Un autre, voilà!
Bonne Lecture!


Révélations

Ron s'assit sur le divan à côté d'Hermione sachant qu'il ne pourrait pas discuter avec Harry ce soir là. Il s'accota les coudes sur les genoux et plaqua ses mains contre son visage encore ruisselant de pluie. Il était également ravi de la renaissance de Sirius, mais il en était encore plus pour Harry. Il va pouvoir retrouver son vieil ami qui s'était isolé depuis quelques mois et lui aussi pourrait enfin dormir! Quel soulagement! Sans le vouloir, il se mit à rire intérieurement.

Hermione le regarda déconcerté. Elle vit ses épaules se secouer ce qui la mit mal à l'aise.

" Ron… Est-ce que… Est-ce que tu pleurs? demanda-t-elle prudemment.

" Non, répondit Ron en riant.

Il dégagea ses mains de son visage et regarda Hermione. Puis, il éclata de rire. Hermione ne savait plus quoi penser.

" Est-ce que je pourrais savoir ce qui se passe? s'impatienta-t-elle.

Ron s'approcha d'elle pour que les quelques Gryffondor encore debout n'entende pas puis dit, en garda son sourire béat :

" Sirius est vivant.

" Quoi? s'exclama Hermione si fort que plusieurs tête se tourna dans leur direction.

" Chut! ricana Ron.

" Il est vivant? reprit-elle tout bas les larmes aux yeux.

" Oui! Sauf qu'il est prisonnier de son apparence de chien!

"Oh!

Ils restèrent silencieux quelques instant en pensant à ce que cela pouvait signifier. Puis Hermione reprit la parole.

" Harry doit être si heureux.

" Oui.

" Mais comment avez-vous su? chuchota-t-elle.

Par la carte du Maraudeur, je te jure que je ne pouvais pas le croire quand j'ai vu son nom dessus. Mais quand j'ai vu l'énorme chien noir avec Harry, j'ai été convaincu qu'il était revenu. Dumbledore est avec lui présentement pour essayer de comprendre ce qui c'est passé.

Un autre moment de silence s'installa puis Hermione demanda:

" Est-ce que tu fais parti de l'Ordre?

Elle avait eut le temps de réfléchir au départ brusque de Ron suite à la vibration de la plume. Elle n'a put faire qu'une conclusion. Et à la façon dont les joues de Ron changèrent de couleur, et qu'il fuyait son regard elle eut sa réponse.

" Depuis quand?

" Depuis le début du premier trimestre, avoua-t-il.

" Ils t'ont demandé de garder le secret parce que ça devait avoir un rapport avec Harry, ajouta-t-elle.

" Oui. Ils m'ont demandé de le surveiller et de leur faire un compte rendu de son comportement. Chaque semaine, dit-il désespérément.

" C'est pour ça que tu es aussi épuisé que lui, comprit Hermione.

" Oui, je suis le seul qui n'a pas de bouchon pour dormir dans le dortoir, ricana-t-il. Mais maintenant, je crois que ça va aller mieux puisque Sirius est revenu. Et en plus il aura moins de difficulté à fermer son esprit.

" Je le crois aussi.

Le silence reprit place entre les deux préfets. Ron regardait danser le feu dans la cheminée tandis que les rares couches-tard montèrent à l'étage. Sentant ses yeux picoter de fatigue, il les ferma un instant puis se laissa bercer par la chaleur du feu qui embrasait son visage et séchait ses vêtements trempés. Il s'abandonna contre le dossier moelleux et se dit qu'il ne bougerait plus jamais de cet endroit confortable et chaud. Enfin, jusqu'au lendemain.

Malheureusement pour lui, il y avait quelqu'un près de lui qui avait l'intention de parler toute la nuit.

" Ron, je peux te poser une question? demanda Hermione qui n'avait pas remarqué qu'il dormait presque, car elle fixait, elle aussi, les flammes.

" Mmmh, grommela Ron sans rouvrir les yeux.

" Pourquoi étais-tu en colère contre Harry et contre moi?

Même si elle n'avait pas précisé quand, il savait de quoi elle parlait. Après son réveil, personne n'avait jamais reparlé de cette journée qu'il avait passé en rogne contre ses deux meilleurs amis. Il n'était même plus sûr s'il avait eut raison d'agir ainsi, surtout après ce que Dumbledore lui avait dit et depuis qu'il était de retour aucun signe n'avait pu accroître ses soupçons qu'ils étaient amoureux.

Mais là elle voulait savoir. Il ne pouvait lui dire. Il se raidit et ouvrit les yeux pour la regarder.

" Je ne le suis plus maintenant, c'est ça l'important, non, lui dit-il en lui souriant faussement. Je suis fatigué Hermione, je vais me coucher. Bonne nuit!

Il la regarda, les flammes dansaient sur son visage et flamboyaient dans ses cheveux cuivrés. Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, il déposa ses lèvres contre les sennes. Quand il s'aperçu de ce qu'il faisait, il recula et se dirigea vers l'escalier de son dortoir presque en courant.

Mais Hermione n'avait pas l'intention de le laisser s'enfuir de la sorte.

" Pourquoi as-tu fait ça? lui demanda-t-elle doucement.

Ron cessa sa progression brusquement. Il ne savait pas quoi répondre à ça. En fait si, « Je t'aime » aurait été la réponse idéale, mais il ne la prononça pas.

Il se retourna lentement vers elle et la vit debout près du divan les yeux suppliant scintillaient à la lueur des flammes. Il fit un pas vers elle puis trois vers l'arrière et continua sa course vers son lit.

En grimpant les escaliers, il entendit Hermione l'implorer en criant son nom. Il ne fit rien. Il ne savait pas quoi faire. L'avait-elle interrogé parce qu'elle ressentait la même chose que lui ou simplement pour clarifier qu'il n'était qu'un ami pour elle et que c'est Harry qu'elle aimait? Si c'était pour cette dernière raison, il ne voulait pas l'entendre. Il l'aimait et ce, depuis fort longtemps. Il l'aimait tendrement et férocement, et il l'avait laissé seule dans la salle commune sans lui avoir dit ce qu'il ressentait.

« Idiot » se dit-il.

La main sur la poigné de son dortoir, il se ravisa et reprit la direction inverse résolu à lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Seulement, il découvrit une salle commune déserte. Hermione avait grimpé à son dortoir et aucune chance qu'il puisse aller la rejoindre…

Une bouffé de colère s'empara de lui. Il eut soudain très mal à sa main droite. Il la regarda, elle était ensanglantée. Son excès de colère l'avait poussé à se défouler contre le mur de pierre.

« Bien fait pour toi! » pensa-t-il. Il remonta dans son dortoir pour soigner sa blessure.

Hermione, qui s'était réfugier dans son lit quand Ron s'est enfuit, pleurait à chaudes larmes. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait fait ça, sans aucune raison valable. Sans aucune raison… il avait peut-être une… il l'aimait! Na! Pourquoi Ron l'aimerait-il, elle, une miss-je-sais-tout, une fille avec qui il se disputait tout le temps… mais pourquoi l'aurait-il embrassé si ce n'était pas le cas? Elle sentait encore la douceur de ses lèvres contre les siennes, rien à comparer le baiser qu'elle avait donné à Harry. La chaleur qui s'en dégageait était autre, ce qu'elle ressentait également. Et s'il était vrai qu'il l'aimait, pourquoi s'était-il enfui?

Blottit dans ses couvertures, elle serra la robe de Ron contre elle s'enfonçant le nez dedans et respirant l'odeur qu'il y avait laissé. Mais elle ne put dormir cette nuit là.


Harry se réveilla le lendemain matin, bien reposé. Il avait si bien dormi. Pas de cauchemars, ni d'insomnie. Il avait dormi comme un bébé, un bébé qui fait ses nuits! Mais ce qu'il avait vu la veille n'était peut-être qu'un rêve. Un mauvais tour que lui aurait joué Voldemort pour le déstabiliser, pour le rendre plus faible.

" Ron! s'écria Harry immédiatement qu'il ouvrit les yeux.

" Quoi? sursauta Ron.

" Est-ce que Sirius est mort? dit-il sans prendre garde à baisser le ton.

Dean, Seamus et Neville étaient juste à côté d'eux en train de s'habiller.

" Oui, Harry, on l'a vu toi et moi… commença Neville.

" Non! Il n'est pas mort, grogna Ron en mettant l'oreiller sur sa tête.

" Je savais que ce n'était pas un rêve.

" Qu'est-ce que vous racontez tous les deux ? s'étonna Dean. C'était écrit dans tous les journaux qu'il était mort.

" Sirius est vivant, reprit Ron en sortant de dessous son oreiller, je l'ai vu moi aussi hier. On ne sait pas comment c'est possible, mais ça l'est. Et ceci ne doit pas sortir du dortoir. Vous m'avez compris?

De la façon dont Ron l'avait dit, il était clair que ce n'était pas une demande mais un ordre.

Les trois Gryffondor acquiescèrent, terminèrent de s'habillé et descendirent manger.

" Tu as du courrier, dit Ron à Harry en pointant le pied de son lit.

La carte du Maraudeur était revenue à Harry, bien plier et effacé, accompagné de deux notes. L'une qui disait :

Cela peut s'avérer bien utile.

Et l'autre n'avait qu'une empreinte de patte de chien. Un petit bonjour de la part de Sirius.

Tandis que Ron se passait la main dans les cheveux pour les démêler un peu, Harry remarqua le bandage qu'il avait à la main.

" Avec qui t'es-tu battu cette fois? rigola-t-il. Crabe? Goyle?

" Ni l'un ni l'autre, bougonna Ron. Je me suis défoulé sur quelque chose de plus dur cette fois.

" C'est quoi?

" Le mur.

" Pourquoi, pouffa Harry.

" Parce que je suis un idiot, un crétin de première classe, un parfait imbécile, le troll qu'on a combattu en première était plus intelligent que moi.

Harry cessa de rire. Il n'avait jamais vu Ron se dénigrer de la sorte.

" Qu'est-ce qui c'est passé? demanda-t-il mal à l'aise.

" Je ne crois pas que tu veuilles savoir, marmonna Ron.

" …

" A-t-on seulement cours ce matin? demanda Ron en changeant de sujet.

" Oui, tes frères arrivent cette après midi pour la fête organiser à l'occasion d'Halloween. Alors ce matin, je vais devoir affronter Rogue, il doit être furax.


Ce matin là, Hermione se réveilla par sursaut, car quelqu'un lui secoua l'épaule.

" Aller, debout la marmotte, insista Ginny. Les cours commencent dans vingt minutes.

" Quoi? dit Hermione en se frottant les yeux.

Elle avait une mine épouvantable. Ses yeux étaient rougis et gonflés. Elle n'avait pas l'air de quelqu'un qui a bien dormi. Après réflexion, elle s'enfouit la tête dans l'oreiller et dit :

" Je prends congé.

" Hermione! s'étonna Ginny qui n'avait jamais pensé que Hermione manquerait un cours volontairement. Est-ce que ça va?

" Je vais très bien, je n'ai simplement pas envie de voir Ron… Heu! Rogue.

Elle se mit l'oreiller sur la tête sachant très bien que Ginny ait bien compris. Cette dernière s'assit sur le bord du lit et prit l'oreiller que Hermione tenait fermement sur son visage et la balança au pied du lit.

" Tu disais? dit Ginny.

" Tu as très bien comprise, grogna la préfete.

Elle s'assit à son tour en se débarrassant de ses couvertures en dévoilant, malencontreusement, la robe de sorcier de Ron qui formait un tas près d'elle. Ginny l'a vit aussitôt, l'a prit rapidement pour constater à qui elle était. L'insigne rouge de préfet et la grandeur lui confirma qu'elle appartenait bien à son frère.

" Qu'est-ce que tu fais avec ça, dans ton lit?

Les joues de Hermione s'embrasèrent instantanément, la rendant rouge écarlate.

" Heu! eut Ginny comme réponse.

" Je sais que mon frère est un crétin de première classe de s'être enfui après t'avoir embrassé hier, mais toi tu ne serais pas mieux si tu te défilais également aujourd'hui. Alors habilles-toi et ensuite tu va aller le voir.

" Quoi? Comment tu…, demanda Hermione, surprise et gênée.

" Je vous ais vu… vous n'étiez pas les seuls dans la salle commune.. Allez debout! dit Ginny en tirant sur le bras de son amie pour la forcer à se lever.

La préfète n'avait pas le choix. Elle se leva, s'habilla et descendit dans la salle commune tirée par la jeune Weasley.

Quand elles arrivèrent dans la salle commune, Harry était assit sur leur divan habituel. Lorsqu'il vit Hermione et Ginny descendre, il se précipita vers elles pour leur annoncé la bonne nouvelle. Hermione, déjà au courant, se jeta sur lui également. Elle le serra dans ses bras.

" Sirius est vivant, lui chuchota-il à l'oreille.

" Je sais, je suis si contente.

Ron était dans les escaliers et regardait la scène d'un mauvais œil. Il se dit qu'il avait eut raison de ne pas révélé à Hermione qu'il était amoureux d'elle et heureusement qu'il ne l'avait pas dit à Harry, il l'aurait lapidé. Même s'il ne devait pas, la jalousie s'empara de lui et détesta son meilleur ami.

Harry qui vit le regard que Ron lui lançait, eut la révélation en plein visage. Il comprit immédiatement que Ron était jaloux de lui. Mais avant il voulait le tester pour en être convaincu. Alors il donna un baiser su la joue d'Hermione et regarda la réaction de Ron. Ses poings se serrèrent, ainsi que ses mâchoires et ses yeux étaient plus que meurtrier. Il était maintenant certain que Ron était jaloux, donc amoureux d'Hermione. Il l'a lâcha avant que Ron ne décide d venir le tué et lui sourit.

Ron passa à côté de lui en lui lançant des éclairs et lui continuait de se marré.

" Ron attend! s'exclama Ginny.

Elle poussa alors Hermione vers son grand frère.

" C'est à toi, dit Hermione en lui tendant sa robe.

" Merci, répondit-il en l'enfilant en évitant de la regarder.

Puis il tourna les talons et sortit de la salle commune.

Hermione était désemparée, mais elle ne voulait pas le faire paraître, alors elle quitta la pièce également.

" Est-ce que je peux savoir ce qui te fait rire comme ça, Harry? demanda Ginny.

" Ton frère, il est amoureux d'Hermione.

" Tu viens juste de t'en rendre compte?

" Bah! Oui! … Ah! Au fait… (il se rapprocha d'elle) Sirius est vivant, murmura-t-il.

La jeune Gryffondor laissa échapper quelques larmes de joie et se rendit à son cours accompagné par Harry.

À la fin du cours, Hermione alla porter sa potion au professeur Rogue sachant pertinemment qu'elle aurait une mauvaise note. Elle avait pensé à Ron tout l'avant midi.

Harry aussi alla lui porter sa potion, qui pour une fois était très bien réussit. Quand il se dirigea vers sa place, il entendit un bruit de vers brisé. Il avait prévu le coup, Rogue avait volontairement échappé la mixture pour se venger, mais Harry avait préparé plusieurs fiole au cas ou. Il se retourna et avec le sourire, Harry redonna une nouvelle fiole au professeur qui paraissait fou de rage.

" Ne soyez pas en retard ce soir Potter, même heure qu'hier, grogna Rogue dans un imperceptible chuchotement. Amener donc Patmol avec vous, se sera plus amusant.

En disant cela Rogue avait une folie meurtrière dans les yeux, ce qui inquiéta un peu Harry. Mais il n'avait à s'en faire, ni s'en inquiété, Sirius serait avec lui, rien ne pouvait lui arriver.


FAUX!
Bye...