Un réveil attendu

Évidemment, comme toute nouvelle importante, celle-ci fit le tour du château un moins de deux, même si la plupart des étudiants étaient à Pré-au-Lard. Le célèbre Victor Krum et l'ancien capitaine des Gryffondor, Olivier Dubois, étaient à Poudlard pour remplacer les deux capitaines absents. Dumbledore – qui n'avait pas été mit au courant - prit l'initiative de faire un dîner en l'honneur des deux invités surprise. Toute l'école s'en est réjouit. Il y a eut des jaloux et des protestations de la part des deux équipes de Quidditch non concernées, mais le directeur, ayant sentit la chamaille qui s'installerait, demanda à Krum de s'occuper des Serdaigle et à Dubois de s'occuper des Poufsouffle lors de leur prochain entraînement. Ils ne purent qu'accepter la demande.

Ceux qui n'étaient pincé par l'envie, étaient entiché par les deux célébrités et pour une fois, Harry passa inaperçu. Des troupeaux de jeunes filles hystériques entouraient les deux jeunes hommes, cherchant désespérément à avoir des autographes au grand dam de ces deux derniers. Pas qu'ils n'aimaient pas la célébrité ou l'idolâtrie que certain pouvait leur apporter, mais ses interférences de fans les empêchaient de se promener librement dans le château ou de discuter tranquillement avec de vielle connaisance.

Même la bibliothèque était un endroit remplis de gloussements qui exaspérait tant Hermione. Lire calmement en compagnie d'un ami ne pouvait ce faire dans un lieu pareil. Victor prit la décision de quitter la pièce, en espérant amener avec lui les groupies, pour laisser Hermione travailler en paix. Mais avant de partir, il se pencha et embrassa furtivement Hermione sur la joue pour quitter la pièce rapidement sans ce retourner. Les gloussements s'arrêtèrent net, aucune fille ne suivit Victor et Hermione sentit des regards haineux fixés sur sa nuque.

Elle avait été prise par surprise, plongé dans son livre, elle ne l'avait pas venu venir. Ses joues s'étaient empourprées, elle était restée immobile. Elle avait comprit soudainement que, non seulement, il allait essayer de la conquérir le temps qu'il allait passer à Poudlard, mais aussi que dans peu de temps, une rumeur allait courir les couloirs de Poudlard la concernant, elle et Victor Krum.

Elle regarda autour d'elle et comme elle s'en attendait, plusieurs yeux étaient braqués sur elle. La préfete quitta la pièce et se dirigea au seul endroit où il n'y aura personne qui la regardera de travers ou qui chuchotera à son passage : la Salle sur Demande.

Arrivé à destination, elle s'écroula contre la porte de bois qu'elle venait de fermer derrière elle. La popularité, elle n'aimait pas. C'est beau faire semblant, mais quand on est sans cesse ponté du doigt, c'est vraiment énervant. Elle plaignit Harry qui devait subir cela depuis plus de cinq ans!

Quand elle ouvrit les yeux, elle se rendit compte qu'elle était dans une chambre d'hôpital. Une tête rousse dépassait des couvertures du seul lit présent dans la pièce. Ron! Elle accourut à son chevet, ne sachant par qu'elle moyen elle y était parvenue. Quand elle avait passé trois fois, devant l'immense tapisserie qui représentait la stupide tentative de Barnabas le Follet d'apprendre à des trolls l'art de la danse, elle pensait à un endroit calme. C'était peut-être l'endroit le plus calme en ce moment.

Il était allongé dans son lit de la même manière que la dernière fois, les bras longeant son corps par-dessus les couvertures, le visage paisible, le torse couvert de bandages et une respiration régulière. Elle le voyait comme si elle était revenue le soir qu'il avait été amené à Ste-Mangouste, seulement elle était seule avec lui. Elle s'assit sur le lit et lui prit la main, elle était chaude et douce, comparent à la sienne, elle était immense. En fait, Ron était gigantesque à côté d'elle! Au fil des années, elle l'avait vue grandir et se transformer en un jeune homme au corps de rêve. Quand elle l'avait rencontré, ce n'était qu'un gamin trop grand, maintenant c'était un homme grand et bien battit. Il avait prit de la carrure au niveau des épaules, il avait perdu ses joues de bébé pour laisser apparaître des traits plus masculins et elle pouvait apercevoir une barbe naissante, sur son nez, il y avait les tâches de rousseurs façon Weasley, toujours dans un nombre extravagant. Elle ne se fatiguait jamais de l'examiner de la sorte. En plus, maintenant, elle était sûre que personne ne la verrait. Elle se laissa donc allez et elle regarda tous les moindres traits de son visage, les imprégnant dans sa tête, elle parcoura son cou, ses épaules et tomba sur ses bras. Sur chacun d'eux, il y avait deux lignes pâles et brillantes, encerclant son bras. Un souvenir de l'escapade au Ministère. Elle aussi avait eut une marque, mais elle était à un endroit qu'elle ne découvrait que lorsqu'elle prenait son bain.

Ils auraient pu tous mourir cette nuit là, mais ils avaient survécu. Ron aurait pu mourir quelques jours auparavant, mais il avait survécu. Elle serait démolie s'il venait à la quitter. Elle ne lui avait jamais dit ce qu'elle ressentait pour lui, et s'il était mort sans qu'elle ne lui ait dit, elle aurait eut des regrets toute sa vie. Elle devait lui dire, elle le savait. Même s'il ne l'aimait pas autant. Victor l'avait bien fait, elle en était capable. Et le moment était mieux que parfait pour ce pratiquer. Il était là dans toute sa disponibilité pour l'écouter. Elle ne savait pas s'il l'entendait, s'il était réel…

" Tu me manque Ron, se lança-t-elle doucement. J'ai eut si peur de te perdre…

La main de Ron serra la sienne mais elle n'y prêta pas attention, bien déterminer à continuer son discours.

" Que ferais-je sans toi Ronald Weasley? Avec qui je ferais les rondes de surveillance, qui ne sont plus aussi attrayantes depuis que tu es dans ce lit? Avec qui je jouerais aux échecs en ayant la certitude de perdre? Avec qui je me disputerais? Qui me fera rire aux éclats? Qui me fera sortir de mes gons plus d'une fois par semaine? Qui je gronderai? Qui me taquinera? Qui m'exaspéra? Qui me surprendra? … Qui me fera me lever le matin, seulement pour le voir, voir son sourire, ses yeux…? Qui fera naître ne moi cette flamme brûlante? … Qui me protègera même si sa vie en dépend? Qui je vais aimer tendrement, férocement et secrètement? Qui? … Et bien, c'est toi. Je t'aime Ron.

Ron serra de nouveau sa main, mais avec force cette fois, qu'elle ne put ne pas y prêter attention. Il commençait à bouger, les traits de son visage se contractait, puis soudain ses yeux s'ouvrèrent légèrement, un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

" 'Mione… arriva-t-il à prononcer.

Elle s'apprêtait à le prendre dans ses bras, mais elle se retrouva visage contre terre sur le plancher de la salle sur demande… vide. Les décors de la chambre d'hôpital avaient disparu, le lit et Ron également. Tout ça n'était qu'illusion… mais ça paraissait si réel…


Pendant ce temps à Ste-Mangouste

Mme Weasley était encore au chevet de son plus jeune fils en compagnie de son mari. Il n'y avait aucun changement dans l'état du jeune homme, aucun signe donnant espoir à un réveil prochain, jusqu'à ce qu'elle remarque la main de son fils se serrer légèrement. Il bougeait, premier mouvement en quatre jours. Elle avait alerté les médicomages qui étaient revus faire son examen et à leur grand bonheur il paraissait revenir à lui. Ils durent attendre une quinzaine de minutes avant qu'il commence à bouger, que les traits de son visage se contractent, puis que soudainement, il ouvre les yeux légèrement, avec un léger sourire aux lèvres. Le premier mot qu'il prononça ce fut « 'Mione » à la grande stupéfaction de sa mère puisque c'était elle qui se tenait près de lui…


Hermione retourna à salle commune, redoutant les questions que plusieurs lui poseront. Comme elle s'y attendait, quand elle franchit le tableau de la Grosse Dame, toutes les têtes se tournèrent vers elle un instant. Elle ne fixait que l'escalier qui la menait à sa chambre mais avant qu'elle ne puisse l'atteindre, une personne la stoppa en lui attrapant le bras.

" Hermione…

Elle se retourna et aperçu Harry qui la regardait étrangement. Il lui prit la main et l'entraîna avec lui dans son dortoir. Elle ne comprenait pas son comportement et évitait de penser que plusieurs personnes les avaient vues monté à l'étage… quelques langues salles allaient sûrement lui faire une horrible réputation. Victor et Harry… Heureusement que Rita n'était pas dans les parages…

" T'étais où? Lui demanda-t-il brusquement. Ça fait plus de deux heures que je te cherche.

" Je suis allée à la bibliothèque avec Victor et après je suis allée à Salle sur Demande, pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a?

Harry la regardait avec les yeux ronds, confus entre l'ébahissement et la déception. Depuis qu'il avait entendu les autres parler d'elle et de Victor, il l'avait chercher dans tout le château. Il avait soudainement sentit une bouffé de colère en raison de Victor. Non, ce n'était pas de la jalousie, mais de l'inquiétude. S'il osait? Lavande devait ce tromper. Ce n'était pas Hermione, la Hermione qu'il connaissait. Mais cependant, elle venait tout de même de lui confirmer.

" Alors c'est vrai?

" Quoi? Qu'est-ce qui est vrai? dit-elle agacé.

" Victor et toi? éclata-t-il.

" Quoi Victor et moi? Bon sang Harry, soit plus clair! Répondit-elle sur le même ton.

Elle comprit alors ce qu'il voulait dire, les rumeurs étaient venues à ses oreilles. Ce qu'elle ne comprenait pas c'est qu'il réagisse de la sorte.

" Ah! Tu veux parler de ça? Ce n'était rien Harry…

" Rien? … RIEN? Hermione! Tu me dis que tu es amoureuse de Ron et après tu embrasses Victor à la bibliothèque et tu vas le rejoindre dans la Salle sur Demande. Ne me dit pas que ce n'est rien…

" STOP! Premièrement, je n'ais pas embrasser Victor… il m'a embrassé sur la joue sans me demander mon avis et deuxièmement je suis allée dans la Salle sur Demande toute seule. Il n'était pas avec moi. Je suis vraiment déçu Harry que tu es pu croire ce que tout le monde disait. Tu devrais savoir mieux que quiconque que les rumeurs ne sont souvent pas fondées. Et même si ça avait été vrai, en quoi ça t'aurait dérangé?

" Ça m'aurait dérangé parce que tu m'avais dit que tu étais amoureuse de Ron. Et si tu avais fait ce que le monde pense que tu as fais, tu m'aurais de ce fait mentit. Ce comportement ne te ressemblait pas du tout. En plus… j'étais… hum…

" …

" J'étais… inquiet… qu'il puisse faire quelque chose d'inapproprié…

Il baissa les yeux, agacée et un peu honteux.

" Tu joues au grand frère protecteur maintenant?

Le ton d'Hermione n'était pas salé de réprimande, mais bien d'amusement.

" Peut-être bien… souffla Harry qui paraissait trouver le tapis très attirant.

Hermione fut étonnée, mais touchée par ce qu'il venait de dire. Il la considérait comme sa petite sœur… elle ne put que se jeter sur lui et le serrer dans ses bras.

" J'ai toujours rêvé d'avoir un grand frère, ricana-t-elle à son oreille pendant que Harry la serrait encore plus fort.

Un raclement de gorge interrompit cet instant de fraternité. Ils tournèrent tous deux vers la porte pour y découvrir une McGonagall au visage rayonnant.

" Il est réveillé… et en parfaite santé!


Je n'ais pas vraiment le temps de répondre aux reviews, mais je prends le temps de dire un ÉNORME merci à tous mes fidèles lecteurs.
Au prochain chapitre, il y aura plus d'action, j'en fais la promesse.
ÀBientôt
Emily