce produire est en fin septembre -Avant d'arrivé là, il y aura en moyenne une dizaine de chapitres. Après on verra!
Dryitis: Tu reverras Malfoy sous peu... bien réveillé.
Pour vous la suite!
Bonne lecture!
Une nuit interminable
" M. Weasley! S'alarma le professeur McGonagall.
La directrice adjointe s'approcha rapidement du corps inanimé de Ron et s'agenouilla dans la mare de sang. Elle brandit sa baguette en l'air et un rayon de lumière doré en sortit suivi d'une mélodie que Harry reconnaissait bien pour l'avoir entendu dans la Chambre des Secrets et lors de son duel contre Voldemort en quatrième. Une mélodie étrange, angoissante, qui ne dura que quelques secondes, mais qui réussit à faire dresser les cheveux de toutes les nuques. Le chant du Phénix… Puis dans un élan qui surprit tout le monde, elle gifla Ron d'une violence surprenante pour son âge. Il n'a eut, aucune réaction. Elle sortit alors un flacon de sa poche, lui passa sous le nez, mais encore une fois, il n'avait aucune réaction. Elle tendit alors sa baguette vers son cœur et un éclair en sortit faisant se soulever le corps de Ron dans un spasme, elle mit sa main dans le cou du blessé et secoua vigoureusement la tête. « Non, non, non! », marmonna-t-elle. La main toujours dans le cou de Ron, elle refit le même manège « d'électrochoc » avec sa baguette, elle avait à présent les yeux remplis de larmes. « Pas maintenant… » Soudain elle s'exclama « Cibaria! » avec un mouvement de baguette sachant qu'elle ne pouvait plus rien faire pour lui.
Une civière apparut près d'elle, flottant à quelques centimètres du sol.
" Mais qu'est-ce que vous attendez! s'écria-t-elle furieuse. Mettez le dessus.
Seamus prit les épaules, Neville les pieds et tous deux mirent Ron sur le brancard. McGonagall se leva et d'un coup de baguette fit avancer la civière vers les escaliers. En sortant de la chambre, elle ne dit rien, elle ne se retourna pas vers Harry. Elle laissa les trois jeunes hommes dans la tristesse et l'incertitude.
Le tableau qu'ils formaient était plutôt funèbre. Neville était aller se réfugier, recroquevillé au pied de son lit sanglotant à chaudes larmes, Seamus resta sur le bord de la porte, les pieds cloués au sol, la mine basse cachant ses larmes. Et Harry, Harry, pauvre Harry! Il avait les yeux fixés sur un point invisible, immobile, versant des larmes silencieuses qui formaient, désormais, une énorme goutte sur son menton. Il se mit alors à avoir froid, très froid. Un vent glacial s'emparant de tout son cœur, des glaçons glissant le long de son épine dorsale et la même sensation que produit un Détraqueur… Plus jamais de jours heureux… Puis, soudainement, il eut très chaud. Une vague de chaleur empreignit son corps, comme l'éruption d'un volcan, une brûlure insupportable venant de la douleur, de la peur, de la colère qu'il ressentait et qu'il ne pouvait plus contenir à l'intérieur de lui. Il se leva d'un bond, en faisant sursauter Seamus et Neville.
Il regarda autour de lui, alerte au moindre mouvement, puis d'un regard assassin, il prit la cruche d'eau et la balança d'une extrême brutalité contre un mur en poussant un long cri de rage. Un cri qui venait du plus profond des ses tripes, un cri qui exprimait la détresse qu'il ressentait, la brûlure violente à son cœur, à son être… Mais la cruche ne suffisait pas, elle n'était pas un défouloir suffisant. Il s'attaqua alors aux rideaux des baldaquins, répandit le contenu des tiroirs et déchira les pages des malheureux livres qui ont pu lui tomber sous la main. Il voulait détruire, anéantir. Faire au monde extérieur ce qu'il éprouvait à l'intérieur. Seamus et Neville avaient prit l'initiative de fuir la chambre sachant pertinemment qu'ils ne pouvaient rien faire contre cela. Ils n'allaient pas s'interposer entre Harry et ses projets de destruction. Le jeune Potter était sur le point de faire basculer la grande commode, quand il sentit une main chaude se poser sur son épaule et entendit un léger murmure :
Que la douleur s'échappe,
Que la colère cesse,
Que le souvenir s'évanouit !
Avant qu'il n'ait eut le temps de s'en dégager, l'envoûtement fit son effet. Sa température redevint à la normale, son cœur reprit un rythme régulier et il ne savait plus pourquoi il voulait faire tomber ce meuble, ni pourquoi il était dans cette extrême colère.
Il se retourna et vit deux yeux bleus, pétillants sous la lueur des flammes, derrière des lunettes en demi-lune. Albus Dumbledore était venu à son secours.
" Suis-moi Harry! dit-il étonnement clame.
Harry suivit son directeur comme un automate. Comme si Dumbledore le tirait par une ficelle ! En arrivant dans la salle commune, il aperçut Seamus et Neville, qui étaient venu s'y réfugier, mais aussi Dean et quelques élèves curieux qui étaient descendu. Des garçons qui devaient avoir entendu le vacarme qu'Harry avait produit. Chacun regardait Harry et le directeur avec une certaine pitié dans les yeux. Cependant, le directeur ne traversa pas la salle commune, au bas des escaliers, mais il bifurqua immédiatement à sa droite et monta les escaliers menant au dortoir des filles.
" Attends-moi là, ordonna Dumbledore.
Le vieux professeur monta les marches d'un pas rapide et disparu dans un tournant. Harry ne se demanda même pas pourquoi les escaliers ne se transformaient pas en toboggan, il était évident que le directeur avait accès à tous les endroits de l'école, même le dortoir des filles.
Harry attendit sur le seuil des marches, le regard absent. Dumbledore redescendit quelques minutes plus tard, suivit par une jeune fille rousse emmitouflée dans une robe de chambre bleutée et d'une autre jeune fille aux cheveux en broussailles enfilant sa robe de sorcier par-dessus son pyjama.
" Suivez-moi maintenant! dit doucement le directeur.
Tous les trois sortirent de la tour et suivirent Dumbledore dans les couloirs noirs et silencieux de l'école.
Les deux jeunes filles ne comprenaient pas pourquoi le directeur en personne les avait sortit de leur sommeil en plein cœur de la nuit, ni pourquoi il avait l'air si soucieux, ni pourquoi il n'était que trois. La plus jeune des deux posa la question.
" Harry qu'est-ce qu'il y a? Où est Ron? demanda Ginny pertinemment inquiète.
" M. Potter ne pourra vous répondre Miss Weasley, intervient Dumbledore. Il est sous l'effet d'un charme de Lacune. Mentalement, il n'est pas avec nous.
" Où allons-nous professeur? demanda Hermione. Et où est Ron?
Le directeur arrêta sa progression. Il se retourna vers les deux jeunes filles et les regardèrent de son regard perçant et dit d'une voix inhabituelle, grave et tremblotante :
" Nous nous rendons à St-Mangouste rejoindre M. et Mme Weasley. Ronald est dans un état critique et incertain. Je ne veux pas vous donner de faut espoir en vous disant qu'il va s'en sortir, car j'ignore complètement si cela est possible. Pour le moment…
" Est-ce qu'il va…? étouffa Ginny dans un sanglot.
" Je n'en sais rien Miss Weasley, répondit Dumbledore d'un ton désolé.
Il se retourna et reprit le chemin vers son bureau. Les deux filles et Harry suivirent le directeur dans un silence presque complet. On ne pouvait entendre que les reniflements de Ginny et de Hermione qui cachaient leur sanglot.
" Marécage portatif, dit Dumbledore quand ils furent arrivés devant l'entrée de son bureau.
La gargouille se tassa pour laisser apparaître les escaliers en colimaçon qui menaient à son bureau. À l'instant qu'ils furent arrivés à l'intérieur de la salle circulaire, ils se dirigèrent tous vers la cheminée, prirent de la poudre de cheminette et à tour de rôle, ils pénétrèrent dans l'âtre dirent l'adresse distinctement et disparurent dans une volute de feu vert émeraude.
En arrivant dans la salle d'attente de St-Mangouste, M. et Mme Weasley les accueillirent bras ouvert, le regard anxieux. La jeune Weasley s'effondra dans les bras de son père tandis que Mme Weasley consolait Miss Granger. Harry, quant à lui, n'avait toujours pas retrouvé sa conscience. En sortant de l'âtre, Dumbledore se dirigea immédiatement à la salle où Ron se trouvait en jetant un regard compatissant aux parents Weasley.
" Où est-il Papa? demanda Ginny en s'essuyant les yeux.
" Il est au quatrième étage : Pathologie des sortilèges. Nous attendons les nouvelles, répondit M. Weasley avec la voix tremblante.
" Comment va Harry? s'inquiéta Molly en voyant le jeune Potter assit bien tranquille sur une chaise de repos.
" Il est sous l'effet d'un charme de Lacune, expliqua Hermione en s'essuyant le visage. Le professeur Dumbledore dit que mentalement, il n'est pas avec nous.
Puis, elle se dirigea vers lui et s'assit sur la chaise à sa droite. Elle le regarda et vit que rien n'animait ses yeux émeraude, ils étaient ternes, vides et rouges. Elle sut alors qu'il avait pleuré. Hermione prit la main du jeune Potter et accota sa tête hirsute sur l'épaule frêle de Harry et attendit, anxieusement, les nouvelles qui tardaient à arriver.
Les médicomages passaient devant eux avec presse, d'énormes grimoires sous les bras, des chariots remplis de potions, d'instruments étranges et de pansements. Le va-et-vient était insoutenable, en sachant qu'ils allaient tous à la chambre où Ron reposait. Le professeur McGonagall passa à côté d'eux, immaculé de sang et se dirigea vers la cheminée en laissant échapper quelques mots aux parents Weasley :
" Je dois retourner à Poudlard maintenant…
" Minerva comment…, s'empressa Molly.
" Son cœur bat…, dit-elle avec un léger sourire.
Puis elle disparut dans une volute de feu vert.
Il était environs cinq heures du matin quand Dumbledore vint enfin à leur rencontre. Mme Weasley réveilla Hermione qui s'était endormit sur l'épaule de Harry. Ginny elle, elle s'était endormit sur les genoux de son père. Chacun, sauf Harry, se levèrent pour aller à la rencontre du directeur.
" Son état s'est stabilisé, rassura Dumbledore avec un sourire réconfortant.
" Pouvons-nous aller le voir Albus? demanda Arthur.
" Bien sûr! Vous pouvez monter. Dernière porte à gauche, dit Dumbledore.
La famille Weasley et Hermione se dirigea vers les escaliers tandis que Dumbledore se dirigea vers Harry. Une vieille sorcière qui s'était assit à côté du Survivant, espérant avoir un autographe, regardait Dumbledore d'un drôle d'œil.
" Dites Monsieur, il va bien? lui demanda-t-elle.
Dumbledore lui accorda un simple sourire et s'agenouilla devant Potter. Puis il claqua des doigts.
" As-tu prit le temps de te calmer? dit-il calmement.
" VOUS TROUVEZ ÇA DROLE PEUT-ÊTRE? explosa Harry en se réveillant de sa lacune.
" Pas vraiment Harry, mais je ne pouvais t'emporter ici dans l'état que tu étais, il y a quelques heures, expliqua Dumbledore.
Harry croisa ses bras sur sa poitrine et regarda Dumbledore furieusement, puis détourna les yeux. Dumbledore l'avait emprisonné dans son propre corps, incapable de faire un geste volontairement, de dire quelque chose, de ressentir une émotion quelconque… il ne pouvait qu'obéir à ce que Dumbledore lui disait et d'agir comme un pantin, une marionnette incapable de penser par elle-même. Il l'aurait mit sous l'effet de l'Impérium et ça aurait été moins pénible. Son esprit ne se retrouvait, ni dans sa tête, ni ailleurs. Il était dans une sorte de bulle voyant ce qui se défilait devant lui sans comprendre vraiment.
Mais à la seconde où il se réveilla, toutes les informations recueillies, depuis les dernières heures, s'accumulèrent et il compris ce qu'il faisait dans la salle d'attente de St-Mangouste.
Reprenant un peu son calme, il regarda de nouveau le directeur qui lui faisait toujours face et bégaya d'une voix chancelante :
" Il va bien… il n'est pas… est-ce qu'il…
" Ronald est vivant, enchaîna Dumbledore.
" Je peux… ?
" Bien sûr, suis-moi! dit Dumbledore avec un sourire. Je voudrais seulement savoir ce qui c'est passé.
Tout en continuant le chemin vers le quatrième étage, Harry lui expliqua ce qu'il avait vu. Un Ron couvert de sang, au milieu de la chambre, puis Ron qui s'effondra à ses pieds.
Dumbledore l'écoutait religieusement tout en essayant de faire une reconstitution de la scène dans sa tête. Il avait bien eut des détails, par Malfoy, de la bataille, mais il lui manquait quelques éléments. Il devait trouver quelqu'un d'autre pour lui expliquer.
En arrivant dans la chambre, les trois Weasley et Hermione entouraient le lit de Ron, assis sur des chaises. Ron était allongé sur le lit, les yeux clos, sa respiration semblait stable, son torse entouré de bandages se soulevait légèrement mais d'un mouvement régulier, ses bras reposaient le long de son corps sur les couvertures d'un blanc nacré. Plusieurs potions avaient été mises sur la table de chevet. Il semblait si paisible, en comparaison à quelques heures auparavant, où il était agité, c'était comme le jour et la nuit.
" Il a eut beaucoup de chance, vraiment beaucoup de chance, annonça Dumbledore en arrivant dans la pièce.
" C'est de ma faute professeur, pleura Ginny. Il ne voulait pas aller voir Mme Pomfresh et je l'ai laissé faire. J'ai essayé de le soigné, mais il aurait dut aller voir l'infirmière. J'aurai dut le convaincre. C'est de ma faute.
La petite alla se réfugier dans les bras de sa mère qui essaya de la calmer.
" Ce n'est pas votre faute Miss Weasley, rassura Dumbledore. C'est uniquement la sienne. Il savait ce qu'il lui était arrivé et ce n'est pas Mme Pomfresh qu'il aurait dut aller voir, mais moi.
" Mais Albus, que lui est-il arrivé? s'empressa de dire Molly.
" Ronald s'est battu avec Draco Malfoy, répondit Dumbledore. Il a été touché par l'Avada Kedavra en pleine poitrine.
M. et Mme Weasley se plaquèrent la main sur la bouche, horrifiés.
" Heureusement pour lui, le jeune Malfoy ne maîtrise pas totalement les sortilèges Impardonnables.
À ce moment Harry sentit le regard de Dumbledore se poser sur lui.
" Ce que je n'arrive pas à comprendre, poursuivit le vieil homme, c'est pourquoi ça lui a prit une journée entière avant de ressentir les symptômes d'un sort mal tourné. Lui avez-vous donné quelque chose Miss Weasley?
" Des Sinehocdolor, professeur, répondit Ginny encore en larmes.
" Combien?
" Trois.
" Très bien, comment vous a-t-il paru dans la journée?
Les trois Gryffondor se regardèrent, ils n'avaient jamais vu Ron d'une humeur aussi meurtrière. C'était peut-être un symptôme du maléfice.
" Bougon! dit Ginny.
" Non! Colérique! Il était en colère contre moi, rectifia Harry.
" Contre moi aussi, ajouta Hermione.
" Pourquoi? demanda le directeur.
" Nous l'ignorons, répondit-elle.
Dumbledore fronça les sourcils et se mit à faire les cents pas dans la chambre sous les regards inquiets des parents de Ron.
« Il luttait contre quelque chose de plus fort… » murmurait Dumbledore. Une lumière s'éclaira dans sa tête quand il vit Harry s'approcher d'Hermione. « Un vrai Gryffondor! » pensa-t-il.
" Je dois vous raccompagner à Poudlard maintenant, dit-il.
Malgré les protestations des Gryffondor, ils quittèrent la pièce laissant seulement M. et Mme Weasley avec leur fils. Puis, tous les quatre rentrèrent à Poudlard terminer cette nuit interminable.
Et bien, vous avez paniqué pour rien, il est vivant! En fait, c'était l'effet escompté! La panique, l'angoisse... ça vous rends que plus accro! Je ne pouvais pas faire mourir Ronny, voyons!
À la prochaine!
