Je sais, je sais, je sais! Ça été long... très long... mais bon! Ça arrive des pannes d'inspiration!

Bonne Lecture!


Peur et trahison

Il ne restait plus que le directeur, Maugrey et les membres de l'AD. Ses derniers, encore abasourdis par ce qu'ils venaient de voir, ne bougeaient pas et regardaient avidement le directeur pour avoir d'amples informations. Cependant, le vieux mage ne prêtait pas attention aux regards interrogateurs posés sur lui, il avait un attrait beaucoup plus impératif. Dumbledore regardait Maugrey avec intérêt. Fol Œil avait la baguette brandit en direction d'un fauteuil près du feu, un regard assassin et un rictus accroché à ce qu'on pourrait dire, sa bouche. Dumbledore ne prit aucune chance et fit sortir les élèves en leur disant d'aller rejoindre Miss Granger à la Grande Salle et de rester là tant et aussi longtemps qu'il ne les avait pas rejoint. Quand tous les élèves furent sortis, un éclair bleu jaillit de la baguette de Maugrey et une boule de poil apparu de derrière le sofa se convulsionnant. Soudainement, elle retomba lâchement sur le plancher et un éclair aveuglant éclaira la pièce. Lentement, le rat se transforma en homme. En Peter Pettigrow!

En entrant dans l'infirmerie avec sa petite sœur dans les bras, Ron s'attendait à ne voir que Harry étendu sur un lit. Seulement, il y avait deux autres lits occupés. Au fond de la salle, il reconnut facilement la chevelure graisseuse de Rogue dépassant des couvertures blanches. Puis, tout près de lui dans le lit face à Harry, un blondinet, qu'il connaissait mieux, lui tournait le dos. Tonks était assise près du lit de Rogue, tenant Sirius en laisse, les sourcils froncés et le visage songeur. Sirius en laisse? Mais pourquoi? Il n'avait pas l'air d'apprécier fortement. Il grognait et tirait sur le lien qui l'attachait à sa cousine mais celle-ci ne le laissait pas partir. Quant à McGonagall, elle semblait vouloir discuter avec Malfoy mais celui-ci ne répondait pas.

" Mettez-la sur le lit voisin à Potter, ordonna Madame Pomfresh en voyant arriver Ron. Que lui est-il arrivé M. Weasley?

Ron sortit de ses interrogations au sujet de Malfoy, Rogue et Sirius et répondit :

" Choc nerveux!

Il essaya de déposer Ginny sur le lit, mais elle resta désespérément accroché à son cou. Il réessaya de nouveau, mais rien à faire, elle ne voulait pas quitter les bras de son frère.

" Ça va aller Ginny, Madame Pomfresh va s'occuper de toi, et je vais rester tout près, lui murmura-t-il à l'oreille.

Elle ne voulait pas plus défaire son emprise. Elle tremblait à présent dans ses bras. Il ne savait pas quoi lui dire pour qu'elle daigne le lâcher. Elle avait beau être légère, ses bras commençaient à s'affaiblir sous son poids. Il regardait Pomfresh désespéré. L'infirmière essaya de défaire l'emprise, mais rien à faire. Ginny exerçait toute la force dont elle était capable pour être le plus près de son frère. Elle cachait son visage dans son cou et Ron pouvait sentir les larmes couler et tremper son chandail.

Il réessaya de nouveau de la déposer sur le lit, mais plus il essayait, plus elle s'accrochait. - Regarde! Tu vas être près de Harry…, s'essaya-t-il.

Il cru voir un espoir en Harry, elle se sentira en sécurité près du Survivant se disait-il, mais il se trompait. Au nom de son ami, elle se cramponna encore plus fermement à lui comme un chaton apeurer. Il sentait son cœur et sa respiration s'accélérer ainsi que le débit des ses larmes augmenter. C'était à n'y rien comprendre. Il se résigna donc à la garder près de lui. Il recula pour aller s'asseoir, à cours d'idées pour la faire se décrocher et, à cet instant, il la sentit se détendre un peu. Il avança pour la mettre sur le lit en croyant qu'elle avait consentit à le relâcher, mais elle se raidit tremblant davantage.

" Harry serait…, commença-t-il mais le cri de sa sœur le fit taire.

" Arrête! avait-elle crier en tremblant comme un feuille au vent.

Ron regarda Madame Pomfresh qui était aussi stupéfait que lui.

" Je t'en pris Ron, amène-moi loin de lui, le supplia-t-elle dans un murmure aussi inaudible qu'une prière.

Il était estomaqué. Il ne comprenait pas le sens de sa demande. Mais il ne pouvait pas la refuser. Il la conduisit donc au fond de la salle, en face de Rogue. Elle se laissa s'étendre facilement sur le lit mais elle agrippa la main de Ron le suppliant de rester près d'elle. C'est ce qu'il fit. Il prit un siège et s'assit près d'elle pendant que madame Pomfresh lui administrait une potion pour un sommeil sans rêve. Elle gardait les yeux grands ouverts, fixant un point invisible devant elle. Il n'y trouva plus sa lumière de vie, le petit éclat qu'elle avait toujours eut. Ils étaient plus sombre et absent, jusqu'à ce qu'ils se ferment et qu'elle tombe endormit.

Les évènements se bousculait dans sa tête sans qu'il ne comprenne quoi que se soit. Harry arrivant de sa retenue avec Rogue, les ordonnant de faire évacuer les dortoirs, le regard cruelle de Voldemort dans les yeux de Harry, Ginny qui l'embrasse – une vision qu'il avait beaucoup de mal à digérer - Rogue à moitié défiguré dans le lit près de lit, Sirius en laisse et Malfoy apparemment aussi mal en point que le maître des potions. Tout c'était trop vite passé et puisqu'il était membre de l'Ordre, il exigeait des explications.

" Mais qu'est-ce qui c'est passé bordel, s'écria-t-il en se levant, faisant sursauter tout le monde.

" M. Weasley, le réprimanda le professeur McGonagall la main sur le cœur et les sourcils froncés.

" Désolé professeur, mais je veux comprendre pourquoi ma petite sœur est dans cet état, comment Vol… hum! Comment Voldemort à réussit à pénétrer le corps de Harry, pourquoi Malfoy et Rogue sont dans cet état, et Merlin, pourquoi Tonks tient-elle Patmol en laisse?

" Calmez-vous M. Weasley, dit-il d'une voix dure. Nous aimerions tous savoir ce qui s'est passé. La seule personne apte à nous répondre est présentement dans l'incapacité de le faire. Alors nous devons attendre.

Elle le regarda avec le défi d'argumenter et il se rassit sur sa chaise, impuissant. Et il fit ce qu'elle avait dit. Il attendit que Harry ne se réveille.

Les heures passaient et rien ne changeait. Il commençait à s'inquiéter, il n'avait vu ni l'ombre du professeur Dumbledore, ni celui d'Hermione. Il croyait qu'il se serait précipité ici, à l'infirmerie, pour prendre des nouvelles, mais rien. Hagrid et Neville avaient quitté la pièce, Tonks tenait toujours Sirius en laisse, mais il était maintenant couché près d'elle et McGonagall bavardait avec Madame Pomfresh dans le bureau de cette dernière.

Soudain les portes de l'infirmerie s'ouvrirent pour laisser entrer trois personnes. L'une d'entre-elles était ficelée et bien retenue par les deux autres. Ron le reconnu aussitôt et se leva en même temps que l'énorme chien noir qui grognait et jappait en essayant de se défaire de ces liens, mais Tonks le retenait avec force. Peter couina en voyant Sirius et les aboiements alertèrent Madame Pomfresh et McGonagall.

" Professeur Dumbledore, mais qu'est-ce qui… Peter Pettigrow, dit-elle les yeux ronds. Mais… Mais professeur qu'est-ce que cela signifie.

" Professeur McGonagall, commença Dumbledore, j'aimerais que vous envoyiez un hibou au ministre pour l'informer de la capture de Pettigrow, Alastor s'occupera de lui.

" Mais professeur… oui, professeur.

McGonagall quitta la pièce en jetant un regard mi-dégoûté, mi-choqué envers Peter qui refusa de la regarder dans les yeux.

" Alastor, amené Pettigrow dans mon bureau et attendez-y le ministre. J'irai vous y rejoindre bientôt.

Maugrey s'exécuta en traînant derrière lui, un Peter des plus terrifiés.

" Faites-bien attention qu'il ne se transforme pas, s'écria Ron du fond de la salle.

Dumbledore le regarda avec un mi-sourire.

" Nous avons prit les dispositions pour, M. Weasley. Il ne pourra pas s'échapper comme la dernière fois.

" Très bien! dit Ron en ce r'assoyant.

Dumbledore s'approcha maintenant de Sirius qui avait cessé de japper. Il s'accroupit et le regarda fixement dans les yeux.

" Alors dit-moi Sirius, que s'est-il passé?

Tout le monde retint son souffle, attendant peut-être entendre Sirius prononcer quelques mots, mais ses mots ne vinrent pas évidemment, cependant, le professeur Dumbledore, secouait la tête de temps à autre et jetait des regards à Rogue, comme s'il lisait dans les yeux du chien. C'était probablement ce qu'il faisait. Dumbledore se releva après une dizaine de minutes de « conversation » avec Sirius.

" Vous pouvez le relâcher Nymphadora.

" Mais Albus… il l'a attaqué, regarder dans quel état il est, pas que je veuille prendre la défense de Severus, mais…

" Je sais Nymphadora, vous faites votre boulot, l'interrompit Dumbledore. Mais vous n'êtes pas Auror quand vous êtes ici. Vous êtes professeur et vous devez m'obéir. Sirius avait ses raisons de l'attaquer…

" Très bien professeur, dit-elle à contre cœur en faisant disparaître le lien qui l'attachait à son cousin. Quels étaient ses raisons, si je peux me le permettre.

Dumbledore la regarda, puis il se retourna vers Rogue. Son regard était replis de déception, de trahison et de colère. Il n'arrivait pas à croire à ce que Sirius lui avait montré, mais ses images coordonnaient avec le récit de Peter… Le rat avait tout vu, tout entendu, depuis le début, depuis l'ordre que le Lord avait fait à Rogue, jusqu'au sauvetage de Ginny. Il avait voulu s'acquitter de sa dette envers Potter, mais il avait eut peur des représailles de son maître, alors il était resté tapis dans son coin jusqu'à ce que Maugrey ne le découvre.

Dumbledore était blessé. Il avait toujours eut une confiance envers Rogue. Une confiance basée sur une chose que lui seul savait. Une confiance que tout le monde lui reprochait, ne comprenait. Une confiance qui avait été rompue… Une confiance aveugle, qui lui disait encore d'attendre sa version des faits avant de tout laisser tomber.

Le vieux directeur leva sa baguette et la pointa sur Rogue. Il fit un signe de tête à Tonks pour qu'elle s'écarte. Sans rien comprendre, elle alla rejoindre Ron, tandis que Sirius se précipitait au chevet de son filleul. Une lumière grise sortit de la baguette du directeur et un énorme mur de pierre se construisit autour du lit de Rogue, avec une porte en bois et une serrure dorée.

" Je vais devoir l'interroger, dit-il d'une voix étrangement rauque. Nymphadora, pouvez-vous me procurer du Veritaserum?

" Je… vous… oui, professeur, répondit-elle en se dirigeant vers la porte.

" Je serai dans mon bureau, annonça Dumbledore les yeux sur le mur de pierre qu'il venait de construire.

Tonks sortit de la pièce, confuse. Il ne restait plus que Madame Pomfresh qui regardait le mur de pierre d'un mauvais œil, Sirius qui le regardait avec défi, Ron qui était plus perdu que jamais et Dumbledore qui paraissait sur le point de faiblir.

Le directeur se retourna et prit la direction de la sortit sans un regard ou une parole, laissait Ron et l'infirmière estomaqués. Ils se regardèrent et Ron haussa les épaules, sachant qu'il devrait encore attendre pour avoir des réponses, et Madame Pomfresh retourna à son bureau.

Ron commençait à s'assoupir, la tête sur le matelas près de la main de sa sœur, quand quelqu'un vint le secouer frénétiquement.

" Ron!

Il leva les yeux et la vit.

" Hermione, s'exclama-t-il en la serrant dans ses bras. Je commençais à m'inquiéter, où étais-tu?

" Ça va, répondit-elle en l'embrassant dans le front. J'étais dans la Grande-Salle avec les autres élèves. Qu'est-ce qui s'est passé Ron, quand Dumbledore est venu nous chercher tout à l'heure, il paressait étrange. Et tu peux me dire qu'est-ce que ce mur?

" Pour le mur je peux t'expliquer, mais pour le reste, je n'ais absolument rien compris. Il y a trop d'évènements qui se sont produit en même temps, que je sais plus quoi pensé.

" Commence par le mur, l'incita-t-elle en s'assoyant sur ses genoux.

" Et bien, Dumbledore l'a fait apparaître, il était vraiment étrange. Il venait de… comment dire… de communiquer, si je peux dire ça ainsi, avec Sirius et là, il a regarder Rogue d'une drôle de manière. Je ne sais pas pourquoi.

" C'est parce que Rogue l'a trahi, dit-une voix endormit près d'eux.

Ron et Hermione sursautèrent en même temps et se retournèrent vers la voix en question. Malfoy se tenait près d'eux. Il était mal en point. Le bras en écharpe, l'œil gauche à peine ouvert à cause de l'ecchymose enflée, sa lèvre avait été fendue et on pouvait y voir du sang séché. D'un pas claudiquant, il vint à leur rencontre et il s'accota contre le montant du lit de Ginny.

" Il a aidé le Seigneur des Ténèbres à pénétrer le corps de Potter.

Hermione et Ron se regardèrent puis se retournèrent vers Malfoy.

" Comment? demanda Ron.

" Avec le sort de Legilimens, répondit Malfoy. Il l'a utilisé plusieurs fois l'année dernière pendant les supposés cours d'occlumencie. Dumbledore lui avait demandé d'aider Harry à fermer son esprit et le Seigneur des Ténèbres lui avait demander de lui ouvrir. Il ne désobéissait à aucun des deux. Pour vous, c'était un agent double, pour nous aussi. Seulement, il ne nous disait pas tout, à vous non plus d'ailleurs. D'un côté, Dumbledore lui faisait parfaitement confiance, de l'autre, il n'y en avait aucune. La tâche qu'il avait à exécuter ce soir devait prouver que le Seigneur des Ténèbres pouvait avoir confiance en lui. Et… Harry a réussit à faire sortir le maître de son corps donc Rogue n'a plus qu'à attendre son bourreau. Il doit présentement souffrir atrocement à son bras.

Les deux Gryffondor se regardèrent une seconde fois, estomaqués. Malfoy leur parlait comme s'ils étaient amis.

" Alors Harry était possédé par Voldemort…, résonna Hermione.

" Hermione, grinça Malfoy entre ses dents, pas son nom!

" Il… il… il t'a appelé Hermione! bégaya Ron ahuri par ce qu'il venait d'entendre.

Elle lui sourit pendant que Malfoy était encore secoué de tremblement suite à la prononciation de son ancien maître.

" Qu'est-ce qui t'es arrivé? demanda subitement Ron.

" Crabe et Goyle ont découvert ce qu'Hermione à fait pour moi, répondit simplement Malfoy en souriant à Hermione.

" M. Malfoy, retournez immédiatement dans votre lit, s'exclama la voix d'une infirmière autoritaire.

Draco fit une grimace et retourna à son lit en boitant. « Qu'est-ce que tu as fait? » murmura Ron à l'oreille d'Hermione.

" Et vous deux, reprit Madame Pomfresh, retournez à vos dortoirs, ce n'est pas l'heure des visites, vous reviendrez demain. Allez, allez! Oust!

Ils n'eurent pas le choix et sortirent de l'infirmerie. Et sur le chemin du retour à la tour, Hermione expliqua ce qu'elle avait fait pour aider Malfoy, du même coup, Ron lui raconta ses deux semaines avec le Serpentard.

Non loin de là, dans une salle circulaire, un ancien Maraudeur était envoyé à Azkaban, dans une cellule où même un rat ne pouvait sortir.


Ouin! Peter arrive comme un cheveux sur le soupe et Malfoy commence vraiment à m'énerver, il est trop... gentil. Ça ne lui va pas du tout!Entk! Si vous avez des questions ou des commentaires, vous savez quoi faire.
À bientôt
Emily