Boujour... ou bonsoir! Voici un nouveau chapitre.
Bonne Lecture!
Mise au point
Arrivé dans le bureau de Dumbledore, les trois Gryffondor ne savaient que penser. Ron était dans un état stable, mais incertain. Ils avaient pu le déceler dans les yeux de Dumbledore. Ils restaient silencieux, incapable de dire quoique ce soit, tout en se comprenant d'un simple regard, car tous ressentait le même chagrin. Le silence pesant qui régnait fut soudain rompu par Dumbledore qui venait d'arriver derrière eux.
" Il serait préférable que vous alliez retrouver vos condisciples à la tour maintenant. S'ils vous posent des questions, répondez seulement que Ron est vivant. Ils n'ont pas à connaître les moindres détails de la situation. Je vous exempt de vos cours, aujourd'hui, vos professeurs en seront avisés. Vous devez dormir… mais avant que vous ne quittiez cette pièce, je veux vous informer que suite au réveil de M. Malfoy, je l'ai transporté dans une autre salle que l'infirmerie.
" VOUS NE L'AVEZ PAS EXPULSÉ? APRÈS CE QU'IL A FAIT À RON? IL NE MÉRITE PAS MIEUX QUE DE REJOINDRE SON PÈRE À AZKABAN… tempêta Harry face à son directeur.
" Calmes-toi Harry! ordonna Dumbledore d'une voix dure et forte. Je ne vais pas l'expulser et je n'ai pas l'intention de le dénoncer. J'ai des raisons d'agir ainsi… et à ce sujet Miss Granger… on ne doit pas juger les gens par ce qu'ils font dans un moment de colère ou de détresse, même pour un acte Impardonnable. Les plus forts peuvent également faiblirent.
Sur ces mots Dumbledore se retourna vers Harry qui détourna le regard se sentant coupable. Il savait que le directeur était au courant qu'il avait lancé un sortilège Impardonnable. Ce n'était pas un reproche qu'il vit dans les yeux de son mentor, mais de la déception.
" On doit toujours garder espoir d'un éventuel changement, poursuivit Dumbledore. Moi, je garde espoir et je vous prierai de bien vouloir continuer ce que vous avez commencé et passer par-dessus la haine que vous ressentez en ce moment.
" Professeur il…, mais Hermione n'insista pas d'avantage à la vu du regard perçant du vieux professeur. Oui, professeur.
" Allez dormir maintenant!
Les trois Gryffondor se dirigèrent vers la sortie avant d'être intercepté de nouveau.
" Oh! Harry! dit Dumbledore. N'essai pas de le retrouver, même la carte n'en a pas la faculté. La vengeance n'apporte rien de bon.
Harry échangea un long regard avec le directeur et serrant les poids. Dumbledore le connaissait trop bien! Il sortit donc du bureau plus que furieux et entreprit le chemin vers la tour en silence, suivit d'Hermione et Ginny.
Hermione repensait aux propos de Dumbledore. Il savait ce qu'elle préparait, il savait qu'elle faisait de la magie noire, et il voulait qu'elle continue. Il avait dit que les plus fort pouvait faiblir… - elle avait remarqué le regard vers à Harry en disant cela - Il faisait allusion au Sortilège Impardonnable qu'Harry avait lancé… Décidément, Dumbledore savait bien toujours tout! Il gardait un espoir en Malfoy, mais comment garder espoir en quelqu'un qui avait presque tué l'homme qu'elle aimait? Comment garder espoir en quelqu'un qui la menace de la tuer? C'était trop lui demander! Ce serait peut-être la première fois qu'elle désobéirait au directeur…
Après quelques minutes de calme plat, Harry prit la parole en se tournant vers Hermione qui paraissait bien songeuse.
" Qu'est-ce qu'il a voulu te dire Dumbledore?
" Je… il veux que… Je ne peux pas en parler, dit-elle dans un soupire.
"POURQUOI? On est tes amis, on a le droit de savoir, s'emporta-t-il contre sa volonté.
" Je ne peux pas, répliqua Hermione.
" Mais…
" N'insiste pas Harry, intervient Ginny qui n'avait pas parlé depuis le retour de Ste Mangouste.
Harry n'insista donc pas, il ne voulait pas s'emporter contre Hermione, ni contre Ginny. C'était la colère contre Malfoy qui lui faisait faire ça, il n'y pouvait rien.
" Je suis désolé, murmura-t-il.
En signe qu'elle acceptait ses excuses, Hermione se rapprocha de Harry et le prit par le bras, déposant sa tête sur son épaule. Ginny qui marchait près d'eux, eut un douloureux pincement à la poitrine. Elle avait du mal à croire ce qu'elle voyait. Cela faisait la troisième fois depuis le début de la soirée qu'ils se rapprochaient de la sorte. Harry et Hermione n'avaient jamais agit ainsi avant, enfin, jamais devant elle… Elle était jalouse, elle aimerait être à la place d'Hermione. Ce rapprochement entre ses deux amis lui fit remonter les larmes eux yeux. Comment Hermione pouvait lui faire ça, elle savait pourtant qu'elle était amoureuse de lui! Soudain, elle sentit une main se glisser dans la sienne. Elle se retourna et vit Harry qui la regardait avec un délicat sourire aux lèvres et il lui chuchota :
" Il est fort, il va s'en sortir.
Et il la rapprocha de lui. Ils continuèrent le trajet jusqu'à la tour ainsi. Harry au centre et deux jeunes filles meurtries par le chagrin se réconfortant sur une épaule. Depuis le mois de juin, il avait été le plus faible, maintenant, il devait être le plus fort pour les deux femmes qu'il aimait le plus au monde.
En arrivant à la salle commune, ils purent constater que les nouvelles circulaient vite au château, même en pleine nuit. La quasi-totalité des Gryffondor attendait dans la salle commune. Quand ils les virent arriver, ils se jetèrent sur eux pour avoir les dernières nouvelles. Harry répondit donc à la question que tous se posaient :
" Il est vivant, dit-il assez fort pour que tout le monde l'entende. Si ça ne vous dérange pas, on aimerait être tranquille et aller dormir en paix.
Il avait dans la voix du jeune Potter une certaine autorité et les autres respectèrent sa demande. Pendant que les deux filles montèrent chacune dans leur dortoir, il monta également se coucher.
En entra dans le dortoir, il n'y avait plus de mare de sang près du lit de Ron, les rideaux des baldaquins étaient en parfait état, tout avait été rangé. Il se coucha dans son lit, s'emmitoufla dans les couvertures qui étaient particulièrement chaude, et attendit que le sommeil ne vienne.
Elle ne voyait plus que son lit, un amas de couvertures chaudes et réconfortantes qui s'offraient à elle pour toute la journée. Une journée pas de cours lui fera un immense bien. Même si le directeur ne leur avait pas donné congé, elle n'y serait pas aller. Savoir que son Ron était dans un lit d'hôpital dans un état stable, mais encore incertain, la rendait malade. Il ne pouvait pas mourir, il ne devait pas mourir. Elle avait besoin de lui, il était essentiel à sa vie. Mais elle ne devait pas être égoïste, elle n'était pas la seule à avoir mal. Harry aussi devait souffrir. Il venait de perdre son parrain et elle savait à quel point il était fragile en ce moment. S'il devait perdre son meilleur ami… elle ne savait pas ce qu'il adviendrait.
Elle croyait arriver dans un dortoir silencieux à une heure aussi matinale, mais Lavande et Parvati étaient bien réveillées. Lavande pleurait à chaudes larmes pendant que son amie essayait de la consoler. Quand elles virent Hermione arriver dans la chambre, les yeux rougis, la mines basses, elles ont cru au pire.
" Comment va-t-il…, il n'est pas…? essaya Parvati.
" Il est vivant, répondit Hermione sans plus.
Elle voulait dormir et non se faire bombarder de questions. Elle entra dans son lit et ferma les rideaux pour ne pas être déranger, tout ce qu'elle voulait c'était la paix et le silence…
Quand elle se réveilla, le soleil était à son plus haut dans le ciel. Son ventre criait famine, mais elle n'avait pas envie d'affronter le reste de l'école dans la grande salle qui ne devait que parler de Ron et Malfoy. Il était évident que toute l'école était maintenant au courant de la bataille qui avait eut entre les deux jeunes hommes et de l'état de Ron. Les rumeurs se propageait plus vite que la peste dans ce château, probablement dû aux nombreux tableaux parlant…
Elle se leva lentement, alla prendre une douche fraîche pour s'éclaircir les idées, s'habilla et descendit dans la salle commune. En arrivant, elle retrouva Harry assit près de la cheminé, le nez perdu dans un livre de potion. En fait, il était en train de faire le devoir qu'ils devaient remettre deux semaines plus tard. Dumbledore leur avait donné congé, mais quant à rien faire et broyé du noir, autant s'avancé, enfin essayer… Elle remonta donc pour aller chercher ses livres et revint s'asseoir près de Harry, sans pourtant les ouvrir.
" Tu as mangé? demanda-t-elle au Survivant.
" Oui, Dobby est venu me porter à manger tout à l'heure et je vous ai gardé quelques morceaux.
Il lui montra une assiette remplis de sandwichs, de crudités et de fromages divers. Elle ne put que sourire face à l'idolâtrie que l'elfe pouvait apporter à Harry. Elle ne s'en plaignit pas et avala les bout de sandwich avec difficulté, même si la faim était bien présente. Quelques instants plus tard, une jeune fille rousse descendit des dortoirs des filles et alla se lovée comme un chat dans un fauteuil près du feu. À l'écart d'Hermione et de Harry. Hermione cru qu'elle voulait rester seule, mais elle savait qu'en moment pareil on avait besoin de quelqu'un, de quelqu'un qu'on aime. Elle, elle aurait aimé se coller contre Ron, se réconforté dans ses bras, mais… c'était lui qui était à l'hôpital. Ginny, par contre avait Harry, il était là, tout près et il la regardait amoureusement. Elle lui donna alors un léger coup de coude et lui murmura :
"Va la rejoindre.
Harry prit une teinte rosée, sourit faiblement et se leva. Il était mal à l'aise, il ne savait quoi faire, quoi lui dire. Il voulait seulement aller la voir, être près d'elle.
Ginny avait mal! Elle était inquiète pour son frère, elle était même terrifiée à l'idée qu'il puisse les quitter, mais le mal profond qu'elle ressentait était autre. Un mal qu'elle a souvent voulu effacer, mais que jamais elle n'a été capable. Cette fois c'était pire que les autres. Voir Harry avec Parvati deux ans auparavant avait passé, mais quand il a été avec Cho, elle avait ressentit une boule dans son estomac se rappelant qu'elle ne l'avait pas tout à fait oublié même si elle était avec Michael Corner à l'époque. Il y a eut Dean, pourtant, elle n'avait pas pu oublier Harry pour autant, même si elle disait aux autres qu'elle avait renoncé. Mais renoncé ne veut pas dire oublier. Cette fois c'était sa meilleure amie qui était près de Harry, cette fois c'était vraiment cruel.
Elle entendit alors une voix lointaine qui l'appelait, puis une main caressa sa joue. Elle détourna les yeux du brasier de la cheminée et tomba dans les plus beaux yeux qu'elle avait eut la chance de rencontrer. Les yeux qu'elle avait souvent évités pour ne pas rougir ou s'enfuir. Deux émeraudes qui la faisaient fondre à chaque fois qu'elle les rencontrait. Le feu qu'elle venait de quitter du regard s'empara de son cœur à l'instant même et ses joues reflétèrent cette chaleur en rougissant subitement.
Il l'avait touché, Harry Potter avait effleuré sa joue délicatement. Son corps fut parcouru d'un frisson, elle ne voulait pas qu'il enlève sa main si rapidement. Quelques heures auparavant, il lui avait prit la main et elle avait pu appuyer sa tête contre son épaule. Maintenant, il effleurait sa joue. Ses plus beaux rêves se réalisaient… mais pour combien de temps? Agissait-il ainsi seulement pour la consoler ou parce qu'il…, non, hypothèse ridicule… Harry Potter ne pouvait l'aimer. Il la consolait, point final. Cependant, un léger doute subsistait, dans son regard il y avait quelque chose qu'elle n'ait jamais vu auparavant, quelque chose qui lui donnait espoir…
" Ça va? demanda-t-il malaisément.
Elle approuva d'un signe de tête, incapable de formuler une réponse si courte soit-elle.
Même si Hermione avait les yeux rivés sur son devoir de potion, elle avait un sourire amusé accroché aux lèvres, peut-être du à la couleur des joues de la rouquine ou à celles du Survivant.
Pas très palpitant, mais bon! C'était une mise au point! Où est Malfoy et qu'est-ce Dumbledore va en faire? Dans deux chapitres, dans le prochain on joue au Quidditch!
À la prochaine!
