Voilà un nouveau chapitre!
Je remercie tout ceux et celles qui m'envoient des reviews, c'est très apprécié. MERCI
Bonne Lecture!


Deux semaines en Enfer (première partie)

" On peut aller le voir professeur? s'empressa de demander Hermione.

McGonagall reprit son air sévère de l'accoutumé et répondit négativement à la question.

" Pourquoi? se précipitèrent à dire les deux amis.

La directrice adjointe soupira. Il était évident que ses deux jeunes gens étaient impatients de revoir leur ami, mais elle n'avait pas le droit de les amener à son chevet, le directeur avait été très clair sur ce point.

" Je suis désolée les enfants, mais le professeur Dumbledore m'a défendu de vous y amener. Ce que Ronald à fait est inacceptable, il devra donc répondre de ses actes. Le directeur est, en ce moment même, avec lui à Ste Mangouste. Tant et aussi longtemps que Ronald n'aura pas achevé sa sanction, il n'aura malheureusement pas le droit de vous voir.

" Et ça va prendre combien de temps? demanda Hermione qui avait perdu de son enthousiasme.

" Je l'ignore Miss Granger, répondit McGonagall. Le professeur Dumbledore a été très secret en ce qui concerne la sanction, je sais seulement que M. Weasley revient à Poudlard demain matin, mais qu'en aucun cas il pourra vous contacter.

Les deux Gryffondor ne purent qu'émettre un soupir et attendre, encore…


Le lendemain matin, Dumbledore et Ron arrivèrent au lieu ou Ron devra purger sa peine. Ils étaient en face d'un portrait d'un gros moine ivre somnolant dans un prés, un tableau que Ron n'avait jamais vu, même s'il passait régulièrement dans ce couloir pour ce rendre à ses cours d'Histoire de la Magie. Dumbledore ne l'avait pas expulsé, ne lui avait pas retiré son insigne de préfet, ne l'avait pas dégradé de son poste de capitaine et ne l'avait pas exclu de l'Ordre. Il lui avait seulement dit qu'il devrait apprendre certaine chose avant de retourner parmi les autres élèves.

Avant de se réveiller, il avait entendu Hermione lui parler, il avait sentit qu'elle lui prenait la main et il l'avait vu quand il avait ouvert les yeux. Elle était là, il en était certain. Mais sa mère lui avait dit qu'Hermione ne l'avait vu que le soir où il avait été transporté à Ste Mangouste. Il en fut grandement déçu. Ce n'était qu'un rêve alors. Un rêve dans lequel Hermione lui disait qu'elle l'aimait. Oh! Oui! Ce n'était qu'un rêve. Hermione ne l'aimait pas, elle aimait Harry! C'est Harry qu'elle embrassait dans une classe déserte! Pas lui! Une boule lui serra la gorge, il détestait maintenant son meilleur ami…

Quand sa mère lui avait demandé pourquoi il était en colère contre Hermione et Harry, comme ces derniers l'avaient fait remarquer, il lui avait répondu qu'il ne s'en souvenait plus. En détournant le regard de sa mère pour lui caché qu'il mentait, il avait rencontré celui de Dumbledore. Le vieil homme avait tout comprit. C'est pour cette raison qu'avant d'ouvrir la salle aux châtiments, Dumbledore lui avait lancé :

" La jalousie est un bien vilain défaut, tout comme l'est l'emportement face à l'adversité. Le contrôle Ronald! Tu trouveras ta puissance dans le contrôle de tes émotions.

Ron fronça les sourcils, ne comprenant pas vraiment où voulait en venir son vieux directeur.

" Sucettes explosives! S'exclama gaiement Dumbledore.

Le tableau laissa apparaître un trou béant dans le mur. Une chambre aux couleurs de Gryffondor s'y tenait. Un lit à baldaquin, semblable au sien, une commode, une table et une chaise et sur la droite une porte entre-ouverte laissant voir la salle de bain.

À l'instant où Ron voulu entrer, Dumbledore tendit la main et dit :

" Baguette et plume de phénix… se sera inutile pour le moment.

Ronald soupira et rendit les objets à Dumbledore qui lui fit signe d'entrer dans la pièce avec un signe de tête.

" À bientôt!

Puis le portrait se referma, ainsi que le mur. Il n'avait aucun moyen pour sortir, même pas une fenêtre. Ron alla se laisser choir sur le lit, et ferma les yeux. Combien de temps allait-il passer entre ses quatre murs à faire une punition, qu'il ne trouvait pas trop pénible pour le moment… pour le moment….

Il se doutait bien qu'il n'allait pas rester dans cette pièce à rien faire, Dumbledore avait assez d'imagination pour trouver une sanction convenable pour ce qu'il avait fait. Le revoit aurait été la plus logique, mais rien n'est logique avec ce vieux sorcier. Il pouvait s'attendre à tout! Vraiment tout!

Son esprit vagabonda dans une hypothétique sanction dans les donjons, accroché par les pouces et d'innombrables araignées lui grimpant dessus avec leurs huit grandes pattes poilues… un frisson lui parcoura le corps en grinçant les dents… il détestait ses bestioles! Il se laissa donc imprégné par une image bien plus belle, plus heureuse, la première image qu'il vit quand il ouvrit les yeux la veille, le visage d'Hermione. Malheureusement, cette image disparue bien vite de son esprit… une voix traitante se fit entendre au bout de la pièce.

" Toujours vivant Weasley?

Ron s'assit subitement dans son lit, les yeux ronds comme des billes. Dumbledore n'avait pas pu faire ça, il n'aurait pas osé faire ça? Ron tourna sa tête en direction de la voix qu'il avait bien reconnue. « Il l'a fait! » pensa rageusement Ron.

Où il y avait un mur plein, il y avait à présent une chambre identique à la sienne, mais dans les teintes de Serpentard. Couché paresseusement sur le lit, il y avait Draco Malfoy.

" Il était temps que tu te réveils, Weasley. Je commençais à m'ennuyer tout seul ici, dit Malfoy nonchalamment. Enfin, tout seul avec un elfe de maison misérable et cette hystérique.

Il désigna un tableau au-dessus de sa commode. Une jeune fille aux cheveux bruns mi-longs, les yeux noisette exorbités, le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Elle portait une robe bleue à dentelles jaune et n'arrêtait pas de se dandiner sur le bout de sa chaise, comme si elle avait quelque chose d'impatient à dire.

" Tu ne connais pas la dernière Weasley?

" C'estmoiquil'dit! C'estmoiquil'dit! s'emporta l'hystérique en tapant des mains frénétiquement.

" Oh! Non! Tu ne m'enlèveras pas cette joie! Alors, tu veux savoir Weasley?

Ron le regardait hargneusement, sachant que ce qu'il allait entendre n'allait pas lui plaire.

" Et bien, je te le dis quand même… ta chère Sang-de-bourbe embrasse Krum dans la bibliothèque avant de partir dans une classe déserte avec lui… et après elle monte dans la chambre de Potter, main dans la main. Dis-moi, vous êtes combien à lui passé dessus comme ça… parce qu'il y en aurait d'autres qui serraient intéressés à avoir une petite traînée comme elle…

BANG!

Ron c'était jeter sur Malfoy, enfin, il avait essayé… un mur d'énergie invisible avait été positionné à l'intersection des deux chambres et à l'instant qu'il le percuta, un éclair doré le projeta vers l'arrière avec la même force qu'il l'avait cogné. Il était maintenant à côté de son lit les deux pieds par-dessus la tête. Il se releva péniblement pendant que Malfoy se tordait de rire.

" Vas te faire voir sale fouine, dit odieusement Ron en mettant l'accent sur le mot fouine.

Malfoy cessa de rire en se rappelant le malencontreux événement avec le faux Maugrey. La journée la plus humiliante de toute sa vie, non en fait, la deuxième, puisque de perdre la face contre la belette en ratant un Sortilège Impardonnable, avait été le plus déshonorant pour lui. Cependant il reprit rapidement son éternel air méprisant et lança :

" Tu prends la défense de la Sang-de-Bourbe? Tu fais vraiment pitié à voir. Tu es un déshonneur aux sangs purs Weasley. Tu n'as pas compris encore que cette Sang-de Bourbe ne cherche qu'à avoir les gens célèbres et que tu n'as aucune chance face à eux, misérable belette?

" Tu vas regretter tes paroles quand on va sortir d'ici Malfoy. Quand tu vas t'effondrer, tu ne te relèveras plus jamais.

" Des menaces?

" Des faits…!

Il se retourna et alla s'enfermer dans la salle de bain, où il ne pouvait entendre Malfoy dire des hostilités. Il ne pouvait se défendre, Dumbledore lui avait prit sa baguette et avait instauré un mur magique entre les deux chambres. Sa rage envers Malfoy était à son maximum. Comment pouvait-il dire des choses aussi horribles au sujet d'Hermione? Lui-même étant en colère contre elle, ne dirait jamais des abominations au sujet d'elle. Que faisait Vicky à Poudlard…? Comment pouvait-il dire qu'il déshonorait les sangs purs quand son père est en prison à cause de son statut de Mangemort? Qu'est-ce qui était honorable aux sangs purs? Tuer ceux qui ne sont pas de ligné parfaite de sorcier? Si c'était cela, il n'y aurait plus de sorcier sur terre, car dans toutes les familles de sorciers, il y avait au moins un moldu quelque part qui s'y était infiltré. Qu'il soit un sang pur ou pas, ça lui était égal. Il était un sorcier, point final. Un humain au pouvoir magique. Malfoy, lui, était une honte au sorcier, de sang pur ou pas. Il était une honte à la race humaine. Un être sans cœur, sans compassion, plein de mépris et d'arrogance. Un être malfaisant, bon à être enfermé. Malfoy père était au bon endroit.

Ça s'annonçait à être une sentence très difficile, il n'allait pas pouvoir ce contrôler bien longtemps… se contrôler… Dumbledore l'avait mis à l'épreuve «… , tu trouveras ta puissance dans le contrôle de tes émotions. » Avec Malfoy ça allait être très, très, très dur. Mais si c'était le seul moyen de sortir d'ici, il devait toujours essayer.

C'est ainsi que passa les cinq premiers jours dans la chambre avec Malfoy. Ron ignorait les sarcasmes répétés du Serpentard, qui avec les temps, manquaient littéralement de nouveauté que ça en devenait presque comique. Leurs repas étaient servis par le sympathique Dobby qui n'échappait pas aux méchancetés de Draco. Ron voulu faire passer un message à sa sœur par l'intermédiaire de Dobby, mais l'elfe n'avait pas le droit de faire des communiqués, ordre de Dumbledore. Dobby se matérialisait soudainement au centre de la pièce avec les vivres et pouvait passer d'un côté à l'autre sans être bloquer par le champ magique… étrange… Chaque jour, leurs devoirs apparaissaient sur leur lit, tout dépendamment leur cours de la journée. C'était monotone, presque ennuyant. Malfoy qui avait fait le tour de son répertoire d'insulte une bonne douzaine de fois, les devoirs étaient comme toujours très lassants, il n'y avait que l'hystérique, qui s'appelait en réalité, Babette, qui rendait l'endroit moins étouffant. Elle apportait les nouvelles nouvelles, de l'extérieur, qui étaient majoritairement très exagéré, mais toujours intéressante. C'est par elle que Ron apprit pourquoi Krum était à Poudlard, que Harry était capitaine, que Dubois le remplaçait, que Harry et Hermione étaient inséparables… ce qui augmentait son niveau de jalousie…

Cependant au soir du cinquième jour, Ron se coucha en maudissant Malfoy et en se demandant quand allait-il pouvoir sortir de cet Enfer. Il avait suffisamment contrôlé ses émotions pour… toute sa vie… pensait-il. Mais c'est cette nuit là, que la vraie sentence commença…


Mais qu'elle est cette sentence? Vous vous doutez bien que vous aller avoir la réponse au prochain chapitre... Dumbledore n'y est pas allé de main morte...
D'ici samedi plusieurs chapitre, après, un petit bout sans. Les vacances... et un livre très intèressant à lireet très attendu!

Comme mots de la fin, la provenance du prénom de l'hystérique:
Babette... la baleine... fait de bien, belles bulles!( pour ceux qui savent de où que ça vient... de notre enfance!) J'ai eu cette phrase dans la tête toute la journée alorsje devais utiliser Babette.

Àdans peu de temps!
Emily